Annecy 2010

La petite semaine du festival


N'ayant pas eu le temps de faire un compte rendu en direct, principalement par manque de wifi dans les salles, je le fais maintenant.
Préparation de la semaine

Tout commence le dimanche, pas à Bonlieu mais sur un PC à tenter de réserver ses séances via le net avant d'aller chercher les billets. Une grande aventure tellement le système est saturé de requête. Ce n'est qu'après 2 heures de tentatives qu'enfin, le système est plus libre (et les séance plus complète :( ). De mon coté pas de soucis, étant en sélection j'avais déjà pu prendre mes 4 séances. Par contre les amis qui m'accompagnait ont du faire des choix un peu de dernières minutes.

Une fois les billets pris, direction Bonlieu pour récupérer Badge et Ticket. J'étais déjà passé dans le hall et j'avoue que la décoration pour un 50ème anniversaire laissé à désiré. Je me souviens de hall beaucoup plus joyeux et décoré. D'ailleurs l'argentine n'a pas l'air d'avoir inspiré les créateurs. Je me souviens qu'il y avait une scène de concert parfois dans le hall. Hé bien pas cette année. On fait dans le sobre, les sous sont parti ailleurs( la note d'hôtel pour les VIP ou bien les quantitées astronomique d'alcool distribuée en soirée ?)

Au vu des décorations lors de la soirée Mifa, on se demande pourquoi une partie ne sert pas à rendre le hall Bonlieu plus agréable. Enfin bon... Badge récupéré, il s'agit pour mes amis de faire la queue afin de récupérer les billets réservés plus tôt dans la journée

Le repas du dimanche
Comme chaque année, on avait organisé une rencontre le dimanche soir dans un restaurant avec les fous déjà présents sur place. On devaient être une petite vingtaine au final. Le restaurant été sympa et le serveur ressemblait à Sucre de Prison Break... Hallucinant. Au menu, Pizza, ravioles ou grosses salades. Mon régime commençait difficilement. Les 2 prochaines soirées y mettront un terme définitivement.

Le début du festival
Je commence la journée avec Redline. Un film très dynamique, avec beaucoup d'animation mais qui reste trop naïf dans le scénario à mon sens. Enfin il se caricaturise lui même avec une scène finale voulue kitchissime. J'étais prévenu. C'était un film pour voir de l'animation qui bouge dans tous les sens. J'ai trouvé la musique bien calés (même si trop forte, surtout pour certains). Clairement pas une séance pour mettre dans le bain du festival. Ca aurait été parfait en milieu de semaine. On passe ensuite sur Mai Mai Miracle, un film mignon, et les court métrage en compétition 1. Un bon bloc selon moi qui commence très bien avec Jean François (prix de la première oeuvre). Un vrai plaisir de découvrir ce bloc et entrer ainsi dans l'esprit du festival

La cérémonie d'ouverture

Accueillit comme chaque année par Serge Bromberg, la cérémonie d'ouverture commence par la diffusion d'un épisode d'une série anglaise Bob and Margaret qui reprends la blague archi connu de l'anniversaire surprise où le couple s'engueule et critique les amis alors qu'ils se trouvent caché dans la pièce pour faire une surprise. Peut être pas nécessaire.
Arrive ensuite l'avant première tant attendue de l'illusionniste. Le film se termine sous des applaudissements polis et mitigé. Il est de coutume d'applaudir à tous les films et particulièrement si le réalisation est dans la salle. Mais de mon expérience, on sent facilement l'enthousiasme du public si les applaudissement se prolonge au delà de la simple politesse. Ce qui ne semble pas avoir été le cas. Mon avis sur le film est assez simple. On est loin de la qualité d'un Jacques Tati dans l'humour et l'histoire. Par contre les décors sont vraiment beau et l'animation est très bonne. Gros bémol sur certaines utilisations de la 3D qui n'ont vraiment mais alors vraiment pas leur place dans le film (un plan sur Edinbourg par exemple, avec une caméra dynamique, complètement à l'opposé de l'utilisation de caméra fixe tout au long du film. C'est une horreur et une faute de goût selon moi.

La cérémonie d'ouverture se poursuit ensuite avec un coktail d'ouverture à la Plage, près de l'Impérial. Cette année, étant en sélection, ce qui n'était plus arrivé depuis 2005, j'ai décidé de faire toutes les soirées et coktail où j'étais invité, alors qu'avant je n'en avait jamais fait à part les 10 ans de supinfocom et un coktail du mifa. J'y ai bu beaucoup de champagne, manger beaucoup de petit four et fait la connaissance de Théodore, le réalisateur des Journaux de Lipset, avant de l'avoir vu (un beau film je trouve). Une première journée qui se finit à 2H pour moi et qui annonce une semaine bien chargée.

Les salles du festival

Le festival est diffusé principalement dans 3 endroits, les autres (MJC Novel et La turbine) sont excentrés et il faut prendre un bus pour s'y rendre (demandé à Florentine :) ). Ces dernières sont principalement des salles de quartier pour faire découvrir l'animation aux annéciens, tout comme le cinéma en plein air que Paquier. Les 3 endroits accessibles sont Bonlieu, le Décavision et la salle Pierre Lamy. A Bonlieu 2 salles, la petite (288 places) et la grande (982 places). La grande salle est, je pense, ce qu'on pourrait appeler la salle principale et historique du festival. Celle où il y a le plus d'ambiance, là où l'on présente les réalisateurs, on lance des avions, où l'on annonce les films, où l'on fait les avant première avec discussion. Il semblerait que l'année prochaine ou la suivante, des rénovation auront lieu à Bonlieu et donc ces salles pourraient devenir inaccessibles... A voir... J'aime beaucoup la petite salle pour son ambiance intimiste.
Les salles du décavision pour le festival sont au nombre de 4, permettant d'accéder depuis quelques années à beaucoup plus de diversité dans les séances (autrefois les films d'étudiants étaient quasiment exclusivement dans la grande salle à 23H). Par contre pour l'ambiance il faudra repasser. C'est calme, reposant... Enfin la salle Pierre Lamy est une salle de conservatoire réquisitionné à l'occasion. Elle projète souvent des programmes intéressants et je la trouve agréable.

Le mardi
Le mardi fut une journée classique. Au programme Court métrage compétition 2 (un bloc moyen, peut être le pire, avec surtout la présence de Angry Man, très bon et très touchant), Summer Wars (un manga divisé entre une aprtie dans le monde réelle que j'ai bien aimé et une partie dans le monde virtuel que j'ai pas aimé) et Kerity (c'est mignon).

Le soir c'était la soirée Créateur, réservé à priori aux personnes en sélection mais c'est très permissif au niveau des entrées. J'ai eu l'occasion de discuter avec Arthur de Pins qui m'expliqua le contexte de la sélection d'un film d'étudiant ayant marqué le festival il y a quelque année : un Panda qui attendait qu'une pomme tombe d'un arbre sur les 4 saisons de Vivaldi... Pendant ce temps Zewebanim et Cobayanim enflammaient le dance floor ou la piste de bowling. Une soirée sympa, comme souvent au Bowl où ce n'est pas trop bling bling (la bière remplace le champagne).

Mercredi : Mifa et Picnic
Le mercredi était le jour programmé du picnic fous d'anim. L'occasion de se retrouver tous en un même endroit même si un apéro Arte semble avoir retenu certaines personnes. J'en profite pour préciser que le temps annoncé de la semaine était principalement pluvieux et qu'on a eu énormément de chance sur l'incompétence de météofrance sur ce coup là. Un peu de pluie entre jeudi et vendredi mais sinon superbe temps.
Le bloc court métrage de la journée était aussi inégal. Lipsett et Hand Soap était relativement au dessus du lot. Notons la présence dans ce Bloc de Don't go, une petit court rigolo ayant obtenu le prix junior et la mention spéciale du jury (je ne suis pas vraiment d'accord avec cette mention spéciale, mais bon...)
Le soir c'était la soirée d'ouverture du MIFA au palace de Menthon, sponsorisé par France télévision dont les couleurs illuminé l'hôtel et par une floppé de studio Français ayant produit des séries pour France télévisions. Première fois dans ce lieu accessible grâce à une navette, il s'agit de la soirée où je suis resté le moins longtemps car beaucoup trop bling bling à mon goût.

Jeudi
Le Jeudi annonce souvent le début de la fin. Je commence à sauter des séances, à m'endormir... Cette année n'était pas une exception. Alors que je trouvais la sélection court métrage compétition et hors compétition de bonne qualité, je crois que j'ai été déçu ce jour là. En particulier avec le court Meat hors compétition qui est long et chiant et n'apporte à mon sens rien et également No Sleep won't kill you dans le bloc 4 (par contre je sais que certains ont adoré ce film). Mais bon, sur l'ensemble ça fait que quelques film décevant, bien en dessous de l'année 2008 qui avait été le ponpon.

Vendredi
Vendredi, où le dernier jour de "compétition". A la fin de la journée j'aurais vu tous les films en compétitions et je pourrais enfin me faire une idée. Et j'avoue que le bloc 5 court métrage était d'une qualité superbe. Le meilleur sans aucun doute et les applaudissements m'ont laisser comprendre que je n'étais pas le seul à le penser. TecloPolis, Love Patate, Loave and theft, le silence sous l'écorce, once there was a fly... beaucoup de films qui m'ont touchés, me rappelant qu'obtenir un prix du public dans ce bloc était sûrement plus difficile que dans un autre.
La journée devait se terminer par la soirée Argentine au Bowl, un bon moment passé à danser ou à jouer au Bowling.

Samedi
Un samedi calme avec uniquement comme film Evangelion 2 pour ma part. Un film génial je trouve qui change énormément du scénario de la série, contrairement au premier. Par contre, je pense que sans la série, on ne peut vraiment avoir le temps de s'attacher à Asuka dans le film. Une belle découverte en tout cas. Un moment également passé avec cé, laurent et jipé et d'autre autour d'une glace dans le vieil Annecy. Je remarque d'ailleurs qu'en faisant un maximum de soirée "officiel", je n'ai même pas passé une soirée au café des arts... L'an prochain peut être, si je ne suit pas en sélection :)
Puis arrive enfin la cérémonie de clôture, avec une mise en scène de début très moyenne, très molle. Je m'interroge sur l'intérêt du décor sur la scène si ce n'est que pour cette petite intervention du début. Une cérémonie qui manque de vie et de rythme, où les réalisateurs s'enchainent sur la scène sans vraiment d'interaction... Je crois qu'il y aurait vraiment quelquechose à faire pour donner un peu plus de vie à cet instant. Le palmarès est relativement correct, j'aurais juste changé le prix du meilleurs clip musicale, la mention spécial à Don't Go et le cristal d'annecy pour un court métrage.

A la suite de cette cérémonie, il y avait un coktail à l'impérial, sous les chapiteaux vidé du MIFA, un lieu fort glauque je trouve par rapport à la Plage. De grandes tentes vides de décoration, avec pas grand chose à manger... C'est financé par la ville, ceci expliquant peut être cela...
J'ai tout de même passé une bonne soirée mais trop fatigué, je n'ai pas tardé à rentrer.
Je me suis posé la question de savoir quels choix j'aurais fait personnellement sur les prix, et j'en suis arrivé à ceci :
Cristal court métrage : Teclopolis
Prix du jury : Hand soap
Prix Premiere oeuvre : Jean François
Mention spécial : Femme squellette et Journaux de Lipsett
Prix unicef : Angry man
cristal long metrage : Mr Fox
Mention spéciale : Piercing 1 ou Metropia (je n'ai pas vu piercing 1)
Meilleur pub : The beattles
Meilleur clip : Black Hole (et encore...rien d'exceptionnel je trouve cette année)
Meilleur pub : Grafiti "Aides"
En TV et en Etudiant j'ai manqué au moins 2 blocs donc je peux pas trop dire. Je n'aurais pas choisis Michel Ocelot qui n'en a pas besoin à mon sens.

En conclusion, un bon festival mais que j'ai trouvé personnellement très fatiguant physiquement...
Annecy 2010

T'as vu sa tête v.2010


Des fois que vous ayez envie de leur faire un calin ou de leur filer un soufflet la prochaine fois que vous les croiserez, voici sortis de leur anonymat, les réalisateurs présents aux petits déjeuners de vendredi et samedi.

Notez qu'on nous a dit que cette année, ces entretiens figureraient sur la chaîne YouTube du Festival une fois qu'ils seront montés. La question étant : vont-ils laisser les commentaires de l'intervieweur ? :)

Ci-dessous donc de gauche à droite : Joanna Rubin Dranger (Mademoiselle remarquable...), Leonardo Carrano (Recordare), Veljko Popovic (Moj Put), la belle Sarah Van den Boom (La femme squelette) et le jeune Adrien Merigeau (Old Fangs)



De gauche à droite toujours : Mirai Mizue (Playground), Jessica Lauren (Who's bleeding ?), Gilles Cuvelier (Love Patate), deux animateur de cancanClub (Teclopolis), Joanna Lurie (le silence sous l'écorce) et Jean-claude Rozec (Monstre sacré).



