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Annecy c'est fini

Voila, Annecy 2008 c'est fini, merci infiniment aux rédacteurs qui ont joué le jeu de la réactivité en temps réel, j'ai le sentiment que ça a été assez efficace...
N'oubliez pas que cette partie du site est dédiée aux festivals d'animation en général, il est donc à la disposition de qui veut bien rendre compte, même à postériori, de l'infini variété des festivals internationaux ; ambiance, contexte, sélections, rencontres, tourisme...

Le prochain qui devrait faire l'objet d'un suivi est Hiroshima, festival bi-annuel qui se tiendra du 7 au 11 août au Japon. Comme toujours on est ouvert aux volontaires, prenez donc un contact avec les fousdanim si vous voulez participer.

Club Dead au mifa

Mercredi à 11h les acheteurs du mifa ont eu droit à la présentation d'un centre balnéaire au concept unique : Club Dead.
Les représentants de ce projet à l'humour macabre ont interprété par deux fois une chorégraphie endiablée sous les applaudissements de la foule en délire ...


J'ai hésité à poster la première version du spectacle car on y entendait distinctement le magnifique rire de Cobayanim, mais la deuxième est quand-même plus réussie ; on sent le métier qui rentre ;) Pour ceux que ça intéresse j'ai aussi filmé l'intégralité du pitch, avec interaction entre les réals et les protagonistes de la série dans leur écran, présentation des décors, des idées de scripts, le tout ponctué par des calembours très cocasses. Il parait d'ailleurs que des producteurs ont bien accroché, je me trompe ?

La cérémonie de cloture et le bilan de ce festival

On a couru en sortant du décavision parce que la séance de clôture était à 20h et qu'il fallait se poster à l'affût devant le guichet où l'on distribuerait les billets de dernière minute. Pas le temps de manger évidemment. Au prix d'un considérable effort, je me suis maintenu tant bien que mal au milieu de la foule qui s'amassait vers le guichet, supportant le poids d'un bras qui s'appuyait sur mon épaule pour essayer d'attraper un billet, et celui de ceux qui me poussaient en avant, en arrière, à droite ou à gauche, m'écrasaient, me compressaient de part et d'autre. Tout ça avec mon manteau et ma polaire, ainsi que mon ordinateur dans le sac en bandoulière. Lorsque soudain j'ai senti un billet se glisser entre mes doigts, j'ai effectué une rotation et me suis glissé à l'extérieur de la masse, comme un nouveau né du ventre de sa mère. C'est d'un pas étourdi que je me suis avancé vers la porte 1, avant qu'on me dise que je devais rentrer par la porte 3. Mon pas est alors devenu plus pressé, j'ai cherché les autres à l'intérieur, je les ai appelé, je les ai finalement trouvés. Il fallait que je m'assois avec eux sur les sièges pliables à l'extrémité des rangées, j'en prend un sur le coté droit, on me dit de ne pas le faire parce qu'il fallait laisser la place pour le passage, mais le temps d'en changer quelqu'un a prit le dernier qui était à gauche. Je décidai alors de m'exiler, seul, isolé à la gauche de la gauche du parti socia... de la salle. Et finalement, j'étais mieux assis que mes camarades. La séance a commencé par la découverte du décor, sensé rappeler l'Inde avec des statues et des choses comme ça.



Serge Bromberg s'est ramené sur un éléphant à roulette...


On a vu le petit film de Richard Williams, on a présenté les jury, on a distribué les prix...



Serge Bromberg s'est prit pour Winsor McCay...


Cé m'a à peine laissé le temps de prendre deux photos...



Jérémy Clapin un peu plus...




Kunio Kato a reçu le grand prix en disant arigato les gens, watashi wa very content desu


Et puis tout le monde il était content...




On est sorti et on a fait la fête...





