Annecy 2009
J'aurais pu aller voir les lascars mais ça m'ennuyait alors j'envoie mon compte-rendu.
Par Tony, jeudi 11 juin 2009 à 16:52
Je n'ai pas vraiment le temps de faire des comptes-rendus détaillés par séance, je me contenterai donc de billets plus généralistes dans lesquels je parlerai de ce qui m'a marqué. J'ai réussi ainsi que Florentine et Théo à avoir une place pour la séance d'ouverture, avec la projection de Panique au village qui était bien sympa. Au début on était sur les strapontins mais on a pris la place des gens du festival de Cannes quand ils sont partis au début du film. J'ai été voir d'autres longs métrages depuis : il y a eu le sens de la vie pour 9,99$ dont le cynisme et l'humanité m'ont plutôt séduit ; Monsieur Sorry avait de beaux décors. C'était très glauque au début mais à la fin on comprend des trucs et on le voit différemment, par contre je n'ai pas trop compris la fin justement. Genius Party Beyond était un concentré de films prétextes mais j'ai apprécié certaines ambiances, graphismes etc... pas de quoi arroser un chat qui joue de la mandoline cependant... Par contre j'ai bien aimé mon chien Tulipe. Apparemment c'est l'adaptation du bouquin d'un mec sur son chien, avec beaucoup d'humour british un peu misanthrope sur les bords...
J'ai du mal à rester éveillé pendant les séances... en même temps c'est intéressant de ne plus faire la distinction entre les rêves et les images du films. Le festival d'Annecy, quand on dort dans un camping, c'est un peu comme un rêve éveillé d'une semaine...

Dans les courts métrages en compétition 2, j'ai aimé Je criais contre la vie. Ou pour elle, de Vergine Keaton. On y voit des cerfs, genre vieilles gravures, qui courent de profil pour échapper à des chiens. C'était rythmé avec une musique très forte. les cerf se retournent pour courir dans l'autre sens (inverse du sens de lecture) vers les chiens qui détalent. Il y a aussi des oiseaux qui volent partout et la forêt se décompose, se recompose, se déstructure de façon et se transforme, c'était très répétitif une espèce de chaos bien ordonné. Il ressortait de tout ça un certain romantisme, une émotion violente qui avait quelque chose de la pulsion de mort ou de vie. Bref c'était splendide. Western Spaghettis, de PES, a également retenu mon intention. C'est un film qui montre comment préparer des pâtes avec de la laine, des post-it etc. C'était intéressant visuellement, ludique et appétissant. Please say something, de David OReilly, avait un super rendu en 3D bizarre et le système d'ellipse était marrant. Même si l'histoire était assez classique (une chatte et une souris qui ont des problèmes dans leur couple), elle était bien racontée et c'était mignon. Il faut que je dise un mot sur La vie sans Gabriella Ferrita, de Priit Pärn. C'était une succession de petites scènes surréalistes dans un immeuble et ses alentours. Le scénario partait dans tous les sens en s'attardant et se baladant dans le décor, comme si le réalisateur avait décicé "Tiens, pendant que j'y suis je vais aller voir là bas pendant que l'autre personnage se débrouille". Il y avait des passages sympa, au début le couple faisait des trucs sexuels avec un poisson, c'était tactile, sensible et nerveux, certains ont trouvé cela malsain aussi, il y avait peut être un côté Eros et Thanatos. Après, on partait chez leurs voisins qui faisaient pleins de trucs bizarres, ou bien on voyait le gamin qui les avait interrompus et qui se retrouvait enfermé, il était génial. J'aimais moins les scènes avec le voleur qui étaient plus "déjà vues" et m'ennuyaient. En fait, je n'ai pas vraiment suivi l'histoire, j'ai essayé mais je m'endormais de temps en temps et ce n'est pas ce qui était le plus important à mes yeux. Le film dure 43 minutes, c'était donc très long, un vrai supplice quand on lutte contre le sommeil, et beaucoup de gens sont sortis avant la fin.

Dans le programme 3, j'ai bien aimé Berbaoc, un film qui allait vers l'abstraction avec beaucoup de matières. Il y avait aussi un pseudo-documentaire sur l'esclavage au Soudan, mais en fait de documentaire c'était juste le témoignage de deux enfants rescapés. C'était émouvant et le graphisme pouvait renforcer et mettre en image le récit, mais ça n'avait pas d'autre intérêt, ça ne permettait pas de comprendre le problème. Si c'est juste pour ça, je crois même que je désapprouve un peu la démarche. Birth était un film amusant sur la grossesse d'une adolescente. Il arrivait par un jeu de métaphores absurdes à dire des choses intéressantes sur ce qu'on pouvait ressentir par rapport à la grossesse et plus généralement le rapport à l'autre et ce qui fonde les rôles que nous impose la société.

J'ai manqué des choses pendant la séances des films d'étudiant parce que je m'endormais au milieu des films, Volgen de vogels était très beau et contemplatif, dessiné au crayon d'une manière agréable, on y explore une forêt, ses animaux etc. C'est vraiment dommage que je dormais à moitié en le voyant. Chicken wings était marrant, enfin disons que j'aimais bien la fin, parce que sinon le dessin et l'histoire n'étaient pas à priori pour me plaire. Lors de la seconde séance, je n'ai pas pu apprécier la petite maison à sa juste valeur à cause des étudiants qui se moquaient dans la salle. 0200 était intéressant, il humanisait des chiffons triangulaires... Le soliloque était joli mais je n'aime pas trop le thème de la solitude dans les films en général. Eléphants reprend tous les codes du film pour enfant, ce que je n'apprécie pas du tout, mais j'aimais bien l'idée d'éléphants en peinture animée sur de la prise de vue réelle. Je n'ai pas réussi à voir Dirt in the ground en entier mais ça avait l'air assez svankmajeresque...
J'ai vu la séance Corps Accords, bien qu'elle eut été perturbé par des étudiants déçus de n'avoir pu quérir une place pour Coraline dans la salle d'à côté. Il y avait quelques films sympa outre ceux que j'avais déjà vus (il n'y a pas les images dans l'officiel et j'ai la flemme de chercher sur internet alors je ne vais pas dire ce que j'ai pensé de chaque film). Curieusement les les étudiants débiles devant moi n'aimaient pas les films que j'appréciais et le faisaient savoir , par contre il aimaient bien les films qui ne me plaisaient pas.
J'ai vu également la séance de films allemands consacrée au studio Bilder, avec notamment des films d'Andreas Hykade que j'aime bien et que Cobayanim idolâtre, et un film dePhil Mulloy, excellent.
Le documentaire sur Shiryaev, je n'y ai rien compris parce que c'était en anglais mais j'ai regardé les animations de marionnettes et autres, techniquement assez incroyables pour l'époque de laquelle on nous dit qu'elles datent, et parfois empruntes de poésie.
Festivals suivis

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire