Donc j'en étais où... euh jeudi je suis allé voir la séance spéciale cinéCo(h)le... En fait j'ai pas envie d'en parler, mais je peux mettre des photos maintenant :






Ensuite il y a eu la séance Winsor McCay avec John Canemaker et c'était génial, d'abord parce que c'est agréable de voir les films de McCay sur grand écran, ensuite parce que la présentation était très bien faite et j'ai même pas eu besoin de traduction, John Canemaker articulait de sorte que même ceux qui avaient un niveau médiocre en anglais comme moi puissent comprendre. A la fin il a essayé de faire le show avec Gertie, mais ça ne marchait pas toujours bien bien à cause du texte qui s'affichait à l'écran.





Piano no mori : Je m'attendais à un film très classique et bourré de clichés, dans la lignée des autres films du genre, que je ne déteste pas d'ailleurs, c'est à dire une histoire d'amitié et de rivalité entre deux jeunes garçons... l'année dernière c'était Brave story. Je ne m'étais pas trompé, mais ça m'a plu, parce que c'était parfois très drôle et certains passages musicaux étaient vraiment enthousiasmants. Le plus fort surtout c'est quand les personnages sont dans une salle de spectacle avec un public assis sur des fauteuils roses... parce que j'étais dans la grande salle, et lorsque le public du film applaudissait, le public de la grande salle applaudissait aussi, et c'était comme si on était rentrés dans le film, c'était génial.

Courts métrages en compétition 2 : Tiens c'est bizarre j'aurais du faire ce compte rendu plus tôt alors que j'en ai déjà fait un pour le programme 3... C'est pas grave, j'ai bien aimé the old, old, very old man, un petit conte anecdotique et joli. Pollenating, qui montrait des plans avec des fleurs, était, d'après les notes que j'ai prises, sexuel mais pas érotique, et visuellement intéressant, avec un côté très pictural. Keith Reynolds can't make it tonight est un récit mis en scène et narré d'une façon que je qualifierais d'anthropologique, mais à part ça l'histoire n'était pas très intéressante. Chepogi, un film russe en papier découpé si je me rappelle bien, s'inspirait d'un conte coréen je crois, à moins que c'était une histoire inventée mais qui avait lieu en Corée ; c'était joli et sympa en tout cas. Glow je ne m'en souviens pas mais j'ai marqué sur ma feuille "super technique, poétique". Et en dessous pour la dama en el umbral, j'ai marqué *voix d'Obiwan Kenobi* "so uncivilized".

Films d'étudiants 4 : Qu'est-ce que je pourrais en dire ? Je n'ai même pas prit de notes... Soupe de Zlin était intéressant, mais j'ai trouvé que malgré tout le talent et l'inventivité de son réalisateur, ça tenait plus de la blague qu'autre chose, ça aurait pu être un film sarcastique, grotesque, absurde, décalé, drôle et moqueur mais par moment j'avais l'impression que c'était juste un délire d'étudiant sans réflexion et sans partage, peut être parce que j'étais fatigué. La queue de la souris, que je connaissais déjà, c'était pas mal, enfin c'était drôle, je crois, et puis les couleurs, très peu, trois ou quatre, dont 90% de noir, ça créait une esthétique... Le film coréen, Rub Out, avec un accident de train, c'était triste.

D'ailleurs ça m'a démoralisé pour la soirée, on est allé au café des arts :



Et j'ai écrit ça sur mon carnet : café des rats dans le brouillard qui vole au dessus de la pluie, les poux apprennent à nager.



Courts métrages hors compétition 3 : Casa de maquinas c'était impressionnant avec toute une machinerie en bois animée en stop motion... Rose Thieves était encore plus impressionnant, avec des peintures et la lumière du soleil qui s'animent sur les murs d'un appartement et qui transforment complètement l'espace. Fêlures était très bien réalisé avec une idée intéressante, il aurait eu sa place en compétition (comme tant d'autres films hors compétition d'ailleurs)...

Séance spéciale "Simpson extravaganza" : on est rentré avec une demi-heure de retard, on nous avait fait attendre dans la queue devant la porte, et une fois assis j'ai dû me contorsionner dans tous les sens pour échapper à l'odeur méphitique qui venait de derrière ou d'à côté de moi (je n'ai jamais vraiment su), sans doute le mélange de la transpiration et d'un parfum dégueu. Evidemment on est sorti également en retard à cause des questions que tout le monde posait à Matt Groening, ce qui m'a fait manqué le début d'une super séance de courts métrages hors compétition. J'aime bien les simpsons, et c'était amusant de regarder les extraits, et puis les doubleurs français faire une intervention au début, mais ça n'en valait pas la peine.





Courts métrages hors compétition 2 : J'ai manqué le début de la séance à cause de Matt Groening, et c'est bien dommage car c'était une excellente séance, donc je n'ai pas vu Fishing et je n'ai vu que la fin de Refreny qui avait l'air vraiment très beau. Par contre, j'ai vu Kodomo no keijijogaku, de Koji Yamamura (que j'aime beaucoup), et qui était euuuh génial, somptueux, magnifique, une suite d'idées graphiques animées sur le thème de la métaphysique de l'enfance. Les autres films étaient aussi très beaux ou intéressants, sauf les deux derniers que j'ai pas trop aimés. Je dirais que s'il y a deux séances à retenir en courts métrages toutes catégories c'était courts métrages hors compétition 1 et 2.

