Bah oui... Hier j'ai fait 5 séances et aujourd'hui 2 et je sors du Priit Pärn de 44mn (séance CM2). Et je ne me suis pas endormie une seule fois! Car oui certains on déjà succombé. Mais reprenons là où je vous ai laissé avant d'aller m'étendre sur le Pâquier car enfin il y a un grand soleil.

La première séance de court-métrages était agréable mais pas de véritables coup de cœur. Tony les a déjà détaillé, pour ma part j'ai voté (pour le prix du public nous remplissons de petits papiers quand on nous en donne) pour Yulia d'Antoine Arditti (France), drôle, efficace, et avec une fin inattendue et peu banale. J'ai également apprécié les très beaux passages graphiques de Chick de Michal Socha (Pologne), mais la fin est absolument illogique et m'a laissé sur un mauvais point. Ensuite a 16h je me suis rabattue sur un documentaire sur l'animation allemande des années 20 aux années 60 ( car le pays invité cette année, rappelons-le, est l'Allemagne). Le programme est assez mal fait pour certaines plages horaires, certaines horaires ne présentent rien de vraiment intéressant alors que les court-métrages hors-compet' sont difficiles à aller voir, étant en compétition avec des long-métrages à succès ou d'autres programmes plus attirants. Ce docu, au bel habillage, m'appris notamment qu'il y avait deux frères Fischinger (HANS et OSKAR), alors que j'étais persuadée qu'il n'étaient en fait qu'un. Et nous parla de la tradition expérimentale en Allemagne, qui s'arrêta pendant la guerre (où des tentatives de long-métrages rivalisant avec Disney furent tentés) pour reprendre dans les années 60. Expérimentations que j'ai pu admirer à la séance de 10H30 ce matin dans une séance appelée : Recherches formelles, discours de fond. Séance hypnotique et troublante qui explique sûrement en partie mon mal de tête, mais que je ne regrette pas!

Le premier long-métrage du festival fut pour moi The story of Mr. Sorry (Corée du Sud). Les premières images m'ont fait un peu peur (d'ailleurs je n'aime pas tellement ces passages en noir et blanc dans le film), mais quand la couleur est arrivée je me suis laissée emporter et je me suis habituée au graphisme assez particulier qu'offre ce long à l'histoire également très étrange... D'ailleurs il y a un vif débat sur la fin, que je n'ai pas comprise comme la plupart des festivaliers, et chacun y va de sa petite interprétation. Les passages sont inégaux, j'ai aimé les décors, certaines trouvailles scénaristes, j'ai passé un bon moment. Et le deuxième fut Panique au village! Après une lutte acharnée comme tous les ans pour avoir les places strapontins restantes pour la soirée d'ouverture, j'ai pu écouter Serge Bromberg me dire pour la 3e fois de la journée que "l'élément le plus important du festival... c'est vous public!" et découvrir deux surprises avant de savourer le long de Vincent Patar et Stéphane Aubier. La première fut une révélation : Emile Cohl ne serait pas le premier à avoir fait de l'animation! On aurait effectivement découvert un autre avant-gradiste, Alexander Shiryaev, maître de ballet russe, qui en 1904 anima les mouvements de ses danseurs pour leur faire apprendre une chorégraphie. Et c'est assez bluffant! La seconde fut le traditionnel nouveau court-métrage de Pixar, Partly Cloudy, que j'ai préféré au dernier et qui m'a bien fait rire malgré la guimauve qui s'en dégage. Et puis le nuage est très attachant.

L'exposition sur Panique au Village à BONLIEU

La soirée s'est finie avec des petits fours sur la plage, entouré de Plymton et Schwizgebel, et je n'exagère même pas XD (oui bon je peux bien frimer un peu ^^).

Je vais vous laisser pour aller bronzer un peu avant qu'il repleuve. Mais juste avant je dois dire que le générique annonceur de cette année est.. NUL. J'attendais de voir ce que le public en ferait et le public tappe dans les mains en rythme, mais c'est fatiguant et pas très interactif... Nous tentons donc de crier C N C comme l'année dernière histoire de se défouler. Pour les génériques Gobelins j'attends de les avoir tous vu avant d'en dire un mot.