Annecy 2012
Troisième fournée de croissants 2012
Par Cé, vendredi 8 juin 2012 à 08:45
Troisièmes petits déjeuners du court métrage, infos en vrac, les portraits reprennent les films cités dans l'ordre en partant du haut à gauche :
Yonalure avec Ayaka Nakata & Yuki Sakitani. Rien à dire de spécial…
Modern N°2 de Mirai Mizue. Le film est fait en traditionnel, à la main ! Il a été produit dans une logique de VJ-ing, chaque séquence pouvant être convoquée selon les besoins de la musique. Produit en 2 mois et demi.
Second Hand de Isaac King. Le réalisateur a balayé assez fermement les accusations de politically-correct énoncées par Serge Bromberg tout comme le manichéisme dans lequel on voudrait l'enfermer. Pour lui il n'y a ni bon ni mauvais dans son film qui est plutôt un film sur le compromis et la modération. J'ai trouvé le réalisateur nuancé et intelligent dans ses réponses, comme son film. Second Hand a reçu le prix de la catégorie films pour enfants à Zagreb mais il défend un public le plus large possible pour son film.
Tchaikovski avec Irina Margolina, la productrice. Ce film fait partie d'une série qui explique la musique classique aux enfants ce qui éclaire bien des choses… il a été produit en animation traditionnelle avec des retouches numériques. La productrice est scénariste à la base mais devant l'impossibilité de trouver des fonds pour ces films, elle s'est décidé à les produire elle même et témoignait donc au festival toute sa reconnaissance pour avoir été sélectionné et toute son admiration au génie de Barry Purves.
How to eat tour apple avec Erick Ho. Le réalisateur est animateur chez Pixar. Il a produit son film en 2 mois, affinant avec précision chaque personnage.
Le grand ailleurs et le petit ici, avec Michèle Lemieux. A évoqué sa relation à l'écran d'épingle, la filiation lourde et la tradition avec les audaces qu'elle s'est permise, notamment de montrer l'écran en fin de film et faire une petite séquence en stopmotion avec des épingles sortants de l'écran. A la question de Serge Bromberg de savoir pourquoi cette technique n'était pas utilisée pour produire des films grands publics, Mme Lemieux a répondu qu'à l'ONF ils ne produisaient pas de "niaiseries" et que la technique était quand même très contraignante au niveau des formes d'embossage qui poussaient les épingles… Faire un film avec cette technique revient souvent à passer son temps à chercher des outils, disait-elle.
Being Bradford Dillman a été un peu expédié faute de temps, la jeune emma Burch a juste eu le temps d'avouer à l'audience que le film partait d'une anecdote réelle, sa mère lui ayant fait cette blague du zizi coupé.

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