C'est l'excellent Andreas Hykade qui emporte le ponpon avec son Love&Theft, bel hommage référencé et multiprimé qui finit sa carrière en beauté avec le grand prix d'Anima 2011, je ne résiste pas au plaisir de le remettre ici.
Il y a aussi l'excellent Rubika qui emporte le prix du meilleur court métrage catégorie film professionnel ce qui n'est pas sans re-soulever le débat puisque c'est techniquement un film d'étudiant et qu'il est assez étrange de le retrouver dans cette catégorie. Rappelons que c'est un des films du Laboratoire des images initié l'an dernier par Canal+ et réalisé par des étudiants de Supinfocom, rendons leur hommage ici en les citant : Claire Baudean, Ludovic Habas, Mickaël Krebs, Julien Legay, Chao Ma, Florent Rousseau, Caroline Roux et Margaux Vaxelaire.
La section C'est du belge est l'un des moments importants d'Anima car elle présente le meilleur de la production nationale de l'année.
D'un coté les films d'origine belge, de l'autre les films du reste du monde. On pourrait évidemment se dire qu'en ne confrontant pas les films belges avec le reste des films internationaux, le festival ne joue pas le jeu d'une vraie compétition. Mais si pour vous le principe de compétition n'est pas important, ce qui est mon cas, alors ces séances permettent chaque année de faire un vrai point puisque ce sont presque 30 films qui sont montrés chaque année.
Ces séances, comme pour la séléction mondiale, présentent aussi bien les films de professionnels que les films d'étudiants. Alors quels sont les films intéressants de la sélection de cette année ?
Les films produits par une société belge étant eux aussi admis dans la sélection on retrouve donc des films produits par Arnaud Demuynck et réalisés par des réalisateurs français comme Vasco de Sébastien Laudenbach ou La Femme à cordes de Vladimir Mavounia-Kouka.
En ce qui concerne les réalisateurs belges, il y a la confirmation du très beau travail de Rémi Durin. Avec L'Aiguillage oublié, le jeune réalisateur nous raconte histoire d'un aiguillage qui aurait été construit par les suisses pendant la seconde guerre mondiale pour conduire les trains allemands dans le Rhin en cas d'une attaque. Un aiguillage qu'on n'a pas retrouvé.
Dans ce film Rémi Durin utilise un noir et blanc lui permettant de jouer avec des beaux effets de lumière créant une atmosphère "fantastique" renforçant le mystère autour de ce train. Et la réalisation est particulièrement soignée, comme pour ses précédents films. Par contre si les 4 minutes du film permettent de créer une atmosphère, j'aurais pour ma part bien aimé que cette histoire très intéressante à découvrir soit un peu plus développée.
Dans deux styles complétement différents, Biodiversity de Toon Loenders et Rétrograde de Bram Algoed (de l'école du Kask), grace à un univers visuel assez fort réussissent à nous transporter dans leurs univers respectifs d'assez belle manière et dans un format assez court, les deux films faisant moins de 3 min.
Surement à suivre le travail de Yoann Stehr, étudiant à La Cambre. Il réalise avec Contre, tout contre un film très abouti au niveau visuel, pouvant faire penser un peu à Fast film, car reprenant des visuels de films différents pour les mélanger. Avec un véritable sens du rythme et du montage des différentes images, j'ai été un peu moins convaincu par la direction du film allant au final dans beaucoup de sens différents.
Onderrok de Jade Pepper (KASK) est un très joli film en grande partie réalisé avec des tissus et qui raconte l'histoire d'un garçon trimballés entre les jupes de plusieurs femmes. Un film jouant sur le mouvement des robes, créant une dans proche de l'abstraction.
Autre film jouant, mais là de manière plus franche avec l'abstraction: Cléo's boogie de Caméra etc.
Une histoire assez traditionnelle, deux musiciens en tapant sur des objets du quotidien se souviennent du temps où ils accompagnaient une chanteuse de jazz. Ce qui est intéressant dans le film c'est qu'après un début très classique le film devient donc abstrait (rappelant en cela le film Hell's Kitchen réalisé à l'EMCA). Très proche du cinéma de McLaren, j'ai trouvé ce passage abstrait un peu long et donc finissant par provoquer un déséquilibre dans le film. Mais le film reste très agréable à voir.
Deux films pour moi sortent un peu plus de cette sélection qui m'a, je dois l'avouer, un peu déçu.
