Anima 2012
Anima 2012, jour 2
Par Cé, jeudi 23 février 2012 à 11:47
Après midi et soirée denses pour cette seconde journée de projection avec beaucoup de choses et quelques découvertes intéressantes.
J'en profite pour faire une digression culinaire et montrer mon régime de festivalier, crèpe en journée, frites en soirée. Cassonade brune pour moi s'il vous plaît, avec un café. Quant aux frites inutile de se presser, la friterie de la place du Flagey, à l'opposée du bâtiment où a lieu le festival, au coin, en face de la super librairie de Bandes dessinées Brüsel, est ouverte jusqu'à minuit tous les jours de semaine, deux heures du matin le Week-end, avec fermeture hebdomadaire le lundi. Ça valait le coup d'être précisé.
Faut-il quand même ajouter que les frites y sont très bonnes ?

Allez quelques mots pour dire que je suis allé à la projection de 7,8,9 Boniface, programme de Folimage qui regroupe quelques films pour enfants et qui était sorti en salle l'an dernier en France. Des films variés et de belle facture qui ont su captiver une audience d'enfants. Il fallait entendre les "aaaah" de contentement de l'assemblée de marmots lorsque la lumière s'est éteinte au début de la projection.
Mentions spéciales pour le petit garçon et le monstre de Johannes Weiland et Uwe Heidschötter, belle illustration du divorce et de l'effet sur les parents qui se déchirent et l'Eté de Boniface, nouvelle incarnation de cet univers créé par Pierre-Luc Granjon et Antoine Lanciaux, poétique et divertissant, qui parle aussi à sa façon de divorce, comme quoi…

J'ai enchaîné avec la sélection 5 des Shorts films, introduite par un peloton de clips et films de pubs dont le SexyFingers que je suis allé mettre en brève. La séance se terminait par quatre films en compétition :
Camels, film coréen de Jee-Youn Park en 2D. Une fille "modiglianiesque" rentre chez elle, un homme est dans le frigo avec un perroquet sur le visage. Ils causent de séparation, déception, amour. C'est complètement barré, ça m'a fait penser à Krokodill, dans le genre. Corée-Estonie, même combat.
Kamene de Katarine Kerekesova. Film en stopmotion racontant l'arrivée d'une jolie poupée dans un univers masculin de casseurs de cailloux. Je l'avais déjà vu et cette seconde vision a confirmé mon sentiment. J'aime assez l'histoire et beaucoup la musique qui n'est pas sans évoquer Kurt Weill, le film étant chanté et dansé. L'esthétique est assez rude, raccord avec le sujet, intéressant.
The Gloaming de Niko Nobrain. Film mélangeant stopmotion et animation 2D, un gars se réveille dans le désert. Après avoir un peu erré, il tombe sur une matière ectoplasmique qui devient une petite planète sur lequel pousse de la végétation. Puis des êtres apparaissent, bagarreurs, veules, méchants. Ils se font la guerre. Le personnage, mis dans une situation un peu déifiée, observe avec une certaine attention puis décide d'intervenir pour faire cesser les massacres, les personnages se retournent contre lui et le détruisent. J'avoue ne pas avoir bien compris s'il y avait un message genre ni dieu ni maître, une volonté de faire un conte moral sur la bêtise humaine… le personnage n'est qu'observateur, les habitants de la planète ne sont pas vraiment humains, la fin est une sorte de boucle… ?? Perplexe et pas vraiment emballé, pourtant le graphisme 2D et la technique du film sont assez réussis.
Paths of Hate, de Damian Nenow. Pépé Boyington 2.0 en mode "je vais le crever ce sale nazi". Deux quiches d'aviateurs infoutus de se dézinguer proprement, aveuglés par leur haine réciproque se foutent sur la gueule. Perplexe aussi devant ce film qui semble dénoncer le jusqu'au boutisme de ces guerriers haineux. Mais le film est très beau, graphique, radical, violent, précis… Et la violence devient esthétique et on se demande finalement si le film ne fait pas l'inverse en glorifiant un comportement radical d'un forme de chevalerie guerrière qui jamais ne renonce. Troublant.

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Commentaires
1. Le jeudi 1 mars 2012 à 17:59, par pyr
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