Finalement mon ordi marche... J'ai trouvé cette première séance plutôt bonne dans l'ensemble, même si j'ai dû courir et pédaler pour y être juste à temps...

J'ai faim, de Louise-Marie Colon et Delphine Hermans

Onze enfants se relaient pour raconter l'histoire en voix off, celle d'un petit inuit qui a toujours faim. C'est un très joli film plein de charme en papiers découpés, les personnages sont en carton et papier journal animés de façon rudimentaire, un récit absurde et sympathique.

Yulia, de Antoine Arditti

Une jeune femme se retrouve inexplicablement dans une pièce vide et sans issue. Elle actionne des leviers pour faire apparaître des choses. Les personnages parlent une pseudo-langue, la caricature du mari macho qui gueule en marcel peut être marrante, c'est un film sarcastique mais pas de quoi écraser un chat avec un canapé...

Guri Gursjen et Gusjan Gru

C'est l'histoire assez mignone de deux punks dans une grande ville ultra-conformiste, mise en scène comme dans un petit théâtre avec des rideaux et des déplacement de décours d'une scène à l'autre...

The winter solstice, de xi chen et wu an

Un homme qui se fait tuer et qui revient sur son passé proche... C'est des aplats de couleurs animés sur After Effects. Je ne suis pas très fan des aplats, mais c'est une question de goût je suppose... Le film joue beaucoup sur les sons, les silences, l'attente et l'interruption, au bout d'un moment le procédé devient peut être un peu trop systématique... je n'ai pas bien compris l'histoire, je crois qu'il y a plus ou moins un fond moral que j'ai mal identifié mais je ne suis pas sûr de l'approuver...

Bygningsarbeidere, de Kajsa Naess

Deux ouvriers en pixi et papiers découpés sont sur un chantier et discutent de la vie et tout ça pendant qu'il se passe plein de choses autour d'eux. Ils restent indifférents aux manifestations et à la destruction de l'immeuble dont ils gravissent les étages. bref ce sont des briseurs de grève qui... euh non, on a dit pas de politique. Enfin je crois que j'aurais aimé le film s'il y avait eu des sous-titre.

Inukshuk, de Camillelvis Thery

Un très beau rendu, du dessin sur pellicule et papier retouché à l'ordi, et c'était coloré avec des nuances de bleu (du très clair presque blanc au foncé) qui vibrent. C'est un de ces films où l'on voit fondre la banquise. Mais là on a un ours très réaliste, tel que ces animaux le sont vraiment : égoïste, cruel et un peu débile. Je crois que ça finit mal mais je n'en suis pas sûr. En tout cas c'est très joli et poétique.

Le noeud cravate, de Jean-François Lévesque

Je ne sais pas trop quoi en penser, c'est un film en volume assez classique sur la vie et le temps qui passe, à la manière de la maison en petits cubes, c'est plutôt bien réalisé, proprement, tout ça, mais ça ne m'emballe pas tellement.

Chick, de Michal Socha

J'ai dit que je n'aimais pas trop les aplats, mais là c'est juste du rouge, du blanc et du noir en infographie, ça rappelle certaines affiches des années 60 et ça allait. C'est une scène très stylée entre un homme et une femme qui se la pètent à tout faire avec une animation excentrique et classe... -_-

Krokodill, de Kaspar Jancis

Une histoire d'amour tordue entre deux personnages un peu désespérés... Je n'ai pas détesté mais je ne sais pas quoi en dire.