Annecy 2012

Making Of LONG BIRD


Hier soir j'ai vu le programme n°2 de les films de fin d'études en compétition et parmi eux il y en avait vraiment pas mal d'intéréssant mais 1 m'a vraiment marqué ça s'appelle Making of LONGBIRD c'est fait par Will Anderson (le frêre de Wes? peut-être) pour la G.B.



C'est monté comme un reportage. Un réalisateur (Will anderson) nous parle d'un film d'animation Russe ancien avec un oiseau au long cou jamais terminé dont il a retrouvé la bande en très mauvais état. Il nous pojette donc sur un pauv carré 1/8 de l'écran les images en tres mauvaise qualité du film.
Il a donc pour projet de continuer ce film en repartant du meme pesonnage et avec la meme technique que le réalisateur originel papier decoupé sur Banc titre. Là on se dit mais ou est l'anim dans ce film (c'est un documentaire...?!). Et c'est là que ça commence lorsqu'il met en place le personnage sur le banc titre celui ci se met à parler tout seul (une voix masculine avec un fort accent russe). En lui demandant qui il est et qu'est ce qu'il veut faire.
Et il refuse de jouer tant que le réalisateur n'aura pas fait de SCRIPTE pour le film. Il s'en suit plusieur jours de négociation entre le personnage et le réalisateur pour faire le film (la stop-mo est sympa,les angles de vues de caméra aussi (dialogue entre realisateur et personnage) en contre plongée (vue subjective du personnage) pour le réalisateur, en plongée (vu subjectve du réalisateur) pour le personnage jusqu'a l'abandon du projet par le réalisateur qui ne supporte plus son "acteur" et qui fini de bien mauvaise manière
Tres bon


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Annecy 2012

Courts métrages, programme 4


Un conseil : prenez un peu de LSD pour apprécier la séance, il y a quelques films bien barrés…

Aalterate, de Christobal de Oliveira (France, Pays-bas).
Une femme en CGI, en contours noirs sur fond blanc, très graphique, élégant. Des excroissances sortent de ses extrémités jusqu'à envahir l'écran. Ensuite une vieille voiture américaine coule dans une eau peuplée de méduses et d'êtres lumineux. Retour à la dame. Hypnotique et envoutant, le film est une véritable expérience cinématographique qui profite de cette projection en grand format. Mais bon, le sens est obscure encore une fois.

Moxie de Stepehen Irwin (UK)
Un ours est mort, il raconte un peu sa vie à base de feu, de masturbation et de violence envers ses voisins. Graphisme noir, j'ai cru un moment à une production des studios Aka pour vous donner une idée du rendu, noir et blanc, au grain visible. Pénible.

Her Story de Jun-Ki Kim (Corée)
Raconte l'histoire d'une esclave sexuelle dans l'armée japonaise durant la seconde guerre mondiale. Croyant partir en Chine pour aider son père emprisonné, elle se retrouve à 15 ans avec 12 autres filles dans un bordel à soldats, droguée à l'opium.
Le témoignage est poignant mais j'ai trouvé le film un peu restreint par rapport au phénomène de la prostitution soldatesque, ayant lu quelques documents sur le sujet récemment. Les japonais sont un peu montrés comme des monstres grinçants, comme certains le furent certes, mais j'ai trouvé ça un peu facile, avec tous les guillemets possibles évidemment. Le rendu est en 3D assez peu recherchée, l'animation et la mise en scène me semblent manquer de subtilité.



Sunny Afternoon de Thomas Renolder (Autriche)
Un homme, une chaise, une fenêtre, avec d'infinies variations dans le montage, vaguement de la pixilation. Le comique de répétition mené à son extrémité. Un peu au dépend du film tout de même.

Bydlo de Patrick Bouchard (Canada)
Adaptation d'un tableau d'une exposition de Moussorgski
Dans un sous-bois boueux, un boeuf sort de terre et tire un chariot. une foule de petits humains tente de l'empêcher d'avancer, le fait tomber et finit dans un pugilat anthropophage. La terre sèche et les traces de la lutte disparaissent.
Superbe travail de musique et d'animation en stopmotion. Dense, brutal et beau.

