Annecy 2008

Annecy c'est fini


Voila, Annecy 2008 c'est fini, merci infiniment aux rédacteurs qui ont joué le jeu de la réactivité en temps réel, j'ai le sentiment que ça a été assez efficace...
N'oubliez pas que cette partie du site est dédiée aux festivals d'animation en général, il est donc à la disposition de qui veut bien rendre compte, même à postériori, de l'infini variété des festivals internationaux ; ambiance, contexte, sélections, rencontres, tourisme...

Le prochain qui devrait faire l'objet d'un suivi est Hiroshima, festival bi-annuel qui se tiendra du 7 au 11 août au Japon. Comme toujours on est ouvert aux volontaires, prenez donc un contact avec les fousdanim si vous voulez participer.

Annecy 2008

Club Dead au mifa


Mercredi à 11h les acheteurs du mifa ont eu droit à la présentation d'un centre balnéaire au concept unique : Club Dead.
Les représentants de ce projet à l'humour macabre ont interprété par deux fois une chorégraphie endiablée sous les applaudissements de la foule en délire ...


J'ai hésité à poster la première version du spectacle car on y entendait distinctement le magnifique rire de Cobayanim, mais la deuxième est quand-même plus réussie ; on sent le métier qui rentre ;) Pour ceux que ça intéresse j'ai aussi filmé l'intégralité du pitch, avec interaction entre les réals et les protagonistes de la série dans leur écran, présentation des décors, des idées de scripts, le tout ponctué par des calembours très cocasses. Il parait d'ailleurs que des producteurs ont bien accroché, je me trompe ?
Annecy 2008

La cérémonie de cloture et le bilan de ce festival


On a couru en sortant du décavision parce que la séance de clôture était à 20h et qu'il fallait se poster à l'affût devant le guichet où l'on distribuerait les billets de dernière minute. Pas le temps de manger évidemment. Au prix d'un considérable effort, je me suis maintenu tant bien que mal au milieu de la foule qui s'amassait vers le guichet, supportant le poids d'un bras qui s'appuyait sur mon épaule pour essayer d'attraper un billet, et celui de ceux qui me poussaient en avant, en arrière, à droite ou à gauche, m'écrasaient, me compressaient de part et d'autre. Tout ça avec mon manteau et ma polaire, ainsi que mon ordinateur dans le sac en bandoulière. Lorsque soudain j'ai senti un billet se glisser entre mes doigts, j'ai effectué une rotation et me suis glissé à l'extérieur de la masse, comme un nouveau né du ventre de sa mère. C'est d'un pas étourdi que je me suis avancé vers la porte 1, avant qu'on me dise que je devais rentrer par la porte 3. Mon pas est alors devenu plus pressé, j'ai cherché les autres à l'intérieur, je les ai appelé, je les ai finalement trouvés. Il fallait que je m'assois avec eux sur les sièges pliables à l'extrémité des rangées, j'en prend un sur le coté droit, on me dit de ne pas le faire parce qu'il fallait laisser la place pour le passage, mais le temps d'en changer quelqu'un a prit le dernier qui était à gauche. Je décidai alors de m'exiler, seul, isolé à la gauche de la gauche du parti socia... de la salle. Et finalement, j'étais mieux assis que mes camarades. La séance a commencé par la découverte du décor, sensé rappeler l'Inde avec des statues et des choses comme ça.



Serge Bromberg s'est ramené sur un éléphant à roulette...


On a vu le petit film de Richard Williams, on a présenté les jury, on a distribué les prix...



Serge Bromberg s'est prit pour Winsor McCay...


Cé m'a à peine laissé le temps de prendre deux photos...



Jérémy Clapin un peu plus...




Kunio Kato a reçu le grand prix en disant arigato les gens, watashi wa very content desu


Et puis tout le monde il était content...




On est sorti et on a fait la fête...





Mademoiselle Cobayanim voulait absolument tenter de s'incruster au mifa, j'étais plutôt d'avis d'aller au restaurant mais j'avais envie qu'on reste tous ensemble alors j'ai suivi Cobayanim. On a prit la navette sauf que c'était celle qui faisait le tour du lac, et qu'on s'y prenait une tempête d'air conditionné sur la tête. Evidemment quand on est arrivé au mifa on s'est fait refoulé, et c'est tant mieux. J'ai détesté Cobayanim et le reste de l'humanité pendant toute la soirée, et je lui ai pardonné une fois qu'on a trouvé un grec ouvert. Comme j'étais bourré après avoir bu 2 millilitres de champagne, j'ai passé la première partie de la soirée à parler de la symbolique révolutionnaire des trois brigands, et la deuxième sur la dérive démocrate du parti socialiste et l'importance du clivage gauche/droite

Bon maintenant que j'ai dit tout ça, je peux passer aux choses sérieuses, d'abord mon avis perso qui n'engage que moi et je présente mes excuses d'avance sur le palmarès :

Je suis très content pour Le voyageur, qui a reçu le prix spécial du jury, j'avais oublié d'en parler dans mes comptes-rendus mais j'ai bien aimé ce film rythmé, plasticien, rêveur et qui emmène le spectateur. Camera Obscura, je ne sais pas si c'est celui que j'aurais choisi pour le prix du meilleur film de fin d'étude mais c'est un très bon film, émouvant, singulier, j'aime bien le texte aussi. Je pense que Cobayanim devait être satisfaite de voir Play-Doh remporter le prix du meilleur film publicitaire puisqu'on en avait dit beaucoup de bien sur notre forum. Je l'ai dit je pensais que Skhizein aurait le grand prix, mais j'aime bien la maison en petits cubes. Je ne comprends pas trop ce qu'on trouve à la dama en el umbrella, c'est un film qui reprend un style, un genre, une ambiance et ça n'a pas beaucoup d'intérêt à mes yeux. Rien à dire pour les longs métrages, je suis tout à fait d'accord. Le jury junior a récompensé la maison en petits cubes pour les courts métrages, et c'est très bien, par contre je ne partage pas son opinion pour Margot (film de fin d'étude). Ce film a des côtés séduisants, un peu adolescent d'ailleurs avec la fascination pour le morbide etc. Mais je n'aime pas le texte, plus esthétique que poétique, plus décoratif qu'esthétique, et plus stylisé que romantique (ik ik comme dit l'autre). Pour le prix unicef, Hugh, j'ai pensé que l'idée était bonne mais pour le reste, j'étais assez mitigé... flemme de développer, je veux juste dire que j'abhorre, j'exècre le film auquel on a osé attribuer le prix canal +, l'immonde et lamentable Oktapodi qui met en scène des pieuvres essayant d'échapper au poissonnier, absolument abject. Encore une course poursuite avec de l'humour cynique à deux balles qui m'ennuie terriblement.

En conclusion, je dirais que la sélection cette année était parfois décevante, il y avait de bons et de très bons films, mais hormis ceux que j'avais déjà vus, il n'y en a pas qui m'ait vraiment enthousiasmé. L'année dernière, certains films m'avait beaucoup impressionné, peut être aussi parce qu'entre temps j'ai vu plein de choses... mais j'ai remarqué que certains films hors compétition m'avait plu d'avantage que la majorité des films en compétition, que les séances hors compétition étaient souvent plus agréables à regarder que celles en compétition. J'ai quand même apprécié les dernières séances, mais peut être étais-je devenu plus tolérant. Quoi qu'il en soit, j'aime toujours le festival d'Annecy, c'est pour moi une semaine de rêve éveillé, forcément on dort très peu. J'ai essayé d'en voir le maximum, 6 séances par jour les deux premiers jours puis 5 séances par jour jusqu'au bout. J'ai dans la tête la musique des trois brigands ou la chanson débile de début de séance, c'est pas pire que dji vou veu volti. Le temps était changeant, mais en fait j'aime bien la pluie, et pas rester au soleil, j'aurais voulu qu'il pleuve d'avantage, qu'il y ait plus de nuages le midi. En long métrage par contre, j'ai appris que c'était vrai ce qu'on disait et dont je me moquais, qu'il fallait voir les films avant de juger, parce que les trois brigands m'ont vraiment épaté. Cela dit je ne suis pas allé voir Nocturna et d'après ce qu'on m'a dit j'ai eu raison, mais il parait que j'ai eu tort pour chasseur de dragon, ça j'en reviens toujours pas. Les séances spéciales étaient souvent très intéressantes et instructives, surtout celles de Zbig et de McCay, et je vais vous laisser parce qu'il est tard. a+

Annecy 2008

Compte rendu estudiantin


N'ayant pas pu poster de billet depuis une semaine pour cause de valse entre sièges rouges, gazon mouillé, barnabé, copains et marche à pieds, je peux désormais, rentré dispo et frais, résumer ma semaine.

C'est toujours un sacré électrochoc motivatoire (le petit Robert ne dit rien sur cette expression) que de voir tous ces films et d'être pris dans ce tourbillon pendant ces six jours. Mes coups de cœur comptent Sita sings the Blues pour son originalité et l'innovation narrative adoptée par Nina Paley, nullement desservie par les 82 minutes que durent le film (qui a amplement mérité son cristal). J'ai également fort apprécié Idiots and angels, malgré quelques longueurs. Bill Plympton a su renouveler le graphisme (plus travaillé et somptueux) et l'histoire (la mélancolie prends le pas sur l'acerbe dérision), le tout étant remarquablement mis en valeur par la bande son et ses exquises musiques). Enfin Valse avec Bashir n'a pas volé l'excellent bouche à oreille circulant autour de lui depuis les marches rouges. L'animation (sans rotoscopie paraît-il !) est tout à fait au niveau de réalisme induit par le documentaire, et la beauté de certaines images et de la bande son participe à la montée de l'émotion jusqu'au climax final en prises de vues réelles, émouvante percée de la dure réalité dans un univers esthétique en apesanteur.
Fly Me to the moon avait selon moi pour unique qualité quelques rares décors et sa nationalité (si je ne m'abuse, fabriqué et financé intégralement en Belgique). Autrement, le scénario, le montage et l'animation étaient molles et les personnages assez hideux. Mais évitons de comparer ce film à ceux de Pixar et réjouissons nous de voir que ce type de projet autofinancé puisse aboutir.
Je suis ressorti partagé de Mia et le Migou, louant la beauté graphique du film et son originalité, tout en déplorant un scénario aux ficelles classiques et souvent vues (malgré une adroite gestion des nombreux lieux et personnages). La morale trop appuyée et la fin farcie de guimauve ne m'ont pas enchanté, mais j'ai trouvé les voix très bien choisies (quoique parfois peu compréhensibles) et les dialogues croustillants. Dommage que le succès actuel du film de Dany Boon et de son accent empêchent de voir le migou autrement qu'une créature extraite des profondes forêts pas-de-calaisiennes. Mais la conférence des auteurs du films était un modèle de précision et d'efficacité, il est dommage que Loic Burkhardt et Benoît Chieux n'aient pas eu plus le temps d'expliquer leur travail. Dans le même genre, la conférence sur le Livre de Kells donne très envie de voir le film, et surtout l'univers graphique de celui-ci.

Dans les courts me restent à l'esprit Berni's doll (lugubre et adroitement mis en scène), KJFG n°5 (l'absurdité poussée à son paroxysme), La maison en petits cubes (très beau visuellement et le plus émouvant de la compétition selon moi), Arrosez les bien ! (rire tout en s'informant sur ce problème crucial, quelle joie), The hidden life of the burrowing Owl (visuellement peu révolutionnaire mais le rythme, le personnage, le montage... j'ai plus qu'apprécié), Portraits ratés à Sainte Hélène (un cours d'histoire aussi vivant et original que Napoléon y est inerte et pathétique) (j'ai malheureusement raté le film sur la grande toile, tant pis je me contenterais de l'avoir vu sur l'oueb), John and Karen (une leçon d'acting et de rythme), Rybka (tout sauf avant-gardiste tant dans l'histoire que dans la forme, mais visuellement... mais ce fut tellement beau, ah oui ce fut beau...), Skhizein (le scénario, l'image, le son, le montage... La perfection n'existe pas mais quand même, ça donne une idée).

Chez les films étudiants, j'ai apprécié de (re)découvrir Camera Obscura (l'avoir vu plusieurs fois enlève du panache, mais tout de même, c'est une remarquable utilisation de la 3D et un parfait agencement de celle-ci avec la prise de vue réelle, c'est de la poésie visuelle ça mon petit tu peux y aller. Le prix, ils ne l'ont pas volé).
Office Noise repousse un peu au début avec ses graphisme à la va-comme-je-te-pousse-à-me-mordre-le-noeud... Mais encore une fois, le rythme du montage, l'utilisation du son et la bobine des protagonistes m'ont fait passé 3 minutes et 45 secondes très plaisantes.
Je sais pas pourquoi mais Marine (petites choses) et son côté prise de vues réelles, contemplatif et minimaliste furent un bon moment pour moi.
(Straying Little Red Riding Hood avait le mérite de nous présenter le conte d'une manière singulière, mais ai-je aimé, je me le demande encore).
My happy end fut un très joyeux moment, of course. Simple, efficace, je trouve que le film fait preuve d'une très bonne adéquation forme et fond.
L'absurde me plaît donc The bellringer et ses frénétiques protagonistes m'ont plu.
La queue de la souris, mais est-ce la peine de le souligner, aurait selon moi dû repartir au moins avec un fragement de cristal, tant l'animation, le rythme (encore lui), la bande son et le graphisme fonctionnent bien ensemble, simple et splendide.
Enfin Doxology est absurde et j'ai donc aimé (il va falloir que j'apprenne à argumenter).

J'en oublie, mais d'autres valaient assurément le détour.

Il fut très prenant pour moi de voir mon film sur le grand écran de Bonlieu, tellement captivant que j'ai oublié d'enregistrer sur le moment le type d'émotion que ça faisait. Néanmoins, je remercie les copains des gobelins et ceux de pas les gobelins comme Florentine et Tony pour leur soutien vocal !!

En temps qu'étudiant sélectionné, j'ai pu profiter des longues avenues sombres d'Annecy-le-vieux menant à l'institut rural, siège des réalisateurs (ex)étudiants, à une heure et demie du matin après la séance de 23 heure et après le dernier bus. J'ai pu également assister à la cérémonie d'ouverture et à la remise des prix (Quel faste ! quel décor ! Je m'y attendais mais tout de même une légère déception bien sûr de ne pas retrouver Quidam dégomme dans le palmarès... Mais voir tous ces films m'a fait prendre encore plus conscience des multiples défauts du mien. Tâchons de faire mieux la fois prochaine). Puis juste après allais-je à la fête de la plage, durant laquelle Michel Beaudet m'expliqua vouloir quoi qu'il arrive conserver l'aspect minimaliste des têtes à claques (et j'aurais pu me souvenir de la suite si je m'étais contenté de jus d'orange). J'ai pu également demander à Serge Bromberg d'où lui venait cette énergie et cette passion communicative qu'il démontrait sur scène, il a dit qu'il était simplement lui même. Alors soit il prend beaucoup de café, soit il était pressé. Enfin j'ai pu dire bonjour à Tiziana Loschi, qui m'a reconnu. J'aurais surement pu comprendre ce qu'elle m'avait dit si un haut parleur grand comme un frigo n'était pas en train de déverser ses décibels sur nous avec tant d'insolence.
J'ai également pu, après trois heures d'attente, parler quelques minutes avec Doug Sweetland (réalisateur du formidable et fort efficace mais pas très révolutionnaire Presto, de Pixar) et lui montrer mon portfolio, et lui parler de mon film qu'il a vu, et lui donner ma carte de visite, et le féliciter pour son film, et hop. Deux temps trois mouvements.
Bon.
Bien.
Comme on dit, ça c'est fait.

Je regrette de déverser ce gros pâté de texte sans aucune photo mais mon appareil fut au repos. Mais si vous n'étiez pas là :
- Imaginez vous un temps hésitant entre grand beau temps soleil de plomb et tempête de grêle avec toute les nuances entre les deux.
- Visualisez un immense cheptel de jeunes et moins jeunes, déambulant dans les vieilles ruelles et sur l'imbibé gazon, aux badges multicolores et aux sacs identiques et hideux oscillants entre rose, orange et violet.
- Figurez-vous un hall de bonlieu orné de violet et rose (ah mais c'est pour ça, les sacs !) dans un joli, stylisé et modeste décor indien, au milieu duquel ces mêmes jeunes et moins jeunes errent le nez plongé dans l'essentiel et ses séances.
- Envisagez une atmosphère frénétique et passionnée, un avion en papier heurtant votre lobe gauche, une vache à la guitare, CNC, banque populaire des alpes, Procirep, le lapin le voilà point d'exclamation, oh le vilain monsieur radin à la fin, quel plaisir de le huer ! Des films chiants et pas chiants, trop longs, trop court ou pas assez, insupportables mais presque, splendides mais encore...

Vivement l'année prochaine.

Annecy 2008

Je termine les comptes rendus...


Donc j'en étais où... euh jeudi je suis allé voir la séance spéciale cinéCo(h)le... En fait j'ai pas envie d'en parler, mais je peux mettre des photos maintenant :






Ensuite il y a eu la séance Winsor McCay avec John Canemaker et c'était génial, d'abord parce que c'est agréable de voir les films de McCay sur grand écran, ensuite parce que la présentation était très bien faite et j'ai même pas eu besoin de traduction, John Canemaker articulait de sorte que même ceux qui avaient un niveau médiocre en anglais comme moi puissent comprendre. A la fin il a essayé de faire le show avec Gertie, mais ça ne marchait pas toujours bien bien à cause du texte qui s'affichait à l'écran.





Piano no mori : Je m'attendais à un film très classique et bourré de clichés, dans la lignée des autres films du genre, que je ne déteste pas d'ailleurs, c'est à dire une histoire d'amitié et de rivalité entre deux jeunes garçons... l'année dernière c'était Brave story. Je ne m'étais pas trompé, mais ça m'a plu, parce que c'était parfois très drôle et certains passages musicaux étaient vraiment enthousiasmants. Le plus fort surtout c'est quand les personnages sont dans une salle de spectacle avec un public assis sur des fauteuils roses... parce que j'étais dans la grande salle, et lorsque le public du film applaudissait, le public de la grande salle applaudissait aussi, et c'était comme si on était rentrés dans le film, c'était génial.

Courts métrages en compétition 2 : Tiens c'est bizarre j'aurais du faire ce compte rendu plus tôt alors que j'en ai déjà fait un pour le programme 3... C'est pas grave, j'ai bien aimé the old, old, very old man, un petit conte anecdotique et joli. Pollenating, qui montrait des plans avec des fleurs, était, d'après les notes que j'ai prises, sexuel mais pas érotique, et visuellement intéressant, avec un côté très pictural. Keith Reynolds can't make it tonight est un récit mis en scène et narré d'une façon que je qualifierais d'anthropologique, mais à part ça l'histoire n'était pas très intéressante. Chepogi, un film russe en papier découpé si je me rappelle bien, s'inspirait d'un conte coréen je crois, à moins que c'était une histoire inventée mais qui avait lieu en Corée ; c'était joli et sympa en tout cas. Glow je ne m'en souviens pas mais j'ai marqué sur ma feuille "super technique, poétique". Et en dessous pour la dama en el umbral, j'ai marqué *voix d'Obiwan Kenobi* "so uncivilized".

Films d'étudiants 4 : Qu'est-ce que je pourrais en dire ? Je n'ai même pas prit de notes... Soupe de Zlin était intéressant, mais j'ai trouvé que malgré tout le talent et l'inventivité de son réalisateur, ça tenait plus de la blague qu'autre chose, ça aurait pu être un film sarcastique, grotesque, absurde, décalé, drôle et moqueur mais par moment j'avais l'impression que c'était juste un délire d'étudiant sans réflexion et sans partage, peut être parce que j'étais fatigué. La queue de la souris, que je connaissais déjà, c'était pas mal, enfin c'était drôle, je crois, et puis les couleurs, très peu, trois ou quatre, dont 90% de noir, ça créait une esthétique... Le film coréen, Rub Out, avec un accident de train, c'était triste.

D'ailleurs ça m'a démoralisé pour la soirée, on est allé au café des arts :



Et j'ai écrit ça sur mon carnet : café des rats dans le brouillard qui vole au dessus de la pluie, les poux apprennent à nager.



Courts métrages hors compétition 3 : Casa de maquinas c'était impressionnant avec toute une machinerie en bois animée en stop motion... Rose Thieves était encore plus impressionnant, avec des peintures et la lumière du soleil qui s'animent sur les murs d'un appartement et qui transforment complètement l'espace. Fêlures était très bien réalisé avec une idée intéressante, il aurait eu sa place en compétition (comme tant d'autres films hors compétition d'ailleurs)...

Séance spéciale "Simpson extravaganza" : on est rentré avec une demi-heure de retard, on nous avait fait attendre dans la queue devant la porte, et une fois assis j'ai dû me contorsionner dans tous les sens pour échapper à l'odeur méphitique qui venait de derrière ou d'à côté de moi (je n'ai jamais vraiment su), sans doute le mélange de la transpiration et d'un parfum dégueu. Evidemment on est sorti également en retard à cause des questions que tout le monde posait à Matt Groening, ce qui m'a fait manqué le début d'une super séance de courts métrages hors compétition. J'aime bien les simpsons, et c'était amusant de regarder les extraits, et puis les doubleurs français faire une intervention au début, mais ça n'en valait pas la peine.





Courts métrages hors compétition 2 : J'ai manqué le début de la séance à cause de Matt Groening, et c'est bien dommage car c'était une excellente séance, donc je n'ai pas vu Fishing et je n'ai vu que la fin de Refreny qui avait l'air vraiment très beau. Par contre, j'ai vu Kodomo no keijijogaku, de Koji Yamamura (que j'aime beaucoup), et qui était euuuh génial, somptueux, magnifique, une suite d'idées graphiques animées sur le thème de la métaphysique de l'enfance. Les autres films étaient aussi très beaux ou intéressants, sauf les deux derniers que j'ai pas trop aimés. Je dirais que s'il y a deux séances à retenir en courts métrages toutes catégories c'était courts métrages hors compétition 1 et 2.

Courts métrages en compétition 4 : J'ai retenu en particulier Landing ligths, avec des avions qui traversent un immeuble la nuit comme des fantômes, ça faisait un peu vidéo d'art, et ça produisait un effet étrange de les voir passer à travers l'immeuble comme ça, on a tellement l'habitude de les voir s'écraser dans les films. S'ils s'étaient écrasés en fait j'aurais détesté, c'est sans doute pour ça que ce film m'a interpellé, mais j'en ai aussi apprécié la sensibilité, il y a quelque chose de très tactile, cela vient du graphisme et des couleurs (grises) je suppose, de la lenteur des avions aussi... et puis c'était assez beau les lumières, les vitres, la perspective... Operator était sympa, un type appelle les renseignements et demande à avoir Dieu et il lui demande des trucs idiots... C'est le même réalisateur que pour le film avec l'ours blanc qui vient s'excuser chez la femelle pingouin je crois, j'aime bien cet humour un peu absurde et détaché. Skhizein enfin était vraiment très bon, je suis assez surpris qu'il ait eu le prix du public, je pensais qu'il aurait le grand prix (même si mon préféré c'était Rybka) et que la maison en petits cubes aurait le prix du public... J'aime bien cette espèce de jeu de mot sur l'idée d'être à côté de soi

Films de fin d'étude 5 : j'aimais bien haaf and me, me demandez pas pourquoi, et puis dog qui était "mélancolique mais humoristique" comme ils disent. Plenilune, bon il en fait trop dans le pathos, c'est complètement mièvre, mais quand même, j'aime bien quand on réinvente le monde. Et c'est pour ça que j'aime aussi Tôt ou tard, dans lequel un écureuil et une chauve-souris actionnent les mécanisme qui font se déplacer le jour et la nuit autour de leur arbre. Un message impérial, très spécial graphiquement et au niveau du récit complètement absurde mais romantique, sur le sentiment d'insignifiance face à l'univers, à l'infini et l'absolu. Doxology, une "comédie expérimentale" en pixillation, valait également le coup d'oeil, et je me suis amusé avec the dream in the dream. Je dis amusé au sens où c'est moi qui me suis amusé avec le film et pas le film qui m'a amusé, mais je n'aurais pas pu le faire avec n'importe quel film alors voilà.

Quirino Christiani, le mystère du premier long métrage d'animation : un documentaire sur un réalisateur de la première moitié du vingtième siècle et j'ai pas tout compris parce que c'était en anglais et que c'était pas Canemaker qui parlait. Mais on le voyait travailler sur son banc titre avec des personnages en papier découpé, on voyait pleins de vieux trucs marrants, et puis euh c'était intéressant, je regarde des documentaires sur tout et n'importe quoi à longueur de journée en fait.

Hokuto no Ken : je n'ai jamais été fan de Hokuto no Ken, mais l'histoire que raconte le film, je l'avais déjà vue avant à la télé, je ne sais pas si c'était la série ou bien un autre film, enfin c'est pas grave, je ne m'en souvenais que vaguement et j'étais pas venu pour m'intéresser au scénario. En fait c'était très marrant parce que c'est super caricatural, même quand c'est sensé être triste on peut pas s'empêcher de rire.

Evangelion : 1.0 You are (not) alone : bon là par contre je peux dire que j'étais fan d'Evangelion quand j'étais gamin, et que le film reprend la série très fidèlement, c'est les mêmes plans, presque le même dessin, il y a quelques effets spéciaux en plus, quelques raccourcis dans l'histoire et des scènes en plus qui permettent de mieux comprendre, dont une qui est assez surprenante. En fait c'est exactement comme si j'avais ressorti les dvd pour regarder la série, ce qui a sur moi un effet euphorisant, rien qu'en écoutant les musiques de la série, c'est amusant de se rappeler et de retrouver les sensations qu'on a eues. Le film développe un peu plus la psychologie de Shinji, met en évidence sa lâcheté et la façon dont il va se résigner puis s'investir. L'idée d'Hidéaki Anno était de partir d'une situation très pessimiste avec des personnages qui ne maîtrisent pas la situation, qui ne sont pas à la hauteur. Moi j'ai trouvé ça sympa parce que ça me rappelle des souvenirs, mais je ne sais pas ce que j'en penserais sinon, on peut aussi se demander à quoi ça sert de faire des films alors qu'on peut regarder la série qui se suffit à elle même. Normalement il devrait y avoir plus de films originaux que de remakes et de dérivés de séries, je me demande si c'est le cas au Japon. En Europe, on fait aussi beaucoup d'adaptations de bande dessinée.

Je ferai un commentaire critique du palmarès plus tard si je n'ai pas la flemme.
Annecy 2008

Cé le magnifique


Voici un ptit croquis que j'aimerais partager, representant Monsieur Cé tel que je le voyais, ne pouvant contenir sa joie :) uh uh uh (avec son discret verre de champagne à la main)

longue vie à "Fous d'anims"

Rems

Annecy 2008

Cérémonie de clôture


Si j'avais déjà eu la chance de voir des soirées d'ouverture du festival d'Annecy, je dois dire que je n'avais jamais assisté au show final.

Arrivés à 20h, le public est disposé dans la salle selon la couleur de leurs billets, les bleus, ceux de réalisateurs en compétition ont le privilège de rester dans le quart inférieur de la grande salle du Bonlieu celle de 1000 places... En parallèle, la petite salle dipose d'une retransmission en temps réel par projection vidéo interposée.

Vers 20h30, le rideau s'ouvre et on a pu admirer le bric à brac Pier Import et Mondial Moquette réunis disposé sur scène pour évoquer l'Inde.

Tout au long de la soirée animée par un Serge Bromberg en grande forme et en tenue dorée de sultan nous avons eu droit à quelques projections exclusives :

  • l'introduction de Richard Williams à sa collection de DVD, 1mn30 de virtuosité illustrant exactement la couverture de son bouquin.

  • un morceau d'animatique bruitée en direct par le réalisateur de Presto, nouveau court métrage de Pixar
  • le court métrage en lui même, excellent exercice comique d'une efficacité redoutable montrant un prestidigitateur, ses chapeaux magiques et un lapin affamé.

  • une projection de Gertie le dinosaure avec Bromberg en dompteur à la place de Winsor McCay accompagné au tuba par David Silverman, réalisateur du film des Simpson.

Chaque film primé est cité en court extrait sur un petit écran sur la scène, le réalisateur ayant reçu son prix est prié d'y rester, dans un petit regroupement de chaises placés sur le coté.
le palmarès a été divulgué au fur et à mesure, les prix des partenaires, les prix du jury étudiant, des longs métrages puis des courts.

Quant au prix qu'on m'a donné je suis absolument ravi, je crois que je ne pouvais rêver mieux que ce prix de la première œuvre, monter sur scène, bafouiller un remerciement forcément incomplet (j'ai même oublié de remercier mon musicien Peter Orins, seule personne sur le film avec moi depuis le début, Peter ! pardonne moi !) sous les projecteurs et les applaudissements... Le plus impressionnant étant de se dire que ce sont des personnalités d'une exceptionnelle qualité qui ont pu trouver ce film estimable.. Zbig, Williams, Canemaker, Tanguay. Houaaaa.:X
Affublé de mon cristal, j'ai pu aller tranquillement boire une bière sur scène, sur une chaise donnée par un Barry Purves souriant, bientôt rejoint par jérémy Clapin.
Seule ombre au tableau et fausse note dans ce palmarès, le prix spécial du jury, un film assez moyen techniquement et adaptant une oeuvre littéraire préexistante. Une véritable interrogation pour beaucoup ici. D'autant que si Skhizein n'avait pas été élu par le public, cela aurait signifié qu'il n'aurait rien eu ce qui eut été proprement scandaleux pour le coup... Mais on ignore si le jury connaît lors de ses délibérations le prix du public et s'il fait ensuite en conséquence pour éviter que certains prix se recoupent.
Le grand prix de cette année, le film si joli du Japonais Kunio KATO, La maison en petits cubes, méritait cette attention. Le film est beau et intelligent, on lui souhaite une longue carrière internationale.
Les oubliés ? Chaman, de Luc Perez et Chainsaw de Dennis Tupicoff. C'est dommage mais c'est toujours comme ça...



Pour voir le palmarès complet, rendez-vous sur le site officiel du festival.

Dernière surprise, les collègues, copains, étudiants et fous d'anim avaient préparé une petite surprise au CHAMPAGNE près de la fontaine derrière le Bonlieu. C'était vraiment très émouvant et gratifiant, je ne pense pas avoir remercié tout le monde de ce soutien, ça m'a permi de passer ce festival de manière plus détendue. J'espère aussi que ces comptes-rendu vous auront fait un peu partager de cet évènement.

Annecy 2008

Petits déjeuner N°4


La veille c'était la fête des 20 ans de SUPINFOCOM au Bowl, bowling du coin. Ça expliquait probablement le peu de monde qu'il y avait en tout début de matinée et que Jeremy Clapin ait du commencer l'exercice alors que son film était dernier de la séance.

Mais comme toujours on apprend un tas de choses intéressantes...



Dans l'ordre et de gauche à droite, les réalisateurs des courts métrages Skhizein (youhouuuu !), Operator (ainsi que de John and Karen), Kizi Mizi et A-Z.

Le réalisateur de Kizi Mizi est le grand polonais aux dreadlocks, la particularité est qu'il ne parlait pas anglais (ni français) et se faisait tout traduire par sa productrice. C'était rigolo, comme son film en fait...

Annecy 2008

Portraits ratés, les raisons cachées d'un petit succès


Vous savez probablement que je suis un peu surpris par l'intérêt que suscite mon film « Portraits ratés à Sainte Hélène ». Comme le disais Richard VDB, je dois bien me faire à l'idée que certains lui trouvent des qualités. Bon, j'en suis ravi et même si je suis aussi expressif qu'une porte de congélateur sibérien je suis extrêmement flatté de cette reconnaissance. Mais je me suis finalement posé la question du pourquoi ? Pourquoi cette anecdote finalement assez pathétique et triviale intéresse autant les gens qui la voient ?

Voici donc quelques théories :

  • traumatisés par des cours d'Histoire ennuyeux, on découvre ici un histoire parallèle, off, encore sujette à controverses, forcément ça étonne
  • on l'ignore un peu mais on est en plein dans le bicentenaire du règne de Napoléon. L'an dernier c'était celui du bicentenaire de la bataille de Friedland, dans les années à venir vous allez voir que Napoléon va revenir en force...
  • Dominique de Villepin, ancien premier ministre et grand amateur de l'empereur (il a récemment vendu des pièces de collection originales qu'il possédait) a fait pression sur le festival pour que le film soit sélectionné... c'est sur, après Cleartsream, il y a anguille sous roche
  • le film souligne le pathetique de la fin d'un des hommes le plus puissants du monde, forcément ça défoule
  • la personnalité de notre président de la république, le sarkozysme ambiant, font de Napoléon un personnage qui redevient actuel. D'ailleurs ils ont plus que des points communs, jugez-en : ils mesurent tous deux 1m68, Napoléon est mort à 51 ans, nicolas Sarkozy a accédé au pouvoir suprême de l'état à 51 ans, ils sont tous deux volontiers grossiers, Napoléon n'hésitait pas à intimider les gens par quelques sailles vulgaires, Mr Sarkozy convoque volontiers ses testicules devant ses collaborateurs, ils ont tous deux des vies amoureuses tumultueuses avec de belles femmes, enfin ils sont également arrivistes à leur manière, Napoléon ayant confisqué l'idéal révolutionnaire à son seul profit, Nicolas Sarkozy ayant rapidement monopolisé les moyens de son parti et séduit l'opinion par des formules simplistes et "populistes".