Mademoiselle Cobayanim voulait absolument tenter de s'incruster au mifa, j'étais plutôt d'avis d'aller au restaurant mais j'avais envie qu'on reste tous ensemble alors j'ai suivi Cobayanim. On a prit la navette sauf que c'était celle qui faisait le tour du lac, et qu'on s'y prenait une tempête d'air conditionné sur la tête. Evidemment quand on est arrivé au mifa on s'est fait refoulé, et c'est tant mieux. J'ai détesté Cobayanim et le reste de l'humanité pendant toute la soirée, et je lui ai pardonné une fois qu'on a trouvé un grec ouvert. Comme j'étais bourré après avoir bu 2 millilitres de champagne, j'ai passé la première partie de la soirée à parler de la symbolique révolutionnaire des trois brigands, et la deuxième sur la dérive démocrate du parti socialiste et l'importance du clivage gauche/droite

Bon maintenant que j'ai dit tout ça, je peux passer aux choses sérieuses, d'abord mon avis perso qui n'engage que moi et je présente mes excuses d'avance sur le palmarès :

Je suis très content pour Le voyageur, qui a reçu le prix spécial du jury, j'avais oublié d'en parler dans mes comptes-rendus mais j'ai bien aimé ce film rythmé, plasticien, rêveur et qui emmène le spectateur. Camera Obscura, je ne sais pas si c'est celui que j'aurais choisi pour le prix du meilleur film de fin d'étude mais c'est un très bon film, émouvant, singulier, j'aime bien le texte aussi. Je pense que Cobayanim devait être satisfaite de voir Play-Doh remporter le prix du meilleur film publicitaire puisqu'on en avait dit beaucoup de bien sur notre forum. Je l'ai dit je pensais que Skhizein aurait le grand prix, mais j'aime bien la maison en petits cubes. Je ne comprends pas trop ce qu'on trouve à la dama en el umbrella, c'est un film qui reprend un style, un genre, une ambiance et ça n'a pas beaucoup d'intérêt à mes yeux. Rien à dire pour les longs métrages, je suis tout à fait d'accord. Le jury junior a récompensé la maison en petits cubes pour les courts métrages, et c'est très bien, par contre je ne partage pas son opinion pour Margot (film de fin d'étude). Ce film a des côtés séduisants, un peu adolescent d'ailleurs avec la fascination pour le morbide etc. Mais je n'aime pas le texte, plus esthétique que poétique, plus décoratif qu'esthétique, et plus stylisé que romantique (ik ik comme dit l'autre). Pour le prix unicef, Hugh, j'ai pensé que l'idée était bonne mais pour le reste, j'étais assez mitigé... flemme de développer, je veux juste dire que j'abhorre, j'exècre le film auquel on a osé attribuer le prix canal +, l'immonde et lamentable Oktapodi qui met en scène des pieuvres essayant d'échapper au poissonnier, absolument abject. Encore une course poursuite avec de l'humour cynique à deux balles qui m'ennuie terriblement.

En conclusion, je dirais que la sélection cette année était parfois décevante, il y avait de bons et de très bons films, mais hormis ceux que j'avais déjà vus, il n'y en a pas qui m'ait vraiment enthousiasmé. L'année dernière, certains films m'avait beaucoup impressionné, peut être aussi parce qu'entre temps j'ai vu plein de choses... mais j'ai remarqué que certains films hors compétition m'avait plu d'avantage que la majorité des films en compétition, que les séances hors compétition étaient souvent plus agréables à regarder que celles en compétition. J'ai quand même apprécié les dernières séances, mais peut être étais-je devenu plus tolérant. Quoi qu'il en soit, j'aime toujours le festival d'Annecy, c'est pour moi une semaine de rêve éveillé, forcément on dort très peu. J'ai essayé d'en voir le maximum, 6 séances par jour les deux premiers jours puis 5 séances par jour jusqu'au bout. J'ai dans la tête la musique des trois brigands ou la chanson débile de début de séance, c'est pas pire que dji vou veu volti. Le temps était changeant, mais en fait j'aime bien la pluie, et pas rester au soleil, j'aurais voulu qu'il pleuve d'avantage, qu'il y ait plus de nuages le midi. En long métrage par contre, j'ai appris que c'était vrai ce qu'on disait et dont je me moquais, qu'il fallait voir les films avant de juger, parce que les trois brigands m'ont vraiment épaté. Cela dit je ne suis pas allé voir Nocturna et d'après ce qu'on m'a dit j'ai eu raison, mais il parait que j'ai eu tort pour chasseur de dragon, ça j'en reviens toujours pas. Les séances spéciales étaient souvent très intéressantes et instructives, surtout celles de Zbig et de McCay, et je vais vous laisser parce qu'il est tard. a+