Kin de Daniel Colin, Alain Essanga et William Henne pour Zorobabel
Beaucoup de films belges chaque année traitent des problèmes des pays africains et notamment les films réalisés au cours d'atelier ou des films d'écoles. Quelques fois intéressants ils sont souvent en fait très faibles au niveau du discours développant une vision finalement souvent assez simpliste.
Ici au contraire on nous parle de la compexité des choses. La corruption, l'argent reçu de l'étranger, l'entraide et aussi le recyclage des choses. A travers des histoires de personnes se croisant dans les rues de Kinshasa c'est une petite partie du quotidien d'un pays africain qui s'ouvre à nous.
Le dernier film est un film de deux étudiants de La CambreLes Arbres naissent sous terre de Manon et Sarah Brûlé (bon elles ne sont pas belges mais l'école oui:)
Le film montre de manière très subtile des personnes se rendant à des funérailles. Un montage montre alternativement des personnes différentes (jeune femme, famille ...) effectuer les mêmes actions (préparation du voyage, voyage, arrivée) et leurs différentes réactions. Arrivant petit à petit sur les lieux ils vont finir par se retrouver un par un devant la porte où est le corps de la personne décédée. Au moment de l'ouverture de la porte le film devient abstrait laissant chacun d'entre nous emplir cet espace abstrait par nos propres sentiments. Un très très beau film.
A noter aussi lors de la première séance nous avons eu le plaisir de découvrir un film fait dans une école il y a 25 ans. Un film réalisé dans le cadre d'un cours d'histoire et racontant la vie des Cromagnons. Plutôt réussi au début, le film est un peu long (12 min) et devient un peu potache vers la fin. Mais il n'en reste pas moins très agréable à voir et puis la surprise c'était que l'équipe des réalisatrices/teurs étant présents sur scène. A peine âgés d'une dizaine d'années à l'époque devenus adultes certains d'entre eux travaillent aujourd'hui dans l'animation. Une belle façon de montrer l'importance de l'éducation à l'image (que ce soit sous forme d'analyse ou ici pratique).
Moins volubile que d'habitude Bill Plympton a projeté lors de la séance qui lui été consacrée ses dernières productions à différentes étapes de production. Et comme il en a toujours plusieurs en cours il y avait de quoi faire.
Certes le réalisateur américain a quand même entrecoupé les projections de petits conseils ou anecdotes sur sa façon de travailler, et il avait comme fidéle assistant son tableau sur lequel en deux-trois minutes il exécute ses personnages cultes.
Commençant par la Pin Up qui a failli le faire renvoyer de l'école jusqu'au Chien star de plusieurs de ses derniers courts et finissant par les deux personnages principaux de son prochain long métrage Cheatin'.
Il a aussi profité de l'occasion pour rappeler le Dogme Plympton, comme il aime l'appeler, pour faire un film qui aura du succès: Short-Cheap-Funny.
Court. C'est moins de 5 minutes pour Plympton. Toute la série des Dog fait d'ailleurs 5'. L'idée est bien sur de faire efficace et ne pas laisser aux spectateurs le temps de s'ennuyer.
Pas cher. Plympton est indépendant. Il n'a aucune subvention et il travaille sur ses fonds propres (vente de ses films, pubs ou clips ...). Il fait donc attention à chaque dollar dépensé. Ainsi pour La Vache qui voulait devenir un hamburger n'ayant pas assez d'argent pour payer un compositeur et une personne pour faire les effets sonores. Il décide donc de demander au compositeur de créer une musique qui fasse toute la durée du film.
Drôle. Plympton fait ses films avant tout pour le public, il a besoin de cette reconnaissance. Et il sait qu'il a plus de chance de l'avoir en faisant des films drôles. Ainsi même quand il tente de faire des films plus "sérieux" comme Idiots and angels ou La vache ... il ne peut s'empêcher de glisser des moments comiques.
Bien évidemment comme l'a rappelé Plympton c'est un dogme qui fonctionne si vous voulez avoir du succès avec vos films et rapporter de l'argent, pas des films qui marquent (il a cité Ryan qui a gagné l'oscar en face de son Guard Dog)
Mais comme je vous l'ai dit Plympton a surtout montré des films lors de cette soirée. Alors c'était quoi le programme ?
Tout d'abord l'animatique complète du prochain court mettant en scène le Chien.
Commentant son animatique (qui n'en avait pas vraiment besoin tant elle était simple et claire) on sentait l'énorme plaisir de Plympton à faire ses films, rigolant souvent des situations qu'il décrivait.
Il était très intéressant de voir les changements qu'il voulait faire au film après cette première animatique que ce soit au niveau du titre (de Customs Dog à un Cop Dog plus percutant) en passant par le rythme du montage ou même de la fin.