Bon, c'est tout pour ce qui me concerne. Reste éventuellement des critiques de Allez Raconte et Redline mais je les posterai plutôt sur le forum quand j'aurai l'occasion.

Annecy 2010

Palmarès 2010 et petit bilan


Le palmarès est en ligne sur le site du festival.

Un palmarès un peu consensuel, prévisible (voir la preuve un peu plus bas) mais finalement mérité pour la plupart. Je retiens les multiples prix (public, grand prix, unicef) pour Sinna Mann, le prix Sacem pour Love&Theft, le prix de la première œuvre pour Jean-François, le prix Canal+ pour Je te pardonne (houhouuu), le prix spécial film de fin d'étude pour Sauvage (houhouuuuu) et le cristal pour the Lighthouse keeper et évidemment le prix du public et le grand prix pour Fantastic Mr Fox, qui prouve une fois de plus que la technique de stopmotion emporte encore les cœurs des spécialistes à défaut de celui du public.

Après le grand prix pour the Lost thing est un peu gentillet mais après tout c'est la loi du genre. Il a su emporter les avis et fédérer autour de ses qualités. The winner takes it all, comme chantait Abba.

On est évidemment déçus de ne pas voir les copains dans le palmarès, ému de voir ceux qui sont tout de même montés sur scène, ennuyé par des mises en scènes laborieuses.

Il est temps de retrouver ses pénates et de reprendre une vie normale, quittant les rives du lac, prenant date de la prochaine édition, du 6 au 11 juin 2011, pour une édition qui évitera encore à priori les travaux de réfection du Bonlieu.

Merci à tous ceux qu'on a croisé en vitesse entre deux projections, aux sympathisants, aux rédacteurs courageux et fidèles, aux anonymes et aux dix personnes qui ont bien voulu que je salope leur exemplaire du livre du cinquantenaire en le dédicaçant.

Annecy 2010

Cérémonie de cloture.


Cette année le petit show en introduction de la cérémonie de clôture mettait en scène Serge Bromberg en train de tondre le pelouse, en préparatif de la fête d'anniversaire du festival, avec les comédiens qui font les voix françaises d'Homer et Marge Simpson .

Le palmarès est très décevant cette année (encore), mais je suis très content pour Anita Killi que j'aime beaucoup et qui était très émue de recevoir tout ces prix, même si j'ai quelques réserves sur son film, J'avais beaucoup aimé Lebensader et je n'étais pas surpris qu'il ait un prix. Fantastic mister Fox méritait également un prix et j'étais content de pouvoir à nouveau lever le poing pendant la scène du loup et celle de guerrilla urbaine qui ont été passées à l'écran.

Michel Ocelot a eu un prix pour une série tv et l'excellent film de Andréas Hykade a reçu le prix sacem pour la musique.

A la fin il y a eu des confettis et de grands ballons ont été jetés sur le public pour rebondir partout dans la salle. La cérémonie s'est conclue sur l'air de Bella ciao joué par les musiciens, ce que j'ai énormément apprécié ^^

Et maintenant je vais remettre le prix Tony Crayon 2010 aux films que j'ai préférés (mais comptez pas sur moi pour en choisir qu'un par catégorie, j'ai déjà du mal à me limiter)

Dans la catégorie long-métrage, les gagnants sont : Los extranos presagios de leon prozak, Mai Mai shinko to sennen no maho (qui étaient hors compétition) et Fantastic Mister Fox. Dans la catégorie films d'étudiant : Lebensader, Parade et Je en Jeu (mais il y en a d'autres de biens). Dans la catégorie court-métrage : euh là c'est trop dur... Old Fangs, Hand Soap, Playground, Le silence sous l'écorce, Love & theft, Let's Pollute, Koisuru Nezumi, sinna mann mais avec beaucoup de réserves sur le propos du film, love patate était joli mais j'accroche pas tellement à ce type de récit fantastique (genre Maupassant et autres novellistes) et aux dialogues, le journal de lypsett était très beau techniquement... mais pour être honnête, il n'y en a pas un qui m'a vraiment emballé plus que les autres.

et le prix spécial coup de coeur 2010 revient à... RU de FLORENTINE GRELIER.

PS : aujourd'hui je n'ai fait qu'une séance, celle des nobody's perfect avec l'excellent Monsieur Cok que j'ai revu avec énormément de plaisir, et à la fin j'ai chanté : les patroooons c'est comme les cochons, ça ne mérite oui qu'une volée de plombs !

Annecy 2010

Eligibles, crédibles et Pénibles


J'ai vu trois programmes de compétition court métrage que j'ai complété avec des projections individuelles au MIFA selon mes envies et les rumeurs que j'ai pu capter.

Plutôt que de faire un détail comme j'ai pu le faire les années précédentes, je vais jouer les madame Soleil et faire trois catégories, les Eligibles, ceux que je verrais bien avoir un prix, les Crédibles, ceux qui peuvent en avoir, et les pénibles, ceux qui m'ont ennuyés et que je n'aimerai pas spécialement voir élus.

Eligibles.

Sinna Mann de Annita Killi, Norvège, 20mn

Histoire d'une grande force qui raconte l'histoire d'un jeune garçon confronté aux accès de violence de son père. C'ets raconté avec candeur et effroi, dans une technique de papier découpé et de bricolage sensible qui évoque Norstein. C'ets superbe, même si je trouve que la fin est un peu candide.

Old Fangs d'Adrien Merigeau et Alan Holly, 10'58, Irlande

On en a parlé quand il a été visible en ligne. C'ets vrai que sur grand écran le film est encore plus beau. J'ai apprécié l'ironie et la maîtrise de ce film oedipien, surtout étant donné le jeune age du réalisateur, français émigré en Irlande depuis 5 ans. Je verrais bien le film avoir le prix de la première œuvre

Jean-François de Tom Haugomat et Bruno Mangyoku, 5,45, France

Un géant, champion de natation, inhibé et phobique de la foule, revis en flashback des défis qu'il se lançait quand il était jeune nageur dans la mer. Beau film qui pourrait disputer au précédent le prix JL Xiberras.

Hand Soap de Kei Oyama, 16mn, Japon

Une histoire lente et longue qui a comme thème l'adolescence et la puberté. Une famille japonaise, le fils et la fille, c'est angoissant de lenteur et de silences, cru, charnel, tactile. On y voit un univers grisâtre, des inserts de boutons d'acné, de pénis flottant dans l'eau d'une baignoire, de grenouille disséquée émergeant d'une flaque de liquide séminal. Etrange et envoûtant, assez fidèle retranscription de cet ennui et de la bizarrerie de la puberté selon ce que je peux me souvenir.

La Femme Squelette de Sarah Van den Boom, 9'07, France

Ça n'est pas parce que je connais l'auteur que je le mets dans cette catégorie, le film m'a vraiment surpris et touché par son approche originale et singulière du conte dont il est l'adaptation. C'est une belle interprétation des doutes et des choix d'une femme à la quarantaine. Il y a des images très fortes, la femme squelette, perdue dans les fonds sousmarins devient l'image de cette femme noyée dans son quotidien qui cherche à retrouver le souffle de son existence. Je crois que le film a eu un accueil très favorable. Graphiquement le film est aussi très beau, une réussite.

Fröken märkvärdig & Karriären, de Joanna Rubin Dranger, 30mn, Suède, Danemark et Irlande

Long film adapté d'une bande dessinée de 230 pages parue en 1999 en Suède. Ça raconte les débuts dans l'existence d'une jeune fille, ses angoisses de ne pas parvenir à satisfaire les ambitions d'un père disparu, le rapport aux autres et à sa propre production. C'est un film sur la réussite personnelle et professionnelle, le ton est assez juste, le film est en noir et blanc, reprenant fidèlement le graphisme original, ce dont est très satisfaite la réalisatrice.

Zhila-Bila Mukha, Alena Oyatyeva, 13, Russie
L'initiation d'un jeune mouche par sa tante expérimentée. Nourriture, danger, écosystèmes. J'ai cru pendant tout le film avoir des taches sur mes lunettes, le film est traité en touches picturales, c'est pourtant précis et quasiment cartoon mais on a des scènes qui sont parfois plus tachiste qu'impressionnistes. Les couleurs sont superbes, le film est beau et séduisant, il m'a porté.

Love patate de Gilles Cuvelier 13mn, France

Je ne pense pas que le film soit en palmarès mais il a emporté un auditoire qui, il faut bien le dire, était acquis. Défini par son auteur comme une farce macabre, Serge Bromberg a bouscule un peu le réalisateur qui ne s'est pas trop laissé démonter. Le film est triste. J'ai trouvé intéressant d'apprendre qu'il est inspiré de lecture comme Maupassant et qu'il a été conçu sans animatique ni storyboard et avec des écritures multiples.

Love&Theft, Andreas Hykade, 6'49, Allemagne

Avec les moyens de projection de la grande salle, le film d'Hykade prend toute sa force. L'auteur a voulu célébrer sa joie d'animer, son envie de sortir des carcans traditionnels des productions industrielles avec leur méthodologie contraignante. Il s'est basé sur un rythme de 8 images et a animé de façon empirique mais en 24 images par seconde et en se souciant tout de même du rythme de son film. C'est un travail virtuose, bel hommage à une culture variée, il évoque le travail de Mix, d'hybridation, envisageant même une version longue pour du Vijing.

Crédibles


Films que je trouve crédible pour figurer dans le palmarès.

Love Mouse, de Shinsaku Hidaka, 13mn, Japon

Délire cartoon d'une souris amoureuse d'un fromage. Intéressant, notamment au niveau sonore.

The Lost Thing, 15, Andrew Ruhemann et Shaun Tan, Austrelie et GB

Un homme trouve un truc sur la plage. Un gros truc en fonte genre cocotte géante rouge avec des tentacules et des pinces à clochettes qui dépassent. Il ne sait quoi en faire et le recueille. Mélancolique et amusant dans son coté non-sense. 3D lisse. comme Passion Picture sait le faire. Première oeuvre donc éligible aussi pour le prix.

Light Forms de Malcolm Sutherland, 4mn, Canada

Je l'avais mis en news, c'est joli et séduisant.

The cow who wanted to be a hamburger, Bill Plympton, 6mn, US

Un film avec une nouvelle manière, stylisée et graphique, avec un contour très noir, plus graphique et donc pas pour me déplaire. Et un fond très classique de la part du grand Bill, caustique, drôle, à la morale un peu bizarre. Il ne faut pas croire la publicité, il ne faut pas quitter sa maman ?

Le silence sous l'écorce, de Joanna Lurie, 11mn, France

On l'a vu sur le net, joli film, belle ambiance. Premier film.

Pénibles

Halala.. difficile de débiner toujours mais selon moi les plus difficiles à vivre ont été :

Two rooms 6 mn, Atsuko Nagashima, Japon

Un couple s'installe dans un deux pièces, ils se séparent, elle déménage. Houa.

Nespavanje ne Ubija de Marko Mestrovic, 9mn, Croatie

Des graphitis sur les murs, 3D cell-shadée de combats de catch, avec un mec qui déblatère un texte imbitable au son nasillard d'un téléphone. Sensé parler de rêves. Quelconque.

Crash Bang Wallow, de Jonathan Dunleavy, 4' GB

La vie d'un cascadeur-né. Une histoire assez drôle mais pas spécialement originale, un graphisme patatoide qui m'insuporte.

Recordare de Leonardo Carrano 7mn, Italie

Carpaccio d'homme sans huile d'olive. Le réalisateur a récupéré les clichés du condamné à mort découpé en tranche il y a dix ans, repris par ordinateur pour proposer des coupes différentes au son (trop fort) du Requiem de Mozart. Huitième volet d'une série censée illustrer l'intégralité du Requiem, Recordare est supposé convoquer le passé du condamné. J'ai trouvé ça assez gratuit même si l'image est fascinante. Mais de toutes façon, il suffit de mettre le Requiem sur n'importe quelle image, j'ai pris ça comme une démarche publicitaire et ça.. ça tue.

Je t'aime de Mamoru Oshii, 11mn Japon

Un basset perdu dans un univers urbain déserté. Il cherche quelq'un pour jouer à la baballe. Une sorte d'ange trompette cybernétique apparait et flingue tout mais le chien s'en sort. Le symbolisme éthéré du maître japonais m'a simplement ennuyé.

Red-End and the seemingly symbiotic society de Robin Noorda et Bethany de Forestn 15mn, pays bas

Des araignées en plastique construisent une ruche de sucre pour faire éclore une population de sauterelles bipèdes dévastatrices. Si si.. je vous jure que c'est ça... en stopmotion sur fond de musique éléctronique


Ce fut quand même une sélection variée, dense, de qualité, mais pas spécialement drôle, peu de films m'ont fait rire mais c'est pas spécialement grave. Le jury risque de se chamailler étant donné sa grande variété et ses origines stylistiques et éthiques très variées.

