Annecy 2008
Premier compte rendu pas fini
Par Tony, mardi 10 juin 2008 à 20:32
L'année dernière je n'avais pas eu mes réservations, cette année on dirait qu'ils ont lu mes messages haineux sur le forum de zeweb parce qu'ils insistaient bien en disant qu'il y avait mes réservations dans l'enveloppe etc. Par contre lorsque j'ai voulu prendre mes réservations supplémentaires, ils m'ont dit d'attendre en raison d'un problème technique, hahaha ! Mais je les ai eues -_-
J'ai commencé le festival avec les trois brigands. J'étais plutôt sceptique par rapport aux images que j'en avais vues, et même sur le scénario puisque je n'avais pas lu le bouquin et je me disais qu'une petite orpheline avec des couettes et une robe rose qui séduit les trois barbus accompagnée de sa poupée, ça n'allait pas m'intéresser. Je pensais aussi que la séquence d'introduction était mieux dessinée alors que le film serait plus classique. La musique était entraînante, la mise en scène était un peu décalée avec un ton particulier, drôle, et finalement je me suis vite dit que le film allait me plaire. Il y avait de beaux décors détaillés avec pleins de petites animations, de détails à regarder, et puis des petites scène burlesques. En fait, c'est un film très politique, il dresse une sorte de portrait schématisé du capitalisme, la tante machin représente la classe possédante, propriétaire des moyens de production (l'orphelinat est une sorte d'usine à fabriquer des sucreries) et les orphelins sont un prolétariat exploité qui produit une richesse qui n'est pas redistribuée (puisque la tante se gave pendant qu'ils bouffent de la purée). A la fin bien sûr, c'est la révolution, la démocratie, le partage des richesse, l'autogestion etc. bref j'ai levé le poing, j'ai chanté l'internationale et je suis sortir de la salle d'excellente humeur... sauf peut être le sort de la tante que j'ai trouvé trop cruel, mais bon c'est souvent comme ça...
J'ai été à la séance spéciale Zbig, c'était très sympa. En fait ils n'ont pas montré tous les films en entier, c'était un montage assez bien fait avec des extraits entrecoupés. Il y avait aussi des extraits de clips. Comme c'est des effets spéciaux, j'ai pensé que ça relèverait plutôt de la performance ou de la prestidigitation, mais ces films produisaient un effet pictural intéressant, parfois saisissant. Il y avait aussi de la poésie, surtout dans les expérimentations musicales. Il joue beaucoup sur les cycles, les répétitions, avec l'idée de la vie qui suit son cours et tout ça. Il développe aussi une vision que j'ai trouvée peut être un peu caricaturale des rapports entre hommes et femmes. Il n'y avait pas de sous-titre, c'est un peu dommage même si la plupart des films étaient sans parole, je n'ai pas tout compris au dernier.
La séance spéciale Purves était aussi intéressante, même si à la fin je commençais à en avoir un peu marre de toutes ces chansons d'opéra. Il s'inspire beaucoup du spectacle vivant en général. Les marionnettes étaient très belles, réalistes, vivantes avec une mise en scène rythmée et ingénieuse.
Avec Cobayanim et les autres on a réussi à avoir les invitations de dernière minute pour la séance d'ouverture avec Valse avec Bashir. C'est un documentaire intéressant, y compris visuellement, sous la forme d'une investigation à travers différents souvenirs, rêves et témoignages. On s'identifie assez facilement aux témoins ou autres personnes, le recours à l'animation et le passage par l'imaginaire permettent de se plonger plus facilement et plus entièrement dans les faits réels. Le documentaire s'attarde surtout sur le côté humain, comment les témoins ont vécu les évènements et continuent de les ressentir. Même si on nous explique le contexte historique et politique, ce n'est pas tellement un documentaire sur un massacre en particulier mais sur sur le massacre en général, le génocide, et donc la Shoah, et ce qui se passe dans la tête des personnes impliquées, sur la façon dont l'être humain gère ces expériences.
Voilà je continuerai mes comptes-rendus ce soir, je vous mettrai des photos dès que je peux...
J'ai commencé le festival avec les trois brigands. J'étais plutôt sceptique par rapport aux images que j'en avais vues, et même sur le scénario puisque je n'avais pas lu le bouquin et je me disais qu'une petite orpheline avec des couettes et une robe rose qui séduit les trois barbus accompagnée de sa poupée, ça n'allait pas m'intéresser. Je pensais aussi que la séquence d'introduction était mieux dessinée alors que le film serait plus classique. La musique était entraînante, la mise en scène était un peu décalée avec un ton particulier, drôle, et finalement je me suis vite dit que le film allait me plaire. Il y avait de beaux décors détaillés avec pleins de petites animations, de détails à regarder, et puis des petites scène burlesques. En fait, c'est un film très politique, il dresse une sorte de portrait schématisé du capitalisme, la tante machin représente la classe possédante, propriétaire des moyens de production (l'orphelinat est une sorte d'usine à fabriquer des sucreries) et les orphelins sont un prolétariat exploité qui produit une richesse qui n'est pas redistribuée (puisque la tante se gave pendant qu'ils bouffent de la purée). A la fin bien sûr, c'est la révolution, la démocratie, le partage des richesse, l'autogestion etc. bref j'ai levé le poing, j'ai chanté l'internationale et je suis sortir de la salle d'excellente humeur... sauf peut être le sort de la tante que j'ai trouvé trop cruel, mais bon c'est souvent comme ça...
J'ai été à la séance spéciale Zbig, c'était très sympa. En fait ils n'ont pas montré tous les films en entier, c'était un montage assez bien fait avec des extraits entrecoupés. Il y avait aussi des extraits de clips. Comme c'est des effets spéciaux, j'ai pensé que ça relèverait plutôt de la performance ou de la prestidigitation, mais ces films produisaient un effet pictural intéressant, parfois saisissant. Il y avait aussi de la poésie, surtout dans les expérimentations musicales. Il joue beaucoup sur les cycles, les répétitions, avec l'idée de la vie qui suit son cours et tout ça. Il développe aussi une vision que j'ai trouvée peut être un peu caricaturale des rapports entre hommes et femmes. Il n'y avait pas de sous-titre, c'est un peu dommage même si la plupart des films étaient sans parole, je n'ai pas tout compris au dernier.
La séance spéciale Purves était aussi intéressante, même si à la fin je commençais à en avoir un peu marre de toutes ces chansons d'opéra. Il s'inspire beaucoup du spectacle vivant en général. Les marionnettes étaient très belles, réalistes, vivantes avec une mise en scène rythmée et ingénieuse.
Avec Cobayanim et les autres on a réussi à avoir les invitations de dernière minute pour la séance d'ouverture avec Valse avec Bashir. C'est un documentaire intéressant, y compris visuellement, sous la forme d'une investigation à travers différents souvenirs, rêves et témoignages. On s'identifie assez facilement aux témoins ou autres personnes, le recours à l'animation et le passage par l'imaginaire permettent de se plonger plus facilement et plus entièrement dans les faits réels. Le documentaire s'attarde surtout sur le côté humain, comment les témoins ont vécu les évènements et continuent de les ressentir. Même si on nous explique le contexte historique et politique, ce n'est pas tellement un documentaire sur un massacre en particulier mais sur sur le massacre en général, le génocide, et donc la Shoah, et ce qui se passe dans la tête des personnes impliquées, sur la façon dont l'être humain gère ces expériences.
Voilà je continuerai mes comptes-rendus ce soir, je vous mettrai des photos dès que je peux...
Festivals suivis

Commentaires
1. Le mercredi 11 juin 2008 à 07:45, par ce
2. Le jeudi 12 juin 2008 à 09:38, par Tony
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