Le film raconte l'histoire du Chien qui accompagne cette fois-ci un policier des douanes dans un aéroport. Le chien en reniflant des valisess découvre de la drogue dans l'une d'elle. Il va essayer d'en informer le policier, mais celui est bien trop occuper à draguer une hotesse de l'air pour l'écouter. Le Chien va alors essayer de se débarrasser de la drogue lui même en faisant tomber sur la valise des haltères. Mais sa tentative échouant, le trafiquant réussit à récupérer sa valise et commence à s'enfuir. Poursuivi par le chien, la valise s'ouvre et laissant la drogue s'envoler dans l'aéroport. Ce qui a pour conséquence non seulement de provoquer une certaine folie chez les personnes présentes mais aussi de les pousser à faire l'amour.
Pendant ce temps là la course poursuite se poursuit dans un avion. Là aussi la drogue continue à s'échapper de la valise provoquant les mêmes effets chez les passagers que dans l'aéroport. Bien sur le personnel de bord est touché aussi. L'avion décolle mais le pilote est trop occupé avec une hotesse pour le piloter. Le Chien se voit donc obliger de piloter lui-même l'avion afin de le faire atterir. Il y arrive au péril de sa vie, finissant en remplacement de l'une des roues de l'avion ...
Mais l'avion redécolle (euh je sais plus pour quelle raison j'avoue) et finit par s'écraser dans l'aéroport clouant au mur (avec son nez) le policier (même si Plympton nous a dit qu'il allait changer cette fin et c'est le trafiquant qui se trouvera à la place du policier ...).
Après ça nous avons eu droit à 11 min de Cheatin' son prochain long. Certes l'extrait était encore très rough mais il permettait de constater cette nouvelle orientation un peu plus sérieuse du cinéma plymptonien. L'Histoire raconte l'histoire de deux amants qui s'adorent mais qui suite à une infidélité d'un des deux vont essayer de s'entretuer par tous les moyens.
Il faut donc s'attendre à un retour au thèmatique plus sexe et violence des films de Plympton qui l'ont rendu célèbre: I Married a strange person et Mutant Aliens mais avec un style plus proche d'Idiots an angels. Le réalisateur confiant qu'il veut faire un gros travail sur les lumières pour ce film.
On a eu aussi droit à la projection de quelque chose de curieux. Plympton est un grand fan de Winsor McCay et il a décidé de restaurer le dernier film connu du réalisateur de Gertie: The Flying house.
Mais plus que de le restaurer il a décidé de le rendre plus "accessible" en supprimant les bulles qui apparaissaient pendant le film, et qui paraot-il rendait le film difficile à suivre, pour les remplacer par des dialogues et de coloriser une partie du film (notamment les décors).
Dans la version que l'on a vu, qui n'est certes pas fini, on a du mal à comprendre vraiment l'intrevention de Plympton, car à part ce que je vous ai cité plus haut, elle est loin d'être évidente. Le panneau clamant "A film by Winsor McCay and Bill Plympton" est donc surprenant et même un peu dérangeant.
De la soirée c'est sans doute le film le moins convaincant qu'a proposé Plympton.
Pour finir il a de nouveau montrer Guard Dog, Global jam qu'il avait montré lors de la soirée d'ouverture et dont Cé vous a parlé.
Enfin pour finir pas vraiment car Plympton avait annoncé que tout le monde aurait droit à un dessin gratuit. Les gens se précipitaient donc devant le stand certains repartant avec les DVD dédicacés qui étaient vendus par la même occasion. La fameuse méthode Plympton lui permettant, comme il le disait pendant la soirée n'ont pas d'avoir une voiture luxueuse ou un grand appartement, mais de pouvoir financer ses nombreux (trop?) projets.
Au final une soirée qui comme souvent avec Plympton aura ravi les adeptes de son cinéma (quoi que certains étaient déçus de ne pas l'avoir vu animer ou plus parler de son travail) et laisser froid les plus sceptiques.
Peter Lord étant en pleine réalisation de son long métrage Pirates ! il n'avait pas pu rester et c'est donc sans lui qu'on a découvert une séance spéciale célèbrant le studio qu'il a crée avec David Sproxton: Aardman.
La société de production située à Bristol à je pense plus besoin d'être présenté. Il suffit de dire Wallace et Gromit, Chicken Run pour que des images nous arrivent en tête. Je sais qu'ici chez les fous je pourrais citer d'autres noms notamment de courts métrages pour que le nom d'Aardman surgisse dans vos têtes, mais si je cite et Wallace et Gromit et Chicken Run, c'est que ces deux titres ont permis à Aardman d'être certainement l'un des rares studios connus d'un plus large public.
