Si j'avais déjà eu la chance de voir des soirées d'ouverture du festival d'Annecy, je dois dire que je n'avais jamais assisté au show final.

Arrivés à 20h, le public est disposé dans la salle selon la couleur de leurs billets, les bleus, ceux de réalisateurs en compétition ont le privilège de rester dans le quart inférieur de la grande salle du Bonlieu celle de 1000 places... En parallèle, la petite salle dipose d'une retransmission en temps réel par projection vidéo interposée.

Vers 20h30, le rideau s'ouvre et on a pu admirer le bric à brac Pier Import et Mondial Moquette réunis disposé sur scène pour évoquer l'Inde.

Tout au long de la soirée animée par un Serge Bromberg en grande forme et en tenue dorée de sultan nous avons eu droit à quelques projections exclusives :

  • l'introduction de Richard Williams à sa collection de DVD, 1mn30 de virtuosité illustrant exactement la couverture de son bouquin.

  • un morceau d'animatique bruitée en direct par le réalisateur de Presto, nouveau court métrage de Pixar
  • le court métrage en lui même, excellent exercice comique d'une efficacité redoutable montrant un prestidigitateur, ses chapeaux magiques et un lapin affamé.

  • une projection de Gertie le dinosaure avec Bromberg en dompteur à la place de Winsor McCay accompagné au tuba par David Silverman, réalisateur du film des Simpson.

Chaque film primé est cité en court extrait sur un petit écran sur la scène, le réalisateur ayant reçu son prix est prié d'y rester, dans un petit regroupement de chaises placés sur le coté.
le palmarès a été divulgué au fur et à mesure, les prix des partenaires, les prix du jury étudiant, des longs métrages puis des courts.

Quant au prix qu'on m'a donné je suis absolument ravi, je crois que je ne pouvais rêver mieux que ce prix de la première œuvre, monter sur scène, bafouiller un remerciement forcément incomplet (j'ai même oublié de remercier mon musicien Peter Orins, seule personne sur le film avec moi depuis le début, Peter ! pardonne moi !) sous les projecteurs et les applaudissements... Le plus impressionnant étant de se dire que ce sont des personnalités d'une exceptionnelle qualité qui ont pu trouver ce film estimable.. Zbig, Williams, Canemaker, Tanguay. Houaaaa.:X
Affublé de mon cristal, j'ai pu aller tranquillement boire une bière sur scène, sur une chaise donnée par un Barry Purves souriant, bientôt rejoint par jérémy Clapin.
Seule ombre au tableau et fausse note dans ce palmarès, le prix spécial du jury, un film assez moyen techniquement et adaptant une oeuvre littéraire préexistante. Une véritable interrogation pour beaucoup ici. D'autant que si Skhizein n'avait pas été élu par le public, cela aurait signifié qu'il n'aurait rien eu ce qui eut été proprement scandaleux pour le coup... Mais on ignore si le jury connaît lors de ses délibérations le prix du public et s'il fait ensuite en conséquence pour éviter que certains prix se recoupent.
Le grand prix de cette année, le film si joli du Japonais Kunio KATO, La maison en petits cubes, méritait cette attention. Le film est beau et intelligent, on lui souhaite une longue carrière internationale.
Les oubliés ? Chaman, de Luc Perez et Chainsaw de Dennis Tupicoff. C'est dommage mais c'est toujours comme ça...



Pour voir le palmarès complet, rendez-vous sur le site officiel du festival.

Dernière surprise, les collègues, copains, étudiants et fous d'anim avaient préparé une petite surprise au CHAMPAGNE près de la fontaine derrière le Bonlieu. C'était vraiment très émouvant et gratifiant, je ne pense pas avoir remercié tout le monde de ce soutien, ça m'a permi de passer ce festival de manière plus détendue. J'espère aussi que ces comptes-rendu vous auront fait un peu partager de cet évènement.