Compte rendu estudiantin

N'ayant pas pu poster de billet depuis une semaine pour cause de valse entre sièges rouges, gazon mouillé, barnabé, copains et marche à pieds, je peux désormais, rentré dispo et frais, résumer ma semaine.

C'est toujours un sacré électrochoc motivatoire (le petit Robert ne dit rien sur cette expression) que de voir tous ces films et d'être pris dans ce tourbillon pendant ces six jours. Mes coups de cœur comptent Sita sings the Blues pour son originalité et l'innovation narrative adoptée par Nina Paley, nullement desservie par les 82 minutes que durent le film (qui a amplement mérité son cristal). J'ai également fort apprécié Idiots and angels, malgré quelques longueurs. Bill Plympton a su renouveler le graphisme (plus travaillé et somptueux) et l'histoire (la mélancolie prends le pas sur l'acerbe dérision), le tout étant remarquablement mis en valeur par la bande son et ses exquises musiques). Enfin Valse avec Bashir n'a pas volé l'excellent bouche à oreille circulant autour de lui depuis les marches rouges. L'animation (sans rotoscopie paraît-il !) est tout à fait au niveau de réalisme induit par le documentaire, et la beauté de certaines images et de la bande son participe à la montée de l'émotion jusqu'au climax final en prises de vues réelles, émouvante percée de la dure réalité dans un univers esthétique en apesanteur.
Fly Me to the moon avait selon moi pour unique qualité quelques rares décors et sa nationalité (si je ne m'abuse, fabriqué et financé intégralement en Belgique). Autrement, le scénario, le montage et l'animation étaient molles et les personnages assez hideux. Mais évitons de comparer ce film à ceux de Pixar et réjouissons nous de voir que ce type de projet autofinancé puisse aboutir.
Je suis ressorti partagé de Mia et le Migou, louant la beauté graphique du film et son originalité, tout en déplorant un scénario aux ficelles classiques et souvent vues (malgré une adroite gestion des nombreux lieux et personnages). La morale trop appuyée et la fin farcie de guimauve ne m'ont pas enchanté, mais j'ai trouvé les voix très bien choisies (quoique parfois peu compréhensibles) et les dialogues croustillants. Dommage que le succès actuel du film de Dany Boon et de son accent empêchent de voir le migou autrement qu'une créature extraite des profondes forêts pas-de-calaisiennes. Mais la conférence des auteurs du films était un modèle de précision et d'efficacité, il est dommage que Loic Burkhardt et Benoît Chieux n'aient pas eu plus le temps d'expliquer leur travail. Dans le même genre, la conférence sur le Livre de Kells donne très envie de voir le film, et surtout l'univers graphique de celui-ci.

Dans les courts me restent à l'esprit Berni's doll (lugubre et adroitement mis en scène), KJFG n°5 (l'absurdité poussée à son paroxysme), La maison en petits cubes (très beau visuellement et le plus émouvant de la compétition selon moi), Arrosez les bien ! (rire tout en s'informant sur ce problème crucial, quelle joie), The hidden life of the burrowing Owl (visuellement peu révolutionnaire mais le rythme, le personnage, le montage... j'ai plus qu'apprécié), Portraits ratés à Sainte Hélène (un cours d'histoire aussi vivant et original que Napoléon y est inerte et pathétique) (j'ai malheureusement raté le film sur la grande toile, tant pis je me contenterais de l'avoir vu sur l'oueb), John and Karen (une leçon d'acting et de rythme), Rybka (tout sauf avant-gardiste tant dans l'histoire que dans la forme, mais visuellement... mais ce fut tellement beau, ah oui ce fut beau...), Skhizein (le scénario, l'image, le son, le montage... La perfection n'existe pas mais quand même, ça donne une idée).