Hormis Pixar et Ghibli (même si dans ce dernier cas c'est plutôt le nom de Miyazaki qui est reconnu) peu de studios connaissent cette reconnaissance aujourd'hui.
Donc la problèmatique de ce genre de séance pour un studio comme Aardman c'est : quoi présenter ?
Les grands succès ou bien les choses plus rares. Peter Lord et le reste des gens de chez Aardman connaissent bien Anima, leurs films y étant présenté depuis le début, donc on a eu droit à une séance plutôt axée sur des films plus rarement montrés.
Des films comme Stage fright, un film à la Hitchcock, dans lequel un artiste de scène travaillant avec des chiens (du numéro de cirque classique ... jusqu'à jongler avec les chiens) n'a plus le succés d'antan à cause d'une invention : le cinéma. Un femme, un rival mal intentionné, un chien emporté par le rival ... on sent la volonté des studios de créer des films pas uniquement basés sur une très belle technique mais avec une réalisation et un scénario plus recherchés.
Cela a permis aussi de revoir l'un des films de la série Lyp Sinch. Une série de 5 films créés dans les années 80 pour lesquels Aardman utilise en bande son des vrais témoignages d'un voleur ayant connu la prison ou d'un vétéran de la première guerre mondiale. Pour beaucoup cette série est précurseur du renouveau du genre documentaire en animation.
A noter la diffusion d'un film plus récent utilisant le même procédé mais cette fois-ci avec des enfants malades. Le film est, d'après le ton et le commentaire, surement destiné aux enfants afin de les préparer à l'hospitalisation.
Toujours dans les choses moins vus ... un épisode de The Adventures of Jeffrey ... alors là c'est assez particulier puisqu'un baroudeur décline un alphabet, ici la lettre F, de ce qu'on peut trouver dans le bush ... un alphabet plutôt particulier et délirant ...
Ah puis j'ai oublié de vous dire cet homme à certes un sac à dos, accessoire indispensable de tout aventurier, mais que sinon il est nu ...
Si je rajoute Stuff vs Stuff dans lequel des Choux de Bruxelles (ultime clin d'oeil à Anima) se battent contre une boite de sauce tomate qui dévore tout dans une cuisine, The Pearce Sisters de Luis Cook, un film souvent montré mais toujours incroyable à revoir, Dot que l'on a certes beaucoup vu sur Internet mais qu'il est agréable de voir sur grand écran et de nombreuses, nombreuses pubs, cette séance a démontré, encore une fois, pourquoi Aardman a pris une telle importance au cours de ces 20 dernières années.
Qui dit anniversaire dit cadeaux, fête, bougies, papier d'emballage, gâteaux, ballons, copains invités, Pinata, bonbons, crise de foie, guirlande, chansons.. brmm... heu, tenons-nous en aux copains et aux cadeaux. Et c’est déjà pas mal.
En ce premier week-end de festival, Anima a donc décidé de fêter ses trente ans avec une soirée spéciale pleine d'invités et de surprises. Et la soirée était aussi réussie que celle de clôture des cinquante ans d'Annecy l'an dernier était moyenne. Le principe était simple : cinq invités montent sur scène à tour de rôle, évoquent avec humour un souvenir du festival et offrent à la salle une surprise inédite ou rare. Le tout est entrelardé d'images d'archives de reportages de la RTBF où l'audience hilare retrouve un Philippe Moins élancé, jeune, aux cheveux noirs mais dont le discours pédagogue et passionné n'a pas bougé d'un iota. C'était émouvant et drôle sans pour autant être mélancolique.
Alors qu'a donc pu voir le public à cette séance ? Hin hin... vous voudriez bien savoir ? Allez, je vous l'écris, faute d'images à montrer vu que tout ce qui a été montré est SUPER rare
Patar et Aubier premiers à monter sur scène, normal vu qu'ils jouent à domicile. Fidèles puisqu'ils ont fréquenté le festival étudiants avant de devenir professionnels. Ils nous ont gratifié du Pilote de leur nouvelle série : Les Touplats inspiré de leurs expérimentations en papiers découpés intitulé les Baltus. Toujours aussi hilarant, le concept est d'un minimalisme incroyable : des personnages en papier découpé et dessin très simples, deux familles, les Baltus et les Clowns avec des scènes délirantes qui jouent sur la planéité. Dans le pilote assez court, les Baltus partent en vacance et sont sans ces rattrapés par la famille Clown pour des principes futiles. C'est fluide, rythmé et drôle même si le son n'était pas toujours d'une grande clarté.
Michel Ocelot a suivi, évoquant avec humour et une autodérision que je ne lui connaissais pas le succès de Kirikou, il nous a montré une rareté qui a fait hurler la salle de rire, son seul dessin animé c’est à dire un film dont il a dessiné l'animation sur calque, image par image et dont il a même fait la voix : les quatre voeux du vilain et de sa femmme, film de 5mn réalisé en 1989 dont on peut voir une image sur le site de la Fabrique. Ce film je l'avais vu il y a vingt ans à Annecy et jamais depuis. Il faut dire que le sujet est drôle et très adulte, presque porno, très éloigné du territoire que le réalisateur a exploré par la suite. On comprend donc qu'il ne fasse pas partie des diverses éditions en DVD de ses oeuvres anciennes et que sa diffusion soit assez confidentielle, même s'il est quand même encore diffusé. Le pitch : Saint Martin apparaît à un paysan très pieux. Il lui propose de faire quatre voeux. Le vilain et sa femme vont gâcher les voeux en demandes érotiques et vulgaires qui les laissera dans leur situation de départ. Enfin... pas seulement vu qu'il y a une fin alternative encore plus drôle... ha ha.. si seulement vous aviez pu voir ça. Identique à mon souvenir, j'ai eu beaucoup de plaisir à revoir ce film et rien que pour ça, la soirée valait le coup d'oeil.
Bill Plympton, le géant américain a proposé un extrait de trois minutes linetesté et sonorisé de son prochain long métrage ainsi qu'en world-premiere la jam session intégrale de son Guard-dog. Je rappelle le concept : donner à des animateurs volontaires un morceau de son court métrage sélectionné aux Oscars Guard Dog à refaire selon leur propre style. Le film est donc un cadavre exquis au style très varié, il me semble qu'il est préférable de connaitre l'original pour goûter pleinement à l'exercice. Sympathique, le film l'est assurément mais comme toujours avec ce genre d'exercice, très inégal. A noter que trois animateur de cette session étaient même présents dans le public. Bill a confirmé son talent de merchandiser (il a profité de son temps de parole pour rameuter des clients pour sa master-class) et ses qualités de dessinateur et de monteur avec l'extrait de son prochain film.
Peter Lord, sautillant et dynamique cofondateur des studios Aardman nous a montré un diaporama des salariés des célèbres studios britanniques depuis sa fondation où ils n'étaient qu'une poignée d'illuminés chevelus enfermés dans un garage et les temps plus récents où il faut presque un terrain de football pour contenir tous les membres des studios sur la photo. Il a ensuite montré des images, clichés de studios, tests d'animation et quelques très courts plans finis de Pirates! film en stopmotion qu'il est en train de réaliser. On ne pouvait pas faire plus frais, le DVD hautement confidentiel était daté de février 2011 et les images très excitantes. On retrouve la magie si propre au studio avec une petite interrogation pour ma part pour le mix qu'on a pu voir sur certains plans de vagues réalistes (film ou vidéo ?) et des modèles de bateaux.. Sinon les ambiances de quais londoniens avec pirates et flibustiers, même un beau plan où on voit la reine manger à sa table, sont très encourageants. Le film nécessiterait encore un an de boulot selon le réalisateur, on surveille sa sortie... Peter Lord a renouvelé son envie de faire de l'animation en stopmotion à partir du moment où il aura les moyens financiers de le faire. A noter que le film est prévu en relief.
Pour finir cette séance déjà riche, on a eu droit à la dernière production 2D des studios Disney, The Balad of Nessie, un court métrage pas génial qui montre le Monstre du Loch Ness chassé de son petit lac, qui cherche mais ne trouve pas de nouvelle étendue d'eau et qui finit par en pleurer des semaines et créer avec ses larmes le nouveau Loch dans lequel elle va pouvoir s'ébattre. Nunuche et vieillot, le personnage évoque le Dragon de Peter & Elliot, si le travail de décors est assez chouette, le film ne laisse pas spécialement de souvenir impérissable. Nos jeunes amis de Focus on animation ont même dégoté des images du film et nous annoncent qu'il sera présenté avant le prochain Winnie l'ourson qui doit sortir le 13 avril.
Une bien bonne soirée, riche en projections originales et exclusives, drôle et conviviale, à l'image de ce festival qui est un des plus anciens avec Annecy et Zagreb.
Petite photo finale (et floue) des invités de la soirée.
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