D'ailleurs Sarkozy est souvent caricaturé avec les attribus de l'empereur... En espérant que ces points communs s'arrêtent ici...

Sinon, je ne serais pas venu pour rien, Canal+ est intéressé pour diffuser le film sur leur réseau et je suis disposé à accepter leur proposition...

:D

Voila maintenant on va attendre les résultats qu'on postera dès que possible. En attendant les pronostics vont bon train.

Annecy 2008

j'écris sous la tente improvisée avec mon manteau sur le paquier -_-


Courts métrages hors compétition 4 : c'était pas génial cette séance, déjà je suis pas fan de films en 3D pseudo-humoristiques, du genre boby le zombie etc. Ca ne rime à rien c'était pas si mal mais le problème, c'est que ce film a trop de sens... L'homme est le seul oiseau qui porte sa cage, c'était très beau et l'idée était intéressante... sauf que j'avais l'impression que la réalisation et le graphisme collaient pas à l'histoire, il en faisait trop. J'aime bien le vol du poisson, mais je l'avais déjà vu je crois, enfin c'est poétique, j'ai un faible pour les poissons qui volent de toute façon. Arka c'est le genre de film que j'aime pas, mais j'ai bien aimé la chute parce que je me disais au début que c 'était nul et la chute faisait que c'était normal que ce soit nul, et je m'émouvais de cette touchante nullité... Sauf que c'est pas fait exprès, d'ailleurs en fait ça m'énerve à la longue ce schéma qu'on retrouve à chaque fois avec une "chute", la prochaine fois que j'écris un scénario il faudra que je pense à ne pas mettre de chute.

Les couleurs de l'inde, saris et patchouli : je m'en souviens plus, je me rappelle qu'il y avait des scènes de danse qui étaient pas mal...
Cours métrage hors compétition 1 : une très bonne séance, il y avait un film avec des silhouettes en brindille devant un drap, c'était très joli et euh végétal, l'histoire était peut être un peu prétexte mais c'était poétique. J'ai bien aimé Forgetful King, une petite fable sympathique. Rain down from above d'Ivan Maximov c'était magnifique, enfin voilà, il y avait aussi des choses plus documentaires ou politiques que j'ai pas complètement comprises faute de sous-titre.

Films de fin d'étude 3 : pour cette séance j'ai écrit des notes sur mon essentiel, et comme je me rappelle pas bien, je vais me contenter de les recopier ici...

My happy end : parodique, mais étrange et amusant (c'était une histoire d'amitié entre un chien et sa queue).
Rukokrylyi : empirique.
Replay : niais, et en plus ça finit mal (c'était ce que j'appellerais du cyber punk familial en 3D, avec une fille et son petit frère qui peuvent pas respirer sans masque dehors).
Cutting : ludique mais pas très original dans la réalisation (je m'en souviens pas je sais pas pourquoi j'ai dit ça ^^).
Kol zichronotay shzurim becha : déclaration (???)
L'amour m'anime : girly sarcastique, svankmajerette (haha -_-)
Question pour un champignon : débile.
Image moment : étrange et captivant.
Her lovely fears : kitsch et génial.
My rusty dusty head : surréaliste mais un peu cliché.
La main de l'ours : mais c'est horrible !
Quidam dégomme : Remy !!!
in-hyung-eui kkhum : lol -_-
Oktapodi : nul.
The bell ringer : hallucinant, hynotique, fin prévisible et pas super.
Key lime pie : bouarf.

Courts métrages en compétition 3 : y'en a que quelques uns qui m'ont marqué, portrait raté à ste Hélène c'était sympa, pédagogique, avec un certain ton et ça se démarquait bien. j'aimais bien John et karen, un excellent dialogue entre un ours blanc et une femelle pingouin, l'ours vient s'excuser de quelque chose qu'il a dit la veille, ils prennent le thé et on sent le malaise entre eux c'est assez savoureux et il y a côté incongru. Rybka que j'avais déjà vu sur internet et que j'ai été ravi de voir dans la grande salle (j'en avais les larmes aux yeux et tout), je suis juste déçu que serguei ryabov n'était pas dans la salle alors que tous les réalisateurs des films merdiques avant et après lui y étaient (je ne parle pas de toi cé ^^). J'ai été surpris de voir un court métrage de Makoto Shinkai dans la liste mais en fait c'était un film que je qualifierais de "blague japonaise". Il y en a eu à plusieurs séance des films de ce genre, je trouve ça sympa.
Annecy 2008

Fin de festival...


Me voici assise sur les marches dans Bonlieu, la tête bien embrouillée de toutes les séances de la semaine. Il fait beau et je me dis qu'il faudrait peut-être que j'aille m'acheter un maillot de bain et profiter un peu de la plage. Ce matin pas de séance. En effet hier c'était LA soirée SUPINFOCOM au BOWL. Je n'étais encore jamais allé dans cet endroit et j'ai trouvé ça assez fascinant. Jouer au bowling sur les pistes avec projections vidéos sur les côtés, lumières rouges et quilles phosphorescentes, musique à fond, c'est assez sympathique! Bon j'ai fait 75 points, ce qui est assez ridicule, mais c'était assez dur de se concentrer. J'éditerais avec des photos à mon retour sur Paris. Tous le monde était là, les producteurs se déchaînaient sur la piste de danse, l'alcool coulait à flot (bon j'embellis un peu hein) et cela aurait coûté 25000E à Supinfocom. A peu près 4 de ces charmants élèves nous ont donc payé cette très bonne soirée. Quand on sait que l'Ecole ne paye pas le voyage à Annecy à ces étudiants (aux dires des élèves), ya de quoi être perplexe. Mais ne crachons pas dans la soupe... Ce soir à 20h c'est la remise des prix, et c'est aussi le moment de donner ses préférences. Pour ma part je pense que si SKHIZEIN n'a pas un prix (Le grand prix!), c'est pire que le foutage de gueule de la sélection court-métrage de cette année (on peut le dire non maintenant que l'on a tous vu les 4 compets). Pour les Longs SITA mériterait quelque chose, d'autant plus qu'il risque d'être peu vu et que faire un film seul est une performance. Pour les films de fin d'études je n'ai vu que 4 séances sur 5 et je reste marquer par le tout premier film de la sélection, LE VOYAGEUR. Les gens sortent de la séance de midi. J'ai pleins de choses à dire, que par exemple Bill Plymton qui était à côté de moi à une des séances, à rit sur le film de Cé et a eut l'air d'apprécier, qu'il organisait un Salon des refusés vendredi pour les films non pris à Annecy (mais je n'ai pas eu le temps d'aller voir, quelqu'un pourrait en parler?), que certains court-métrages hors compet' comme LA FELURE auraient amplement mérité la compétition, que j'ai n'ai plus mon superbe bonnet chat, oublié entre deux séances et sûrement volé par un spectateur entre-temps, que la séance spécial sur les SIMPSONS était assez chouette... Mais il faut que je me dirige vers Barnabé!

EDIT AVEC PHOTOS SOIREE SUPINFOCOM

Annecy 2008

Le programme manquant


On le sait, cette année, la sélection de courts métrages s'est réduite par rapport aux années précédentes, quatre programmes contre cinq habituellement. La raison officielle avancée est la cohérence et la sévérité d'une sélection exigeante, voir des lacunes de qualité ou de fond.
Or, on constate que bien des films en sélection interpellent par leur forme et même que certains auraient pu glisser dans les catégories de films de commande ou de spéciaux TV. Pire enfin, certains films laissés sur le carreau auraient largement pu constituer ce programme manquant. Comprenez bien, je ne crache pas dans la soupe, je suis bien content de faire partie de cette sélection variée, avec des films étonnants et de qualité, mais mon bonheur aurait été plus total si les films suivants avaient constitué un cinquième programme.. Voici mon programme fantooooooooôme, composé de films que je connais pour les avoir vus auparavant ou visionnés au MIFA un peu au hasard ou par coup de coeur :

- I met the walrus, de Josh Raskin (Canada)
Illustration animée en dessin et compositing d'une interview donnée par John Lennon à un gamin culotté qui s'est incrustée dans sa chambre. C'est un beau témoignage et une illustration de l'idéologie non violente de l'époque.





- Magnetic movie, de Semiconductor (UK, US), des plans de laboratoires de l'université de Berkeley, un discours scientifique nous parle des champs magnétiques, visualisés de manière poétique et visuelle par des ondes colorées. Voir le site du film où on peut voir des extraits.

- 27 years, de Raymond Höpfinger (Suisse). Depuis 27 ans, un homme se prend en photo tous les mois. Voici un assemblage de tous ces clichés. Fascinant, témoignant d'une constance dans la démarche. On a tous révés de faire ça, Hopfinger l'a fait.

- Bâmiyân, de Patrick Pleutin (F). Hommage vibrant aux bouddahs de Bamiyan, détruits par les Talibans. Au 7e siècle, un moine bouddhiste décrit pour la première fois ces trois géants maintenant détruits. Si le film est parfois maladroit ou peu lisible dans sa forme, le fond et la générosité plastique de l'œuvre, la qualité de la bande son, en font un film éminemment estimable. Le film est visible en ligne sur le site d'Arte qui l'a coproduit



- La Svedese, de Nicolas Liguori (F), film en fusain animé racontant de façon contempative et sensible l'idylle entre Ingrid Bergman et Roberto Rossellini.

- Love Triangle, de Yasmeen Ismail (UK), un homme découvre que sa femme s'est transformée en Samoussa, friandise à la viande. hi hi... Le film est visible en ligne sur le site de Channel 4

- Mr Cok, de Franck Dion (F), pamphlet sur les patrons voyous et le système qui mets les ouvriers au second plans des considérations financières. Voir le site du film



- Kodomo no keijijogaku, de Koji Yamamura (J) Variations en animation épurée sur l'imagination d'enfants aux grosses têtes. Très joli et poétique.



- la vita nuova, d'Arnaud Demuynck et Christophe Gautry (F). La voix suave et rauque d'Arthur H raconte l'étrange histoire de personnages avec un détour morbide dans un cimetière inspirée de l'oeuvre de Gérard de Nerval. Un film en stopmotion, énigmatique sombre et beau.

- Josie's lalaland, de Yibi (UK). Joli film, remarqué, des images somptueuses qui parlent de la maladie d'une jeune femme. Voir le site de l'auteur.



- El Empleo, de Santiago Grasso (Argentine), un monde étrange où les objets du quotidien sont remplacés par des personnes humaines, des employés. C'est une parabole drôle sur le plein emploi, diffusée à Annecy dans le programme 'la valeur travail'.

Certains de ces films sont en Panorama, d'autres sont dans des programmes spéciaux, d'autres ne sont même pas présents cette année à Annecy et c'est bien dommage...

Annecy 2008

CMC4 Courts métrages en compétition, programme 4


Dernier programme.

Other Being de Mashaallah MOHAMMADI%% 2006 01 mn 30 s Iran
Un homme baton en trait noir tombe sous un coup de feu en haut du cadre, son sang goutte et forme des poissons rouge qui nagent en dessous. Court. Simple.

Kizi Mizi de Mariusz WILCZYNSKI



2007 20 mn 16 s Pologne
Ce joli film raconte la vie d'une souris qui attend son chat de mari toute la journée pour vivre leur passion le soir. L'attente et la répétition font qu'elle finit par prendre un amant ; un autre chat qui sort toutes les heures de l'horloge suisse. Le film est en dessin sur papier, en noir et blanc, le cadre est fenêtré, il y a un très subtil et délicat travail de flous, de gris. Le dessin est très beau, sensible et graphique. Le film qui parle de l'attente est truffé de répétitions, cycles, redites. L'audience a été odieuse, chahutant ce joli film qui a toute sa place ici à Annecy. A la question "pourquoi si long ?", l'auteur, un massif polonais ne parlant pas anglais, répond que le film a été montré dans des galeries de par le monde (Londres, NewYork, etc) et qu'on lui demandait "pourquoi est-il si court ?". Tout est une question de contexte. A la fin, le mari tue l'amant d'un coup de pistolet puis retrouve son statut de chat, grandit, remarche sur quatre pattes et va manger la souris redevenue toute petite.

On the Edge de Artem SUKHAREV



2007 06 mn 20 s Ukraine
Film déroutant, comme fait sous acide. Un patineur se casse la figure. On le voit ensuite dans une course effrenée, au volant d'un truck, renversant des élans suceurs de feux tricolores, glissant de manière délirante dans une ville au volant de son monstrueux engin. On revient sur la glace, dans son costume de scène, le personnage fait quelques pirouettes. Fin. Une 3D affreuse, une histoire complètement barrée, forcément on est mort de rire mais c'est nerveux...

Landing Lights de Graham YOUNG



2007 04 mn 00 s Grande-Bretagne
Plan fixe sur un building, la nuit. Un avion arrive et le traverse comme s'il n'existait pas. Un second avion passe de nouveau, on a plusieurs points de vues de cette collision qui n'a pas lieu avec des jeux de lumières de cet avion, vide, dans ce building, vide aussi. C'est contemplatif, serein,a ccompagné d'une petite musique tintinabulante, zen. Un troisième avion passe avec les mêmes effets, il bouscule juste une chaise sur un balcon. On pense bien sur au 09/11 mais rien d'explicite. Etrange.

KuyGorozh de Sergey MERINOV



2007 13 mn 07 s Russie
Autre illustration de conte russe comme Chepogi, c'est de la même série et ça évoque finalement les contes de Canterberry qu'on a déjà vu ici. Là c'est en bas-relief en pâte à modeler colorée, ça raconte l'histoire d'un couple de paysans pauvres, vieux et crétins accédant de manière magique à la richesse. C'est techniquement superbe, un très bon film.

Attack of Higashi 2-chome de Shinji KIMURA



2007 01 mn 00 s Japon
Autre volet de la série Ani-Kuri, une invasion d'extra terrestres, mais comme le budget est réduit, tout est en carton et l'invasion tourne court. Même question que le précédent, que fait ce film en compétition courts métrages ?

Shaman de Luc PEREZ



2008 11 mn 00 s Danemark
Beau film en peinture animée mais pas sur verre, je pencherais plutôt pour de l'acrylique sur papier. C'est généreux et virtuose, ça raconte en image et sans parole l'initiation d'un chaman inuit. C'est un film puissant et beau. Pour vous faire une idée, imaginez Frère des ours repris par Schwitzgebel.

Operator de Matthew WALKER (encore !)



2007 01 mn 50 s Grande-Bretagne
Un homme dans un fauteuil demande les renseignements au téléphone. Il demande le numéro de Dieu, avec un D majuscule. Dieu lui répond.
Non-sense brillant, drôle et simple. Bien sur on ne saura pas ce que répond dieu à la question absurde du personnage.

Paradise de Jesse ROSENSWEET



2007 07 mn 49 s Canada
Des personnages en métal peint suivent le rythme régulier d'une vie normée et morne. Le mari, employé, rate la promotion qui lui était promise, sa femme le quitte. Mais le film est efficace, produit par l'ONF.

A-Z de Sally Ann ARTHUR



2007 03 mn 20 s Grande-Bretagne Petit film qui raconte la fabrication du premier plan de Londres par une certaine Madame P. qui a eu l'intelligence de classer les noms des rues par ordre alphabétique. Un joli film graphique et typographique, produit pour Channel4 en deux ans, fabriqué en 6 mois par 3 personnes.

Skhizein de Jérémy CLAPIN



2007 13 mn 40 s France
Enfin je vois le film dans les excellentes conditions de la grande salle du Bonlieu.
Et il respecte ses promesses et bien au delà. Un personnage, suite à la collision avec un corps céleste de plusieurs tonnes, se retrouve à 91 cm de lui-même. Décalé, sa vie devient difficile, surtout en dehors de son appartement où il a réussit, avec des dessins à la craie à organiser son quotidien. Absurde mais logique, le film est dans une technique hybride 2D-3D avec une colorisation de camaïeux de bruns. C'est subtil et sensible, drôle et dramatique, la fin n'étant pas fermée. Il y a un beau travail de son, d'image, on a entendu dire qu'il était "parfait", et même si jeremy se garde de ce qualificatif, il est effectivement difficile de trouver à redire à ce film visible par des publics variés. Bravo.

Annecy 2008

CMC3 Courts métrages en compétition, programme 3


Voila le grand soir est passé. Je me sens un peu plus détendu.

Donc le déroulement de la séance, je détaille encore pour vous, qui êtes loin d'ici et voulez connaître les détails...

Portraits ratés à Sainte Hélène
Une leçon d'histoire un peu longuette, au design et à la musique minimalistes.
Je reviendrai sur le film dans une prochaine note.



Chainsaw de Dennis Tupicoff, Australie (24mn)
Le film commence par une sorte de film d'entreprise pour favoriser le bon usage d'une tronçonneuse. On arrive à un couple, Franck Gardner et sa femme Eva, Franck part travailler, il est bûcheron.
On passe à la vie d'un taureau de rodéo nommé Chainsaw (tronçonneuse) que peu de cowboys peuvent se vanter d'avoir monté plus de 8 secondes. Un de ceux là séduit Eva et le couple adultère copule dans la maison. On passe aux amours d'un torero célèbre avec Ava Gardner, qui a cocufié Franck Sinatra. Le mari rentre... Le film est réalisé en animation rotoscopée à 80%, au design stylisé mais réaliste, je dirais que ça fait une esthétique "comics" pour que vous compreniez, même si je n'aime guère user de ce genre de rapprochement. C'est une belle et longue histoire, avec un esprit d'escalier assez interressant et une narration sophistiquée tout en étant assez classique. J'ai pensé aux frères Cohen pour l'univers des cowboys un peu roots, l'humour et le sordide. Une belle surprise.



John And Karen de Matthew Walker, UK (3mn)
Un ours pataud vient s'excuser paroles déplacées auprès d'un petit pingouin en venant s'inviter pour le thé. C'est subtil et drôle, notamment l'acting et les dialogues qui sont d'une grande sensibilité. Joli. A noter que l'auteur Matthew Walker fait le tour de force d'avoir deux films en compétition la même année avec Operator dont je parlerai plus en détail plus loin.



Le Manteau d'Orlanda Laforet, France (8mn)
Une femme retrouve la valise de son père décédé depuis longtemps. Ça déclenche en elle une folie hallucinatoire et elle revoie son père, incarné par son ancien manteau, le tout en marionnettes et stopmotion de facture assez classique.
Encore un premier film, d'une jeune femme venant du montage et du cinéma, c'est émouvant et bien fait mais un peu classique.



Because You're Gorgeous, de Brent DAWES 2007 05 mn 00 s, Afrique du Sud Un phacochère, fier de sa crinière (cf le titre parodie de l'Oreal) à qui il n'arrive que des crasses. C'est un peu le Roi Lion version gag catastrophe. Le réalisateur est zimbabwéen et avait notamment participé au long "The Legend of the Sky Kingdom", émigré en Afrique du Sud "parce qu'il y a moins de coupures de courant", ce film est un exemplaire d'une série animalière comique. Série ?



Rybka, de Sergei RYABOV, 2007, 09 mn 35 s, Russie
Un joli film russe, en papier découpé, tout en finesse. Une jeune fille veut sauver un petit poisson péché par un vieil homme, elle finit par le recréer en carton... C'est joli et sensible, un peu daté.



My Little Angel, de Bryan LARSON, 2007 03 mn 15 s, États-Unis
Un jeune garçon joue avec son chien, une balle et une batte de base-ball. Il se rend compte qu'à chaque fois qu'il maltraite son chien (en le tapant avec sa batte), un ange tombe raide mort à coté. Et là on voit le miracle et la quintessence de l'humour américain contemporain s'accomplir ; parce qu'il trouve ça DRÔLE, le gamin s'acharne sur le chien pour le plaisir d'accumuler un charnier d'anges mourant dans le plus grand désespoir "comique"... Il y a quand même un petit gimmick rigolo à la fin mais bon, ça fout les jetons... Et c'est dans une 3D assez molle.
Le réalisateur est un jeune gars, son studio a produit ce film pour tester leurs jeunes moyens de production, habitués à réaliser plutôt des films pédagogiques religieux (sic).



Morana, de Simon BOGOJEVIC NARATH, 2008, 12 mn 40 s, Croatie
Etrange film, a l'image propre et léchée, dans un univers fantaisiste genre World of Warcraft moins les gros guerriers. Une sorte de chaman tatoué se balade dans un monde peuplé de chiens-kangourous. Je n'ai rien compris mais le film est assez fascinant par l'univers visuel et sonore qu'il propose. Pour le reste on n'en saura pas plus, le réalisateur étant absent.



Neko no shukai, de Makoto SHINKAI, 2007, 01 mn 00 s, Japon
Film très court (normal puisque formaté) et drôle montrant que la conspiration des chats pour supprimer l'humanité est toujours retardée parce qu'ils oublient tous leurs plans dès que résonne l'appel des croquettes. Programme spécial de la chaîne de TV japonaise NHK, comme le précise cette brève sur caTsuka... que fait ce film en compétition ?



Ona koja mjeri, de Veljko POPOVIC, 2008, 06 mn 50 s, Croatie
Une file de personnages décérébrés par l'écran qu'ils ont devant les yeux et qui leur passe de la publicité poussent des caddies pleins de produits de consommation qu'ils ramassent et qui sortent de l'arrière train d'un gros clown souriant qui mène la file. Brrr...
Parabole un peu lourde sur la société de consommation qui frappe de plein fouet la Croatie et a fortement marqué le réalisateur. Ce dernier a dit qu'il ne fallait pas le prendre trop au sérieux tout de même parce que ça n'est qu'un film d'animation, hein...

Annecy 2008

« Le bâteau tangue »


Les producteurs sont inquiets. Ils tremblent. En ouverture de la remise des prix CanalJ un de leur représentant a dit son inquiétude « le bateau tangue ».. Ce n'est pas encore « la maison brûle » mais à les entendre on n'en est pas loin.

De quoi s'agit-il ? Des financements bien sur, seule chose qui peut inquiéter les producteurs diront les plus médisants. Car l'audiovisuel subit deux crises... La première concerne le financement de l'audiovisuel public. On sait que notre président dans une de ses attitudes impulsives, qui font son charme taurin, a décidé de banir la publicité des chaines de télévision publiques. Outre que cela permet à ses amis du privé de récupérer par le jeu des vases communiquants les budgets orphelins, cela pose des problèmes pour le moment non résolus, peut-être même insurmontables de financement. Qui, comment, où va-t-on trouver les sous pour financer ce qui était financé en partie par les régies publicitaires ?

Mystère.

L'autre sujet d'inquiétude, plus délicat est le projet de loi Nutrition Santé du ministère du même nom visant à interdire dans les créneaux horaires destinés aux enfants la publicité pour les produits alimentaires que beaucoup d'études associent très clairement avec les tendances à l'obésité des enfants. Enlever les publicités pour les céréales, les biscuits ou les chips reviendrait à éliminer un certain nombre de juteux budgets qui financent en bonne partie la création de programmes d'animation français.
CQFD.

Le lobby des diffuseurs, producteurs et autres décisionnaires voudrait donc éviter que cette loi ne passe, ou tout au moins en minimiser les enjeux et les applications.
Le problème n'est pas strictement français d'ailleurs, les problèmes de santé sont assez récurents dans les civilisations occidentales.
En angleterre, il y a carément une campagne de publicité savechildrentv.org.uk qui fait du lobbying intensif et qui milite pour conserver aux programmes télé ses annonceurs vendeurs de junkfood.

Le débat est ouvert, certains producteurs disent que la solution de survie c'est de s'ouvrir aux nouveaux médias, aux nouvelles formes de diffusion, de se retourner vers les annonceurs non concernés (jouets, jeux, mode, etc) voir de trouver d'autres annonceurs (les voitures par exemple, les enfant entrant en jeu dans la prescription du véhicule familial).

Le milieu de l'animation industrielle, celle qui finance une partie de la recherche et de l'emploi dans ce domaine en France est donc confronté à ce problème moral : peut-on continuer à vendre des saloperies à des petits cerveaux disponibles en niant l'importance de la pube dans les habitudes de consommation. Et sinon où trouver les financements ?

Etrange coïncidence, un des spots de la campagne anglaise Save childrens tv est présent en compétition dans la catégorie films de TV... je vous donne le lien pour goûter un peu la manipulation.

Et voici le film en question...

Annecy 2008

Canal J 2008


La salon Verdi de l'Imperial a accueilli cette année la foule des étudiants des écoles d'animation présents sur le festival. Le palmarès des Espoirs de l'Animation a été révélé pour l'occasion, le voici donc :

L’Espoir du public
BrocoFolies
De Loïc Bramoulle, Joachim Henrard, Edouard Koen, Doris Bachelier
de l'Ecole Georges Méliès

Belle première donc pour l'ex-EESA qui remporte pour sa première participation le plus de votes parmi des 12000 votants.

L’Espoir du Jury
Toujours le même cauchemar
De Franz Kirchner de La Poudrière

Le jury professionnel distingue donc un des jeunes réalisateur de l'école de réalisation de Valence, on n'est pas trop étonné du choix, le film est excellent.

Annecy 2008

Petits déjeuner N°2


Voici juste en image, les réalisateurs présents lors de ce second petit déjeuner.

Etait-ce le retour de Serge Bromberg ? Toujours est-il qu'il y avait plus de monde et plus de réalisateurs présents. Dans l'ordre et de gauche à droite sur le montage les réalisateurs de Chepogi, Styri, serge Bromberg, The Burrowing Owl, Arrosez les tous (qui a pour le coup été fort chahutée par l'interviewer), Vibrant Gujarat et enfin Bernie's Doll du programme 1.

Annecy 2008

Scoop #3


Là... ça fait mal...



Annecy 2008

le «lieu» où il faut être


oui, le lieu le plus hype du festival d'Annecy c'est les toilettes de l'Impérial, palace et casino d'Annecy, accessoirement lieu du MIFA. C'est spacieux, propre MÊME chez les hommes (mais ceci dit je suis jamais allé chez les femmes), ça sent bon le pamplemousse, il y a toujours du savon, du papier, il n'y a pas d'insupportables souffleries mais des essuies-mains à la Gaston Lagaffe... Ça c'est le luxe...

Annecy 2008

Même pas peur


voici le contre-champs des photos de Bernard (merci bernard !)

Annecy 2008

Portraits crachés savoyards. Soir et matin.


Il n'y pas encore eu de compte-rendu écrit de la projection d'hier soir,… alors, pour répondre aux attentes de Lamartine, j'en profite ;-)

Notre ami était dans ses petits souliers, c'est sûr, mais fidèle à lui-même, il ne laissait rien transparaître : il était d'un calme Olympien.

Présent comme le veut la coutume 20 mns avant de début des festivités, il se vit installer dans les premiers rangs afin de pouvoir être rapidement sous le feu du projecteur une fois son film projeté. Nous, les "Fous d'anim", collègues de travail et étudiants étions placés de manière stratégique dans la salle afin de donner toute son ampleur à ce petit moment de gloire.
La projection se passa le mieux du monde, elle fut ponctuée de petits rires aux bons moments prouvant la bonne réceptivité du public au film de notre ami. Notez quand même que voir un "Défidéfous", prévu initialement pour une diffusion Web, sur le grand écran du Bonlieu, cela fait quand même quelque chose!!!..... Une fois le film terminé, Cé, à l'appel de son nom, se leva et salua le public d'un petit geste de la main discret sous les applaudissements nourris du public (.... et accessoirement de nos cris et borborygmes divers et variés).

Le reste du programme fut à l'avenant. Malgré les remarques trés critiques de notre Zewebanim national sur la programmation du jour, rencontré durant l'après-midi, je trouvai la projection moins ennuyeuse que d'habitude, les films présentés étant assez variés tant sur le plan technique que scénaristique. Ceci dit, il m'est toujours difficile de discerner à l'heure ou j'écris ce topic un grand prix potentiel,.....

La confèrence du lendemain se passa le mieux du monde. Pas de questions pernicieuses de notre ami Bromberg. , une fois de plus, assura cette nouvelle épreuve de main de maitre.

Voilà, c'était Jipé. A vous les studios!!
Annecy 2008

Le Bonlieu aux couleurs de l'Inde


Bin... on n'a même pas encore montré la déco du Bonlieu... Cette année, l'habillage est plus réussi que bien des fois. C'est chatoyant et bigarré.

Annecy 2008

Sourires cachés au café du Bonlieu


Le réalisateur Cé, toujours l'humour en pointe!









Annecy 2008

Club Dead aux projets


Suki et sa clique ont fait une présentation à réveiller les morts !

Venus présenter leur concept de série décomposée (Club Dead) aux concours de projets, nouvelle formule, à des acheteurs et partenaires éventuels, nos quatre compères ont réussi une efficace chorégraphie à la Thriller et un oral dynamique et bien rodé, malgré quelques soucis de télécommande :)

Annecy 2008

Expo Emile Cohl au Chateau


S'il y a bien une exposition à ne pas manquer à cet Annecy là c'est bien celle consacrée à Emile Cohl, pionnier et "inventeur" de l'animation.

Elle est au château, une première partie est consacrée à d'incroyables documents sur Emile Courtet, dessins, peintures, photos, bricolages, des témoignages d'une grande qualité.
Des dispositifs didactiques montrent les conditions de travail de l'auteur avec des petits ateliers pratiques. Dans la dernière salle, des hommages de grands auteurs de l'animation contemporaine à Emile Cohl, assez inégal, j'ai bien aimé le cube de béton de Solweig Von Kleist, film dessiné sur de fines tranches de béton frais superposées au fur et à mesure (voir photo)

Ensuite, à droite de l'entrée il y a aussi une expo sur tous les "successeurs" de Cohl, autant dire tout le cinéma d'animation ;). C'est l'occasion de voir réunies des pièces originales d'Otto Messmer, Rouxel, Chris Hinton, Svankmajer, Yamamura, Krumme... Une incroyable diversité, présentée avec des projections des films restaurés d'Emile Cohl.

a must see, comme disent les anglais.

Annecy 2008

Tous les chemins mènent à BONLIEU


Nous voici déjà en milieu de semaine. Le générique sponsorisé nous a lobotomisé, incapable de résister à son appel, dès les débuts de séance nous chantons tous à tue-tête la longue liste des partenaires (essaye de ne plus se la chanter...). Pour la première fois du festival j'ai pris le vélo pour aller le MIFA. Le premier quart d'heure est gratuit, longer le lac en pédalant, les cheveux au vent, est un pur délice. Encore aujourd'hui le temps était patraque, il faisait beau puis il a plu puis re beau... Durant un des séance j'ai reçu un bateau en papier sur la tête, j'ai trouvé ça très poétique. Le lancé d'avion reste une valeur sûre, avec les blop et une nouvelle tendance qui consiste à taper dans ses mains de façon désynchronisé. Ce matin au MIFA j'ai croisé Richard Williams, une des hôtesse du stand nous a dis que les 16 dvds seront à 500 Livres (ce qui doit faire dans les 750 Euros je crois). Un investissement! J'ai également assisté à la mortelle représentation de CLUB DEAD, qui était très drôle et intéractive. Tout a été filmé et sera sur le net à notre retour. Cet aprem' ce fut MIA ET LE MIGOU... Bon bon bah moi je suis déçue, j'ai préféré la Prophétie... Les migous avec la voix de Dany Boon après les Chtis ça passe moyen, et puis cet arbre de vie, la nature contre les vilains promoteurs tout ça, ça fait très MIYAZAKI's like... M'enfin bof quoi... J'ai même plus accrochée à CHASSEUR DE DRAGONS que j'ai décidé d'aller voir après. Dans son préambule JR Girerd a parlé de la pétition pour les films ETAIX et a supplié le public de ne pas filmer le film, qui sortira dans 6 mois, et de le laisser vivre, qu'il ne fallait pas qu'il se retrouve sur internet... Après ces 2 longs les traditionnels séances de 21h court-métrage et 23h Films de fin d'études, bonnes séances, meilleures que celles d'hier. Ha mais j'oublie quelque chose, je fais toujours 5 séances par jour... Ha oui, à 14h, juste après le pic-nic des Fous, une séance hors compet' de court-métrage, inégale. Il faudrait faire un compte-rendu film par film mais Cé fait ça déjà très bien (mais c'est un surhomme, comment fait-il pour trouvé le temps?). Pour celle qu'il n'aura pas faite je pense que ce sera pour notre retour, avec le gros officiel sous les yeux. Faut que j'aille dormir, demain j'ai une invit' pour la soirée du Collectif des Producteurs de Court-métrage d'Animation au Bar de la Plage (la classe non?)

(post écrit hier soir, posté ce matin)

Annecy 2008

Mia et le Migou


Sortons tout de suite le tampon estampillé "fable écologique", celui qui nous a servi pour marquer les films de Miyazaki ou de Frédéric Back pour ranger le film de Jacques remy Girerd dans cette lignée que beaucoup considèrent envahissante, voir plagiaire car en moins de cinq minutes après la séance, pas moins de deux personnes avec qui j'ai discuté ont rapproché le film de Mononoke Hime.

