Festivals divers
Clermont-ferrand 2012
Par Marie Paccou, mercredi 1 février 2012 à 16:12
Salut les fous,
J'ai proposé à Cé de "couvrir" le festival de Clermont-Ferrand. Je serai une chroniqueuse très partielle, puisqu'à Clermont, je ne suis pas une vraie festivalière, mais une locale accaparée aussi par sa vie de famille... mais je peux quand même partager le peu que j'ai vu, et mes impressions!
2012, le retour de la neige
Si 2011 a été marqué par une douceur exceptionnelle (et quasi jamais vue au Festival), cette année, c'est retour à la routine: les festivaliers ont intérêt à avoir apporté des bonnets et des moonboots! Les gens chics et prévoyants, comme Moïra Marguin des Gobelins auront pensé à amener avec eux des semelles anti-dérapantes à glisser sur leurs chaussures de ville

Le festival du court, c'est beaucoup de public, partout dans la ville
(crédits photo carrénoir+++)
Si le centre névralgique est la Maison de la Culture, et son immense salle Cocteau, toujours pleine à craquer d'un public fidèle (ce qui rend la sélection en compète tellement excitante pour tout court-métragiste), les projections ont lieu aussi dans bien d'autres lieux de la ville: le CROUS, le cinéma art et essai Les Ambiances, la salle de théâtre du Petit Vélo... et même pour les plus intrépides, le cinéma art et essai LE RIO, en plein "Quartier Michelin".
D'autre part, le festival est aussi l'occasion de nombreuses expositions. Enfin il met en place depuis quelques années un dispositif unique à ma connaissance, une "école éphémère du cinéma", l'Atelier, sorte de ruche où des étudiants de différentes écoles (dont le DMA de Cournon où j'enseigne) travaillent à différents projets sous les yeux du public, notamment scolaire. Cette initiative est très prisée des enseignants, qui agrémentent ainsi le déplacement de leur classe au festival d'une expérience "live".

Mais je vous reparlerai de l'Atelier plus en détail dans un prochain billet, parce que je m'y rends demain et après-demain, et que j'amènerai mon appareil photo!
Quelques courts
Mardi je suis allée à la séance LABO 1, et à la séance F12 (sélection française) Les séances mélangent films de prise de vue réelle et d'animation, qu'ils soient de fiction, documentaire, ou expérimentaux. Dans les séances LABO, l'accent est mis sur l'audace formelle.
Comme on est sur FOUS D'ANIM, je ne vous parlerai que des films d'animation (mais l'intérêt de Clermont, c'est bien sûr de voir "de tout"!)
LABO 1

663114, de Isamu Hirabayashi est un film raconté par une cigale têtue qui grimpe le long d'un arbre, accomplissant ainsi le cycle inlassable de la vie de son espèce. C'est un plan unique, l'anim est en boucle (sauf un incident à la fin), la bande-son est très soignée. En réalité, le film traite de Fukushima. J'ai trouvé ce film profond et très beau.

Condenados, de Guillermo Garcia Carsi est une blague en synthèse sur des animaux imaginaires (ici, les hérissons-avec-les-piquants-en-dedans) qui a fait rire la salle. Pas fulgurant, à mon avis.

Dans The Centrifuge Brain project, de Till Novak, fiction hilarante aux allures de documentaire, un scientifique expose les recherches de son équipe, qui portent sur le développement d'attractions foraines et leurs conséquences sur l'activité cérébrale. Les images retouchées à la synthèse offrent un panel délirant d'attractions plus que renversantes! J'ai beaucoup aimé ce film, très pataphysicien!
F12

Plume, de Barry Purves. Euh... vous voyez l'image ci-dessus? vous trouvez pas ça un peu kitsch? et l'histoire est à l'avenant. not-my-cup-of-tea.

The Monster of Nix, de Rosto. L'univers plastique ne me séduit pas, mais le film a le bénéfice de l'étrangeté: mélange de scènes chantées et de conte débridé, le film détonne et révèle un imaginaire sincèrement tordu. L'histoire se replie sur elle-même sans rien apporter au spectateur. Juste une parenthèse pour le moins psychédélique. Pourquoi pas?
Festivals suivis

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire