Allez on oublie hier, cette seconde séance est bien plus consistante tout en étant très variée.

Chinti de Natalia Mirzoyan (Russie) Une fourmi vit près d'un rivage. Elle tombe en extase devant une représentation du Taj-Mahal sur un timbre-poste et passera sa vie à l'adorer en essayant de la reproduire avec les moyens qui sont les siens, branchettes, boue. Sorte de Facteur cheval des fourmis. Jusqu'à sa vieillesse où elle porte la barbe et tremblotte comme un vieillard. Techniquement le film est très étonnant, on dirait de l'animation de fluides colorés, pas du sable mais des sortes de copeaux de couleur. Mais on dirait qu'il y a aussi de la 3D. Intéressant.



Rossignols en décembre de Theodore Ushev (Canada) Un bel enfant regarde par la fenêtre de sa maison sur rail. Il voit des scènes brutales d'hommes aux becs d'oiseau dans des camps de travail, derrière des barbelés. Rails, barbelés, camps… Au bout de trois minutes le gamin part dans la neige.
Assez hermétique à ce genre de chose, je reconnais la puissance plastique des visions carcérales.

Hi-no youyin de Katsuhiro Otomo (Japon) Dans un japon médiéval, une amourette entre deux voisins. Elle est promise à un autre, lui est en rupture avec sa famille et souhaite devenir pompier. Attendant seule dans sa chambre nuptiale, elle provoque un début d'incendie par accident. Mais elle n'appelle pas à l'aide, pensant que cela lui ramènera son amour d'enfance. Il arrive effectivement mais les pompiers à cette époque sont surtout chargés de détruire les maisons pour éviter que l'incendie ne se propage. Poursuite sur les toits, flammes…
Très classique dans sa forme, le film est d'une maîtrise impressionnante. Superbe

Fresh Guacamole de PES (US) après les spaghettis, PES nous donne sa recette du Guacamole. Vu en ligne, toujours très inventif. Mais c'est un peu une redite tout de même. J'aimerai qu'il nous fasse la recette du bœuf bourguignon, ou du tournedos Rossini pour voir…

Audition de Udo Prinsen (Pays bas)
Heu… aucun souvenir.
Ah.. heureusement qu'il y a l'officiel.
Pfou.. L'orchestre du camp de concentration cherche un trompettiste, l'audition est radicale, les fusils guettant le couac. Les notes de musiques flottent dans l'air, incarnant toutes les rêveries des déportés, surtout alimentaires. Surtout le film est momoche, les personnes ayant des empreintes digitales à la place de la tête (??)

The people who never stop Florian Pientpo, (France Japon)
Deux files de personnages à grosse tête défilent sans cesse malgré les divers accidents, jusqu'à un raz de marée qui emporte tout, sans pour autant faire cesser le va et vient. 3D convenue, sans plus.

Some actions which haven't be defined yet in the Revolution de Xun Sun (Chine)
Impossible à décrire, je voulais mettre le résumé de l'Officiel mais il est imbattable aussi. Bref.. Des visions de personnages, de villes, d'horloges.. un gars se cure les dents et ressort une chenille ou un scorpion… Rien compris.
Mais le film semble fait en gravure sur bois ou sur lino. C'est assez incroyable, surtout pour un film de 12 minutes…

Tram de Michaela Pavlatova (France). Une plantureuse conductrice de tram est toute excitée de conduire ces messieurs à leur travail. Le rythme répété des tickets poinçonnés, des leviers poussés, etc forment des allusions sexuelles de plus en plus explicites jusqu'à devenir un délire orgiaque de forêt de pénis qui ne s'arrête qu'à l'arrêt du tram.
Réjouissant et bien rythmé, ce film est mon coup de coeur de la séance, superbe, décomplexé, drôle. J'ai moins aimé le happy ending mais franchement ça fait du bien de voir ça.



Pythagausaurus de Peter Peake (UK) Vu sur le net, on en avait même fait une news. Rigolo. Anglais.

Father de… plein de gens de plein de pays.
Film chorale sur le thème de la paternité. Oedipe à gogo au travers de cinq parcours sur des gens et le rapport avec leur père qui parle étrangement toujours de la même voix.
Inégal mais prenant, voir évidemment émouvant, le film captive malgré son caractère décousu et une narration sophistiqué : les films n'étant pas l'un après l'autre mais imbriqués très naturellement ce qui a du être une gageure à mener à bien. Très chouette.