Courts métrages en compétition 4 : J'ai retenu en particulier Landing ligths, avec des avions qui traversent un immeuble la nuit comme des fantômes, ça faisait un peu vidéo d'art, et ça produisait un effet étrange de les voir passer à travers l'immeuble comme ça, on a tellement l'habitude de les voir s'écraser dans les films. S'ils s'étaient écrasés en fait j'aurais détesté, c'est sans doute pour ça que ce film m'a interpellé, mais j'en ai aussi apprécié la sensibilité, il y a quelque chose de très tactile, cela vient du graphisme et des couleurs (grises) je suppose, de la lenteur des avions aussi... et puis c'était assez beau les lumières, les vitres, la perspective... Operator était sympa, un type appelle les renseignements et demande à avoir Dieu et il lui demande des trucs idiots... C'est le même réalisateur que pour le film avec l'ours blanc qui vient s'excuser chez la femelle pingouin je crois, j'aime bien cet humour un peu absurde et détaché. Skhizein enfin était vraiment très bon, je suis assez surpris qu'il ait eu le prix du public, je pensais qu'il aurait le grand prix (même si mon préféré c'était Rybka) et que la maison en petits cubes aurait le prix du public... J'aime bien cette espèce de jeu de mot sur l'idée d'être à côté de soi

Films de fin d'étude 5 : j'aimais bien haaf and me, me demandez pas pourquoi, et puis dog qui était "mélancolique mais humoristique" comme ils disent. Plenilune, bon il en fait trop dans le pathos, c'est complètement mièvre, mais quand même, j'aime bien quand on réinvente le monde. Et c'est pour ça que j'aime aussi Tôt ou tard, dans lequel un écureuil et une chauve-souris actionnent les mécanisme qui font se déplacer le jour et la nuit autour de leur arbre. Un message impérial, très spécial graphiquement et au niveau du récit complètement absurde mais romantique, sur le sentiment d'insignifiance face à l'univers, à l'infini et l'absolu. Doxology, une "comédie expérimentale" en pixillation, valait également le coup d'oeil, et je me suis amusé avec the dream in the dream. Je dis amusé au sens où c'est moi qui me suis amusé avec le film et pas le film qui m'a amusé, mais je n'aurais pas pu le faire avec n'importe quel film alors voilà.

Quirino Christiani, le mystère du premier long métrage d'animation : un documentaire sur un réalisateur de la première moitié du vingtième siècle et j'ai pas tout compris parce que c'était en anglais et que c'était pas Canemaker qui parlait. Mais on le voyait travailler sur son banc titre avec des personnages en papier découpé, on voyait pleins de vieux trucs marrants, et puis euh c'était intéressant, je regarde des documentaires sur tout et n'importe quoi à longueur de journée en fait.

Hokuto no Ken : je n'ai jamais été fan de Hokuto no Ken, mais l'histoire que raconte le film, je l'avais déjà vue avant à la télé, je ne sais pas si c'était la série ou bien un autre film, enfin c'est pas grave, je ne m'en souvenais que vaguement et j'étais pas venu pour m'intéresser au scénario. En fait c'était très marrant parce que c'est super caricatural, même quand c'est sensé être triste on peut pas s'empêcher de rire.

Evangelion : 1.0 You are (not) alone : bon là par contre je peux dire que j'étais fan d'Evangelion quand j'étais gamin, et que le film reprend la série très fidèlement, c'est les mêmes plans, presque le même dessin, il y a quelques effets spéciaux en plus, quelques raccourcis dans l'histoire et des scènes en plus qui permettent de mieux comprendre, dont une qui est assez surprenante. En fait c'est exactement comme si j'avais ressorti les dvd pour regarder la série, ce qui a sur moi un effet euphorisant, rien qu'en écoutant les musiques de la série, c'est amusant de se rappeler et de retrouver les sensations qu'on a eues. Le film développe un peu plus la psychologie de Shinji, met en évidence sa lâcheté et la façon dont il va se résigner puis s'investir. L'idée d'Hidéaki Anno était de partir d'une situation très pessimiste avec des personnages qui ne maîtrisent pas la situation, qui ne sont pas à la hauteur. Moi j'ai trouvé ça sympa parce que ça me rappelle des souvenirs, mais je ne sais pas ce que j'en penserais sinon, on peut aussi se demander à quoi ça sert de faire des films alors qu'on peut regarder la série qui se suffit à elle même. Normalement il devrait y avoir plus de films originaux que de remakes et de dérivés de séries, je me demande si c'est le cas au Japon. En Europe, on fait aussi beaucoup d'adaptations de bande dessinée.

Je ferai un commentaire critique du palmarès plus tard si je n'ai pas la flemme.