A suivre ce soir.

+ c

Annecy 2010

Love patate




Il est souvent difficile de juger ou de parler du travail de quelqu'un qu'on connaît et dont on estime profondément le travail et la personne. Mais je ne veux pas non plus qu'un silence puisse être considéré comme du mépris ou comme la gène de ne pas pouvoir avouer une déception. Je ne peux pas non plus évacuer le film en deux lignes. Je témoigne ici de mon ressenti, si ça vous ennuie, passez.

J'ai vu Love Patate de Gilles Cuvelier au Fresnoy de Tourcoing et j'avoue que je suis sorti perplexe de la projection. En gros j'avais vu un film très beau mais dont le sens m'échappais et que je ne savais juger. Face à une œuvre qu'on ne peux saisir, on peut adopter deux attitudes opposées, un enthousiasme hypocrite qui suppose que si le sens nous a échappé c'est qu'il est profond et digne ou le rejet forcené de quelque chose qui n'a pas su se mettre à la portée de notre compréhension. J'ai adopté une troisième attitude, prudente ; l'attente de revoir le film pour essayer d'avoir une vision plus claire. C'est fait et j'essaye donc de démêler mes sentiments par rapport à ce film. J'imagine que le film a déclenché pas mal de sentiments proches des miens, quand je vois les réflexions rentre-dedans de Bromberg ce matin, je pense que le film mérite d'être soutenu.

Tout d'abord je trouve le film très réussi. Esthétiquement, techniquement, au niveau de l'animation, je trouve les ambiances denses, les espaces sont bien délimités (la maison, la route, le centre du bourg avec la friterie), les décors sont très beaux, la lumière, les effets atmosphériques et les couleurs donnent au film sa touche nordique de façon virtuose. Qu'importe l'aspect si peu réaliste de la physionomie du personnage et de son nez carré, j'ai perçu le film comme étant très ancré dans la réalité. La technique adoptée, utilisant photo, vidéo, 3D et animation 2D, la justesse des attitudes et les quelques lignes de dialogues qui font comprendre en quelques secondes les relations qui lient les personnages, contribuent à rendre cet univers encore plus crédible.

Or le film dérape rapidement dans le fantastique et l'absurde. Il y a une sorte de magie, d'envoûtement qui fait un contraste vraiment violent avec ce que le film donne à voir.

Je crois que c'est ça qui m'a dérangé. Grand amateur d'humour absurde, je trouve que c'est une façon salutaire de rire d'une existence dont le sens nous échappe. Mais l'absurde a pour moi une valeur positive, réjouissante et gaie, c'est un pied de nez à la bêtise qui nous entoure. Dans Love Patate, je trouve que l'absurde, ce dérapage en dehors du réel, a une valeur angoissante, mélancolique et triste, elle agresse les personnages, les plonges dans la perplexité.

On ne sait pas ce qu'est le personnage principal, ce qu'il fait et d'où il vient. On comprend bien qu'il est peu réceptif à l'attention enamourée de la faiseuse de frite, mais il y a peu d'indice qui nous informe sur sa personnalité. Difficile dans ces conditions de s'identifier avec ce maigrichon qui veut épouser une pomme de terre.

Bon je ne vais pas réclamer à tous prix une justification, des explications comme dans les séries américaines, je ne suis pas contre le mystère et les fins ouvertes, mais je ne sais pas, j'ai trouvé le film triste, pessimiste.

Ce qui est étrange c'est que j'ai eu exactement le même rapport à Chahut, il m'a fallut quelques temps et des visionnages éloignés dans le temps pour reconnaître à sa singularité une véritable écriture d'auteur. Et Chahut est finalement très proche de Love Patate, un personnage seul, dans un univers indifférent, qui se débat et renonce.

La lecture du synopsis fait sourire, un mec qui tombe amoureux d'une patate.. pensez donc, mais c'est un film comique triste, j'ai l'impression de comprendre enfin le sens de la catégorie "comédie dramatique" des cinéclubs.

Love patate est un film fort et singulier, c'est une réussite indéniable et un film à voir. Moi, il m'a fichu le bourdon, ça m'embête de devoir le qualifier comme Serge Bromberg l'a fait ce matin mais j'ai effectivement trouvé le film triste et dérangeant. Et Gilles a avoué aussi ce matin qu'il ne savait pas non plus encore trop comment le qualifier. C'est une œuvre étrange et belle. Un beau film.

Annecy 2010

Cé un honneur


Bein pour ceux qui ne le connaissait encore pas c'est foutu pour lui

L'affiche de Cé est celle qui à été utilisé pour le journal des news du festival Et il est aussi dans le livre Créateurs & Créatures édité pour les 50 ans du festival 50 auteurs marquant d'annecy (53 en fait)

et en position 48 qui est le je vous le demande C'est 'Cé'

la preuve en images

Annecy 2010

Vendredi


La séance des courts métrages 5 était sûrement l'une des meilleures de la semaine, et pas seulement parce qu'il y avait love patate et le silence sous l'écorce. Ca a commencé par roku-jyo to yo-jyo-han, un film japonais en volume dont j'ai pas tellement compris l'histoire, sans doute parce que je devais penser à autre chose en même temps, mais je me souviens que j'avais aimé les poupées semi-réalistes avec de très jolis vêtements. Zhila-bila mukha était intéressant aussi, j'ai vu des documentaires sur les mouches et j'ai toujours trouvé qu'elles n'avaient vraiment pas la vie facile, les animaux en général vivent dans une grande misère (ainsi que la plupart des êtres humains) mais pour les mouches c'est vraiment terrible (heureusement qu'elles n'en ont probablement pas tout à fait conscience), et c'est bien de faire un film qui leur rende hommage, enfin pas pour les mouches bien sûr, mais c'est une façon d'évoquer la vie. Il y avait le nouveau film de Mirai Mizue : Playground, les mêmes petites créatures que dans les précédents, en dessin sur papier itou, très joli. Teclopolis valait le coup d'oeil également, j'ai pas trop suivi le scénario et j'ai bien fait parce que ça avait l'air d'une fable écolo pour décroissanteux ridicule, mais j'ai adoré les constructions à partir de claviers d'ordinateur et l'animation des souris et autres quincailleries informatiques. La séance s'est terminé avec le film d'Andréas Hykade, Love & theft, des transformations de visages de personnages de dessin animé au milieu de l'écran en rythme avec la musique, il en ressort une espèce de beauté mathématique ^^

J'ai vu Los extranos presagios de leon prozak, je m'attendais pas à grand chose, et j'ai été très agréablement surpris. J'ai pas complètement compris l'histoire parce que c'était sous-titré en anglais et que ça allait parfois un peu vite mais grosso modo c'est un artiste qui loue ses services (sa tête) dans un cirque et le film est une suite d'explorations plastiques au travers d'à peu près toutes les techniques possibles, évoquant je suppose les numéros de cirque qu'il conçoit. Mais ce n'est pas simplement une séquence, une autre, puis une autre, avec à chaque fois une technique différente, les séquences sont entrecoupées de dialogues avec le directeur du cirque et de pseudo-réflexions sur l'art et on va et vient entre la peinture, la rotoscopie, le papier découpé et n'importe quoi, n'importe comment, ce qui donne un certain rythme. D'habitude dans ce genre de film contemplatif flirtant avec l'abstraction, on finit par s'ennuyer, bailler, même quand on aime ça, mais là vraiment je ne me suis pas ennuyé, ça m'a captivé jusqu'au bout parce qu'il y avait vraiment une très grande poésie qui se dégageait à travers les différentes propositions, hésitations et recherches qui se profilaient dans le film.

De la séance des films d'étudiant 4, j'ai surtout retenu sobachja poschadka, une suite de scènettes dans un parc où les gens promènent leurs chiens (très stylisés) et où il y a une espèce de poubelle mobile qui ramasse les petites boules que chient les chiens et les oiseaux... Ca m'a beaucoup rappelé les films d'Ivan Maximov, et au générique j'ai cru voir son nom à un moment (note : j'ai vérifié il a participé à la direction artistique). Par contre l'histoire des fientes de pigeons et crottes de chiens, je trouvais ça un peu lourdingue au bout d'un moment.

Annecy 2010

Une édition spéciale?


Cette année ce serait donc les 50 ans d'Annecy, 34e édition. Alors, dans les faits, qu'est-ce qui change? Je vais commencer avec les points positifs pour ne pas trop faire ma râleuse... Les séances travelling spéciales anniversaires nous permettent de revoir les films primés par années. Grâce à ça j'ai pu découvrir Frank Film de Frank Mouris et revoir des classiques comme Le Héron et la Cigogne de Youri Norstein et surtout Le loup gris et le petit chaperon rouge de Garri Bardine qui est un de mes court-métrage préféré. J'en avais les larmes aux yeux! L'ambiance était très chouette, toute la salle battait des mains et je me suis retenue de chanter à tue-tête toutes les chansons. C'était la première fois que je le voyais sur grand écran :)

Des bons moments donc, mais là commence aussi un de mes coup de gueule... la qualité de ces projections! La plupart, voit tous les films projetés dans la petite salle étaient de très mauvaises qualités. Pas de 35mm pour des films de Pojar, Trnka et d'autres, je soupçonne des copies VHS recopiées sur des DVDS. Les couleurs étaient même parfois modifiées. C'est une vraie honte pour un festival qui devrait montrer ces chef-d'œuvres dans de bonnes conditions. Les court-métrage de cette année n'ont pas plus de chances avec de gros problèmes de sons dans la grande salle (trop fort!) ou au Décavision (trop faible!), des cadrages pas toujours respectées et des lumières qui se rallument pendant les films. Cela m'amène à parler du manque d'organisation du festival face aux très nombreux visiteurs de cette année. Auparavant il était facile d'entrer dans des séances, même sans tickets, mais cette année cela devient mission impossible. Il y a plus d'accréditations que de places réelles et pas mal d'étudiants (les moins bien lotis pour les places sur le net) se retrouvent sans rien. Anniversaire oblige, les médias, et on s'en félicitent, parlent d'animation. Il y a même eu Stephane Bern pour son émission Le fou du roi, qui avait lieu au château d'Annecy... Résultat ce matin nous étions bloqués devant la porte, impossible d'aller voir l'exposition Créateurs & Créatures, de peur que nous nous introduisions sur le plateau radio. Certaines personnes ont dû attendre plusieurs heures pour pouvoir entrer, moi j'ai abandonné. Un groupe anti-JO était également là et le maire s'est fait prendre à partie.

50 ans, 50 invités. Une des seule occasion de voir ces personnalités (en tout cas de mettre un visage sur le nom quand on ne connait pas) était la séance de dédicace du livre sorti pour l'occasion.

Bon, et puis bien sûr d'habitude ce n'est pas Martin Solveig qui mixe pour l'Annecybernight. Tous les jeunes de la ville était de sorti, ainsi que les flics. Martin nous as dit que nous étions le plus beau public du monde, il a dû en parler avec Serge :D Fête alcoolisée, quelques personnes par terre dans des couvertures, les parterres de fleurs piétinés, des cadavres de bouteilles un peu partout, une ambiance un peu apocalyptique. Mais ce matin le pâquier avait retrouvé bonne mine.

Et pour finir, habituellement la soirée d'ouverture du MIFA se fait à La Plage, près de l'Impérial, mais cette année nous avons eu droit au Palace de Menthon.

Annecy 2010

Jeudi CMC4 FE3 et pluie si affinité...


Jeudi à été une très bonne journée pour la programmation pour ce que j'ai vu. J'ai vu les Courts-metrages en compet n° 4 au theatre à 21h et les films de fin d'etudes N°3 à 23h Pour le reste par mal de péripéties que je vais aussi vous raconter ...j'aime bien les anecdotes...

Ca a été un timing séré...

Donc à 19h j'ai filé au square de l'évéché (vers la rue Royal) parce qu'avec le A.A.A. on organisait un pot et une projection en exterieur pour les 50 ans de ASIFA (suivi d'une soirée au Rivers Café).

On installe de chaises dans le parc et un ecran geant (on met les goupilles,la toile,les pieds) purée c'est lourd... Ca a l'air de bien aller on le place contre un mur pour éviter le vent et qu'il se casse la geule...(il y avait pas mal de vent) Ok je teste (je simule le vent en bougeant la sctucture dans tout les sens, ca tiens) on cale en plus des poids sur les pieds de la structure pour éviter tout basculement.. ok! je vais donc a coté pour l'apero (Altrer Mundi) je croise Samuel Yal qui cette année présente 'L'oiseau' en panorama.

2 minutes plus tard, on me dit l'ecran est tombé...

Arg, bilan des courses les deux pieds en alu tordu avec rivets pété et tout le tralala...