Chez les films étudiants, j'ai apprécié de (re)découvrir Camera Obscura (l'avoir vu plusieurs fois enlève du panache, mais tout de même, c'est une remarquable utilisation de la 3D et un parfait agencement de celle-ci avec la prise de vue réelle, c'est de la poésie visuelle ça mon petit tu peux y aller. Le prix, ils ne l'ont pas volé).
Office Noise repousse un peu au début avec ses graphisme à la va-comme-je-te-pousse-à-me-mordre-le-noeud... Mais encore une fois, le rythme du montage, l'utilisation du son et la bobine des protagonistes m'ont fait passé 3 minutes et 45 secondes très plaisantes.
Je sais pas pourquoi mais Marine (petites choses) et son côté prise de vues réelles, contemplatif et minimaliste furent un bon moment pour moi.
(Straying Little Red Riding Hood avait le mérite de nous présenter le conte d'une manière singulière, mais ai-je aimé, je me le demande encore).
My happy end fut un très joyeux moment, of course. Simple, efficace, je trouve que le film fait preuve d'une très bonne adéquation forme et fond.
L'absurde me plaît donc The bellringer et ses frénétiques protagonistes m'ont plu.
La queue de la souris, mais est-ce la peine de le souligner, aurait selon moi dû repartir au moins avec un fragement de cristal, tant l'animation, le rythme (encore lui), la bande son et le graphisme fonctionnent bien ensemble, simple et splendide.
Enfin Doxology est absurde et j'ai donc aimé (il va falloir que j'apprenne à argumenter).

J'en oublie, mais d'autres valaient assurément le détour.

Il fut très prenant pour moi de voir mon film sur le grand écran de Bonlieu, tellement captivant que j'ai oublié d'enregistrer sur le moment le type d'émotion que ça faisait. Néanmoins, je remercie les copains des gobelins et ceux de pas les gobelins comme Florentine et Tony pour leur soutien vocal !!

En temps qu'étudiant sélectionné, j'ai pu profiter des longues avenues sombres d'Annecy-le-vieux menant à l'institut rural, siège des réalisateurs (ex)étudiants, à une heure et demie du matin après la séance de 23 heure et après le dernier bus. J'ai pu également assister à la cérémonie d'ouverture et à la remise des prix (Quel faste ! quel décor ! Je m'y attendais mais tout de même une légère déception bien sûr de ne pas retrouver Quidam dégomme dans le palmarès... Mais voir tous ces films m'a fait prendre encore plus conscience des multiples défauts du mien. Tâchons de faire mieux la fois prochaine). Puis juste après allais-je à la fête de la plage, durant laquelle Michel Beaudet m'expliqua vouloir quoi qu'il arrive conserver l'aspect minimaliste des têtes à claques (et j'aurais pu me souvenir de la suite si je m'étais contenté de jus d'orange). J'ai pu également demander à Serge Bromberg d'où lui venait cette énergie et cette passion communicative qu'il démontrait sur scène, il a dit qu'il était simplement lui même. Alors soit il prend beaucoup de café, soit il était pressé. Enfin j'ai pu dire bonjour à Tiziana Loschi, qui m'a reconnu. J'aurais surement pu comprendre ce qu'elle m'avait dit si un haut parleur grand comme un frigo n'était pas en train de déverser ses décibels sur nous avec tant d'insolence.
J'ai également pu, après trois heures d'attente, parler quelques minutes avec Doug Sweetland (réalisateur du formidable et fort efficace mais pas très révolutionnaire Presto, de Pixar) et lui montrer mon portfolio, et lui parler de mon film qu'il a vu, et lui donner ma carte de visite, et le féliciter pour son film, et hop. Deux temps trois mouvements.
Bon.
Bien.
Comme on dit, ça c'est fait.

