Ottawa 2008
Ottawa 2008 - Compte rendu complet (Jour 1)
Par Çuikisouri, mardi 23 septembre 2008 à 16:42
Tout a commencé le mercredi 17, sous un beau soleil et un grand ciel bleu. J'avais récupéré la veille mon petit sac de festivalier qui comportait le programme, une revue Animation magazine, des aimants illustrées par des personnages cartoon network pour le frigo, une feuille d'érable qui pu pour mettre dans la voiture (ou dans les WC), un mini flipbook très pratique résumant les lieux du festival et le programme (le petit truc qu'il faut toujours avoir sur soi)
Mercredi 17 La j'étais paré. Le mercredi c'est un peu comme le lundi a Annecy mais en pire. Le programme est super vide car on attend surtout la cérémonie d'ouverture. En fait le lundi et jeudi, il y a des conférences télé en parallèle du festival, sorte de mini marché surtout important pour les producteurs/diffuseurs de séries. Comme le MIFA, ca oblige d'avoir un badge plus cher (environ 150 euros de plus) et seul les professionnels s'y rendent (Ca permet également le petit déjeuner gratuit et une croisière en bateau je crois). Enfin je sais pas trop a quoi ça ressemble mais ça se passe au château Laurier, l'hotel classe d'Ottawa.
Donc le début du programme commence à 19H00 avec la projection de Valse avec Bashir, au cinéma Bytowne, le cinéma "officiel" du festival je dirais, au même titre que Bonlieu à Annecy. Je n'avais pas encore eu l'occasion de voir ce film donc j'y suis allé. Déjà il faut savoir que, même si le français et l'anglais sont les langues officielles du Canada, les projections en Anglais ne sont pas sous titré français. Donc vaut mieux bien comprendre l'anglais. Donc le film commence, et je peux apprécier ce film qui a reçu de très bonnes critiques je pense. C'était un film tout à fait correct, mais je suis pas fan du choix narratif qui a été fait. Je le trouve mou et je trouve qu'il empêche un peu le spectateurs de se sentir proche de l'histoire. On se perd un peu a essayer de comprendre où le réal veut en venir. En fait j'ai surtout trouve les personnage pas du tout expressif. De belles images, de belles séquences, mais des personnages auxquels on ne s'attache pas. Et la fin très forte aurait été forte quelques soit les choix narratif du début je pense. D'ailleurs la fin ressemble beaucoup plus à une histoire qu'à un documentaire. Donc je sors de là en ayant l'impression d'avoir vu un film agréable mais pas si bon que ça.
A 21h00 débute la cérémonie d'ouverture qui correspond en fait à la projection du premier bloc compétition. Par bloc compétition il faut bien voir la différence avec Annecy. Annecy les types d'oeuvres sont regroupés dans des blocs (Série TV, court métrage, commercial, clip), à Ottawa les blocs comprennent tous les type. Par contre les catégories distinguent "court métrage narratif" et "court métrage abstrait ou expérimental". Seul les programmes "enfants" disposent de 2 blocs séparés, Série et court métrage.
Donc la cérémonie d'ouverture commence et Chris Robinson, le directeur artistique du festival (équivalent de notre ami Serge d'Annecy) prends la parole assez vite pour l'abandonner assez tard. Chris est une personne assez particulière dans sa façon de parler. On a pas l'impression qu'il fasse ça sérieusement, il met de grand silence dans son discours, ajoute des petites phrases qui n'ont rien à voir... C'est drôle parfois mais ça n'est pas très dynamique. Des phrases sur des singes et des bananes, des excuses qui n'en sont pas... L'arrivée de power rangers au milieu du discours. On va dire que c'est très particulier, très décalé... ahhh l'humour étranger... Bon au bout d'un moment, la séance peut commencer.
Chaque séance, comme à Annecy, est précédée par un générique présentant les sponsors puis un générique pour le festival (type gobelin sauf qu'il y en a une seul pour la semaine). Le générique présentant les sponsors est long et totalement inintéressant, sorte de cadre avec des mains qui marche au milieu d'une fanfare dans une sorte de cirque. Aucun intérêt mais quand on voit le nombre de sponsor (une quarantaine) on se dit que ca doit être chaud d'avoir une ambition type Annecy sans faire une animation de 10 minutes... On peut remercier l'état Français qui donne finalement beaucoup d'argent pour éviter la multiplication des sponsors à Annecy. Le générique du festival était à mon gout très moche, un style que je n'aime pas du tout, très américain (mais pas disney), une animation pauvre, un accouchement, un humour bof... Vraiment aucun intérêt.
Ensuite commence la séance (enfin) court métrage.
Jugglers, de Niven Wilson (USA) 7 min, encre sur papier (court étudiant)
Le concept de jonglerie d'une façon originale. Au lieu de balle on jongle avec des gens, ses propres mains, ses yeux... Au début le style m'a pas du tout plu mais finalement j'ai trouvé que ça marchait assez bien. Peut être légèrement trop long.
C'est toujours la même histoire, de Joris Clerté & Anne Morin(France), 5 minute, Ordinateur 2D (court narratif)
Déja vu et on en a déjà parlé sur le Forum. Un style très simple. Moi j'accroche pas plus que ça.
I slept with cookie monster, de Kara Nasdor-jones (USA), 3min, technique mixte (roto, dessin..) court étudiant
Un film sensible qui narre l'histoire du fille qui se marrie un peu à la va vite avec un homme mauvais et qui finalement réussi à refaire sa vie avec sa fille.
Casa de Maquinas, de Maria Lette et Daniel Herthel (Brésil), 5 minutes, Objet animés (court narratif)
Une sorte de machinerie permet de faire vivre une marionnette. Rien d'extraordinaire dans ce court si ce n'est le coté marrant de bricolage.
Thé Noir, de Serge Elissalsde (France), 5 minutes, encre sur papier (court narratif)
Un très bon court qui montre un homme qui aime le thé mais refuse d'en boire pour plein de raison abusives (importé de chine où des chinois aux mains sales l'ont cueillit du coup risque de maladie, ou se bruler la langue et perdre la notion du goût...). L'animation est très sympa, le style aussi. J'ai beaucoup aimé.
The Replicants 'user' de Edouard Sallier (France), 6 minutes, pixi, motion capture, ordi 2D (clip musical)
Un clip basé sur le principe du flipbook. Je suis pas fan (surtout des scènes érotique/porno dont je vois pas l'intérêt), ni de la musique.
Ah oui je zapp les pub dans les commentaires.
The heart of amos Klein, de Uri Kranot et Michal Kranot (Israel, France...), 15 minutes, techniques variées (court narratif)
J'ai beaucoup aimé ce court qui raconte un peu l'histoire d'un homme qui aurait été le précurseur du mur séparant Israël de la Palestine. C'est engagé, c'est sensible. Et en plus j'ai eu l'occasion de passer pas mal de temps avec le réal au cours du festival. J'ai apprécié.
La maison en petits cubes de Kunio Kato (japon), 12 minutes, pinceau, encre sur papier (court metrage narratif)
Le gagnant à Annecy cette année. Très poétique, un style chaleureux, tendre. Un peu trop gentil certains diront mais ça reste un très beau court.
Muto de Blu Blu (Italy), 6min 45, Peinture sur mur (court metrage abstrait) Quel travail, franchement à chaque fois que je le fois je me dis que le type qui a fait ça est un fou passionné... On en a déjà parlé dans les news... mais franchement ça veut le coup d'oeil et même plus. D'ailleurs il s'agit du gagnant du prix expérimental cette année.
Skhizein, de Jeremy Clapin (France), 13minutes, ordi 3D et 2D (court metrage narratif)
Un film vu et revu :). Faudrait qu'il arrête d'être dans chaque festival où je vais. Un très bon film évidemment, très apprécié du public si on prend en compte les fans qui se sont agglutinés autour de Jeremy durant le festival. Très bon accueil.
Oktapodi, de trop de gens des gobelins (France), 2 minutes, 3D (court étudiant)
Dynamique, assez beau, drôle, court. De quoi satisfaire beaucoup de festivaliers. Ca marche bien même si artistiquement il manque la touche "originale" je trouve.
Operator, de Matthew Walker (UK), 2 minutes, ordi 2D (court marratif)
Egalement vu et revu. Simple, humoristique et court. Je crois que si vous voulez être sélectionné à un festival, remplir ces critères permet d'en faire pas mal, et même parfois de les gagner.
Voila, le bloc 1 est fini, il est tard et il est surtout temps d'aller faire la fête dans un bar Lounge avec un très bon buffet pour se sustenter. Boisson offerte, musique un peu trop forte et plein de gens sympathique. Ca permet de faire les premières connaissances pour ensuite se revoir au cours du festival. Il faut savoir qu'il y a une "party" chaque soir du festival et que c'est vraiment sympathique même si on voit toujours un peu les même têtes. Je reprends la suite demain. Mais des photos du cinéma Bytowne pour la route
L'entrée

