Bon bin voilà, de retour de mon premier festival d'Hiroshima. J'y étais comme simple spectateur, étant dans la région cet été.

Un très bon festival qui ne dément pas sa réputation. Un festival de taille parfaite : ni trop petit (beaucoup de séances, de programmes, de réalisateurs), ni trop grand (on se croise facilement, les 'vedettes' sont abordables...)

Bon, alors d'abord un petit compte rendu des lieux et de l'organisation :

Les festival se tient donc à Hiroshima, ville qu'il n'est pas besoin de présenter. Il se tient à l'Aster Plaza", une sorte de grand palais des congrès, à deux pas du Parc de la Paix où se trouvent le mémorial aux victimes de la bombe, le 'dome de la bombe' et le musée correspondant. Le tout à 20mn à pied du centre ville.

L'Aster Plaza, c'est 3 salles de projection, une immense (la "grande"), une grande (la "moyenne") et une que j'ai pas vu et qui devait être genre la salle 300 d'Annecy. Le Hall principal contient plusieurs stands genre boutique d'Annecy, mais qui toutes réunies sont moins bien achalandées que la dite boutique. Un petit espace sur le coté réunit des stands d'écoles japonaises. Et dans les étages, des expositions (membres du jury et comité de sélections) et quelques petites salles de projo avec une vingtaine de chaises chacune : une salle de projo en relief (1) (avec entre autres le merveilleux "Moving Still" de Santiago CAICEDO DE ROUX des Arts décos, qui damnait le pion au Disney en matière de maitrise de la stéréoscopie), et surtout, deux petites salles à disposition de tout un chacun, pour 1/2 heure, pour montrer son travail. Vachement bien !

La grande salle :

Le festival est placé sous le signe de la paix, du désarmement et de la mémoire des victimes des guerres passées, en cours et à venir. Du coup, les pitreries de Bromberg ne sont pas de mise : on préfère l'opéra pour l'ouverture. Ça fait plus sérieux.

Organisation des séances : Les trois salles diffusent du matin au soir - avec cette notable exception que le soir, seule la grande salle fonctionne, en diffusant la compétition. Sinon, en journée, c'est des rétrospectives, des spéciaux étudiants, des panoramas, des programmes pour la paix (j'y ai enfin vu "Monsieur COK", annoncé "monsieur 'C' 'O' 'K'" !), une grande rétrospective Finlandaise (j'ai rien vu...) et des programmes spéciaux suivis de conférence/ présentations (principalement les membres du jury et/ou comités de sélection (J'ai assisté à Driessen, Piotr Dumala et - ma découverte - le serbe Rastko Ćirić)

Il y a eu aussi une grande rétrospective Tezuka (conférence décevante : ils avaient invités trop de gens (des pointures !) qui avaient donc peu de temps pour developper et en sont restés au niveau de l'hommage poli.). Et enfin un programme "Japan animation today" sur lequel je reviendrais.

En générales les séances sont très longues : entre 2 et 3 heures. Mais un entre-acte en milieu de séance permet de maintenir l'attention, et finalement, j'ai réussis à voir beaucoup plus de choses que dans un Annecy normal (où en général la fatigue me fait craquer très vite)

demain : les rencontres et les fêtes (et aussi LE point noir du festival)

après demain : la sélection (avec des infos sur les coulisses) et le palmarès

Jérôme

(1) relief, ou stéréoscopie, en Français. Stereoscopy or 3D Stereoscopy en Anglais. 3D dans quelques dialectes anglo-saxons technophiles. Bisous à Alexis.