Donc le réalisateur et l'équipe au quasi complet sont venus présenter le film Mia et le Migou en exclusivité internationale à Annecy, six mois avant sa sortie en salles. La foule du festival s'est mélangée à quelques petits enfants venus pour l'occasion. Après une interminable séance de remerciements qui a fait démarrer le film très en retard et déborder sur la séance suivante, on a enfin pu voir ce que beaucoup attendaient depuis longtemps.

Alors ?

Alors le film est beau, il est plein d'une grace enchanteresse, les couleurs, les mouvements, les décors, rien que sa partie artistique assure un spectacle sans pareille. Les personnages sont attachants sans être monoblocs, ni gentils, ni méchants. Le Migou est une créature étonnante, esprit de la forêt, gentil monstre qui protège l'Arbre de vie de la cupidité destructrice de l'homme (mouais). Il évoque tout de même les esprits des arbres de la foret de Mononoke, en plus fantasque, plus bavard. D'ailleurs c'est Dany Boon qui lui prête sa voix. Enregistré très avant son Bienvenue chez les Chtis, il avait cru bon (avec l'assentiment de l'auteur) de mettre dans son interprétation quelques bribes d'expressions ch'tis qui font assez cocasse dans le contexte. Mais l'interprétation est fantasque, drôle et convaincante.
La musique est lyrique, chorale, parfois envahissante, pas si mémorable.

Et sinon ?

Bin sinon l'histoire est décevante. Bancale, avec des longueurs au début et des tonnes de guimauve à la fin. Il y a des incohérences étranges (c'est vrai à la fin c'est quoi cette météorite au fait ? A quoi sert-elle ? pourquoi cette gamine sage va-t-elle tout à coup à la recherche de son père sans que personne ne l'en empêche ? Qu'est-ce que cette sorcière fait là ?)... C'est plein de bons sentiments écologiques, certains plans m'ont fait penser à la trilogie de jeux Myst (Riven entre autre), c'est un peu niais et pas toujours compréhensible. En plus, c'est assez typique des films de Folimage, certains dialogues sont simplement incompréhensibles, celui du grand noir du chantier, j'avais beau y mettre toute mon attention, je ne comprenais pas un mot sur quatre.

Donc tout le monde est sorti déçu, un peu triste même voir franchement en rogne contre ce que beaucoup considèrent comme un ratage.
Je reste plus mitigé, enchanté par les images, persuadé que le film a d'évidentes qualités, excepté peut-être celles de l'innovation et du rythme.

Tsuka me pardonnera j'espère de reprendre une de ses mosaiques pour illustrer ce billet...

Annecy 2008

Scoop2


Je sais, ça n'en est pas un non-plus, mais c'était la première image que je voyais...

Annecy 2008

CMC2 Courts métrages en compétition, programme 2


Programme plus homogène, avec de bons films mais sans rien qui ne sorte du lot, ni qui ne soit catastrophique d'ailleurs...

Vibrant Gujarat de Mihir Upadhyaya
Inde 2007, 57s
Une danse, des musiciens tapent sur des percussions. C'est censé être du dessin sur papier, c'est de couleur terre-sanguine, c'est court. Ouf...


Arrosez les biens de __Christelle Soutif __
France 2007, 7mn51
Joli court en pate à modeler et ordinateur sur les travers de l'agriculture OGM et les biotechnologies. Un inquiétant maïs intelligent est cédé à crédit à un fermier dans la dèche. C'est militant mais drôle. Un bien chouette film.


The Old, Old, very Old man
d'Elisabeth Hobbs (UK 2007, 6mn)
Une belle fable sur un roi alité. Pour l'encourager à se lever, un de ses serviteurs lui emmène l'homme le plus vieux du monde pour le persuader qu'il a encore de beaux jours à vivre. Le film est en encre bleue sur un blanc type plastique ou céramique. Il évoque des porcelaines ou des carreaux de faïence mais sans leurs finesses, cela dit sans méchanceté. J'ai bien aimé, c'est drôle, moral et j'adore ces voix de narrateurs anglais si doctes, so british.

Pollenating
de David Montgomery (US 3mn, 2007)
Montage syncopé sur une musique stridente et hypnotique d'organes de fleurs, pétales et pistils.
Il en faut.


Keith Reynolds can't make it tonight, de Felix Massie (UK, 2007, 6mn)
Un employé de bureau croit avoir une promotion et espére séduire une demoiselle avec ses nouvelles fonctions. C'est un concurrent qui obtient le poste et aussi la fille. Par un enchainement d'actions sordides et meurtrières il se retrouve entre la vie et la mort. Le film est réalisé dans un Flash assez sommaire, des personnages-batons, avec des couleurs pour les différencier, un immeuble en coupe, de profil. L'histoire est astucieuse et pas ennuyeuse, c'est bien monté mais bon, c'est pas bien joli.


Chepogi de Leon Estrin (Russie, 2007, 13mn)
Un conte coréen, illustré en papier découpé. C'est beau, bien animé, dynamique, ça m'a beaucoup plu mais ça ressemble a pas mal de productions télévisuelles du même tonneau.

Crossing de Li Xiang (Chine, 2007, 57s)
Une pube pour inciter les chinois à traverser au feu-pieton vert, un gros robot traverse au rouge, une voiture lui arrache une jambe et après il est tout cassé. Mais qu'est-ce que ça fout là ?!?


Styri de Ivana Sebestova
Slovaquie 2007, 15mn
Dans une station balnéaire, des femmes vaquent à leurs occupations, avec diverses relations amoureuses et accidents. La scène est vue selon quatre points de vue différents qui éclairent les relations inter-personnages. C'est du papier découpé avec un style gouache un peu vieillot qui n'est pas sans évoquer les baigneurs de Fernand Léger, en moins massif. Sympa.


The Hidden Life of the burrowing owl
de Mike Roush (US, 208, 5mn)
Un faux documentaire qui montre un oiseau particulièrement rancunier qui échafaude un plan pour venger la mort de sa compagne. Prises de vue réelles avec animation cartoon du plus pur style américain. Je ne sais trop quoi en penser.
Et vous ?


Glow, de Jo Lawrence (UK, 2007, 4mn)
Film engagé qui évoque l'intoxication au radium des ouvrières d'horlogerie qui peignaient avec cette matière phosphorescente et irradiée les aiguilles de montre dans les années 20. Le film est en poupées aux têtes de sucettes sur lesquelles sont incrustées des images vidéo ou photographique. C'est triste et efficace. Sans plus.

La Dama en El Umbra de Jorge Dayas
(Espagne 2007, 14 mn)
Adaptation d'une nouvelle de Gaston Leroux, sordide histoire de naufrage qui évoque Poe, Hitchcock et Romero réunis. L'histoire est belle et terrible, la réalisation efficace mais le design et le rendu de cette 3D minimaliste et molle ne sert pas trop le propos. Dommage.
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Bon je ne sais pas si j'aurai le courage de traiter les prochaines séances aussi complètement. La fatigue commence à se faire sentir. J'essaierai de ne plus revenir que sur les films significatifs des prochaines séances.

Sinon je retourne aux petits déjeuners, si les auteurs se dévoilent plus, je posterai le complément d'informations.

Annecy 2008

Ils ont des chapeaux bleus, vivent les fous d'anim


Voici quelques photos du pique nique des fous d'anim qui a eu lieu sous un soleil éclatant, presque brûlant. On a eu pas mal de monde sur la pelouse humide. Et j'ai eu droit à un chahut collectif organisé par Jane et ses complices : des grands chapeaux de napoléon bleus qui ont interpelé tous les passants... hi hi hi...

Annecy 2008

Petits déjeuners des réalisateurs, nouvelle formule !!


Qu'on se le dise, les petits déjeuners avec les réalisateurs de la compétition de la veille n'ont plus lieu au Bistro Romain mais au bar du Bonlieu, moins clos, moins intime, et l'intervieweur n'est plus Serge Bromberg mais Laurent Valière, qui se tire bien de cette tache ardue, surtout que ce matin c'était pas facile... Car ce matin seuls trois réalisateurs sur 11 films étaient présents. Outre le spectacle toujours efficace de Bill Plympton, rompu à ce genre de pratiques, on a eu droit à des interviews mollassonnes de Iriz Paabo (le film sur le Hockey) et de Arthur Metcalf (Fantaisie in BubbleWrap). Ces rendez-vous sont assez interressant pour qui veut vraiment comprendre les motivations des auteurs et le contexte de production de leurs films. Pour la canadienne c'est d'ailleurs assez affligeant, un an de recherche et de production pour un film qui n'est rien d'autre qu'une recherche visuelle sur un sport prétexte. "Elles sont belles les bulles" - oui ? merci.
Suivant...

On y a appris que le jeune américain, exterminateurs de bulles sort d'une école religieuse, qu'il fait de l'animation après quelques cours, a travaillé avec son frère qui a fait les images et qu'il a fait juste les voix et les animations des visages sur Flash et composité pendant 2 mois les images sans connaitre la fonction "stabilisation de mouvement" d'After Effects vu qu'il a galéré pour retoucher les vibrations de la caméra (sic).

Bill nous a lui appris que le personnage du chien s'inspirait d'un chien qu'il avait eu enfant, que beaucoup y voyaient une métaphore de G.Bush, ce qu'il assume volontiers, qu'il fait maintenant ses films en numérique ("c'est moins cher") et qu'Annecy est son festival préféré. Il a aussi affirmé qu'il était content de son sort s'il pouvait faire 2-3 courts par ans et un long tous les deux ans, qu'il n'avait aucune envie d'être riche comme Lasseter ou Groening (hi hi)
Je ne peux m'empêcher de remarquer perfidement que sur les 11 réalisateurs de la séance d'hier il y avait 5 français et qu'aucun n'était présent, ni à la projection du soir, ni au petit déjeuner... hmm ?

Annecy 2008

Le ciel est à voir par terre


Il a plu.. beaucoup...

Annecy 2008

J'ai fait 12 séances en deux jours, aujourd'hui je me repose un peu -_-




Comme d'autres l'ont fait avant moi, je ne vais pas rentrer dans les détails, je dis vite fait ce que j'ai pensé des séances que j'ai vues.

Les couleurs de l'Inde, films étudiants : une séance un peu longue avec du bon et du moins bon, j'ai bien aimé les films en sable animé, un autre en peinture... le premier film j'ai dit que ça faisait un peu "kinder surprise" avec les déclinaisons de ganesha en plein de personnages, mais les couleurs n'étaient pas inintéressantes...

Films d'étudiants en compétition : euh, y'avait quelques films sympa comme passe-vite avec des légumes en stop-mo qui passent dans des tuyaux, camera obscura, un film en image de synthèse et pvr en noir et blanc que j'avais déjà vu avec un aveugle qui fait apparaître des gens et des animaux en bois... Il y avait des choses intéressantes ou curieuses, c'est vrai que de voir un combat de robot et de géant tout à coup, c'était euh bah intéressant... Il y avait des choses plus plasticiennes ou sensibles mais c'était assez anecdotique, c'est pas des films qui me font réfléchir. Il y avait aussi des choses vraiment pas terribles, en particulier O VOO qui cumule tout ce que je n'aime pas dans un film, un type rêve qu'il saute du toit de sa maison et s'envole... C'est très typé série télé, j'aime pas du tout ça, ça me donne une impression de malhonnêteté, et puis à la fin évidemment il se réveille et saute vraiment de sa maison... débile. Et puis la musique... pff -_-

Deuxième journée : J'ai vu Idiots and angels, j'ai bien aimé, c'était sympa à regarder, un peu drôle. c'est peut être pas super original les ailes qui poussent, un anti-héros cruel dans un bar avec des personnages cupides, mais la façon dont Bill Plympton le fait, ça l'est un peu quand même, et puis j'aime bien la bande son... Je me suis demandé c'était qui les anges et les idiots, la fille est à la fois idiote et angélique, d'ailleurs c'est un peu macho, et puis les ailes franchement, elles tuent beaucoup de monde quand même hein... enfin bon -_-

Sita sings the blues c'était marrant et il y avait de très belles séquences oniriques, cosmiques, métaphysiques quantiques astropiro-plastiques. Les personnages étaient représentées de pleins de façons différentes selon que le récit se déroulait en plusieurs modes, c'est intéressant, on passait d'une sensibilité à une autre. Le film n'est pas long mais on a l'impression qu'il l'est, ça se traîne un peu, mais le coup de l'entracte je trouve ça sympa.

Byosoku 5 centimeters est un film de Makoto Shinkai composé de trois histoires courtes. Makoto Shinkai pour ceux qui connaissent pas, c'est de la pure japanim' avec des histoires d'amour de lycéens à l'eau de rose, généralement des histoires d'absence ou de séparation dans lesquelles les personnages livrent leurs impressions en voix off ou en s'écrivant des lettres... Il fait des couleurs en infographie avec pleins d'effets de lumières et c'est assez contemplatif avec de beaux décors détaillés et il joue beaucoup sur la météo : neige, pluie, ciel très beau etc. Bon moi les histoires d'amour ce n'est pas forcément mon truc mais j'ai bien aimé, parce que c'est le genre de films qui s'attarde sur des émotions du quotidien qu'on a tous connues et qui interpellent notre mémoire sensorielle. Il montre ses personnage en situation de doute, d'incertitude par rapport à l'avenir de leur relation, l'amour à distance cela suppose une projection de soi et du rapport à l'autre dans une perspective assez abstraite qui donne le vertige. Dans la première histoire, le héros prend le train pendant des heures, il neige, on le sent stresser, et en même temps c'est très beau, on retrouve certaines sensations qu'on a quand on voyage, entre l'anxiété et la contemplation... Je peux moins m'identifier au reste (une jeune fille qui s'interroge sur son avenir et qui essaye un garçon gentil mais un peu froid et distant), mais c'était joli et sympa, et puis j'aime bien les fusées qui décollent, c'est une image d'émancipation et tout ça...

Pour la séance citoyenne, il y avait de bonnes choses (notamment monsieur Cok ^^) et c'était varié (l'année dernière on nous avait servi une dizaine de films qui étaient presque tous les mêmes, à la fin on finissait par détester même si c'est très bon). Donc j'ai bien aimé Ferailles même si j'ai rien compris (je pensais à autre chose) c'était joli, el empleo aussi dans lequel les gens ont des emplois aussi variés que porte-manteau humain, lampadaire humain et conte-poid d'ascenseur humain. Il y a eu des problèmes techniques pour le cadenas, on a dû le voir deux fois alors que le son était trop fort et que c'était quand même pas un film super intéressant... Euh il y avait un film en noir et blanc où les séquences s'enchaînent avec des transformation, je me rappelle plus le titre mais c'était sympa à regarder.

Courts métrages en compétition 1 : En fait il n'y a rien qui m'a vraiment marqué, même si les films sont biens réalisés, très beaux et tout ça, et que je sais m'adapter à plusieurs sensibilités différentes, je n'ai rien vraiment vu qui m'emballe personnellement. C'est pareil pour la séance des films d'étudiants, j'espère que je vais voir des choses qui m'intéresseront d'avantage dans la semaine... La maison en petit cube valait le coup d'oeil, même si là encore c'est du dessin animé traditionnel bien cleané et tout ça, pas forcément ce que je préfère, mais l'idée et l'histoire étaient poétiques. Un vieil homme qui doit sans cesse construire un étage suplémentaire à sa maison parce qu'une inondation fait monter l'eau au fil des années. Finalement il fait une plongée avec un masque et une bouteille et il visite sa maison et ses souvenirs. Berni's doll était certes bien réalisé, mais j'ai l'impression qu'il a simplement eu une idée,, qu'il l'a exploité, est allé au bout, mais c'est tout, ça n'exprime rien de sincère ou de réfléchi.

La séance des films d'étudiant en compétition 2 c'est pareil, c'était pas mauvais mais je suis un peu déçu, je reste sur ma faim. Certains films ont été très applaudis, y compris par Cobayanim, parce qu'ils étaient sensés être drôles, mais moi ça ne m'a pas vraiment fait rire... fantaisie en papier bulle peut être un peu mais bon... j'ai quand même crier "assassin !" quand le réalisateur s'est présenté. Le petit chaperon rouge c'était space donc intéressant, mais sans plus. Y'avait un film avec un chien qui errait dans la ville aussi qui était sympa. Certains films purement visuels ou esthétiques n'ont pas plu à Cobayanim ou à d'autres sur ce blog, c'est vrai que c'était pas extraordinaire mais l'esthétique c'est bien aussi, on peut aussi apprécier des films qui n'ont pas de sens.

http://img183.imageshack.us/img183/7/dscn1354vk1.jpg

Annecy 2008

CMC01 Courts métrages en compétition, programme 1


La voila, la sélection si sélective, premier programme du festival, extrêmement hétérogène... jugez-en

Contre la montre de Michaël LE MEUR (France)
2007, 01 mn 19 s

Version 3D du célèbre Harrold Loyd suspendue aux aiguilles de l'horloge, un extraterrestre en combinaison est en équilibre sur les chiffres d'un affichage digital qui se décompte. C'est pas laid, c'est pas bête mais c'est assez passe partout...



Berni's Doll , de Yann J. (France)
2007, 11 mn 30 s

Un homme laid, au travail répétitif, sans ami(e)s, se paye une poupée gonflable réduite à sa plus simple expression (un buste avec fesses et seins). Il coule des jours heureux avec le morceau de plastique animé d'un vie propre. Il finit par lui acheter des membres (bras, pour faire la vaisselle et le repassage (sic)), des jambes fuselées en bas résille puis une tête (on notera qu'il choisi le modèle "asiatique"). Bien sur quand la poupée trouve la vue, elle s'enfuit en voyant le pauvre moche.
Le film est une habile exploitation du sordide, c'est rythmé, un peu comme un clip de De Crecy qui est à la production. A noter que le film a été interrompu un première fois et rediffusé...


KJFG No 5 de Alexei ALEXEEV (Hongrie)
2007, 02 mn 10 s
Court métrage hilarant et bref représentant trois animaux faisant de la musique dans les bois. Un chasseur survient, les animaux se cachent. Difficile d'en dire plus, j'aime beaucoup ce genre de grand éclat de rire absurde. Par contre d'où vient ce titre ???

Ha'aki de Iriz PAABO (Canada)
2008, 04 mn 52 s
On dirait que j'ai de plus en plus de mal avec les films estampillés ONF, celui-ci est en fait une stylisation géométrisante d'un match de Hockey. En gros c'est une débauche visuelle de filtres Photoshop et d'effets de particules sur des image rotoscopées de Hockey sur glace. C'ets esthétisant, propre, net.
Mais pourquoi ?


La maison en petits cubes de Kunio KATO (Japon) 2008, 12 mn 03 s
Un vieil homme se retrouve un matin les pieds dans l'eau. Il se décide à construire sur son toit un nouvel étage à sa maison pour pouvoir échapper à la montée inéluctable du niveau de la mer. Déménageant ses objets, il se retrouve obligé de plonger dans sa maison et on se rend compte que celle ci n'est qu'une immense tour dont chaque étage a représenté une étape de sa vie évoqués par des Flash-back.

Le film est une belle représentation d'un histoire familiale, sensible et mélancolique sans tristesse. En plus il est bien construit et d'une beauté plastique et d'animation assez saisissante.
C'est beau et intelligent ce qui explique que j'ai voté pour lui sur la petite fiche.


7 More Minutes de Izabela PLUCINSKA (Allemagne) 2007, 07 mn 20 s
Quatre touristes échapés d'un accident fugace en début de film, se déshabillent lentement au bord de la mer puis y disparaissent corps et bien. Déroutant film en pâte à modeler, je n'ai pas compris le fond du film et je n'ai pas été sensible à la forme.

Fantaisie in Bubblewrap de Arthur METCALF (US) 2007, 04 mn 21 s
Génocide en direct de bulles de papier bulle par des mains anonymes et sadiques. Rires dans la salle, les bulles sont personnifiées par une bouche et deux yeux et leurs dialogues de fin du monde recensent tous les poncifs américains des carnages de cinéma. Je suis très mal à l'aise par rapport à ce genre de truc, sorte de gag malsain, ni drôle ni bien fait, qui me laisse perplexe face au sens de l'humour de certains de mes contemporains...

Hot Dog de Bill PLYMPTON (US) 2008, 05 mn 20 s
Un chien crétin (forcément vous me direz.. c'est un chien) veut devenir pompier. Il s'incruste lors d'une sortie du camion rouge et se distingue par son courage et sa bétise. On s'en doute dès le début, il essaiera d'éteindre une flameche en urinant dessus, mais c'est assez drôle et diablement efficace. Et c'est du Plympton (Mais c'est du Plympton ?).

Soudain de Vân TA-MINH (France)
2007, 01 mn 20 s
Très bref exercice de création automatique en animation, un simple trait noir et blanc crée des formes qui se combinent et se déclinent. Comme en plus c'est très court ET muet, la salle a ricané très tôt. On est perplexe devant la sélection en compétition de ce qui ressemble à un esthétique mais très vain exercice d'animation.

Le jour de gloire... de Bruno COLLET (France)
2007, 06 mn 30 s
Honnète (et bien pensante) évocation de la guerre de 14. Des hommes de glaise émergent d'un sillon de labour et se faifillent dans des boyaux terreux et humides pour finir dans un assaut meurtrier et revenir à la terre. Le plan final montre un poilu de monument devant lequel passent des voitures, forcément insensibles.
C'est un beau film de mémoire, un peu décevant (trop court ?), qui peine à retransmettre le gigantisme du carnage du début du siècle dernier mais qui est plein de fulgurances efficaces et belles.

Uralin Perhonen de Katariina LILLQVIST (Finlande)
2008, 25 mn 33 s
Comment décrire ce film sans tomber dans le ridicule ? Voyons... une sorte d'officier russe, centaure dont le postérieur est une valise, achète un jeune asiatique à un chamane, celui-ci le sodomise puis meurt fusillé, renaît en papillon, etc... Trop long film hermétique, en stopmotion, avec des poupées assez sympathiques mais inexpressives. On n'y comprend rien, ça fourmille de symbolique à deux sous, un portrait de Karl Marx, des cartes de Madagascar... Va comprendre...

Annecy 2008

Pique Nique plotch plotch


Avis aux fous présents, si le temps se met à la pluie sur le courant de 12h-12h30, le picnic de fousd'anim sera simplement annulé. La pelouse du Paquier a déjà absorbé les averses d'hier, si le temps semble plus clément ce matin, de lourds nuages sont bien menaçants au loin.

Ça serait dommage mais on ne va pas se manger de la salade à l'eau et du pain mouillé les pieds dans l'eau pour le plaisir d'être ensemble.
Wait and see...

Annecy 2008

Ron pich


La nuit mouvementée, courte, la digestion, font de la séance de 14 la plus propice à des petites pertes de consciences... hi hi.. Pardonnez la mauvaise image mais je n'allais pas les réveiller ni perturber la projection des films de télévision avec mon flash.

Annecy 2008

Scoop #1


Ouais, bon c'est pas vraiment un scoop mais j'ai été surpris de voir l'affiche...

Annecy 2008

Hoooooo... une coupure!


Aujourd'hui j'ai eu au moins 6 problèmes techniques dans les différentes salles du festivals (BONLIEU/DECA, je n'ai pas encore explorer plus loin). Notons une coupure de courant EDF pour la séance de 21H dans la grande salle avec un court-métrage rediffusé, les génériques des Gobelins coupé et pas relancé, la séance sur LES VALEURS DU TRAVAIL avec un film non projeté, un autre arrêté avant la fin et remis au début, des problèmes de son pendant SITA...

Je ne me souvenais pas de tant de problèmes liés aux projections l'année dernière... C'est dommage, surtout pour les réalisateurs sélectionnés. Heureusement Monsieur COK est passé impeccablement ^^

Demain matin premier ptit déj' en compagnie des réalisateurs de court-métrages et PITCH de Club dead.

Annecy 2008

Premier compte rendu pas fini


L'année dernière je n'avais pas eu mes réservations, cette année on dirait qu'ils ont lu mes messages haineux sur le forum de zeweb parce qu'ils insistaient bien en disant qu'il y avait mes réservations dans l'enveloppe etc. Par contre lorsque j'ai voulu prendre mes réservations supplémentaires, ils m'ont dit d'attendre en raison d'un problème technique, hahaha ! Mais je les ai eues -_-

J'ai commencé le festival avec les trois brigands. J'étais plutôt sceptique par rapport aux images que j'en avais vues, et même sur le scénario puisque je n'avais pas lu le bouquin et je me disais qu'une petite orpheline avec des couettes et une robe rose qui séduit les trois barbus accompagnée de sa poupée, ça n'allait pas m'intéresser. Je pensais aussi que la séquence d'introduction était mieux dessinée alors que le film serait plus classique. La musique était entraînante, la mise en scène était un peu décalée avec un ton particulier, drôle, et finalement je me suis vite dit que le film allait me plaire. Il y avait de beaux décors détaillés avec pleins de petites animations, de détails à regarder, et puis des petites scène burlesques. En fait, c'est un film très politique, il dresse une sorte de portrait schématisé du capitalisme, la tante machin représente la classe possédante, propriétaire des moyens de production (l'orphelinat est une sorte d'usine à fabriquer des sucreries) et les orphelins sont un prolétariat exploité qui produit une richesse qui n'est pas redistribuée (puisque la tante se gave pendant qu'ils bouffent de la purée). A la fin bien sûr, c'est la révolution, la démocratie, le partage des richesse, l'autogestion etc. bref j'ai levé le poing, j'ai chanté l'internationale et je suis sortir de la salle d'excellente humeur... sauf peut être le sort de la tante que j'ai trouvé trop cruel, mais bon c'est souvent comme ça...


J'ai été à la séance spéciale Zbig, c'était très sympa. En fait ils n'ont pas montré tous les films en entier, c'était un montage assez bien fait avec des extraits entrecoupés. Il y avait aussi des extraits de clips. Comme c'est des effets spéciaux, j'ai pensé que ça relèverait plutôt de la performance ou de la prestidigitation, mais ces films produisaient un effet pictural intéressant, parfois saisissant. Il y avait aussi de la poésie, surtout dans les expérimentations musicales. Il joue beaucoup sur les cycles, les répétitions, avec l'idée de la vie qui suit son cours et tout ça. Il développe aussi une vision que j'ai trouvée peut être un peu caricaturale des rapports entre hommes et femmes. Il n'y avait pas de sous-titre, c'est un peu dommage même si la plupart des films étaient sans parole, je n'ai pas tout compris au dernier.


La séance spéciale Purves était aussi intéressante, même si à la fin je commençais à en avoir un peu marre de toutes ces chansons d'opéra. Il s'inspire beaucoup du spectacle vivant en général. Les marionnettes étaient très belles, réalistes, vivantes avec une mise en scène rythmée et ingénieuse.

Avec Cobayanim et les autres on a réussi à avoir les invitations de dernière minute pour la séance d'ouverture avec Valse avec Bashir. C'est un documentaire intéressant, y compris visuellement, sous la forme d'une investigation à travers différents souvenirs, rêves et témoignages. On s'identifie assez facilement aux témoins ou autres personnes, le recours à l'animation et le passage par l'imaginaire permettent de se plonger plus facilement et plus entièrement dans les faits réels. Le documentaire s'attarde surtout sur le côté humain, comment les témoins ont vécu les évènements et continuent de les ressentir. Même si on nous explique le contexte historique et politique, ce n'est pas tellement un documentaire sur un massacre en particulier mais sur sur le massacre en général, le génocide, et donc la Shoah, et ce qui se passe dans la tête des personnes impliquées, sur la façon dont l'être humain gère ces expériences.


Voilà je continuerai mes comptes-rendus ce soir, je vous mettrai des photos dès que je peux...
Annecy 2008

Films de fin d'études en compétition. Programme 3.


C'est par cette projection que je commençai ma matinée.
Deux films auront particulièrement retenu mon attention : "My happy end" court allemand de Milen Vitanov, qui raconte l'amitié entre un chien et..... sa queue!! Traité dans une ambiance en noir et blanc, c'est une production qui révèle un réel talent d'animateur. D'une durée de 5 mns, on n'y s'ennuie pas une seconde. Les péripéties amenant le chien à découvrir sa queue et la qualité de l'animation sont là pour retenir notre attention.




"La main de l'ours", film Suisse de Marina Rosset est lui aussi un petit bijou de concision et d'efficacité. A noter un beau travail sur les ambiances colorées



C'était Jipé, en direct du Point presse du Bonlieu.

PS : Bref regard à l'extérieur avant de quitter la salle : le ciel s'assombrit, le vent se lève, la pelouse du Paquier se vide, l'orage gronde, les premières gouttes tombent ..... Je croise les doigts pour le "Picnic des Fous", programmé demain midi ;-)
Annecy 2008

Idiots and Angels


Voici Bill, le grand bill, le "gros" bill, qui obtient le tour de force d'être doublement présent cette année dans la compétition, section long métrage et section courts métrages, nul ne sait s'il a le double de tickets resto mais ça le vaudrait bien.
;) Alors Bill était dans la salle ce matin au décavision, soulignant la solennité de cette première projection européenne en 35mm de son film, son préféré, celui qu'il veut si différent, plus sombre, idiots and Angels



Le film raconte le quotidien morne d'une sorte de VRP qui se réveille, prend sa douche puis sa voiture pour écluser des verres dans un troquet sombre. Les personnages sont comme sur une scène de cabaret, au nombre de quatre ; une grosse cliente qui joue aux cartes, le patron du troquet, sa femme, jolie fille qui balaie le plancher, plus un client de passage.

Le VRP est méchant, vulgaire, bagarreur. C'est le Mauvais, celui qui devra chercher la rédemption, même si finalement tous les personnages sont peu amènes, les "idiots" du titre c'est eux tous. Car le VRP a des ailes qui lui poussent dans le dos, des ailes molles et spongieuses qu'il cherche à masquer et découper mais qui reviennent. Dotées d'une personnalité propre, les ailes sont Bonnes et empèchent le personnage de faier ses habituelles mauvaises actions.
Les ailes, après avoir provoqué la moquerie grimaçante des habitués du troquet vont provoquer l'envie du patron, personnage odieux et cupide. Voila pour l'histoire qui se termine étonnament en happy-end classique.

Pour le reste, le film est du Plympton pur jus, on y retrouve les cadrages grand angulaires, les visions subjectives délirantes (on boit en voyant la partie inférieure de la mâchoire, on regarde au travers des paupières...), les personnages caricaturaux et grimaçants, marshmallows extensibles.
Le dessin est parfois un peu paresseux ou alors il y a une volonté de stylisation qui est effectivement un peu nouvelle pour ce que j'en connaisse. La gamme colorée est plus terreuse, plus sombre mais on reconnaît le style si caractéristique du grand monsieur.

La musique est assurée par Tom Waits, un gars sympa qui a accepté de lui faire un prix vu qu'il n'a pas d'argent (l'anecdote est de lui) et de Pink Martini groupe polyphonique dont fait partie son frérot (autre anecdote du monsieur).

Pourquoi n'ai-je pas adhéré alors ? Parce que j'aime Plympton sur du sprint, ses claques drôles comme des strips, qui usent une idée jusqu'à la corde. Le film est un peu trop sombre, misanthrope, l'étant moi-même j'aime mieux qu'on me présente mes contemporains comme des gens intelligents et positifs plutôt que comme la brochette de crétins cupides qu'ils sont probablement. La rédemption incroyable, le rachat final, le thème même me semblent incarner un peu trop une morale judéo-chrétienne un peu éculée, l'idéal étant visiblement d'avoir un petit pavillon de banlieue avec un jardin fleuri et une jolie femme dans son lit. Après tout pourquoi pas.

Mais de la part de l'incarnation de l'Amérique anticonformiste, délirante et drôle, j'espérais autre chose, sans trop savoir quoi.

Le site officiel ? Quand même...

Annecy 2008

Cocktail bling bling


Voici quelques images du cocktail qui a eu lieu à la Mairie après la soirée d'ouverture. J'y suis allé par curiosité, après tout je n'aurai probablement pas la chance d'y être invité de sitôt. J'ai fait la queue au buffet pantagruélique, avalé une tranche de rosbif et suis parti sur la pointe des pieds pour ne pas déranger les grands.
Ah si... j'ai frôlé Matt Groening (flou sur la photo). Mais zewebanim exhibait fièrement sa carte de visite ce matin... hé.

Annecy 2008

Waltz with Bashir




Film dense et très intense, Walz with Bashir de Ari Folman raconte l'histoire d'un israelien qui, confronté au cauchemar d'un ami, se demande pourquoi lui n'a pas de souvenirs ou de hantise de la guerre du Liban qu'il a faite également, soldat de Tsahal de 19 ans au début des années 1980.
Une vision le hante finalement, il se voit sortir de l'eau et confronté à une foule de femmes fuyant sous des fusées éclairantes. Il va essayer de déméler les souvenirs qui lui manquent avec la peur sourde qu'on comprend au fur et à mesure de découvrir s'il a participé d'une manière ou dune autre aux massacres des camps de Sabra et Chatila au Liban, qui le mettrait douloureusement en parallèle avec les nazis que ses parents avaient fuis.
Délicate et subtile enquête sur soi même, le film se construit par les souvenirs de vétérans, anciens amis, journalistes et compagnons, dénichés un peu partout, de la Hollande à Israel avec qui le réalisateur va essayer de recomposer ses souvenirs.
C'est donc une leçon d'histoire contemporaine et un film sur la guerre, sur l'absurdité et l'horreur, la lâcheté et la bétise qui ne s'étend pas sur les enjeux de cette dernière ni même ne la contextualise, mais c'est surtout un film sur la mémoire, l'analyse (au sens psychanalytique) d'un soldat qui a gommé les instants douloureux de sa jeunesse. Il n'est pas complaisant par rapport à l'armée israélienne, ni avec les palestiniens et surtout pas avec les chrétiens militants du fameux Bashir.

Techniquement les séquences sont traitées en animation "cutout", délicat travail de compositing animé avec des séquences de toute beauté bien qu'inégales. Le directeur de l'animation tenait à faire savoir qu'il n'y avait pas de rotoscoping utilisé pour le film. Certaines séquences, avec la musique, ont un pouvoir captivant et fascinant. Le film gagne en réalisme suivant le déroulement du film ; au fur et à mesure, les contours noirs et les images contrastées disparaissent au profit d'images plus terreuses jusqu'à la séquence vidéo finale extraite de reportages d'archives.

Il est difficile de sortir du film, un noeud dans la gorge, il a fallut un moment pour que la salle explose d'applaudissement avec une standing ovation pour le directeur de l'animation qui était dans la salle.
Le film n'est pas à mettre devant tous les yeux, il y a des séquences éprouvantes et/ou terrorisantes, mais je vous recommande d'aller le voir lors de sa sortie en salles, le 25 juin.

Le site officiel français, pour voir.

Annecy 2008

Les fous communiquent.


ça y est, depuis hier aprés-midi, nous avons l'autorisation (officielle s'ouplait) de déposer nos flyers "fous d'anim" et "bonapartistes" sur les différents présentoirs du Bonlieu et du MIFA ainsi qu'à la boutique. Chaque début de journée est donc marquée maintenant par la sacro-sainte cérémonie du dépot des cartes sur ces "superbes" étagères métalliques.

A noter que depuis cette année, le Festival demande plus de 330,00 euros!!!! pour déposer des cartes com. dans les casiers du Bonlieu et du Mifa. Ici, on a le sens des affaires et des petits profits. Votre asso. favorite se contentera donc des portants gratuits ;-)

PS : A noter, sont présentes, sur ce magnifique cliché flou, les cartes com du projet de notre ami Suki : "Club Dead", dont il aura à défendre les couleurs demain matin, au MIFA, entre 10h00 et 12h00.



Annecy 2008

Sita Sings the Blues


Hahaa.. enfin la projection attendue du fameux Sita sings the blues de Nina Paley. Attendu parce que le film a été presque totalement autoproduit par le petit bout de femme qu'est la réalisatrice, venue faire une petite révérence sur la scène du Bonlieu avant la projection.



Le film ? Une bonne surprise. L'histoire :
Trois indiens racontent avec un anglais à l'accent si caractéristique (revoir Peter Sellers dans The Party) se dont ils se souviennent sur la légende de Sita, femme de Rama, avec des hésitations, contradictions.
Incarnation de la vertu, Sita suit son mari dans un exil de 14 ans, se fait kidnapper, libérer par Hanuman, le dieu singe, répudiée ensuite par son mari elle mettra deux enfants au monde avant de disparaître.
Parallèlement, une jeune américaine va suivre son ami en Inde où il est envoyé pour son travail.
Leur relation s'altère tout doucement et le parallèle entre Sita, la légende indienne, et Nina l'américaine, est appuyé par un certain nombre de séquences brèves d'animation de factures diverses.

Le film a une véritable générosité dans sa forme, très varié dans le style, les séquences contemporaines sont traitées en animation "rough" et photomontages, les séquences de légende réutilisent des illustrations traditionnelles de l'inde, parfois très variées (dessins stylisés, très réalistes, photomontages, statuaires...) qui entretiennent une sorte de confusion, ce qui fait aussi l'originalité c'est que de longues séquences traitées en animation vectorielles gémoétrisantes sont chantées, avec de vieux blues de 1926 à 29, la voix de la chanteuse étant prêtée à Sita, d'où le titre... hé.

Alors oui, le film n'est finalement que l'apitoiement un peu impudique sur sa rupture amoureuse d'une jeune bobo américaine, l'action est délayée et utilise tout un tas d'astuces pour arriver à une longueur standard (le coup de l'intermède de 3 mn en plein milieu du film, les séquences chantées un peu répétitives, les redites) mais le montage parallèle est efficace, didactique et drôle. Je dois avouer que je suis assez preneur de ce type de film où on apprend des choses tout en racontant un histoire qui n'a finalement d'importance que pour l'artiste même.
Donc une curiosité, je doute que le film sorte des circuits de la distribution confidentielle et pourtant je le conseille et j'aimerai bien le montrer à des connaissances, surtout avec l'emergence indienne actuelle comme en témoigne le thème d'Annecy de cette année...

Annecy 2008

Ma chambre


Que votre curiosité soit satisfaite, voici ma chambre au Balladin de Cran-Gevrier...

Oui, c'est pas tout près du Bonlieu, je n'ai pas l'expérience de Muiye qui a demandé à avoir un hôtel pas trop loin du centre. Mais je m'en contente. :D

Annecy 2008

Début de festival


Pause de 16h, j'en profite pour poster quelques impressions depuis dimanche soir. Premier fait marquant du Lundi matin : Serge Bromberg habillé à l'indienne, toujours en train de traduire en anglais, et qui au cours de la journée nous joueras également du piano sur Fantasmagories de Cohl pour la séance d'ouverture ( oui parce que nous avons réussi à entrer héhé)



Découverte du générique de présentation des sponsors, réalisé par les réa de MANDARINE AND CO. Générique qui peut se chanter, d'ailleurs je l'ai dans la tête depuis hier et je le chante à tue-tête dès qu'il passe (CNC, communauté d'agglomération d'annecyyyyy,you you, ... ministère de la cultuuuure et de la communication tadam dam...). Des séances en Anglais où j'ai presque tout compris (je n'avais pas pensé à regarder, c'est vrai que Annecy c'est international).
Très bonne surprise pour Les trois brigands, le festival commençait bien. S'enchaîne une grosse déception pour Nocturna, la découverte de Barry Purves, Valse avec Bashir et LA séance des films d'étudiants de 23h dans la grande salle.

Ambiance de folie, peut-être même un peu too much, la dame qui présente les films au micro a demandé à la salle de ne pas perturber la séance (et on lui répondit avec des cris de singe...). Pour les programmes en détail Tony postera d'ici ce soir un compte-rendu plus détaillé, mais nous nous souviendrons tous du film MUSCLE MAN d'un étudiant coréen, film de mécha old school qui ravira les fans du genre. Et pendant ce temps là les fêtes commencent sans nous à l'Impérial... Forcément notre Mr people Zewebanim y est invité et nous parle de coup de champ coulant à flot... Zeweb qui a décidé de me piqué mon magnifique bonnet chat pour la semaine (et il a beaucoup de succès avec, sisi)



Et déjà les soirées barbecue au Belvédère et autres soirées se profilent à l'horizon.
Horizon très changeant, variant hier de la pluie à la grosse chaleur, espérons que le soleil d'aujourd'hui nous accompagnera jusqu'à la fin de la semaine. Ce matin ce fut une séance sympa de films de fin d'études indiens, puis à 14H le fameux film SITA SINGS THE BLUES. Qui s'avère être un film fort sympathique! Sita chante donc le blues, un peu trop à mon goût (2 chansons de trop je dirais), nous fais rire et navigue entre différents styles en ne nous perdant pas, bien au contraire! Une fois la narration mise en place je me suis laissée prendre par ce conte indien mêlé de vie personnel de la réalisatrice. Quand on sait que ce film est auto produit et fait pratiquement seul... Le film ne sera sûrement pas visible sur les grands écrans français, mais espérons qu'il sera visible sur le net.

Je vais essayer de bronzer...

Annecy 2008

Peur(s) du noir. Long métrage en compétition


Je me suis arrangé à me trouver dérangé en allant revoir Peur(s) du noir.
Noirceurs et éblouissements, veloutés et morsures, tout contribue à valoriser ces exceptionnels jeux des clair-obscur, à enchainer des rapports brusques, à nous retenir dans le ballet des ombres, à violenter notre oeil, notre conscience. Imaginez que ce qui vous poursuit n'est pas de clore une des ces histoires, mais bien de vous laisser emporter à votre tour au coeur de ces angoisses, de ces cauchemars cassants que rien ne peut chasser!

Entre malaise et jubilation, vous ne choisirez pas, vous deviendrez accro, comme moi, de ces troublantes fictions!

Annecy 2008

Petit mot du paquier...


Un petit billet au sortir de la projection des films publicitaires bollywoodiens et juste avant de m'engouffrer dans la grande salle pour Sita sings the blues. Je suis kataplonk, modeste étudiant en première année animation aux Gobelins et encore euphorique de la sélection de Quidam dégomme, mon film de fin d'étude, dans les films de fin d'études (ça par exemple) programme 3. J'ai pu découvrir Piano No Mori, long métrage japonais, relativement classique sur la forme mais fort appréciable sur le fond, pour peu que l'on soit sensible aux belles et classiques mélodies pianesques... L'aspect un peu premier degré de certaines scènes est heureusement et la plupart du temps torpillé par une dérision très sympathique. Puis, une scéance juste splendide sur l'oeuvre de Zbigniev Ribjinski (je m'aplatit d'excuses pour l'orthographes mais pas le temps de vérifier). Le bonhomme évoque un michel gondry de l'est, j'ai découvert avec surprise tous ses clips des années 80, mais quelle imagination !! Je m'arrête là, veuillez excusez la platitude de certaines analyses mais la scéance n'attend pas ! Argh attendez moi les copains...

Annecy 2008

J'aime pas les "BOP" et les fusées qui font mal aux yeux...


J'ai mal à l'œil gauche, je sais pas quel modèle c'était mais un mauvais pliage a dû contrarié la trajectoire initiale de la dite fusée. Ajouter à ça la pluie de "BOP" (petits sons répétés en chœur dans la salle)... Je sais pas Qui a poussé le premier "BOP" dans une salle et à l'occasion de quel festival mais c'est devenu une tradition. Pour me venger je vais voir "Ken le survivant"!

Mais sinon c'est très bien Annecy! Ce soir je vais pouvoir assister à WALTZ WITH BASHIR en ouverture (sur invitation). Le film était à Cannes cette année, je l'ai raté mais il y a eu beaucoup de bruits autour. Beaucoup de bruits pour rien car le film n'a pas été au palmarès ce qui n'est pas forcément gage de "non-qualité", au contraire. Je reviendrai, avec quelque chose de plus intéressant.

Annecy 2008

Films de Télévision. Programme 1.


Bon, ben voilà, j'en sors. Comme d'habitude, ce genre de programme, c'est toujours un peu la loterie. Parfois, on adhère; parfois, on s'endort!!..... Pas de réelles surprises pour ce premier programme. Quelques productions m'ont tenu éveillé cependant :
1- "La tête dans les flocons" : Pour ceux qui connaissent "Panique au Village", cette série, produite par "Vivement lundi" en reprend les grands principes : petits bonshommes en plastique, humour décalé et animation minimaliste. Cela reste efficace mais sans surprise donc.
2- "Blaise le blasé" : série franco-canadienne au graphisme quelque peu conventionnel mais plaisant, dépeint par des situations bien choisis et des dialogues ciselés le monde de l'adolescence : la relation avec l'autre, la famille, etc... Le ton utilisé et les situations décrites détonnent quelque peu avec la production télévisée habituelle, ce qui peut apporter un certain intérêt à cette série que je connaissais pas, par ailleurs.
3- "Les Lascars" : de Boris Dolivet, Rémi Zaarour et Laurent Nicolas. Nouvelle saison pour cette série qui s'annonce encore plus soignée que la précédente (en attendant le long-métrage rentré maintenant dans sa phase de production). Graphisme toujours aussi percurtant, casting des voix impeccables,... moi j'adore.
et enfin,
4- "Moot-Moot", projet initié par nos célèbres duettistes Eric et Ramzy. Personnellement, je suis assez réfractaire à leur humour mais je vous avouerai que l'épisode montrée cet aprés-midi m'a décroché quelques sourires. Cette critique du monde de la mode et des ses dérives avec, en guest-star un Karl Lagerfeld "moutonné" sonne assez juste. Pour le reste, je reste persuadé que le format choisi (13 mns) est trop long pour ce genre de production.
Voilà, ayant ensuite procédé au rituel de tout bon festivalier, à savoir la micro-sieste, je ne suis plus en mesure de vous parler de quoi que ce soit de la séance. C'était Jipé, en direct du Bonlieu. A vous les studios!!

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Annecy 2008

LMC3 Nocturna


(dernière reprise des "critiques" du forum, je vous invite à aller voir le fil de discussion pour voir ce que les autres en disent)

Nocturna, un film de Adria Garcia et Victor Maldonado



Je l'ai vu en salle et mes enfants et moi sommes tombés sous le charme. C'est une belle histoire, un enfant qui doit affronter sa peur du noir (décidément), belle interprétation poétique de la nuit (explication de pourquoi on a des chaussettes dépareillées, qui fait grincer les branches des arbres ou claquer les volets...), rythme prenant sans être syncopé.

J'ai juste beaucoup de mal avec le design des enfants genre obèses hydrocéphales... Je ne sais pas pourquoi mais ce style qui me semble avoir été incarné par les Gobelins il fut un temps me dérange fortement. En plus je trouve que la personnalité du petit Tim qui est censé être "différent" des autres enfants ne s'exprime en rien graphiquement. Tous les mômes se ressemblent... Sans compter ma déception à la vue du fameux Moka, le grand maître de la nuit, dont la fadeur du design me semble une faute de goût.. le gérant des heures nocturnes est juste un mec avec un chapeau, genre chirurgien..

Puis des détails ; le ronfleur est un personnage à deux têtes, une qui fait "rrrr" l'autre "pffff (siffle)" mais le design est passe partout, les deux têtes sont identiques alors qu'on aurait pu imaginer plus de fantaisie graphique (une tête porcine, une tête d'oiseau, que sais-je...)...

Mais sinon c'est un très bon film, original et fantaisiste.

Annecy 2008

LMC6 Chasseurs de Dragons


(reprise)
Chasseurs de Dragons
film de Guillaume Ivernel et Arthur Qwak




Je rejoins les critiques élogieuses qu'on a entendu un peu partout, le film est beau, bien animé et les personnages sont attachants.
Je regrette un peu le manque de contextualisation de l'univers ; on est projeté dès le début dans un univers post-apocalyptique en lévitation où des morceaux d'architectures monumentales se baladent et se percutent comme dans un champ d'astéroïde à la Mario-Galaxy, le tout peuplé de dragons bizarres.

Mais soit... on n'a pas trop de mal à intégrer cette attraction plus-si-universelle fantaisiste où on retrouve donc un trio de branquignols ; un gros balèze traumatisé qui se balade avec des aiguilles à tricotter, un petit malin qui fait le bonimenteur et une petite bestiole bleue qui pisse le feu et s'exprime par borborygmes.

Chasseurs de dragons itinérants en mal de contrats, le trio loue ses services aux habitants de ce monde étrange, chassant des dragons aux formes variées (vomissant, électriques, gigantesques...).
Ils se retrouvent embringués, derniers chevaliers malgré eux, dans la mise à mort d'un dragon légendaire qui s'éveille tous les 20 ans, affublés d'une princesse garçon manqué en mal de grands faits de chevalerie.

Si le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, l'aventure est plaisante et offre son lot de scènes grandioses et de gags gentillets. Un bon spectacle familial.

Pour finir les critiques, j'ai trouvé que des scènes au début étaient vraiment un peu trop sombres et empêchaient de profiter de ce qu'elles avaient à dire, c'était peut-être du à la projection. Mais certaines animations sont vraiment de grande qualité, des animations faciales et expressions vraiment chouette, les scènes finales rendent bien compte du gigantisme du "boss de fin"...
Les doublages sont bons aussi. Un film qui n'a pas volé son succès.