L'intérieur


Se reposer entre deux séance sur la pelouse du parlement

Mercredi 17 La j'étais paré. Le mercredi c'est un peu comme le lundi a Annecy mais en pire. Le programme est super vide car on attend surtout la cérémonie d'ouverture. En fait le lundi et jeudi, il y a des conférences télé en parallèle du festival, sorte de mini marché surtout important pour les producteurs/diffuseurs de séries. Comme le MIFA, ca oblige d'avoir un badge plus cher (environ 150 euros de plus) et seul les professionnels s'y rendent (Ca permet également le petit déjeuner gratuit et une croisière en bateau je crois). Enfin je sais pas trop a quoi ça ressemble mais ça se passe au château Laurier, l'hotel classe d'Ottawa.
Donc le début du programme commence à 19H00 avec la projection de Valse avec Bashir, au cinéma Bytowne, le cinéma "officiel" du festival je dirais, au même titre que Bonlieu à Annecy. Je n'avais pas encore eu l'occasion de voir ce film donc j'y suis allé. Déjà il faut savoir que, même si le français et l'anglais sont les langues officielles du Canada, les projections en Anglais ne sont pas sous titré français. Donc vaut mieux bien comprendre l'anglais. Donc le film commence, et je peux apprécier ce film qui a reçu de très bonnes critiques je pense. C'était un film tout à fait correct, mais je suis pas fan du choix narratif qui a été fait. Je le trouve mou et je trouve qu'il empêche un peu le spectateurs de se sentir proche de l'histoire. On se perd un peu a essayer de comprendre où le réal veut en venir. En fait j'ai surtout trouve les personnage pas du tout expressif. De belles images, de belles séquences, mais des personnages auxquels on ne s'attache pas. Et la fin très forte aurait été forte quelques soit les choix narratif du début je pense. D'ailleurs la fin ressemble beaucoup plus à une histoire qu'à un documentaire. Donc je sors de là en ayant l'impression d'avoir vu un film agréable mais pas si bon que ça.
A 21h00 débute la cérémonie d'ouverture qui correspond en fait à la projection du premier bloc compétition. Par bloc compétition il faut bien voir la différence avec Annecy. Annecy les types d'oeuvres sont regroupés dans des blocs (Série TV, court métrage, commercial, clip), à Ottawa les blocs comprennent tous les type. Par contre les catégories distinguent "court métrage narratif" et "court métrage abstrait ou expérimental". Seul les programmes "enfants" disposent de 2 blocs séparés, Série et court métrage.
Donc la cérémonie d'ouverture commence et Chris Robinson, le directeur artistique du festival (équivalent de notre ami Serge d'Annecy) prends la parole assez vite pour l'abandonner assez tard. Chris est une personne assez particulière dans sa façon de parler. On a pas l'impression qu'il fasse ça sérieusement, il met de grand silence dans son discours, ajoute des petites phrases qui n'ont rien à voir... C'est drôle parfois mais ça n'est pas très dynamique. Des phrases sur des singes et des bananes, des excuses qui n'en sont pas... L'arrivée de power rangers au milieu du discours. On va dire que c'est très particulier, très décalé... ahhh l'humour étranger... Bon au bout d'un moment, la séance peut commencer.
Chaque séance, comme à Annecy, est précédée par un générique présentant les sponsors puis un générique pour le festival (type gobelin sauf qu'il y en a une seul pour la semaine). Le générique présentant les sponsors est long et totalement inintéressant, sorte de cadre avec des mains qui marche au milieu d'une fanfare dans une sorte de cirque. Aucun intérêt mais quand on voit le nombre de sponsor (une quarantaine) on se dit que ca doit être chaud d'avoir une ambition type Annecy sans faire une animation de 10 minutes... On peut remercier l'état Français qui donne finalement beaucoup d'argent pour éviter la multiplication des sponsors à Annecy. Le générique du festival était à mon gout très moche, un style que je n'aime pas du tout, très américain (mais pas disney), une animation pauvre, un accouchement, un humour bof... Vraiment aucun intérêt.
Ensuite commence la séance (enfin) court métrage.
Jugglers, de Niven Wilson (USA) 7 min, encre sur papier (court étudiant)