Heureusement personne ne se l'ai pris sur la tête (par contre si je tenais l'ingénieur qui a concu le systeme :poid,portance)

Du coup on met l'ecran direct au sol contre un mur callé sur des tables tout bien (la classe quoi) et hop je file .

il est 20h20 et j'avais RV à 20h pour manger avec des étudiants américains de philadelphie UART et allemand de koln.

j'arrive à la pizzeria 20h30 on est une quinzaine ...je vais à la projection de 21h ca va faire juste.

je commande quand meme. La serveuse est assez désagréable et ne pipe pas un mot d'anglais et assez directive et cassante avec les étudiants

J'explique aux etudiants allemands que c'est normal on est à Annecy et il y a tellement de touristes que les restaurateurs se foute d'avoir une clientèle fidèle ce qu'il veulent c'est faire du chiffre..alors quand il y a un touriste et que ca ce voit ...hum

....à 20h55 toujours pas de pizza...tant pis je ne mangeai pas ce soir...

j'offre généreusement aux étudiants de manger ma pizza quand elle sera servie (les étudiants et les pizza faisant bon ménage de n'imorte quel pays qu'ils soient)

j'arrive à bonlieu avec mon super vélo rouge des année 70 et la je vois des cars de C.R.S partout je me dis c'a y est c'est la révolution enfin!...En fait pas du tout c'est juste la soirée Annecyber-night sur le paquier (DJ :martin solveg+images sur l'ecran Geant)

Mais le prefet et le maire on du se dire : hOulà une 'Rave-party' à Annecy! On va sortir les C.R.S car il y aura plein de jeunes drogués et saoul qui vont envahir la ville et piller les magasins.

Pis là c'était pas les CRS du genre Sauvetage en haute montagne..non c'etait ceux avec tenues de combats (genre football americain : meme si t'es pas musclé on croit que tu l'es avec ce costume...)

bref j'arrive à bonlieu et je rentre dans la salle

1er film Old Fangs de Adrien MERIGEAU, Alan HOLLY pour l'irlande

c'est du dessin 2D. l'histoire d'un jeune loup qui a grandi et qui veut retourner voir son père et du coup on revit sa jeunesse comme un flashback et on se rencontre que son père et pas un super personnage.

j'aime bien le style graphique et les sons bien appuyés par exemple: quand le pere fume on entend très forts les bruits d'aspiration et les couleurs sont très tranchées à la fin le jeune loup sort de la maison et dit que son père n'était pas si content de le voir...

Bref à mon avis les auteurs doivent passé pas mal de temps chez le psy pour comprendre pourquoi leur père ne les aimes pas.. mais le film est sympa.

2eme Film Recordare Leonardo CARRANO, Alessandro PIERATTINI pour l'italie

au debut du film une annonce qui dit:"Attention ce film à été entierement réalisé avec des parties de corps humain leguées par la morgue" ouah ca met tout de suite l'ambiance. bon comme dis tony ca me faisait penser à des tranches de jambon... en fait j'avais dèjà vu un truc comme ca dans les journaux Tv au Etat-unis un condamnée à Mort avait légués sont corps à la science et il l'avait découpé son corps par lamelle tres fine au laser en partant de la tete jusqu'au pieds pour pouvoir étudier précisement toutes les parties du corps..

je suppose que c'est le meme procédé qui à été utilisée donc la l'auteur nous anime ces images dans tous les sens sur de la musique classique...bref c'est tres visuel mais on ne voit pas bien ou il veut en venir

c'est assez joli avec plein de couleurs mais quand vous reconnaissez tel ou tel organe (oeil,cerveau,jambe,foie) ca vous met un peu mal à l'aise (sauf si vous êtes boucher)

je pense que le but c'était de créer une petite polémique autour du film et je pensais que la salle allait réagir,huer,crier s'exprimer...et bein finalement non les gens sont restés calme pendant le film et on applaudis à la fin l'auteur qui était là.. comme si il venait de voir un dessin animé tout a fait normal...c'est peut être ce qui m'a le plus étonné... Les gens sont-ils blasées?!

le 3eme film:Crash Bang Wallow de Jonathan DUNLEAVY pour la grande bretagne

Bon ca cassait pas des briques mais c'était assez drôle, c'est un cascadeur qui veut se suicider et qui nous raconte sa vie avant de sauter pas la fenetre du coup on le voit partout dans des films à la place des grands acteurs d'hollywood Ca fait un peu le mec qui se la racontre mais ca marche plutot bien niveau anim Le style graphique sympliste ne m'a pas trop plu mais ca se laisse regarder

le 4eme film:Nespavanje ne ubija de Marko MEŠTROVIĆ pour la croatie

alors celui la m'a beaucoup plus.C'est très expérimental, parfois on dirait des essais. c'est tout en dessin ou peinture au crayon ou à la peinture en noir et blanc,ca fait très brouillon en fait il fait des dessins sur des support improbables et les animes (dans la rue,sur les vagon d'un train,sur un batiment) et puis il y a une autre partie qui faite directement en dessin au crayon la il a inventé un truc exellent en fait il a du bricoler un support à multi hauteur par exemple 3 hauteurs et il met ses dessin un coup à la distance 1,un coup à la distance 2, un coup à la distance 3, 1,2,3,1,2,3,etc... Et vu qu'il y pas mal de dessin de boxe ca donne une effet de relief (mouvement qui vient vers nous par expemple un boxeur qui donne un coup de poing le dessin du départ du coup de poing se trouve sur le support le plus éloigné de la camera et le dessin d'arrivé du coup de poing se trouve sur le support le plus pres de la camera... J'aurai du inventé ce systeme moi-même...zut trop tard..

l'autre truc rigolo c'est pas exemple des dessins sur des wagons et apres il filme le train en prise de vu réelles et on voit l'animation sur les wagon..

bref a voir

le 5eme film:Moj Put Veljko POPOVIĆ, Svjetlan JUNAKOVIĆ pour la croatie

un homme se rappelle de ses 1ere chaussures et on le suit dans sa vie jusqu'a la fin ou il offre les 1ere chaussures à son petit-fils Je pense que le film à été réalisé par un fétichiste des chaussures...(rooo ca c'est de la critique) Non sérieusement le style graphique est sympa les objets sont un peu transparant tout au crayon et on rentre bien dans l'histoire apres il y a une histoire de caillou dans la chaussure mais j'ai du m'assoupir une seconde (il faisait encore un chaleur) mais en gros pensez-y le jour ou vous offrez ss chaussures a votre 1er petit fils elle vont peut-etre determiner le chemin de sa vie (enfin en gros c'est le message que j'ai compris...en meme temps des chaussures pour Bébé c'est 70euros au minimum alors il a intéret des les aimer comme le gamin du film...)

le 6eme film :la femme squelette de Sarah VAN DEN BOOM pour la France

une femme s'ennuie dans sa vie (mariée,3enfants et rêve qu'elle est un squellette au fond de l'eau et qu'un pecheur (son ancien amant) va retrouver pour la résusiter.

Alors tout d'abord bravo à Sarah et merci à Papy3D qui l'a produit parce que je sais que les 2 trainent sur le forum

C'est vraiment tres joli estétiquement,vraiment réaliste et poétique à la fois. Je pense que ca doit décrire vraiment beaucoup de situation semblable à celle-ci vécu par des tas de femmes.

On sent vraiment le coté féminin de la réalisatrice dans ce film d'une part par le coté songeur (réve du prince charmant) et d'autre part la description du quotidien avec le mari qui n'aide pas au taches menagere (il bloque sur son ordi) les enfants qui se chamaille et la mère qui vit sa vie sans ne plus y avoir goût si ce n'est en rève d'est qu'elle voit de l'eau elle ponge la tête dedans et s'imagine en squellette au fond de l'eau attendant d'être répeché

Je voudrai aussi dire que la voie de la naratrice est exellente (profonde et un peu cassé) et la musique aussi ce qui fait un symbiose qui rend donne à ce film vraiment un grande qualité

bravooo de plus l'auteur était présent et je trouve comme un air de ressemblance avec son personnage au niveau du physique.

le 7eme film : J'ai encore rêvé d'elle de Geoffroy BARBET MASSIN pour la france

Alors la on change de registre c'est de la 3D les personnages sont horriblement moche et on ris du début à la fin c'est donc sur la célebre chanson francais :j'ai encore reve d'elle du groupe :'il était une fois'

ce qui est rigolo c'est que les personnages on une structure élastique,comme caoutchouteuse par exemple quand l'homme bouge la tete le nez fait un mouvement seconaire à mi chemin entre la planche d'un templin de saut à la piscine et un flan anglais à la gélatine.

du coup visuellement ca marche tres bien tout le monde rigole de plus la femme etant denudé l'auteur passe son temps a pixelliser les partie intime comme les floutages TV et vu que la femme grimpe sur son mari dans tous les sens le floutage suit le mouvement et donne un tres bonne effet humorisitque..si bien qu'au milieu du film tous le monde et deja mort de rire et au moment ou trois souris sortent de derriere des tableau pour faire les coeur des la chanson tous le monde à applaudi (en plein milieu du film) a la fin l'auteur n'etait pas la (malheureusement pour lui) mais vu les applaudissement je pense que nous avons un gagnant pour le prix du public...c'est tres courts 3m30 et ce marche tres bien

8eme film : Fröken märkvärdig & karriären pour le danemark

c'est un film de société qui nous explique la difficulté des femmes dans le monde actuel pour concillié le monde du travail,le couple,la réussite,le bohneur

en nous montrant justement cette femme qui veut absolument réussir mais qui ne se sent pas à la hauteur et qui se sent tres déprimé en rentrant chez elle du travail ou completement cassé

la ou le film à bien réussi c'est justement en réprésentant physiquement les états d'humeur de la femme par un monstre noir qui represente ses idées noir ,une bulle noir quand elle à besoin de s'isoler,des petit points noirs qui tourne autour d'elle

il montre la difficultés pour les femmes d'être a la hauteur vis a vis des autres sans pour autant s'épanouir Et dans le film justement elle va voir son psy qui lui demande mais quesque vous voulez dans la vie vraiment....

Ca remet en cause plein de chose,c'est tres philosophique et je pense que pas mal de personne se reconnaisse dans ce portrait

de plus le partie pris de faire cette femme tout petite avec des cernes sous les yeux au milieu de ce monde des gens grands,beaux,intelligent et elitiste fonctionne très bien

encore un point de vue féminin tres intéréssant..

Décidement c'etait une tres bonne sceance...

après je suis retournée au square de l'évéché au pas de course ou la projection en plein air de Asifa venait de finir j'ai aidé a demonter l'ecant geant et j'ai reccouru dans l'autre sens pour aller à bonlieu voir les Film de fin d'etude n°3 à 23h au theatre (tres bonne seance aussi)

je suis sortir à 1h du mat de bonlieu encadré par 2 CRS qui ne laissait que sortir les gens de bonlieu mais empechait les autres de rentrer...sympa..il pleuviotait dehors ...la soirée DJ avait lair completement fini (peut-etre interrompu au cause de la pluie) j'ai vu plein de CRS tout mouillé (avec leur renue de combat qui devait peser 200kilo ave la pluie)

puis je repris mon vélo pour aller au rivers café voir si l'after de la soirée de l'ASIFA était terminé

sur la route j'ai croisé Cobayanim avec d'autres au Café Kurt qui cherchait un bar pour boire un coup

moi je suis rentrée avant que la pluie ne tombe averse (je suis d'ici et quand ca met à pleuvoir c'est pas pour de faux)

arrivé chez moi en bas de l'immeuble dans la cage d'escalier un douleur intense en bas de la jambe droite... quesqu'il m'arrive 2 secondes apres un autre douleur plus haute....oula..je remonte le bas de mon jeans et je vois un Frelon (c'est comme une guepe mais en 4 fois plus gros)...

je le jette par terre et je l'ecrabouille (avec ma jambe valide ...ca va je sui gaucher) et la je me dis merdre j'ai été piqué 2 fois par un frelon sur la jambe

si ca se trouve je ne vais pas passer la nuit...

je me couche avec un forte douleur à la jambe..ne sachant pas quoi trop faire... j'ai toujours entendu que les piqure de frolon pouvaient etre mortel... je revois tout ma vie comme dan un film (d'animation) 1min13.. puis je m'endors, ce matin je n'ai plus mal et je suis vivant ouf...j'ai failli ne pas pouvoir finir le festival

je suis peut etre résistant au piqures de frolon faudra que je lègue mon corps à la science apres ma mort Mais attention pas pour faire des films d'animations avec....non mais...