Historia d'Este, de Pascual Perez, Espagne
Les habitudes éthyliques (café, cognac, bière) d'un personnage mises en scène sur les planches d'un petit théâtre de bistrot. Production en claymation des espagnols de Conflictivos dont j'ai découvert le travail à Anima cette année. Rigolo, très hispanisant dans les couleurs, la musique…



Oh Willy ! de Emma de Swaef et Marc James Roels (Belgique, france , pays-bas)
Un gros homme vient voir sa mère dans une communauté naturiste. Elle décède, c'est le seul personnage habillé. Perdu dans la forêt pour des histoires de défécation contrariée, il va faire un voyage initiatique et retisser des liens avec la nature, flore et faune.
Poétique, envoutant, je suis fan de l'univers de cette réalisatrice. Stopmotion en figurine en feutrine, l'animation est d'une finesse et d'une délicatesse remarquables. C'est une sorte de suite de Zachte Planten, son film de fin d'étude, visible en ligne. Très beau. Un coup de coeur aussi. Je mest la photo des réalisateurs extrait du dossier de presse, je la trouve vraiment chouette. Il y a d'ailleurs quelques clichés de making-of très sympa.



Topo Glassiato al cioccolato de Donate Sansone (Italie)
Dessin animé, noir sur blanc, très vif, un peu à la Plympton, deux être fusionnent, se tirent dessus, des oiseaux, des graffitis… Imbitable voir pénible.

Villa Antropoff de Vladimir Leschiov (Lettonie Estonie)
Le mariage d'une sorte de mafieux avec une bimbo siliconée. Un personnage noir qui traverse la mer à la nage et sur une embarcation de fortune. Le mafieux de fait des rails de coke qui lui font gonffler la tête, comme la villa dans laquelle se tient la noce, structure gonflable qui finit par s'envoler. Traitement graphique à la Priit Parn, thème surréaliste mais avec des visées satiriques sur l'immigration. Chouette.

Annecy 2012

De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !


Ça me fait marrer ces baches au MIFA...

Annecy 2012

Crulic


Film roumain-polonais de Anca Damian



Un jeune roumain meurt, âgé d'à peine trente trois ans. Pendant que son corps est rapatrié de Pologne, il nous raconte sa vie, depuis une enfance un peu chaotique à sa mort en Pologne.
L'affaire Claudio Crulic a défrayé la chronique en Pologne et en Roumaine. Roumain accusé d'un vol qu'il a toujours nié, il est décédé des suites d'une grève de la faim qu'il a entamé dès son entrée en prison. Suite à d'important dysfonctionnements de l'appareil judiciaire, carcéral et hospitalier, la mort d'un jeune immigré en Pologne serait resté inconnue si des journalistes n'avaient pas mené une enquête et soulevé un tollé qui est allé jusqu'à faire démissionner le Ministre Roumain des affaires étrangères, les consulats étant restés sourds à tous les courriers de Crulic et de ses proches.
C'est donc un film militant, qui démonte les mécanismes absurdes d'une administration négligente et coupable de mépris envers des catégories sociales déconsidérées. Le film est une sorte d'enquête à rebours, vécue subjectivement par le commentaire ironique du personnage décédé qui se raconte. Graphiquement très éclectique, le film est une suite de collages, animation traditionnelle, compositing 3D, stopmotion, cutout… le tout résonnant de manière assez fine avec le concept même d'enquête qui consiste en la juxtaposition de sources éparses. Les documents originaux et le travail de ce matériau brute apportent une force au film malgré ses longueurs et des passages trop appuyés.
Les dernières photos de Crulic, posant en Italie devant quelques monuments, sont même d'une rare intensité, avec des éléments animés dans le décors, la fixité du personnage appuyant sa tragique disparition.
Un film dense et poignant, documentaire et militant.

Le site officiel roumain du film

Annecy 2012

Le Magasin des Suicides


Bon, à mon tour de prendre la plume pour vous parler un peu des longs-métrages présentés, ici, en avant-première.

Commençons par la premier film d'animation réalisé par Patrice Leconte : Le Magasin des Suicides, vu hier, lors d'une projection surprise.