Le concept de jonglerie d'une façon originale. Au lieu de balle on jongle avec des gens, ses propres mains, ses yeux... Au début le style m'a pas du tout plu mais finalement j'ai trouvé que ça marchait assez bien. Peut être légèrement trop long.
C'est toujours la même histoire, de Joris Clerté & Anne Morin(France), 5 minute, Ordinateur 2D (court narratif)
Déja vu et on en a déjà parlé sur le Forum. Un style très simple. Moi j'accroche pas plus que ça.
I slept with cookie monster, de Kara Nasdor-jones (USA), 3min, technique mixte (roto, dessin..) court étudiant
Un film sensible qui narre l'histoire du fille qui se marrie un peu à la va vite avec un homme mauvais et qui finalement réussi à refaire sa vie avec sa fille.
Casa de Maquinas, de Maria Lette et Daniel Herthel (Brésil), 5 minutes, Objet animés (court narratif)
Une sorte de machinerie permet de faire vivre une marionnette. Rien d'extraordinaire dans ce court si ce n'est le coté marrant de bricolage.
Thé Noir, de Serge Elissalsde (France), 5 minutes, encre sur papier (court narratif)
Un très bon court qui montre un homme qui aime le thé mais refuse d'en boire pour plein de raison abusives (importé de chine où des chinois aux mains sales l'ont cueillit du coup risque de maladie, ou se bruler la langue et perdre la notion du goût...). L'animation est très sympa, le style aussi. J'ai beaucoup aimé.
The Replicants 'user' de Edouard Sallier (France), 6 minutes, pixi, motion capture, ordi 2D (clip musical)
Un clip basé sur le principe du flipbook. Je suis pas fan (surtout des scènes érotique/porno dont je vois pas l'intérêt), ni de la musique.
Ah oui je zapp les pub dans les commentaires.
The heart of amos Klein, de Uri Kranot et Michal Kranot (Israel, France...), 15 minutes, techniques variées (court narratif)
J'ai beaucoup aimé ce court qui raconte un peu l'histoire d'un homme qui aurait été le précurseur du mur séparant Israël de la Palestine. C'est engagé, c'est sensible. Et en plus j'ai eu l'occasion de passer pas mal de temps avec le réal au cours du festival. J'ai apprécié.
La maison en petits cubes de Kunio Kato (japon), 12 minutes, pinceau, encre sur papier (court metrage narratif)
Le gagnant à Annecy cette année. Très poétique, un style chaleureux, tendre. Un peu trop gentil certains diront mais ça reste un très beau court.
Muto de Blu Blu (Italy), 6min 45, Peinture sur mur (court metrage abstrait) Quel travail, franchement à chaque fois que je le fois je me dis que le type qui a fait ça est un fou passionné... On en a déjà parlé dans les news... mais franchement ça veut le coup d'oeil et même plus. D'ailleurs il s'agit du gagnant du prix expérimental cette année.
Skhizein, de Jeremy Clapin (France), 13minutes, ordi 3D et 2D (court metrage narratif)
Un film vu et revu :). Faudrait qu'il arrête d'être dans chaque festival où je vais. Un très bon film évidemment, très apprécié du public si on prend en compte les fans qui se sont agglutinés autour de Jeremy durant le festival. Très bon accueil.
Oktapodi, de trop de gens des gobelins (France), 2 minutes, 3D (court étudiant)
Dynamique, assez beau, drôle, court. De quoi satisfaire beaucoup de festivaliers. Ca marche bien même si artistiquement il manque la touche "originale" je trouve.
Operator, de Matthew Walker (UK), 2 minutes, ordi 2D (court marratif)
Egalement vu et revu. Simple, humoristique et court. Je crois que si vous voulez être sélectionné à un festival, remplir ces critères permet d'en faire pas mal, et même parfois de les gagner.
Voila, le bloc 1 est fini, il est tard et il est surtout temps d'aller faire la fête dans un bar Lounge avec un très bon buffet pour se sustenter. Boisson offerte, musique un peu trop forte et plein de gens sympathique. Ca permet de faire les premières connaissances pour ensuite se revoir au cours du festival. Il faut savoir qu'il y a une "party" chaque soir du festival et que c'est vraiment sympathique même si on voit toujours un peu les même têtes. Je reprends la suite demain. Mais des photos du cinéma Bytowne pour la route
L'entrée

L'intérieur


Se reposer entre deux séance sur la pelouse du parlement

Festivals suivis

Commentaires
1. Le mardi 23 septembre 2008 à 17:46, par Cé
2. Le mercredi 24 septembre 2008 à 08:39, par anncaro
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