Annecy 2010

Jeudi


La séance des courts-métrage 4 a super bien démarré avec Old Fangs mais je sais pas trop comment le décrire, alors je dirai juste qu'il était bien (oui oui avec les années mes comptes-rendus sont de plus en plus succincts :p). Recordare ne m'a pas vraiment convaincu, c'est animé à partir de cadavres humains de façon plus ou moins abstraite. La musique était assez insupportable (Mozart), et en plus le son était trop fort. C'était plus un film esthétique qu'autre chose... mais le fait que ce soit des organes donne forcément une dimension charnelle, tactile, sensible etc. et je trouve que ça va pas avec le côté purement esthétique... Ca m'évoquait de la viande qu'on achète au supermarché et ça peut être intéressant de jouer là dessus un peu comme dans un film de Svankmajer, sauf que ce dernier ne fait surtout pas de l'esthétique justement, c'est pour ça que je trouve que ça marche pas bien, surtout avec cette musique. J'ai pas l'impression d'y trouver une réelle réflexion ou exploration sur le vivant, l'organique etc. c'était plus comme un spectacle de fontaines au château de Versailles et j'en vois pas l'intérêt. Il n'est pas très difficile de s'identifier ou d'avoir au moins de l'empathie pour le personnage de Mademoiselle Remarquable et sa carrière quand on est étudiant, et c'est un film sympa dans un style un peu BD noir et blanc égocentrique, un peu drôle, un peu touchant, un peu ennuyant mais j'ai bien aimé.

Ensuite j'ai vu Métropia, un film d'anticipation assez classique et pas extraordinaire au niveau du scénario, l'intrigue est prenante et tout ça, mais c'est surtout visuellement que c'est intéressant et qu'il vaut vraiment la peine d'être vu.

Pour les films d'étudiant je m'étais installé dans les premiers rangs bien au milieu et dans la grande salle c'est assez impressionnant, surtout Parade, j'étais sur une autre planète là... c'était vraiment génial graphiquement et dans le mouvement. Et puis je sais pas si ça a un rapport avec ça mais j'étais plus émotif que d'habitude, pour Grise mine ou Viliam, et même pour des films que j'ai pas aimé. Dans fly on the window, un film en 3D avec des vue subjectives d'animaux, j'aimais beaucoup les plans avec la mouche, mais évidemment comme on s'y attends elle finit écrasée et j'aurais bien aimé que pour une fois on ne fasse pas de mal à cette pauvre bête à la fin du film.

Annecy 2010

Mercredi


Cette fois j'ai commencé la journée plus tôt pour aller voir Piercing 1, un film plutôt réussi en dépit de la grande économie de moyens, mais très pessimiste, sur un jeune homme en chine à qui il n'arrive que des galères ^^

Je vais donc faire le compte-rendu des courts-métrages 2 : tout le monde n'a pas aimé Je t'aime, de Mamoru Oshii, j'avoue que lorsque j'ai vu le chien avec la petite musique au piano, j'ai cru à un film pseudo-poétique raté. J'ai tout de suite été rassuré quand j'ai vu l'espèce de femme-robot extraterrestre sortie d'un manga de science fiction, et là pour le coup j'y ai vu de la poésie, une poésie dérisoire et désespérée qui se demande ce qu'elle fout là... Les autres films étaient très beaux au niveau de la technique, du graphisme etc. surtout les journaux de Lipsett mais pour ce qui est du scénario, l'émotion et tout ça j'ai pas trouvé ça très intéressant. Le meilleur était sans doute Hand Soap, qui utilise un rendu réaliste avec des textures, sur le quotidien d'un adolescent mal dans sa peau décris de manière à la fois réaliste et surréaliste.

Ensuite j'ai vu Summer Wars, c'est marrant parce que Florentine pensait qu'elle n'allait pas aimer et moi j'étais plutôt enthousiaste, alors je lui ai dit que ce serait sûrement l'inverse, qu'elle sortirait de la séance en ayant aimé alors que moi j'aurais été déçu. C'est à peu près ce qui s'est passé :p En fait ça ne m'a pas vraiment déplu, c'est juste que j'aimais pas trop le côté clanique de la famille aristo et l'espèce de matriarche dont les idées politiques n'étaient manifestement pas très à gauche (bien que je partageais la plupart de ses analyses sur la situation pour d'autres raisons), je dirais même qu'elles devaient être très à droite. On passe tout de même un bon moment en regardant ce film, on soupire un peu quand les personnages commencent à avoir des réactions excessives et caricaturales et se mettent à pleurer pour un rien, mais ça devient vite drôle après.

Les films d'étudiants ne m'ont pas trop emballé, je leur donnais des notes et en gros c'était entre 10 et 13 sauf quelques uns qui ont eu plus de 14 et un qui a eu zero. Je dois cependant noter un fait singulier : les étudiants (et pas qu'eux malheureusement) s'obstinent parfois à vouloir absolument mettre une chute dans leur scénario, et en général ça gâche tout, mais là je dois dire que pour une fois j'ai vu une "bonne" chute, c'était dans Je en jeu, absurde et merveilleux, un vrai moment de grâce ^^

Annecy 2010

Mardi


Mardi je suis allé voir les courts métrages 2 à 14h, il y avait le nouveau film de Anita Killi, mais il m'a laissé un peu perplexe. J'aime beaucoup Anita Killi, elle fait des films en papier découpé et un peu de volume, c'est très bien fait et très beau. C'est plutôt pour les enfants en abordant des sujets un peu grave, dans tornehekken c'était sur la guerre, mais du coup ça a tendance à tomber dans des poncifs un peu mièvres. Cette fois ci, dans sinna mann, c'est sur un type qui a tendance à casser des meubles quand il est de mauvaise humeur, et ça fait peur à son fils qui s'imagine qu'il y a une espèce de monsieur pas content à l'intérieur de son père qui prend le dessus de temps en temps. A un moment y'a des oiseaux qui chantent au gamin qu'il faut le dire et tout, je trouve ça moralisateur et simpliste et j'aime pas trop ça... Et il le fait, il balance son père aux autorités locales (un roi) et celui-ci se retrouve dans une espèce d'hôpital psychiatrique (le château du roi) et ensuite il renoue plus ou moins avec son fils. Donc euh... je suis pas convaincu par le scénario, mais tout le reste est très bien. Peut être aussi que ça m'a gêné parce que Florentine m'avait soufflé que c'était sur les enfants battus alors que ça n'était pas le cas, j'aurais sans doute préféré que ce soit ça. J'ai vu Fantastic Mister Fox que j'ai apprécié comme une fable révolutionnaire mettant en scène le prolétariat se réappropriant les richesses détenues par quelques possédants capitalistes. Ca m'a donné l'occasion de lever le poing, comme je l'avais fait d'ailleurs pendant la séance précédente au seul moment que je trouve bien dans logorama : celui où l'on voit des poings à la rose. J'ai été à la séance sur les films des années 90, assez excellente, avec le loup gris et le petit chaperon rouge de Gari Bardine. Enfin, je suis allé voir les films d'étudiant, une séance à peu près bonne avec au moins trois ou quatre films qui m'ont plus ou moins plu... Lebensader était assez impressionnant, je crois qu'il aura un prix. Je n'aime pas trop l'espèce de sensiblerie kawai (ou pas) autour de la relation entre l'enfant et ce qui semble être son père, mais j'ai apprécié l'ensemble du film dont l'animation dégage une force, une puissance, quelque chose de primitif et tout à fait jubilatoire. Wakaranai no buta était pas trop mal non plus, incongru à souhait, tout comme haunted heart, même si j'accroche moins, qui bénéficiait en plus d'une chouette bande son. J'avais déjà vu Cendrillon et comme je l'avais bien aimé ça m'a semblé normal de le revoir, pas comme certains trucs débiles qui auraient dû laisser leur place à RU...

D'ailleurs j'ai été au vernissage... Une exposition remarquable des travaux de Florentine Grelier, réalisatrice extrêmement talentueuse qu'on ne présente plus. L'artiste nous propose un parcours au fil du processus de création, nous permettant de vivre (ou revivre) toutes les étapes de la production de son film. Les cadres sont intelligemment disposés de manière chaotique, accrochés de travers et semblants sur le point de tomber, afin de suggérer le foisonnement d'idées se bousculant sur les murs. On découvre avec malice les extraits du scénario, annotés ou raturés, qui aux yeux du profane pourraient aisément passer pour les dialogues d'un film pornographique. Les recherches de personnages, les décors du film etc. témoignent des talents de peintre et du goût pour la matière de la jeune réalisatrice qui donnent à son oeuvre ce caractère tactile et intimiste, comme si l'on marchait les pieds nus dans l'herbe sur le pâquier. Quelques images du film font la démonstration tant didactique qu'artistique de ce qu'est le cinéma d'animation, et des photos (prises par un artiste anonyme mais non moins excellent) sont là pour rendre compte de l'ampleur de la tâche et de ce rayonnement créatif qui emplissait l'atelier.

Annecy 2010

Mai Mai, Kerity et Metropia


Ha ha... je flood avant même d'arriver, je remets ici des critiques des films que j'ai vu et qui sont présentés d'une manière ou d'une autre à Annecy cette année, en les adaptant un peu.

Je commence par Metropia

metropia
Film de Tarik Saleh sur un scénario (entre autre) du célèbre (mais mort) Stig LarssonMetropia est une production du grand nord, Suède, Norvège et Danemark.

C'est un film d'anticipation qui considère qu'en 2024 le monde aura subit une catastrophe écologique qui l'enferme dans une couche de nuages gris et sale. Le monde s'est replié sur ses sous-sols et un gigantesque réseau de métro réunit toutes les villes d'Europe. 
Roger, obscur garçon de bureau d'un standard téléphonique suédois entend tout à coup une voix qui n'est pas la sienne dans sa tête. A partir de là sa vie rangée et un peu déprimante va basculer dans l' improvisation. Il va suivre un mannequin d'affiches publicitaires dans le Metro et se retrouver mêle à un complot international de dirigeants qui cherchent à contrôler le monde via des produits de cosmétique en espionnant leurs pensées et en les manipulant.

Assez court (1h20), le film est à classer dans les récits d'anticipation pessimistes avec Brazil, 1984 , La jetée ou le récent Fard
Mais si le fond est assez classique, c'est la forme qui est le plus singulière car le film a un rendu réaliste à base d'acteurs réels, de photomontages et de compositing. Ça donne un univers réaliste mais les proportions des personnages sont accentuées (grands yeux grosse tête), les décors sont photoréalistes aussi, sombres, post apocalyptiques pour les extérieurs, déserts, les intérieurs sont peu éclairés et le tout a un rendu presque noir et blanc, avec des teintes sépias et brunes.

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J'ai été peu enthousiasmé par le film, si je lui reconnais une personnalité forte et un propos singulier, je trouve l'histoire assez commune.
Le coup du shampoing est un sommet de fantaisie mais le film est déjà basé sur un concept cinématographique totalement irréel : la voix intérieure. Le personnage se parle ou plutôt on entend ses pensées et une voix étrangère (pas si différente d'ailleurs d'où confusion) interfère dans son monologue. Bon, c'est vrai que le film est dans un "futurisme rétro" à la Brazil, la technologie du futur est ringarde, pleine de petits écrans cathodiques, de vieux moniteurs genre sonars et de boutons-manettes. Les décors sont en formica et compagnie et si c'est assez photogénique ça enlève tout de même à la crédibilité de la chose surtout quand on parle de contrôle mental via nanotechnologies. Les plus cinéphiles défendront ce parti-pris artistique et cinématographique - après tout j'avais adoré dans Brazil - mais là ça m'a géné.
Puis le film est très bavard et bouge très peu. Les mouvements sont tellement rigides et numériques qu'il n'est pas possible que ça ne soit pas intentionnel. Les personnages sont vus de face ou de profil sans intermédiaires, il n'y a pas de courses ou de mouvement brusques et le film est une succession de translations tantot horizontales et tantot verticales. Ça lui donne une personnalité très raide, radicale mais peu amène.

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Bon je ne regrette pas de l'avoir vu et je vous conseille d'y aller si vous en avez l'opportunité mais je ne pense pas que le film emporte un enthousiasme débordant.

Le site officiel est ici


Kerity, la maison des contes

Film 2D avec quelques détails 3D, le film a été principalement animé en Asie, il est réalisé par Dominique Monféry avec un petit budget de moins de 4 millions d'euros.
Je raconte un peu, si vous voulez le voir passez le paragraphe suivant ;

Une famille composée de papa maman, une grande fille et un petit garçon prennent possession pour l'été d'une maison sur la cote (Kerity c'est en Bretagne, nous dit Wikipedia). On comprend qu'ils ont hérité de leur grand tante qui habitait là et qui est décédée il y a peu. Le petit garçon surtout semble ému de voir cette grande maison sans sa propriétaire qui lui lisait des histoires. Surtout qu'il a du mal à lire et qu'elle lui a légué son immense bibliothèque remplie de contes classiques. Pour payer les réparations sur la maison qui vieillit, le garçon accepte de vendre les livres mais il se rend compte que cette bibliothèque n'est pas comme les autres ; elle est peuplée des petites personnages des livres, chaperon rouge, Alice et le lapin blanc, carabosse, l'ogre, peter pan... Or ce petit peuple est dépendant du propriétaire de la bibliothèque qui doit lire une formule magique gravée dans le bois de la pièce pour que les livres continuent d'exister dans le monde entier (? oui, je n'ai pas bien compris non plus mais bon...). Cette formule de deux lignes («ce n'est pas parce que c'est inventé que ça n'existe pas»), le petit garçon, nouveau propriétaire des livres, n'arrive pas à la lire, les lettres se confondent et dansent. Carabosse, personnage méchant de l'histoire se venge de l'incapacité du garçon en le réduisant à leur taille, 10cm de haut. Embarqué dans les cartons d'un brocanteur cupide avec tous les bouquins, il va devoir retourner à la bibliothèque et lire la formule magique avant midi. Pour cela il va devoir traverser la plage, monter la falaise et grimper dans la maison et surtout lire la formule, accompagné dans son aventure par Alice, le lapin blanc et un ogre qui n'a qu'une idée : le bouffer.