Je regrette de déverser ce gros pâté de texte sans aucune photo mais mon appareil fut au repos. Mais si vous n'étiez pas là :
- Imaginez vous un temps hésitant entre grand beau temps soleil de plomb et tempête de grêle avec toute les nuances entre les deux.
- Visualisez un immense cheptel de jeunes et moins jeunes, déambulant dans les vieilles ruelles et sur l'imbibé gazon, aux badges multicolores et aux sacs identiques et hideux oscillants entre rose, orange et violet.
- Figurez-vous un hall de bonlieu orné de violet et rose (ah mais c'est pour ça, les sacs !) dans un joli, stylisé et modeste décor indien, au milieu duquel ces mêmes jeunes et moins jeunes errent le nez plongé dans l'essentiel et ses séances.
- Envisagez une atmosphère frénétique et passionnée, un avion en papier heurtant votre lobe gauche, une vache à la guitare, CNC, banque populaire des alpes, Procirep, le lapin le voilà point d'exclamation, oh le vilain monsieur radin à la fin, quel plaisir de le huer ! Des films chiants et pas chiants, trop longs, trop court ou pas assez, insupportables mais presque, splendides mais encore...

Vivement l'année prochaine.

Je termine les comptes rendus...

Donc j'en étais où... euh jeudi je suis allé voir la séance spéciale cinéCo(h)le... En fait j'ai pas envie d'en parler, mais je peux mettre des photos maintenant :






Ensuite il y a eu la séance Winsor McCay avec John Canemaker et c'était génial, d'abord parce que c'est agréable de voir les films de McCay sur grand écran, ensuite parce que la présentation était très bien faite et j'ai même pas eu besoin de traduction, John Canemaker articulait de sorte que même ceux qui avaient un niveau médiocre en anglais comme moi puissent comprendre. A la fin il a essayé de faire le show avec Gertie, mais ça ne marchait pas toujours bien bien à cause du texte qui s'affichait à l'écran.





Piano no mori : Je m'attendais à un film très classique et bourré de clichés, dans la lignée des autres films du genre, que je ne déteste pas d'ailleurs, c'est à dire une histoire d'amitié et de rivalité entre deux jeunes garçons... l'année dernière c'était Brave story. Je ne m'étais pas trompé, mais ça m'a plu, parce que c'était parfois très drôle et certains passages musicaux étaient vraiment enthousiasmants. Le plus fort surtout c'est quand les personnages sont dans une salle de spectacle avec un public assis sur des fauteuils roses... parce que j'étais dans la grande salle, et lorsque le public du film applaudissait, le public de la grande salle applaudissait aussi, et c'était comme si on était rentrés dans le film, c'était génial.

Courts métrages en compétition 2 : Tiens c'est bizarre j'aurais du faire ce compte rendu plus tôt alors que j'en ai déjà fait un pour le programme 3... C'est pas grave, j'ai bien aimé the old, old, very old man, un petit conte anecdotique et joli. Pollenating, qui montrait des plans avec des fleurs, était, d'après les notes que j'ai prises, sexuel mais pas érotique, et visuellement intéressant, avec un côté très pictural. Keith Reynolds can't make it tonight est un récit mis en scène et narré d'une façon que je qualifierais d'anthropologique, mais à part ça l'histoire n'était pas très intéressante. Chepogi, un film russe en papier découpé si je me rappelle bien, s'inspirait d'un conte coréen je crois, à moins que c'était une histoire inventée mais qui avait lieu en Corée ; c'était joli et sympa en tout cas. Glow je ne m'en souviens pas mais j'ai marqué sur ma feuille "super technique, poétique". Et en dessous pour la dama en el umbral, j'ai marqué *voix d'Obiwan Kenobi* "so uncivilized".

Films d'étudiants 4 : Qu'est-ce que je pourrais en dire ? Je n'ai même pas prit de notes... Soupe de Zlin était intéressant, mais j'ai trouvé que malgré tout le talent et l'inventivité de son réalisateur, ça tenait plus de la blague qu'autre chose, ça aurait pu être un film sarcastique, grotesque, absurde, décalé, drôle et moqueur mais par moment j'avais l'impression que c'était juste un délire d'étudiant sans réflexion et sans partage, peut être parce que j'étais fatigué. La queue de la souris, que je connaissais déjà, c'était pas mal, enfin c'était drôle, je crois, et puis les couleurs, très peu, trois ou quatre, dont 90% de noir, ça créait une esthétique... Le film coréen, Rub Out, avec un accident de train, c'était triste.

D'ailleurs ça m'a démoralisé pour la soirée, on est allé au café des arts :



Et j'ai écrit ça sur mon carnet : café des rats dans le brouillard qui vole au dessus de la pluie, les poux apprennent à nager.



Courts métrages hors compétition 3 : Casa de maquinas c'était impressionnant avec toute une machinerie en bois animée en stop motion... Rose Thieves était encore plus impressionnant, avec des peintures et la lumière du soleil qui s'animent sur les murs d'un appartement et qui transforment complètement l'espace. Fêlures était très bien réalisé avec une idée intéressante, il aurait eu sa place en compétition (comme tant d'autres films hors compétition d'ailleurs)...

Séance spéciale "Simpson extravaganza" : on est rentré avec une demi-heure de retard, on nous avait fait attendre dans la queue devant la porte, et une fois assis j'ai dû me contorsionner dans tous les sens pour échapper à l'odeur méphitique qui venait de derrière ou d'à côté de moi (je n'ai jamais vraiment su), sans doute le mélange de la transpiration et d'un parfum dégueu. Evidemment on est sorti également en retard à cause des questions que tout le monde posait à Matt Groening, ce qui m'a fait manqué le début d'une super séance de courts métrages hors compétition. J'aime bien les simpsons, et c'était amusant de regarder les extraits, et puis les doubleurs français faire une intervention au début, mais ça n'en valait pas la peine.





Courts métrages hors compétition 2 : J'ai manqué le début de la séance à cause de Matt Groening, et c'est bien dommage car c'était une excellente séance, donc je n'ai pas vu Fishing et je n'ai vu que la fin de Refreny qui avait l'air vraiment très beau. Par contre, j'ai vu Kodomo no keijijogaku, de Koji Yamamura (que j'aime beaucoup), et qui était euuuh génial, somptueux, magnifique, une suite d'idées graphiques animées sur le thème de la métaphysique de l'enfance. Les autres films étaient aussi très beaux ou intéressants, sauf les deux derniers que j'ai pas trop aimés. Je dirais que s'il y a deux séances à retenir en courts métrages toutes catégories c'était courts métrages hors compétition 1 et 2.

Courts métrages en compétition 4 : J'ai retenu en particulier Landing ligths, avec des avions qui traversent un immeuble la nuit comme des fantômes, ça faisait un peu vidéo d'art, et ça produisait un effet étrange de les voir passer à travers l'immeuble comme ça, on a tellement l'habitude de les voir s'écraser dans les films. S'ils s'étaient écrasés en fait j'aurais détesté, c'est sans doute pour ça que ce film m'a interpellé, mais j'en ai aussi apprécié la sensibilité, il y a quelque chose de très tactile, cela vient du graphisme et des couleurs (grises) je suppose, de la lenteur des avions aussi... et puis c'était assez beau les lumières, les vitres, la perspective... Operator était sympa, un type appelle les renseignements et demande à avoir Dieu et il lui demande des trucs idiots... C'est le même réalisateur que pour le film avec l'ours blanc qui vient s'excuser chez la femelle pingouin je crois, j'aime bien cet humour un peu absurde et détaché. Skhizein enfin était vraiment très bon, je suis assez surpris qu'il ait eu le prix du public, je pensais qu'il aurait le grand prix (même si mon préféré c'était Rybka) et que la maison en petits cubes aurait le prix du public... J'aime bien cette espèce de jeu de mot sur l'idée d'être à côté de soi