Ce film, reposant sur la technique du "cut-out" (personnage-marionnette en 2D), décrit le quotidien d'une famille détenant un commerce quelque peu atypique : "le Magasin des Suicides". Il se donne comme ligne commerciale d'aider tout à chacun à se suicider de la manière la plus douce et adaptée. Ce qui occasionne quelques scènes cocasses tout au long du film. Leur quotidien se voit quelque peu perturbé lors de l'arrivée de leur troisième enfant, tout sourire et plein de vie. Bien loin des convictions profondes de la petite famille et qui fera petit à petit le désespoir de ses parents.

Même si le film présente de réelles qualités artistiques : la qualité graphique des décors, les ambiances colorées, l'utilisation intelligente de la 3D Relief... Mon avis sur cette production reste mitigé.

Je ne savais pas, pour ma part, que les 3/4 des dialogues étaient chantés. Le Magasin des suicides est donc une comédie musicale, avec une chanson toutes les 10 mns.
Chansons qui m'ont laissé de marbre, tant l'orchestration était impersonnelle et fortement influencée par l'univers musical de Danny Elfmann pour Mr Jack de Tim Burton. Ces intermèdes musicaux cassent quelque peu le rythme du film, et c'est bien dommage. Même si l'humour du film, bien présent, se veut assez noir, il ne l'ai pas assez (sans doute pour ne pas trop se couper d'un public jeune) et reste trop en retrait d'un tel sujet, qui aurait nécessité plus de folie.

Cela donne un résultat un peu boiteux, pas assez sarcastique dans le ton pour un public adulte, et un peu trop noir pour de jeunes enfants.

L'animation, au vu de la technique choisie, reste de bonne tenue. On peut cependant regretter un manque d'unité graphique entre certains personnages, qui ne vont toujours pas bien ensemble : le petit garçon avec le reste de la famille, par exemple.

Ce n'est pas donc pas le chef-d'oeuvre d'annoncé, mais le film reste de très bonne facture, se démarquant quelque peu d'une production consensuelle.
Je vous laisserai en juger lors de sa sortie en salles ;-)



Annecy 2012

Petit Déjeuner jour 2


Anecdotes glanées :
Chinti le film est réalisé en herbes et thés de couleurs. La réalisatrice l'a fait en 7 mois, seule chez elle.

Theodore Ushev : Film réalisé en quatre semaines, partiellement rotoscopé. Peint sur des supports de 1m de large à l'acrylique. Spontané et libre, issu d'une carte blanche, le film semble un moyen de se libérer des contraintes techniques et de production qu'avaient représentées les journaux de Lipsett pour lequel le réalisateur semble garder des souvenirs mitigés à peine sous entendus.

People who never stops
Le film est issu de la confrontation de l'auteur français avec la culture sociale du Japon dont les passant laissent s'écrouler une personne sans pour autant lui porter secours et s'arrêtent pourtant tous quand tombent les premiers pétales de cerisier.

TRAM le film a été diffusé en première à la quinzinae des réalisateurs à Cannes, il a été très bien accueilli, comme ici où la réalisatrice a été très applaudie avant même qu'elle prenne la parole. Ce film est une sorte de pilote d'une projet de long métrage qu'on lui avait commandé et dont le thème devait être l'érotisme au féminin. La musique utilisée est celle d'un film de guerre de République Tchèque qui avait beaucoup plu à la réalisatrice. Elle a répondu aux question de façon assez souriante en disant que le film ne cachait aucun message spécifique… Anecdote ; La réalisatrice a mis le nom de Jean Dujardin, acteur qu'elle adore, au générique juste par jeu. Elle a envoyé le film à son agent en espérant qu'il le verra.

Father les cinq réalisateurs étaient présents et parlaient à tour de rôle. Le film est donc d'origine Bulgare. Les réalisateurs ont eu à choisir parmi une vingtaine d'interviews réalisés sur le thème de la paternité. Les techniques différentes et les histoires sont unifiées par les couleurs (noir/bleu), le personnage du Loup incarnant le père et la réunion des personnages dans la barque. Le film est assez sombre parce que les histoires choisies l'étaient, ce qui est assez logique vu comment les histoires ont été sélectionnées. Phil Mulloy a été consultant sur le projet.



De gauche à droite, Adriaan Lockman (Chase), Natalia Mirzoyan (Chinti), Theodore Ushev (rossignols...), Florian Piento (People...), Michaela Pavlatova (Tram) et l'équipe de Father.