Programme plus homogène, avec de bons films mais sans rien qui ne sorte du lot, ni qui ne soit catastrophique d'ailleurs...

Vibrant Gujarat de Mihir Upadhyaya
Inde 2007, 57s
Une danse, des musiciens tapent sur des percussions. C'est censé être du dessin sur papier, c'est de couleur terre-sanguine, c'est court. Ouf...


Arrosez les biens de __Christelle Soutif __
France 2007, 7mn51
Joli court en pate à modeler et ordinateur sur les travers de l'agriculture OGM et les biotechnologies. Un inquiétant maïs intelligent est cédé à crédit à un fermier dans la dèche. C'est militant mais drôle. Un bien chouette film.


The Old, Old, very Old man
d'Elisabeth Hobbs (UK 2007, 6mn)
Une belle fable sur un roi alité. Pour l'encourager à se lever, un de ses serviteurs lui emmène l'homme le plus vieux du monde pour le persuader qu'il a encore de beaux jours à vivre. Le film est en encre bleue sur un blanc type plastique ou céramique. Il évoque des porcelaines ou des carreaux de faïence mais sans leurs finesses, cela dit sans méchanceté. J'ai bien aimé, c'est drôle, moral et j'adore ces voix de narrateurs anglais si doctes, so british.

Pollenating
de David Montgomery (US 3mn, 2007)
Montage syncopé sur une musique stridente et hypnotique d'organes de fleurs, pétales et pistils.
Il en faut.


Keith Reynolds can't make it tonight, de Felix Massie (UK, 2007, 6mn)
Un employé de bureau croit avoir une promotion et espére séduire une demoiselle avec ses nouvelles fonctions. C'est un concurrent qui obtient le poste et aussi la fille. Par un enchainement d'actions sordides et meurtrières il se retrouve entre la vie et la mort. Le film est réalisé dans un Flash assez sommaire, des personnages-batons, avec des couleurs pour les différencier, un immeuble en coupe, de profil. L'histoire est astucieuse et pas ennuyeuse, c'est bien monté mais bon, c'est pas bien joli.


Chepogi de Leon Estrin (Russie, 2007, 13mn)
Un conte coréen, illustré en papier découpé. C'est beau, bien animé, dynamique, ça m'a beaucoup plu mais ça ressemble a pas mal de productions télévisuelles du même tonneau.

Crossing de Li Xiang (Chine, 2007, 57s)
Une pube pour inciter les chinois à traverser au feu-pieton vert, un gros robot traverse au rouge, une voiture lui arrache une jambe et après il est tout cassé. Mais qu'est-ce que ça fout là ?!?


Styri de Ivana Sebestova
Slovaquie 2007, 15mn
Dans une station balnéaire, des femmes vaquent à leurs occupations, avec diverses relations amoureuses et accidents. La scène est vue selon quatre points de vue différents qui éclairent les relations inter-personnages. C'est du papier découpé avec un style gouache un peu vieillot qui n'est pas sans évoquer les baigneurs de Fernand Léger, en moins massif. Sympa.


The Hidden Life of the burrowing owl
de Mike Roush (US, 208, 5mn)
Un faux documentaire qui montre un oiseau particulièrement rancunier qui échafaude un plan pour venger la mort de sa compagne. Prises de vue réelles avec animation cartoon du plus pur style américain. Je ne sais trop quoi en penser.
Et vous ?


Glow, de Jo Lawrence (UK, 2007, 4mn)
Film engagé qui évoque l'intoxication au radium des ouvrières d'horlogerie qui peignaient avec cette matière phosphorescente et irradiée les aiguilles de montre dans les années 20. Le film est en poupées aux têtes de sucettes sur lesquelles sont incrustées des images vidéo ou photographique. C'est triste et efficace. Sans plus.

La Dama en El Umbra de Jorge Dayas
(Espagne 2007, 14 mn)
Adaptation d'une nouvelle de Gaston Leroux, sordide histoire de naufrage qui évoque Poe, Hitchcock et Romero réunis. L'histoire est belle et terrible, la réalisation efficace mais le design et le rendu de cette 3D minimaliste et molle ne sert pas trop le propos. Dommage.
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Bon je ne sais pas si j'aurai le courage de traiter les prochaines séances aussi complètement. La fatigue commence à se faire sentir. J'essaierai de ne plus revenir que sur les films significatifs des prochaines séances.

Sinon je retourne aux petits déjeuners, si les auteurs se dévoilent plus, je posterai le complément d'informations.