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Question réalisation j'ai trouvé l'ensemble un peu fade, il y a une sorte de formatage de l'ensemble qui fait que le film est plein de qualités mais sans que réellement une ne prenne le dessus et parvienne à s'imprimer. Le film me semble aussi plein de défauts et de maladresses
Pour commencer pas mal de ficelles du scénarios sont prévisibles, par exemple le gamin va réussir à lire la phrase à la dernière seconde, il construit un grand château de sable sur la plage dans une séquence assez appuyée, quand il rétrécit je me suis dit "tu va voir qu'il va faire un tour dans son château" et ça n'a pas manqué, comme le coup de la poupée moche qui révèle des trésors, enfin des trucs qui sont peut-être reçus naïvement par les enfants mais qui sont repérés à mille lieues par les parents qui les accompagnent...
J'ai dit que je n'étais pas fan des illustrations de Rebecca Dautremer, j'avoue quand même que le travail de décors est assez plaisant en couleurs même si le film abuse un peu des animations multiplanes pour les mettre en valeur ce qui a à mon avis l'effet inverse. Par contre je ne suis pas du tout fan des designs des personnages, il y a même à mon avis des contresens, la fée carabosse ressemble à un comptable bossu et l'ogre - qui aurait pu être un personnage incroyable - a le design d'un bonhomme terne, pas impressionnant du tout, avec des petites jambes, que les dessinateurs ont été obligés d'affubler d'une fourchette et d'un couteau pour bien faire comprendre qu'il avait envie de boulotter le marmot... Le style choisi pour les personnages, larges faces aux traits très fins, fait que même sur grand écran, leurs physionomies sont difficile à lire, la bouche, le nez, les taches de rousseur, disparaissent et on ne voit plus que de grands yeux noirs inexpressifs sur un large aplat de couleur chair entouré du noir des cheveux.

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Notez l'ogre à gauche

Quelques séquences, justement celles dans le château de sable, sont assez sombres et peu lisibles, même au cinéma, d'autres assez incompréhensibles : au moment d'ouvrir la bibliothèque, le garçon entre la clé dans la serrure et on a droit a un insert subjectif de la serrure avec une immense clé en 3D qui remplit la serrure au ralenti... Freudien ? 
Quant à l'animation elle est du niveau d'une bonne série d'animation mais sans plus.

Alors sur les qualités, outre celles des décors et la singularité des designs, je retiens les premières séquences, même si elle ne sont pas sans rappeler une publicité pour les assurances obsèques. On y évoque l'absence et le décès avec subtilité et retenue, la découverte de la maison est bien menée et on se familiarise rapidement avec les lieux, on ressent bien la vieille maison qui sent le moisi, les planchers qui grincent et les vieux carrelages. La lumière est belle et les couleurs un peu mélancoliques. Ensuite le fond est éminemment estimable, on y parle de livres et du pouvoir de l'imaginaire, d'imprimerie, d'éditions originales, d'illustrations... Avec tout de même un détail qui m'a fait tiquer ; la bibliothèque est censée être remplie d'éditions originales (premiers tirages historiques d'un livre). Passons sur le fait qu'ils sont conservés dans une maison déglinguée pleine d'humidité près de la mer, ce qui ferait tiquer n'importe quel authentique libraire, à la fin le garçon referme un livre et on voit sur la couverture «Alice in Wonderland». Sauf que l'édition originale était intitulée «Alice's adventures in Wonderland»... Tant qu'à mettre une référence anglophone incompréhensible pour les enfants, autant qu'elle soit juste. Bon ça ne fait jamais tiquer que le grand con à lunette au fond de la salle mais c'est dommage.
Continuons sur les qualités ; les séquences où le garçon peine à lire sont bien vues, les lettres dansent et se confondent, il y a même une séquence onirique où le garçon est perdu dans un océan de pages qui se ferment sur lui, de belles séquences qui rendent bien la perplexité du gamin et ses problèmes de lecture. Les relations entre sa soeur et lui sont également assez bien rendues, les dialogues sont assez justes.
J'hésite à parler de la musique, je n'y connais rien du tout, ici il me semble qu'elle joue efficacement son rôle de soutien, active dans les scènes d'action, lyrique dans les moments poétiques, muettes dans les moments dramatiques, mais j'avoue aussi que je ne me souviens pas de quoi que ce soit de marquant dans ce domaine aussi.
Donc au final un film un peu sur la réserve, de bonnes idées, des séquences sympathiques mais une impression générale peu notable, une action qui ne décolle pas, un scénario prévisible qui n'est finalement pas sans rappeler le premier Arthur et les Minimoys : un gamin est rétrécit et doit sauver le monde avant une certaine heure. L'univers des contes, la dimension "originale" des références me semblent sous-exploités.

Bon, on retiendra que le film a été fait avec peu de moyens et que le public de scolaire qui ira voir le film y trouvera probablement son compte.

Mai Mai shinko to sennen no maho

Film de Katabuchi Sunao (notamment assistant de Miyazaki sur Kiki), adapté d'un roman autobiographique de Takagi Nobuo.
Le film raconte les aventures de Shinko, une petite fille fantasque, surnommée Mai Mai, fillette un peu garçonne à l'imagination débordante encouragée par son grand père taciturne. Elle a un épi dans sa coiffure auquel elle attribue son imagination, sorte d'antenne créative.
L'action se passe au Japon dans les années 50, les gamins d'une dizaine d'année au plus vont à l'école, c'est l'après guerre et nous sommes dans une partie très rurale et pauvre.
Kiiko, une gamine va débarquer de Tokyo, suivant son médecin de père, orpheline de mère. Un peu coincée, terrorisée par les diverses bestioles de la campagne, elle va se lier d'amitié avec Shinko et rentre dans son jeu d'imaginer la région il y a mille ans. 
C'est là que le film prend un chemin un peu étrange ; les fillettes imaginent une jeune fille de seigneur qui s'ennuie mille ans plus tôt. Or le film va suivre également l'histoire de cette petite fille, ses occupations avec ses serviteurs et son envie de se faire des amies pour jouer avec.

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Le film est donc une chronique intimiste pour enfant assez réussie, avec ces sauts temporels qui sont assez difficiles à saisir pour les enfants étant donné qu'entre le Japon des années 50 et celui de l'an mille il y a peu d'indices flagrants auxquels se rattraper. D'autant que des actions du passé ont une incidence sur le présent du film, par exemple des petits bouts de papier découpés passent d'un époque à l'autre en flottant sur un cours d'eau. 
Dans l'ensemble ça m'a fait penser à Tom Sawyer avec cette gamine espiègle qui court les aventures dans une nature généreuse et accueillante, ça m'a aussi fait penser à Totoro sans les animaux fantastiques, juste la famille avec cette maman malade et les fillettes qui jouent dans la nature, avec quasiment le même épisode de la recherche de la petite soeur perdue.

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Techniquement c'est assuré par les studios MadHouse et c'est donc assez chouette. L'animation assure le jeu subtil des personnages et quelques incursions de dessins d'enfants sont bienvenues même si j'aurai aimé en voir plus.
Il y a des scènes marquantes comme celle où les gamines se prennent une cuite avec des chocolat à la liqueur, les scènes avec le poisson rouge, le coloriage... plein de petites scènes qui parlent à tous les enfants, c'est raconté avec poésie et candeur.

En gros un joli petit film, poétique et sensible mais loin de la profusion ou de l'action qu'on peut trouver dans des productions équivalentes. Le «fantastique» annoncé dans les pitchs et autres résumés n'est rien d'autres que quelques flashbacks qui mettent en perspective l'éternité de la jeunesse et des préoccupations humaines, la sociabilité, le partage. Gentil.

Le site officiel du film

Annecy 2010

Des rencontres


A Annecy il y a bien sûr les séances, mais aussi les pic-nic, apéros, soirées, vernissages en tous genres qui permettent de rencontrer le petit monde de l'animation autour d'un verre ou sur la piste de danse. Autant en profiter, cela n'arrive qu'une fois par an! Certains évènements nécessitent un sésame mais il y a toujours moyen de filouter (vais-je essayer de rentrer à la soirée MIFA ce soir?). C'est ainsi que l'on peut voir Jipé et d'autres Fous se déchaîner sur le dance-floor ou tout simplement nous offrir un verre de jus de pomme le lendemain sous le soleil. En ce moment même il me semble qu'il y a la fameuse bataille de pédalos inter-écoles. C'est toujours frustrant de ne pas pouvoir faire toutes les partys, mais pour ma part j'ai pour l'instant bien profité de mes journées et vu les gens que je voulais.

Voici quelques photos du pic-nic des Fous et de la soirée Autodesk au Bowling.

Annecy 2010

De retour du Pic-nic des Fous 2010.


Et voilà, ça y est, notre tradionnelle pique-nique savoyard vient de se terminer.

Je pense que nous avons dépassé cette année le record d'affluence. Soleil aidant, au moment le plus fort de ce petit moment de convivialité, nous étions, de source sûre, plus de 100 personnes sur la Pelouse du Pâquier!!!...

S'y sont donc retrouvés des étudiants de nombreuses écoles (Poudrière, Emca, DMA de Roubaix et Marseille, Supinfocom,..), des habitués de notre Forum et de notre Picnic : Muyle, Cuikisouri, Meule, Slim, Zewebanim, Cobayanim, ... et des p'tits nouveaux qui passaient par là. Tout ce petit monde a donc échangé sur le parcours de chacun, les séances vues, les p'tits trucs à connaitre du Festival, et plein de choses encore... pendant plus d'1h30.

Ce fut donc une réussite et rendez-vous est déjà pris pour l'année prochaine.

Annecy 2010

Le pique-nique du mercredi 9 Juin


la photo

Annecy 2010

Cérémonie D'ouverture et Soirée d'ouverture


Bein finalement le beau temps à tenu toute la journée hier->lundi 7(mis à part la pluie fine du matin).

J'ai vu les courts-métrages en compet n°1 au decavision à 18h00. Je laisserai le pros des critiques ->critiquer mais bon il y avait 2 ou 3 films un tantinet long avec en plus les trames montées à l'envers (probleme d'export) qui faisait une jolie pixelation...et mal au yeux. le dernier courts du programme sort du lot (en 3D).

Par contre j'ai eu la chance d'avoir une invitation pour la cérémonie d'ouverture par un bénévole qui bosse pour le festival et c'est le permiere fois que j'y participais depuis 14 ans que je viens au festival (je suis le local de l'etape-j'habite annecy)

Le theatre était plein à craquer. Il faisait une chaleur à crever. Serge Bromberg (ancien présentateur de Cellulo sur la 5) a fait une annonce à un moment pour que tous le monde s'assoit à sa place pour voir si il restait des places libres parce qu'il y avait encore plein de monde qui voulait rentrer...

Du coup le temps que tous le monde s'installe ca n'a commencé qu'à 21h au lieu de 20h30.

Avec un petit speech du maire d'ANNECY (J-L rigaut)

Il a déclaré le 34eme festival d'Annecy ouvert pour son cinquantenaire (de 1960 à 1998 le festival avait lieu tous les 2 ans puis tous le ans depuis 1998)

Serge Bromberg nous a carressé dans le sens du poil en disant que si le festival était réussi et de renomée mondiale c'était grace a son public... (technique bien connu de manipulation des foules en commencant par les flatter pour les mettre dans sa poche). Le pire c'est que ca marche du tonnerre.



Puis il a parlé un peu de l'historique de festival avec quelque chtites blagounettes,dont une assez rigolote. il a dit : "il y a 3 hypotèses pour savoir pourquoi le festival d'animation se déroulait à Annecy"

1- parce que la Savoie et la Haute-Savoie on été rataché à la france en 1860 sous condition d'avoir un festival d'animation

2- parce que tout ce passait au festival de cannes au début (1956-58) et que l'animation ne trouvait pas sa place aux coté des films en prises de vue réelles et qu'en en parlant au ministre de la culture (malraux)

Qui lui même en aurait parler au président (Général de Gaulle)

Le général qui se penchait sur le célébration des 100 ans du rattachement de la Savoie et la Haute-Savoie (1860-1960) aurait dit "Bein y a qu'a le mettre à ANNECY"

3- parce qu'il y avait un ciné-club tres actif à Annecy (ce qui est vrai ->enfin y parait j'était pas né)

l'anglais de bromberg ressemblant au mien (like spannich cow), il n'a pas traduit tous ce qu'il disait en francais et du coup c'etait assez drole. il commencait a traduire en anglais puis il disait "thats all"

il a remercié ceux qui ont faire venir le festival à Annecy (2 hommes dont j'ai oublié les noms) Puis il remercié Nicole Salomon (co-fondatrice ASIFA et Atelier de cinema d'Animation d'ANNECY A.A.A)

qui n'était pas la... Raoul servais (qui etait la)

et enfin il a presenté les membres des comités de selection et les jurys dont nick park "mister wallace&gromit" et Alexis Hunot qu'on ne presente plus

(wahoo tu es plus connu que nick park...) bon a coté de moi y a quelqu'un qui a dit mais c'est qui?