Annecy 2008

LMC2 Peur[s] du Noir


Peur(s) du Noir



Je suis d'accord pour dire que le "film" est assez inégal. J'ai trouvé que les intermèdes de Di Sciullo, s'ils allègent par l'humour et la légèreté des propos tenus, ne sont jamais que des interpolations de formes faites dans flash parfois superbes mais le plus souvent pas géniales.. Donc bof, et c'est dommage tant j'admire par ailleurs l'oeuvre du monsieur (voir son site www.quiresiste.com).

Je suis également soufflé par le saucissonage du Blutch et du Marie Caillou qui ont été montés ensemble avec d'autres intermèdes alors que le Mattotti, le Burns ou le McGuire ont droit à être proposés d'une traite. C'est étonnant et je trouve ça vraiment dommage. Si le but était d'homogénéiser le "film" c'est pas trop efficace parce que c'est aussi ce qui m'a un peu décontenancé ; si la forme donnée par la musique (excellente) et l'emballage (©Robial excellent comme toujours) sont homogènes, le film est plus un ensemble de courts métrages mis ensembles... Enfin, certes c'est le principe même, mais il me semble qu'il aurait été interressant que les six films aient un truc en commun, un accessoire, un début, un personnage, une image... Il me semble que le thème ne suffit pas à en faire un tout indissociable surtout qu'il est traité de manière assez hétéroclyte.

Sinon j'ai trouvé le Mattotti somptueux, le Burns tout ce qu'il y a de plus malsain, comme sa bande dessinée (en l'occurence dans le contexte c'est plutôt un compliment). On a reproché une animation rigide, mais je trouve que c'est finalement une interprétation assez juste de son univers. Le Blutch, si on pouvait l'apprécier dans ses conditions de découpage, est très réussi, tout à fait épouvantable et pervers. On notera que c'est l'auteur lui même qui fait les "dialogues" avec son fils... Brrr. Quant au McGuire il est absolument fabuleux, un modèle d'immersion dans un univers pour la majeur partie suggéré, un travail graphique superbe, une bande son épatante...
Par contre "le" Marie Caillou ne m'a pas touché, l'univers de l'illustratrice est affadi sans son coté géométrique-décoratif et la gamme de valeurs est terne, en gris chauds sans blanc ni noir. En plus les histoires de fantômes japonais c'est vachement cliché et le traitement pas particulièrement convaincant... J'ai même trouvé les designs pas chouette alors que son 'loup' était un de mes préféré.

Enfin par dessus tout, ce que je trouve réussi c'est le travail d'adaptation. Pour être un grand amateur des productions graphiques d'illustration et de bande dessinée, j'ai trouvé que les univers des auteurs, à part pour Marie Caillou, était extrêmement bien adapté. Et c'était souvent une gageure pour Blutch, Mattotti ou Burns. Chapeau. Bravo à tous les fous au générique (Monkey, Gojira, Gerem...) et à tous les autres.

Donc un peu décevant parce qu'inégal mais une bonne moitié géniale.

Annecy 2008

LMC5 Tous à l'Ouest


Voici encore une reprise d'un petit billet du forum. A vous de compléter dans les commentaires.

A la projection lors de sa sortie du nouveau Lucky Luke by Xilam (réalisation Olivier jean-Marie) j'ai souris et mes enfants aussi, en fait j'ai eu très envie d'aimer inconditionnellement ; fan du personnage, de la série de bandes dessinées (Ah.. le vingtième de cavalerie, la fantaisie et l'humour de Goscinny, le trait vif de Morris) mais je ne peux m'empêcher d'être déçu. Oui...





Autant je trouve que la série a réussi à créer des scénarios originaux en respectant la personnalité des bandes dessinées, autant je trouve que le film ne fait que recenser les thèmes éternels déjà déclinés à l'envi... Lucky Luke se retrouve encore une fois à escorter une caravane de pionniers vers la Californie avec un escroc qui a tout intérêt à ce que les pionniers s'arrêtent en chemin. On est donc dans les thèmes abordés par les albums la Caravane, Ruée sur l'Oklahoma, Les collines noires, alerte aux pieds bleus...

On a droit aux éternels braquages de banque des Dalton, bagarre en saloon, attaque des indiens, pugilats entre Averell et Jo, "ride" dans une mine désafectée, ruée vers l'or...

Pas grand chose de nouveau sous le soleil du Far West en somme.
Là où le film trouve un ton c'est surtout dans les scènes de début, parodie des Blues Brothers avec poursuites dingues en voitures dans New-York mais aux références un peu subtiles pour des enfants.

J'ai aussi trouvé que l'animation ©Xilam était un peu trop à l'image de ses autres séries (Oggy, les zinzins..) ; grimaçante, outrée, caricaturale... qui donne à tous les personnages une personnalité de baudruche qui se contorsionne à la moindre occasion.

Sinon un petit court métrage avant le film montre un Rantanplan rappeur absolument extra mais - pareil - parodiant les clips de rappeurs avec des références un peu subtiles ou carément vulgaires...
Quant aux génériques ils sont excellents, vectoriels, en jaune et noir, signés de l'excellent Piano...

Dernier détail ; on remarque les caricatures des auteurs originaux en portiers au tout début du film, gentille référence.
La caractérisation vocale est elle aussi très bonne, je trouve même Lambert Wilson plus convaincant que DeCaunes en lonesome cowboy.

Annecy 2008

LMC9 Die Drei Rauber


Je reprends ici la petite note que j'avais mise sur le forum après avoir vu le film en salles...

Die Drei Rauber, Les trois Brigands, film de Hayo Freitag



J'y suis allé méfiant outre mon incommensurable dévotion au génie graphique et humain de Tomi Ungerer (Nos années de Boucherie est un de mes livres cultes), la critique de Télérama laissait imaginer le pire.

Et bien moi j'ai bien aimé et je le recommande.
Je ne raconte pas l'histoire, simple et célèbrissime.

L'adaptation est assez osée et ne garde l'original que comme un vague modèle, une architecture globale.

Pour le reste la réalisation a ajouté des personnages (un gendarme, un cocher genre "igor" de Frankenstein et une acariâtre maîtresse d'orphelinat) qui ne sont pas vraiment dans le "ton" du livre mais ne trahissent pas vraiment l'esprit Ungerer... D'ailleurs c'est ça qui est étonnant, le film exploite bien l'imaginaire de l'artiste mais plus de ses autres livres que des 3 brigands même. On retrouve par exemple dans les décors d'une grande richesse les mini-saynètes ou détails absurdes qui sont une des touches d'Ungerer (un robinet sur un arbre par exemple).
Et le travail de décor et de couleur est vraiment remarquable dans ce film qui compte nombre de longs travellings et scènes contemplatives. On y retrouve même un esprit «Driessen» si je puis m'exprimer ainsi : des scènes où les personnages évoluent dans un décor séparé en deux ou quatre surfaces distinctes, un traitement de tracé un peu vibrant, une animation tout en rebonds.
La frise dégoulinante est d'ailleurs une de ces idées de mise en scène sympathique (n'en déplaise à Télérama) qui souligne l'ambiance de l'orphelinat et s'ajoute à un tas de mini-trouvailles rigolotes (la licorne, géniale, la marche des chevaux, la musique...).

D'ailleurs ce qui marque bien l'intelligence de l'adaptation c'est que le narrateur est Ungerer lui même avec son grave accent alsacien et que le livre est retraduit fidèlement dans son graphisme au début (contextualisation des personnages) et à la fin (morale). Ungerer qui a participé à l'élaboration de cette adaptation, consulté, le maître pete-sec n'a donc pas pu être trahi.

Alors bien sur on a un peu l'impression que l'action est délayée, que le film aurait pu être plus court ou qu'il y manque un peu d'action (l'usine de betterave aurait pu être le lieu de ces séquences) mais j'ai trouvé le film réussit et avec le modèle dont il est issu ça n'était pas donné...

Annecy 2008

LMC8 Piano no Mori


Piano no mori (le piano de la forêt)

Film japonais de Masayuki Kojima, distribué par Kaze SAS, animation réalisée au studio MadHouse



L'histoire raconte la vie de deux jeune étudiants japonais qui apprenent le piano de manière différente. Shuhei amamiya est le fils d'un grand pianiste et l'apprend depuis son plus jeune age. Sans réellement apprécier ce qu'il fait il exécute des interprétation techniques et justes.

A l'opposé, Kai Ichinose est une jeune mauvaise herbe, garçon absentéiste, sorte de Huckleberry Finn nippon. Il joue aussi du piano mais de manière enthousiaste et transportée sur un piano moisi perdu dans la forêt.
Le film a donc une base assez classique relevant de l'opposition entre l'inné et l'acquis, un génie sauvage contre un technicien redoutable.
Amis, les deux jeunes se comprennent et s'estiment et s'opposent lors d'un concours national.
Je ne vous raconte pas la fin, assez prévisible de toute manière comme le film qui n'est finalement rien d'autre qu'une variation sur le thème de KaratéKid. Car le jeune fougueux se fait aider d'un ancien virtuose international qui s'est enterré comme prof de province après un terrible accident (sob) et à qui appartient le piano dans la forêt (haaaa, c'était çaaaa)

J'avais assez peur au début d'écouter des interprétations "senséments" virtuoses à la Clayderman, ce qu'on a au début. Ensuite on tombe plutot dans le didactique, initiation généraliste à la Grande Musique, Beethoven, Mozart et bien sur Chopin.

bon, pour ça c'est plutot efficace, surtout pour une génération de gamins qui n'ont de rapport avec cette musique que par la publicité... Sinon le film est assez plaisant, dans sa construction classique, l'animation et l'image sont formatés japanim ; les décors tirés au cordeau, avec des perspectives parallèles et des animations aseptisées très proches de ce qu'on a pu voir dans La traversée du temps par exemple. Rien de novateur.

Mais c'était mon premier film cette année, peut-être qu'en fin de semaine je me serais simplement endormi :)

Annecy 2008

La panoplie du festivalier


Voici la panoplie des festivaliers, version hype, celle des sélectionnés... Ta tsiiin. Je suis fier de voir ça au moins une fois dans ma vie, mon accréditation orange, je la garderai encadrée quelque part...



On a donc comme toujours l'Officiel, le guide MIFA (pour les accrédités MIFA), l'Essentiel, le guide des conférences, une accréditation (dont la couleur révèle la catégorie), un sac assez pratique pour une fois (j'ai pris rose mais il y a d'autres couleurs), les billets des séances. En tant qu'invité en compétition j'ai aussi les préciseuses invitations à tout un tas de soirées (20 ans de supinfocom, ouverture Mifa et surtout soirées de cloture et d'ouverture), sans compter les 18 tickets repas de 6€...
:D

Annecy 2008

Arrivée à Annecy, dimanche 15h


Alors voila, après un voyage de dix heures en bus, nous avons foulé du pied la pelouse du paquier, avec un ciel lourd et des montagnes denses. On a toujours un petit pincement à revoir Annecy et humer cette ambiance fraiche mais lourde.





Le pré-repas des fous d'anim a eu lieu dans un resto du centre historique d'Annecy. On avait prévu 24 couverts et nous n'étions finalement que quinze, plus babass qui nous a rejoint plus tard. Le restaurateur faisait donc un peu la tête mais la soirée a néanmoins été très agréable.



Annecy 2008

Dimanche - Starting blocks


Avec Tony nous avons le wifi dans la chambre, incroyable mais vrai! Après cette journée bien remplie je fais donc un dernier effort pour écrire le premier post en direct d'Annecy. Réveil difficile ce matin après une nuit où je me réveille toute les heures en me disant que je vais oublier quelque chose... Et bien j'ai oublié ma carte bleue -_- (heureusement j'avais pris mon chéquier...). Départ Gare de Lyon. Dans le train nous croisons Cheval, Meule et Zeweb en pleine forme, en train de squatter le wagon restaurant. Trio re croisé maintes fois dans la journée, squattant un bar de la rue piétonne... Cette année j'avais opté pour un vrai lit, fini la tente sous la pluie avec les grosses limaces le matin et les vêtements humides. Cette année studio grand luxe avec baignoire à 2km de Bonlieu. Très vite objectif BONLIEU, découvrir le nouveau sac, est-ce que cette année il y aura une soirée étudiante, est-ce que l'on va croiser des têtes connues? Alors pour le sac cette année il existe en 3 coloris : rose, qui part très mal, violet, qui part très bien, et orange. J'ai refusé le rose et exigé un violet. Heu sinon c'est assez moche, France Télévision a mis des visuels heu... hideux? Enfin ça donne pas envie de regarder TOOWAM. Pour la soirée étudiante cette année c'est mort. "Ha non vu ce qui s'était passé l'année dernière ils n'ont pas eu envie de re tenter". Tony derrière moi me dit qu'il ne faut pas tirer sur une ambulance, mais j'ai tout de même envie d'ajouter un ironique merci à l'étudiante des Gobelins qui nous a privé de ce plaisir (une sombre histoire de fausse noyade avec intervention des pompiers...). Et pour les têtes connues on en a croisé des tas! C'est ça qui est bien avec Annecy, se sentir en famiiiiille, là tous avec nos badges (bleu étudiant, c'est vrai que c'est moins classe qu'un badge de sélectionné). Après avoir retiré toutes nos résa internet (3 maxi par journée) et nous être muni d'un plan, nous sommes repassé à la location nous reposé un peu avant le resto du soir. A 19h30 seul Cé était là. Finalement nous étions 15 puis 17, ce qui posa quelques problèmes puisque nous avions réservé pour 24, mais au final ce fut un bon repas, avec double ration de tartiflette et du beau monde. On a également eu le kit de cartes fous d'anim!!! (Ca mérite 3 points d'exclamations). Et on enchaîna à 22h30 sur le bar CAFE DES ARTS, ou les élèves de l'EMCA étaient déjà, où nous fûmes rejoints par Zeweb and co (qui avaient écumé des restaurants étranges et bu du groll, apparemment une spécialité alcoolisée de la région). Malheureusement pour l'instant nous n'avons pas de câble de transfert pour la demi-douzaine de photos compromettantes, mais nous allons en acheter un demain héhé ^^

Demain matin donc certains vont voir Piano no mori et d'autres Les trois brigands, séance de 10h30. Il est tard... Et demain le festival commence! PS : Demain je laisse poster Tony, il se moque de mon style "Florentine à Annecy" -_-

Annecy 2008

Really Simple Syndication (RSS) Fous d'Anim


Pour répondre à Neri et pour les autres aussi, le "blog" festivals fous d'anim a effectivement son flux RSS permettant de repérer et suivre l'actu dans un agrégateur RSS.

L'adresse est simplement
http://www.fousdanim.org/festivals/rss.php

D'ailleurs si vous avez des logiciels intéressants pour récupérer les flux RSS, n'hésitez pas à les conseiller en commentaire.

Annecy 2008

Premier "Sketchcrawl" à Annecy


A vos crayons, aquarelles et encres. Le "Sketchcrawl" visite Annecy le jeudi 12 Juin. Depart du pont des amoureux à 14h.

Bannister et Dick Pose du collectif Flight organisent le premier "Sketchcrawl" à Annecy. Un "Sketchcrawl", c'est tout simplement un groupe de gens qui se reunissent afin de faire un "compte rendu pictural" des lieux visités.

Vous trouverez plus d'informations par ici "Sketchcrawl Annecy". Je serai de la partie, vous aussi je l'espere.

Annecy 2008

Les bonnes questions à se poser avant le départ.


Aux questions : Parapluie ou pédalo entre 2 projos? Doudoune ou maillot? Raclette ou salade? Vin chaud ou cocktail?… voici la réponse :

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Annecy 2008

Fous d'anim communique à Annecy


L'association Fous d'anim a décidé de mettre le paquet à Annecy 2008 : édition de cartes de visites, flyers, cartes postales, tout un tas de supports publicitaires qui seront diffusés dans le festival.

Bon... tout un tas c'est beaucoup dire, disons qu'on a 800 de ces flyers format A6 :

Au passage merci à SUKI et Rémi Juillet pour nous avoir autorisé à utiliser les illustrations qu'ils avaient fait pour le site.

Et pour soutenir mon film (Portraits ratés à Sainte Hélène) - qui est "produit" par Fous d'Anim - et communiquer sur les défidéfous, l'asso a aussi payé l'édition d'un peu plus de 500 cartes postales, deux modèles existants, pour pouvoir écrire à vos copains :)

On espère que cette première incursion dans le monde de la communication papier sera efficace et ramènera quelques visiteurs au site. Mais en fait pourquoi ? On n'a pas de publicité, ni vraiment d'intérêt à voir le site submergé de visiteurs ? Heu... en fait c'est surtout pour voir l'activité du site reconnue et espérer que les professionnels nous considérent et nous donnent par conséquent quelques informations ou tuyaux sur leurs production futures. C'est aussi pour démarcher éventuellement d'autres festivals et assurer une couverture de ceux-ci.

On verra bien ce que ça donnera.