Films de fin d'étude 5 : j'aimais bien haaf and me, me demandez pas pourquoi, et puis dog qui était "mélancolique mais humoristique" comme ils disent. Plenilune, bon il en fait trop dans le pathos, c'est complètement mièvre, mais quand même, j'aime bien quand on réinvente le monde. Et c'est pour ça que j'aime aussi Tôt ou tard, dans lequel un écureuil et une chauve-souris actionnent les mécanisme qui font se déplacer le jour et la nuit autour de leur arbre. Un message impérial, très spécial graphiquement et au niveau du récit complètement absurde mais romantique, sur le sentiment d'insignifiance face à l'univers, à l'infini et l'absolu. Doxology, une "comédie expérimentale" en pixillation, valait également le coup d'oeil, et je me suis amusé avec the dream in the dream. Je dis amusé au sens où c'est moi qui me suis amusé avec le film et pas le film qui m'a amusé, mais je n'aurais pas pu le faire avec n'importe quel film alors voilà.

Quirino Christiani, le mystère du premier long métrage d'animation : un documentaire sur un réalisateur de la première moitié du vingtième siècle et j'ai pas tout compris parce que c'était en anglais et que c'était pas Canemaker qui parlait. Mais on le voyait travailler sur son banc titre avec des personnages en papier découpé, on voyait pleins de vieux trucs marrants, et puis euh c'était intéressant, je regarde des documentaires sur tout et n'importe quoi à longueur de journée en fait.

Hokuto no Ken : je n'ai jamais été fan de Hokuto no Ken, mais l'histoire que raconte le film, je l'avais déjà vue avant à la télé, je ne sais pas si c'était la série ou bien un autre film, enfin c'est pas grave, je ne m'en souvenais que vaguement et j'étais pas venu pour m'intéresser au scénario. En fait c'était très marrant parce que c'est super caricatural, même quand c'est sensé être triste on peut pas s'empêcher de rire.

Evangelion : 1.0 You are (not) alone : bon là par contre je peux dire que j'étais fan d'Evangelion quand j'étais gamin, et que le film reprend la série très fidèlement, c'est les mêmes plans, presque le même dessin, il y a quelques effets spéciaux en plus, quelques raccourcis dans l'histoire et des scènes en plus qui permettent de mieux comprendre, dont une qui est assez surprenante. En fait c'est exactement comme si j'avais ressorti les dvd pour regarder la série, ce qui a sur moi un effet euphorisant, rien qu'en écoutant les musiques de la série, c'est amusant de se rappeler et de retrouver les sensations qu'on a eues. Le film développe un peu plus la psychologie de Shinji, met en évidence sa lâcheté et la façon dont il va se résigner puis s'investir. L'idée d'Hidéaki Anno était de partir d'une situation très pessimiste avec des personnages qui ne maîtrisent pas la situation, qui ne sont pas à la hauteur. Moi j'ai trouvé ça sympa parce que ça me rappelle des souvenirs, mais je ne sais pas ce que j'en penserais sinon, on peut aussi se demander à quoi ça sert de faire des films alors qu'on peut regarder la série qui se suffit à elle même. Normalement il devrait y avoir plus de films originaux que de remakes et de dérivés de séries, je me demande si c'est le cas au Japon. En Europe, on fait aussi beaucoup d'adaptations de bande dessinée.

Je ferai un commentaire critique du palmarès plus tard si je n'ai pas la flemme.