Puis il a lu une interminable lettre du ministre de la culture (frederic mitterand) qui n'était pas là (j'aurais bien vu une imitation de la voix de frédéric mitterand dans ces emission historiques) du style ...Annecy,le festival..lieu de rencontre..etc...

Après il a fait venir sur la scene Sylvain Chomet

Qui présentait l'Illusioniste pour la soirée d'ouverture. il nous a dit qu'il était très ému de venir là ce soir pour présenter ce film. il à dit "je ne vient que tous les 7 ans "(1997 la vieille dame au pigeon(crystal du court-metrage),2003 les triplette de belleville,2010 l'illusionniste). il a dit que lui aussi a fait parti du public et a été a notre place.(ca voulais peut être dire bougez vous un peu le derriere et vous serrez à ma place..)

dans la salle il y avait en autre:

michel ocelot(kirkou,prince et princesse,etc..),manuel otero,nick park(wallace & gromit), ari foleman(valse avec bashir),raoul servais(taxdandria,harpia,papillon de nuit), matt groening(les simpson),Sayoko Kinoshita (presidente asifa), patrice lecomte (qui est en train de faire un film d'animation (le magasin des suicidés)), peter de seve (l'age de glace),paul drissen,bill plymton et bien d'autre que je ne connais pas...

pour l'illusionniste (sans spoilier l'histoire) c'est fait d'apres un scénario de Jacque Tati (qui n'a jamais pu faire ce film) j'ai adoré. pour ceux qui sont fan de Tati (jour de fête,traffic,mon oncle,les vacances de mr hulot) sylvain chomet a vraiment respecté l'esprit tati dans tout (peu de dialogue,ambiance,etc..) en allant jusqu'a la demarche de son illusioniste...proche de celle du facteur ou de mr hulot

les éclairages,lumières son superbes,les décors vraiment réalistes et l'animation impeccable la musique poétique.Il y a une pointe d'humour,beaucoup d'humanité bref on oublie qu'on est dans un film d'animation on est embarqué dans l'histoire... Le film laisse baba (on se dit mais comment y fait) apres quand on voit le générique avec un paquet de personnes on comprend mieux en tout cas allez y ce film va cartonner je pense

Il y a une salve d'applaudissement ininterrompu quand il est revenu pour saluer (on a frisé la standing ovation->mais faut pas délirer non plus on est à Annecy,y a plein de vieux il ne peuvent pas se lever sans déambulateur...)

ensuite je suis aller à la soirée d'ouverture du festival sur la palge au bord du lac a coté de l'impérial,MIFA (toujours pour la 1ere fois et toujours grace au même bénévole qui avait eu 2 invits).

il avait dressé des tentes accolé au batiment le pop plage (boîte de nuit) avec des petits fours,repas chaud,serveur et tout le tralala... On a mangé des trucs improbables (mélange sucrée-sallée (genre bonbon de fois gras chocolat ou petit sablé sucrée au poivrons)).

A chaque truc nouveau tu te dis avant de gouter quesqu'ils ont bien pû mettre comme ingrédients la dedans... il y avait du champagne a flots et du rouge (bordeau ou argentin (c'est l'année de l'argentine au festival))

c'etait rigolo un mélange d'officiel (en costard (mairie etc.) d'auteur en chemise(entre autre alexeev ou sylvain chomet) et d'étudiants en t-shirt ,short et en tong...

Bon, vu que je ne suis pas dans le milieu (je fais juste des films amateurs) et que je suis pas du genre à aller voir les mecs "je suis fan de ce que vous faites" on s'est vite ennuyé...mais bon c'est ca là jet-set...

après je suis allé au dodo a+

Annecy 2010

Lundi 7 et Mardi 8


Salut à tous les fousd'anim !

Rapide petit billet sur mes impressions from Bonlieu. Me voila donc entrainé dans cet univers, ce tourbillon créatif qu'est le festival d'animation d'Annecy. Au moment où j'écris ces lignes, on entend les cris provenant de la Grande Salle de Bonlieu où débute une toute nouvelle projection. Depuis lundi c'est l'euphorie totale !

Voila donc en vrac les films que j'ai pu voir:

REDLINE

Un film japonais très délirant autour de courses de bolides futuristes.

Pour ceux qui connaissent la série Tv inachevée nommée Trava Fist Planet, précédent ce film, vous ne serez pas surpris par ce déluge d'actions et de graphismes bien particulier qui fusent à l'écran. Mon oreille à entendu divers avis partagé sur ce film, tantôt mitigés tantôt enflammés...

EVANGELION 2

Une agréable surprise pour moi qui n'a connu que la série Tv qui passait à l'époque sur canal +. Ce film m'a très vite replongé dans l'univers de cette série si particulière avec son ambiance à la fois sombre, fausse et pleine d'ambiguité. Je n'ai pas vu le 1er film mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier cette suite. Un très bon rythme, des scènes d'actions très prenantes et une fin ultra nunuche comme savent si bien le faire les japonais et qui a fait éclater de rire une dame assise pas loin de moi :)

FANTASTIQUE MR.FOX

Je ne vais pas m'attarder sur ce film, je vais juste dire que c'est mon 1er coup de coeur depuis que je suis à Annecy. Un film en stopmotion, que la plupart d'entre vous ont du déjà voir, à qui je n'ai vu aucun défauts... A voir de toute urgence, en salle et en VO !

TV n°2

De très bonnes surprises comme le "The Gruffalo" cité dans la note de Jipé. D'autres un peu moins bien mais dans l'ensemble c'était agréable.

ONE PIECE : STRONG WORLD

Je ne connaissais quasiment pas donc totale découverte. Un film japonais de presque 2h00, de qualité OAV, donc pas tip top pour un film projeté en salle, de l'action et du blabla pour des pirates totalement loufoques en guerre pour la survie de leur monde. Assez sympa mais aussi très ennuyeux. Des personnages charismatiques et qqles gags japonais bien vus. PS: j'étais entouré d'étudiants, un à gauche et deux à droite, ils ont dormis pendant quasiment tout le film et personne n'a applaudit à la fin :))) je dis je dis rien.

SHREK 4 avé les lunettes 3D

OUlaaaaaa...c'est la films en 3D ? Et oui j'ai fais mon 1er saut des lunettes 3D avec le Dernier Shrek. Je crois que j'ai jamais vu le 1er ni le 3ème, mais là encore on rentre dedans très facilement ! Une histoire pas terrible mais beaucoup d'action, de scènes comiques et surtout ces foutus lunettes 3D qui m'en ont mis plein les yeux et la tête ! C'est juste impressionnant, j'ai failli lever mes bras pour essayer d'attraper les personnages qui sortaient de l'écran. La salle était pleine, je ne suis pas resté à la fin, mais apparemment Alain Chabat était dans la salle...j'avais du perdre mes yeux en route, je les cherche toujours je crois.

KERITY LA MAISON DES CONTES

Juste après Shrek 4, Kerity et la maison des contes, film franco-italien si je ne me trompe. Très axé pour les plus jeunes. Une histoire trop légère à mon goût, des beaux décors mais une animation un peu molle...bref pas de surprises, j'ai failli m'emdormir. C'est la faute à Shrek !!!

Pour finir j'ajouterai que j'ai également vu des projections intitulées "Travelings" avec des rediffusions d'anciens films primés comme le vieil homme et la mer, Father & Daughter,...et notamment Monsieur COK ! que je n'avais pas encore vu et qui est terrible ! Et d'autres petites merveilles.

A bientôt si j'ai du temps pour écrire, j'espère que je n'ai rien oublier.

PS: J'en profite pour remercier Cuikisouri du Forum sans qui je n'aurai pas pu venir pour ce festival !

Annecy 2010

Film de Télévision en compétition. Programme 1 et 2. Episode 2.


Me voilà de retour, juste sorti d'une projection de film d'écoles et de fin d'études qui ne me laissera pas un souvenir impérissable (la fatigue, déjà??..) Je reviens donc à ma problèmatique du jour : les films TV. Quelques productions encore à mettre en avant en ce qui me concerne.

"The Gruffalo", court-métrage anglais de 26 mns réalisé par Jakob Schuh et Max Lang et diffusé pendant les Fêtes de fin d'année 2009 sur les chaines anglos-saxonnes, est l'adaptation d'un livre pour enfant de Julia Donaldson. Il raconte l’histoire d’une petite souris très inventive qui prétend avoir rendez-vous avec un monstre, le Gruffalo, pour effrayer ceux qui la croqueraient volontiers, à savoir : un renard, un hibou et un serpent. Finalement, elle doit redoubler d’astuce pour effrayer le Gruffalo lui-même lorsqu’elle le rencontre réellement. Assez fidèle aux illustrations et aux péripéties du livre original, cette production montre une fois de plus l'efficacité d'une technique 3D lorsqu'elle est bien utilisée. Ici, les textures se font discrètes; les mouvements de caméra fluides, au service de l'histoire. A noter que la profondeur de champ et le jeu des échelles entre l'infiniment grand (Apparition du Gruffalo) et de l'infiniment petit (la souris) sont réinvestis avec une réelle intelligence.

Zut, une hôtesse me signale que le Point presse ferme pour aujourd'hui. Mais ne vous inquiètez pas, I'll be back ;-)

Annecy 2010

Film de Télévision en compétition. Programme 1 et 2. Episode 1.


Je ne reviendrai pas sur les commentaires faits pas mes petits camarades sur le programme 1 des courts-métrages en compétition, étant assez d'accord avec ce qui a été dit. Ayant pour ma part eu l'occasion de fureter du côté des films TV, je vous livre ici mes impressions du moment sur certains morceaux choisis :

"Dragons et Princesses" de Michel Ocelot, série produite par Canal + et inspirée du film Princes et Princesses. D'une durée de 13 minutes, chaque épisode reprend les principes scénaristiques et techniques du long-métrage, c'est-à-dire des personnages silhouettés et des scénariis s'inspirant de contes de tous pays. La logique de série, et de moyens financiers revus à la baisse, fait qu'ici la technique de papier découpé et animé a été remplacé par une animation plus traditionnelle (à priori faite sous "Flash") ce qui a pour incidence d'uniformiser le mouvement, et à lui faire perdre tout caractère et préciosité, présent dans le film référent, sorti en 2000, c'est dommage. La qualité d'écriture et de narration, si chère à Michel Ocelot, est cependant bien présente, heureusement :)

"Marsha and the Bear" est une série Russe, réalisée en 3D et inspirée d'un conte traditionnel célèbre. Ciblant les plutôt les jeunes enfants (3-9 ans), le pilote présenté ici se révèle d'un bon niveau pour une production TV. Très proche, dans son design, de film américain comme : "Les rebelles de la Forêt", réalisé en 2005 par Jill Culton, cette histoire d'amitié entre une petite fille et un ours est ici traitée avec plein d'humour et de fraîcheur, sans niaiserie, c'est surtout le prétexte de traduire la découverte du monde des adultes au travers les yeux d'une enfant. L'animation des personnages y est très soignée.

"Comme à la maison" (article rédigé par notre secrétaireFous d'anim adorée, c'est une première pour elle) : Il paraît qu'il faut remplacer l'incontournable Monsieur Cé qui se fait attendre sur Annecy. A vrai dire, on ne sait plus où donner du coup de coeur. Alors trou pique nique douille... "Comme à la Maison 24h4 Chrono" de Philippe Traversat (soyons chauvin), série déjà diffusée sur Canal +, traduit bien les angoisses parentales dès que la fille de la maison et sa copine sortent le soir. Toutes les filles et tous les parents se reconnaîtront dans ce portrait à peine exagéré en simili-playmobils où les éléments de communication, comme le téléphone qui permet de rassurer les parents, prennent une taille démesurée. Ce téléphone a le design juste suffisamment désuet pour renvoyer le père dans son "has-beenité" parentale. La mère porte la culotte et menace Monsieur de coups de paires de baffes salvatrices. Les filles restent calmes en dépit des débordements hystériques du papa poule, somme tout très moderne !

Annecy 2010

La grande illusion.


A mon tour de faire un peu le journaliste, ayant maintenant quelques séances au compteur. Il y a ici effectivement énormément de monde et vouloir assister aux séances des films en compétition sans réservation préalable se révèle un véritable parcours du combattant.

A mon grand étonnement, et pour la première fois en 10 ans de festival, j'ai droit cette année à entrer dans le carré des VIP! (l'effet "Fous d'anim"?). Ma précieuse invitation à la Cérémonie d'ouverture à la main, j'ai donc pu assister hier soir à l'avant-première du nouveau film de Sylvain Chomet : L'illusioniste

Soyons francs : à mon grand regret, je n'ai pas été emporté par le film. J'ai trouvé le scénario très linéaire, voire même quelque peu ennuyeux. La relation platonique entre ce vieil illusioniste et cette jeune fille réfutant toute émotion, on reste, en tant que spectateur, un peu en dehors de l'histoire qui se déroule sous nos yeux. Quasiment sans dialogues, les évènements se déroulent de manière chronologique, sans réel surprise ni prise de risque. Ceci dit, ce long-métrage n'est pas non plus vidé de toutes qualités, loin s'en faut : la direction artistique y est remarquable : la précision des décors et des couleurs, les effets de lumière, l'extrême finesse et justesse de l'animation, la qualité des posings (même les personnages situés en arrière-plan sont traités avec la même précision que les personnages principaux, un vrai travail d'orfèvre!!...). On sent l'admiration de Sylvain Chaumet pour le cinéma de Jacques Tati, d'où sans doute sa timidité à le transgresser, voire à se l'approprier.

Ne boudons donc quand même pas notre plaisir, réserves faites, ce film reste quand même un beau et grand spectacle, qui prend toute sa dimension sur grand écran.

Annecy 2010

Lundi


Certains ont commencé le festival avec Red line dès le matin, et en sont ressorti avec un mal de crâne. Pour ma part, j'ai préféré attendre à 14h la première séance des nobody's perfect, ce qui fait que j'ai commencé le festival avec Jabberwocky de Jan Svankmajer, et ça c'est la classe... suivis d'autres courts-métrages qui n'avaient pas été sélectionnés à Annecy mais qui ont bien marché ailleurs ou auprès du public. J'ai enchaîné sur Evangelion, je n'y tenais pas spécialement mais j'avais une réservation alors j'y suis allé, et puis j'aimais bien la série à l'époque. En fait ils ont pas mal changé le scénario, sinon effectivement je me serais peut être un peu ennuyé. En plus de ça c'était très drôle et décalé, on pouvait voir des scène de baston ultra violente avec une musique qu'on aurait cru sortie d'un dessin animé pour enfant de 5 ans. Par contre, sur l'essentiel il était écrit que la séance durait 68 minutes et en fait elle a duré deux heures, j'ai donc dû courir jusqu'au décavision pour aller à la séance de Mai Mai miracle de 18h... c'était plutôt sympa, ça ressemble un peu à un film de Takahata, quelque part entre le tombeau des lucioles en moins tragique et omoide poroporo en plus enfantin... Après le diner je suis allé à la séance politiquement incorrect, le premier était super (il est aussi en compétition), ensuite y'avait surtout des trucs qui tapaient juste dans l'humour un peu débile pas très intéressant et des films sympa sans plus. Pour les courts-métrages en compétition 1 c'était très bien dans l'ensemble mais je n'ai pas vraiment eu de coups de coeur (ça m'arrive rarement cela dit), j'ai surtout aimé koisuru nezumi, l'histoire d'une souris qui tombe amoureuse d'un fromage, un délire typiquement japonais et assez génial.

Annecy 2010

Grâce à vous public!


Le festival a commencé depuis hier et pour l'instant le ciel ne nous est pas tombé sur la tête. Il y a beaucoup de monde pour ces 50 ans, en tout cas les soirées sont bondées et il est difficile d'avoir mes fameuses contre-marques. Pour la soirée d'ouverture, j'ai réussi à entrer in extremis avec Alexis pour faire la groupie et filmer son petit moment de gloire, quand Serge Bromberg a finit par lui pour l'appel des comités de sélection en disant qu'on ne le présentait plus :) Je ferais un petit montage vidéo après le festival. Avant le film d'ouverture qui était en avant-première L'illusionniste de Chomet en sa présence, nous avons eu droit aux nombreux remerciements, aux blagues pas toujours drôles et au court-métrage Bob's Birthday de Alison Snowden et David Fine, qui avait obtenu l'Oscar du meilleur court animé en 1995 et que vous pouvez voir ici. A part ça Serge est égal à lui-même et nous a rappelé 3 fois dans la journée que le festival existait grâce à nous public!

Petit retour en arrière. Dimanche nous avons donc récupéré nos sacs criblés de badges de pubs (aussitôt enlevés), nos accréditations (violet pour moi) et nos programmes que nous nous sommes empressés d'éplucher. Cette année encore certaines tranches horaires sont frustrantes et concentrent toutes les bonnes séances et d'autres n'offrent rien d'intéressant. On regarde ensuite de plus près ce que l'on avait réservé en ligne (quand on a pu le faire) et on s'aperçoit que l'on a au moins une quinzaine de tickets à changer... Heureusement un coin dédié aux échanges nous permettra de troquer nos séances et de faire notre marché. Dimanche soir c'était le repas d'entrée des Fous, nous étions une vingtaine et l'ambiance était sympathique. Et bien sûr ça c'est finit au Café des Arts.

Hier Lundi j'ai fait 4 séances et mon accrochage d'expo le matin (d'ailleurs il y a une image de mon film dans l'essentiel et c'est plutôt chouette). J'ai commencé par la première compétition de court-métrage qui était assez réjouissante. Pas encore de grosses polémiques comme il y a pu en avoir certaines années, tous les films avaient quelque chose d'intéressant. Ils étaient au nombre de 7, ce qui est peu mais la plupart des films étaient longs. Je retiens surtout Koisuru Nezumi (Love mouse), film japonais kawaï de Shinsaku Hidaka, une histoire complètement barré avec une souris amoureuse d'un fromage, le joli Jean-François de deux anciens des Gobelins Tom Haugomat et Bruno Mangyoku qui utilisent un mélange de 2D traditionnelle et d'images réelles avec de chouettes textures et Tord and Tord de Niki Lindroth Von Bahr dont le rythme et les marionnettes m'ont séduit mais dont je n'aime pas la fin. The Lost Thing de Andrew Ruhemann et Shaun Tan produit par Passion Pictures partait d'une très bonne idée et avait des trouvailles graphiques mais j'ai trouvé que la technique 3D employé n'allait pas avec et que le tout était finalement assez froid. Cette même journée j'ai également vu un programme de court-métrage hors compétition qui était moins bon (j'ai failli m'endormir plusieurs fois mais il était 23H). A noter tout de même deux films utilisant intelligemment la rotoscopie, A Family Portrait de Joseph Pierce, une famille qui se fait tiré le portrait chez un photographe, et Tussilago, le dernier Jonas Odell qui avait déjà réalisé Never Like the First Time! et qui fait ici témoigner l'ancienne petite amie du terroriste ouset allemand Kröcher. J'ai également découvert le long-métrage Mai Mai Shinko To Sennen No Maho de Sunao Katabuchi, des studios Madhouse, qui est étrangement hors compétition. Cela se passe dans un village japonais après la guerre, les personnages sont attachants et on passe un agréable moment.

Je vous parlerais des films de fin d'études un peu plus tard ^^

Annecy 2010

Première journée


Ha quel plaisir de retrouver à Annecy pour le festival. Bon il faut bien avouer que la première journée c'est toujours un peu le rodage. On arrive par le Tgv avec son sac à dos et sa valise, puis direction Bonlieu pour récupérer un nouveau sac, son pass et les billets réserver pour la durée du festival.

Maintenant que je suis surchargé, j'ai pas de bol, je dois rester avec tout mon packtage jusqu'à 17h, heure à laquelle l'hotel où je loge est prête à m'accueillir pour me donner ma chambre. Du coup en attendant je décide d'aller me poser au soleil sur le Paquier (pou ceux qui ne connaissent pas, c'est la grande place de verdure situé entre le bâtiment principale du festival et le lac d'Annecy). J'y retrouve avec plaisir mes anciens collègues de la Poudrière. Si Annecy à une grande qualité, c'est de rassembler une grande partie de l'animation française, et c'est toujours un plaisir de retrouver ses amis qu'on a pas tous les jours la chance de revoir. Après avoir pris les nouvelles de tous le monde, je découvre ce que cache ce nouveau sac du festival. A première vu il regorge de badge indigeste mis en place par les partenaires du festival; Heureusement pour nous, ce ne sont que des badges et je m'empresse de les décrocher. Découverte du programme: bon pas de réelle surprise vu que tout était déjà indiqué sur le site, mais ils font quand même les choses bien chaque année en nous proposant un énorme bouquin détaillant tous les films présent de la semaine.

Pour ma première projection je retrouve les plaisirs enivrants des métros parisiens que j'ai laissé dans la matiné. Beaucoup de personnes patientent sous une chaleur étouffante et de manière complètement anarchique la fin de la projection précédente afin de s'installer dans la grande sale climatisé.

Pour ma première scéance, j'ai opté pour le long métrage fantastic Mr Fox que je n'avais pas encore vu. Je m'attendais à un film d'une grande major, standardisé avec une histoire à l'eau de rose sans réel intérêt hormis la technique stopmotion. Et bien je me suis trompé. L'histoire est naturellement orienté pour les jeunes, mais la talent de Wes Anderson permet à nous adulte éternellement enfants de prendre du plaisir. J'ai beaucoup la musique décalée et énergique qui vient habiller une animation assez cut (un peu à la manière de panic au village). Le film est assez drôle à certains moments et j'ai trouvé intéressant de voir mourir véritablement des personnages du film. C'est une chose assez rare dans les films pour enfants. La plupart du temps lorsqu'un méchant doit mourir, l'option prise est de le faire disparaitre, c'est à dire le faire tomber d'un falaise, ou pris dans une explosion, mais on voit rarement le personnage mourir devant nos yeux sans laisser de doute. En somme je me suis bien amusé, et ce premier film m'a bien plu.

Après ça il me fallait bien une bonne tartiflette avant d'enchainé sur la séance court métrage en compétition CMC1. J'ai bien aimé le premier film, Jean François. Que ce soit dans le graphisme, l'animation où la mise en scène, je me suis laissé emporté dans cette piscine avec un montage en parallèle qui fonctionne bien. Pour le reste de la sélection, le film "Love mouse" qui raconte l'histoire d'une souris amoureuse d'un fromage dans un style un peu manga m'a fait rire dans l'interprétation des comédiens. Pour moi le film n'aurait pas grand intêret si les voix n'était pas si "robotisé". Le film "Tord and Tord" était assez déroutant. Tout le film est lent avec peu d'animation. A première vu je me dis que ça démarre mal, puis au fur de l'histoire une fois que la lenteur bien installé, je me suis laissé embarqué je ne serait pas vraiment dire pourquoi et j'ai trouvé ça assez touchant. Mais j'ai quand même trouvé le film un peu long. Le dernier film "The lost thing", j'ai été assez déçu. Je connaissais les peinture de Shaun Tan (l'un des deux réalisateur), mais j'ai trouvé que le portage de son univers en 3D perd complètement de sa force et de son charme. De plus j'ai trouvé l'histoire assez simpliste avec une vision du monde peu réel. Je ne comprend pas pourquoi dans beaucoup de film, la vision d'une grande ville est toujours très pessimiste, coloré de gris, avec des gens monotone qui regardent tous leurs pieds sans se soucier du moindre évènement qui se passe autour d'eux. Puis finalement il n'y a qu'un homme qui se sent pas comme les autres, qui est porteur de la couleur et de la joie de vivre. J'ai l'impression que ces réalisateurs sont souvent névrosé et se sentent hors norme, comme incompris du monde dans lequel ils vivent et sont les seuls à entrevoir une vie meilleure. A mon sens, c'est une vision assez simpliste de l'univers des grandes villes et je trouve que c'est tomber dans la facilité que d'avoir une vision si tranché.

Voila pour ma première journée, le reste c'est pour demain.

Annecy 2010

Il va pleuvoir...


Depuis quelques jours chacun y va de son pronostic sur le temps qu'il fera pendant le festival. Il a fait très beau ce week end mais il y a eu un peu de pluie en fin de journée et il paraît que ça va recommencer demain.

Annecy 2010

Nouvelle déco de Bonlieu.



En exclu pour fous d'anim'.


La boutique/billetterie


L'écran installé sur le paquier est beaucoup plus grand cette année...


A bientôt ^^

Annecy 2010

Une première exclu :)


J'inaugure la rubrique Annecy cette année, avec en exclusivité le sac du festival! Croisé sur un gentil bénévole (Thomas Plaete) au Monoprix. Des badges, encore des badges, ça reste dans le même esprit que l'année dernière, et apparemment il n'y a qu'une seule couleur. Sinon ici il fait trèèès beau, 32°C à l'ombre, pourvu que ça dure! On a fait trempette et on attend nos badges de pied ferme, dès 14H demain.