Voici donc quelques avis et renseignement sur quatre des 9 longs en compétition.


My dog Tulip (US)

Ma chienne Tulip

Film adapté d'un livre de J.R Ackerley, romancier et essayiste anglais (1896, 1967). Le film raconte les mésaventures d'un vieil anglais célibataire avec un berger allemand qu'il a recueilli et avec laquelle (c'est une femelle) il a vécu pendant quinze ans. Très trivial, le film s'étend sur les secretions anales, les chaleurs et les mauvaises habitudes de la chienne, avec menus détails et explications. Si ça ne donne pas spécialement envie d'avoir un chien, le film est une émouvante histoire entre un homme et "son" animal. Très graphique, avec la voix posée so british de Christopher Plummer, narrateur et lecteur, le film est réalisé sur TVPaint 9 par le couple Paul et Sandra Fierlinger. C'est quasiment autoproduit et c'est d'une grande sensibilité, souvent drôle, émouvant et graphiquement réjouissant. J'ai beaucoup aimé et recommande chaudement.

Voir le site officiel du film.



Battle for Terra (US)

Ça sera le premier film dont je serais sorti avant la fin. L'histoire est celle d'une civilisation extraterrestre, genre tétards aux globes oculaires démesurés (pour bien rendre les émotions, hé...), envahie par de méchants aliens belliqueux qui ne sont autres que... des humains... Hééééé oui. Après toutes les conneries faites sur terre, on cherche un autre monde pour s'installer. Mais un officier sera blessé et recueilli par une jeune sauvageonne-tétard et on m'a raconté que ça finissait bien, les civilisations cohabitant sur la planète après une grosse guerre pleine d'effets spéciaux. Le film était en relief, il regorge donc de plans sur des galaxies, poursuites en vaisseaux spaciaux et autres images de sciences fictions, en relief.
Les designs sont assez affreux, sorte de StarWars cheap, l'histoire est la soupe habituelle, avec happy ending.
Le site officiel pour les plus curieux.



Kurt Blir Grusom (Norvège)

Kurt Gets Evil

Un cariste heureux, capable de ranger une pile de caisses avec son élévateur, est jaloux de son nouveau voisin, un médecin pédant qui porte ostensiblement son pager. Voyant sa femme est ses enfants se détourner vers le voisin, il va se faire passer pour médecin, se présenter aux éléctions et foirer sa vie habituellement si rangée et paisible. Le film parle évidemment de luttes de classes et illustre l'adage de l'herbe qui serait plus verte ailleurs. Il faut évidemment se contenter de ce qu'on a et de ce qu'on sait BIEN faire. Après sa crise le Kurt va sauver les enfants de la maternelle qui s'est effondrée, retrouver son travail et la reconnaissance des siens alors que le public le reste... effondré. Le film est en 3D avec des standards de série, ça n'est ni moche ni beau, ni bête ni intelligent, il ya quelques gags et des soupçons de critique sociale qui font mouche mais le reste est juste quelconque.
Le site officiel est ici.



Boogie El Aceitoso (Argentine)

Boogie le huileux

Ancien soldat du Vietnam et d'Irak, mercenaire sans foi ni loi, Boogie est un tueur à gage utilisé par la Mafia. Jaloux qu'on ait appelé un autre tueur plus moderne, plein de lames et d'arts martiaux, Boogie se fache et tue tout le monde. Enfin je n'ai pas vu la fin mais j'imagine assez aisément.

Film au seconde degré à la Judge Dread, Leon et autres Bobby Rage, ça explore l'humour trash et gore de l'ultra violence sous testostérone. Pris au premier degré c'est un salmigondis hyperviolent et machiste, pretexte à éviscérations, décapitations et autres joyeusetés gratuites. Techniquement c'est du calque After sans grace mais avec un tracé bande dessinée pas vilain dont c'est semble-t-il une adaptation. Je suis parti avant la fin parce que je trouvais surtout que c'était pas drôle, la mécanique parfois euphorisante de l'utra violence comme parodie de la violence elle-même ne fonctionnait pas et la salle ne ricanait pas beaucoup.
Le site officiel ? Bien sur !



J'y retourne...