Annecy 2008

Fin de festival...


Me voici assise sur les marches dans Bonlieu, la tête bien embrouillée de toutes les séances de la semaine. Il fait beau et je me dis qu'il faudrait peut-être que j'aille m'acheter un maillot de bain et profiter un peu de la plage. Ce matin pas de séance. En effet hier c'était LA soirée SUPINFOCOM au BOWL. Je n'étais encore jamais allé dans cet endroit et j'ai trouvé ça assez fascinant. Jouer au bowling sur les pistes avec projections vidéos sur les côtés, lumières rouges et quilles phosphorescentes, musique à fond, c'est assez sympathique! Bon j'ai fait 75 points, ce qui est assez ridicule, mais c'était assez dur de se concentrer. J'éditerais avec des photos à mon retour sur Paris. Tous le monde était là, les producteurs se déchaînaient sur la piste de danse, l'alcool coulait à flot (bon j'embellis un peu hein) et cela aurait coûté 25000E à Supinfocom. A peu près 4 de ces charmants élèves nous ont donc payé cette très bonne soirée. Quand on sait que l'Ecole ne paye pas le voyage à Annecy à ces étudiants (aux dires des élèves), ya de quoi être perplexe. Mais ne crachons pas dans la soupe... Ce soir à 20h c'est la remise des prix, et c'est aussi le moment de donner ses préférences. Pour ma part je pense que si SKHIZEIN n'a pas un prix (Le grand prix!), c'est pire que le foutage de gueule de la sélection court-métrage de cette année (on peut le dire non maintenant que l'on a tous vu les 4 compets). Pour les Longs SITA mériterait quelque chose, d'autant plus qu'il risque d'être peu vu et que faire un film seul est une performance. Pour les films de fin d'études je n'ai vu que 4 séances sur 5 et je reste marquer par le tout premier film de la sélection, LE VOYAGEUR. Les gens sortent de la séance de midi. J'ai pleins de choses à dire, que par exemple Bill Plymton qui était à côté de moi à une des séances, à rit sur le film de Cé et a eut l'air d'apprécier, qu'il organisait un Salon des refusés vendredi pour les films non pris à Annecy (mais je n'ai pas eu le temps d'aller voir, quelqu'un pourrait en parler?), que certains court-métrages hors compet' comme LA FELURE auraient amplement mérité la compétition, que j'ai n'ai plus mon superbe bonnet chat, oublié entre deux séances et sûrement volé par un spectateur entre-temps, que la séance spécial sur les SIMPSONS était assez chouette... Mais il faut que je me dirige vers Barnabé!

EDIT AVEC PHOTOS SOIREE SUPINFOCOM

Annecy 2008

Le programme manquant


On le sait, cette année, la sélection de courts métrages s'est réduite par rapport aux années précédentes, quatre programmes contre cinq habituellement. La raison officielle avancée est la cohérence et la sévérité d'une sélection exigeante, voir des lacunes de qualité ou de fond.
Or, on constate que bien des films en sélection interpellent par leur forme et même que certains auraient pu glisser dans les catégories de films de commande ou de spéciaux TV. Pire enfin, certains films laissés sur le carreau auraient largement pu constituer ce programme manquant. Comprenez bien, je ne crache pas dans la soupe, je suis bien content de faire partie de cette sélection variée, avec des films étonnants et de qualité, mais mon bonheur aurait été plus total si les films suivants avaient constitué un cinquième programme.. Voici mon programme fantooooooooôme, composé de films que je connais pour les avoir vus auparavant ou visionnés au MIFA un peu au hasard ou par coup de coeur :

- I met the walrus, de Josh Raskin (Canada)
Illustration animée en dessin et compositing d'une interview donnée par John Lennon à un gamin culotté qui s'est incrustée dans sa chambre. C'est un beau témoignage et une illustration de l'idéologie non violente de l'époque.





- Magnetic movie, de Semiconductor (UK, US), des plans de laboratoires de l'université de Berkeley, un discours scientifique nous parle des champs magnétiques, visualisés de manière poétique et visuelle par des ondes colorées. Voir le site du film où on peut voir des extraits.

- 27 years, de Raymond Höpfinger (Suisse). Depuis 27 ans, un homme se prend en photo tous les mois. Voici un assemblage de tous ces clichés. Fascinant, témoignant d'une constance dans la démarche. On a tous révés de faire ça, Hopfinger l'a fait.

- Bâmiyân, de Patrick Pleutin (F). Hommage vibrant aux bouddahs de Bamiyan, détruits par les Talibans. Au 7e siècle, un moine bouddhiste décrit pour la première fois ces trois géants maintenant détruits. Si le film est parfois maladroit ou peu lisible dans sa forme, le fond et la générosité plastique de l'œuvre, la qualité de la bande son, en font un film éminemment estimable. Le film est visible en ligne sur le site d'Arte qui l'a coproduit



- La Svedese, de Nicolas Liguori (F), film en fusain animé racontant de façon contempative et sensible l'idylle entre Ingrid Bergman et Roberto Rossellini.

- Love Triangle, de Yasmeen Ismail (UK), un homme découvre que sa femme s'est transformée en Samoussa, friandise à la viande. hi hi... Le film est visible en ligne sur le site de Channel 4

- Mr Cok, de Franck Dion (F), pamphlet sur les patrons voyous et le système qui mets les ouvriers au second plans des considérations financières. Voir le site du film



- Kodomo no keijijogaku, de Koji Yamamura (J) Variations en animation épurée sur l'imagination d'enfants aux grosses têtes. Très joli et poétique.



- la vita nuova, d'Arnaud Demuynck et Christophe Gautry (F). La voix suave et rauque d'Arthur H raconte l'étrange histoire de personnages avec un détour morbide dans un cimetière inspirée de l'oeuvre de Gérard de Nerval. Un film en stopmotion, énigmatique sombre et beau.

- Josie's lalaland, de Yibi (UK). Joli film, remarqué, des images somptueuses qui parlent de la maladie d'une jeune femme. Voir le site de l'auteur.



- El Empleo, de Santiago Grasso (Argentine), un monde étrange où les objets du quotidien sont remplacés par des personnes humaines, des employés. C'est une parabole drôle sur le plein emploi, diffusée à Annecy dans le programme 'la valeur travail'.

Certains de ces films sont en Panorama, d'autres sont dans des programmes spéciaux, d'autres ne sont même pas présents cette année à Annecy et c'est bien dommage...

Annecy 2008

CMC4 Courts métrages en compétition, programme 4


Dernier programme.

Other Being de Mashaallah MOHAMMADI%% 2006 01 mn 30 s Iran
Un homme baton en trait noir tombe sous un coup de feu en haut du cadre, son sang goutte et forme des poissons rouge qui nagent en dessous. Court. Simple.

Kizi Mizi de Mariusz WILCZYNSKI



2007 20 mn 16 s Pologne
Ce joli film raconte la vie d'une souris qui attend son chat de mari toute la journée pour vivre leur passion le soir. L'attente et la répétition font qu'elle finit par prendre un amant ; un autre chat qui sort toutes les heures de l'horloge suisse. Le film est en dessin sur papier, en noir et blanc, le cadre est fenêtré, il y a un très subtil et délicat travail de flous, de gris. Le dessin est très beau, sensible et graphique. Le film qui parle de l'attente est truffé de répétitions, cycles, redites. L'audience a été odieuse, chahutant ce joli film qui a toute sa place ici à Annecy. A la question "pourquoi si long ?", l'auteur, un massif polonais ne parlant pas anglais, répond que le film a été montré dans des galeries de par le monde (Londres, NewYork, etc) et qu'on lui demandait "pourquoi est-il si court ?". Tout est une question de contexte. A la fin, le mari tue l'amant d'un coup de pistolet puis retrouve son statut de chat, grandit, remarche sur quatre pattes et va manger la souris redevenue toute petite.

On the Edge de Artem SUKHAREV



2007 06 mn 20 s Ukraine
Film déroutant, comme fait sous acide. Un patineur se casse la figure. On le voit ensuite dans une course effrenée, au volant d'un truck, renversant des élans suceurs de feux tricolores, glissant de manière délirante dans une ville au volant de son monstrueux engin. On revient sur la glace, dans son costume de scène, le personnage fait quelques pirouettes. Fin. Une 3D affreuse, une histoire complètement barrée, forcément on est mort de rire mais c'est nerveux...

Landing Lights de Graham YOUNG



2007 04 mn 00 s Grande-Bretagne
Plan fixe sur un building, la nuit. Un avion arrive et le traverse comme s'il n'existait pas. Un second avion passe de nouveau, on a plusieurs points de vues de cette collision qui n'a pas lieu avec des jeux de lumières de cet avion, vide, dans ce building, vide aussi. C'est contemplatif, serein,a ccompagné d'une petite musique tintinabulante, zen. Un troisième avion passe avec les mêmes effets, il bouscule juste une chaise sur un balcon. On pense bien sur au 09/11 mais rien d'explicite. Etrange.

KuyGorozh de Sergey MERINOV



2007 13 mn 07 s Russie
Autre illustration de conte russe comme Chepogi, c'est de la même série et ça évoque finalement les contes de Canterberry qu'on a déjà vu ici. Là c'est en bas-relief en pâte à modeler colorée, ça raconte l'histoire d'un couple de paysans pauvres, vieux et crétins accédant de manière magique à la richesse. C'est techniquement superbe, un très bon film.

Attack of Higashi 2-chome de Shinji KIMURA



2007 01 mn 00 s Japon
Autre volet de la série Ani-Kuri, une invasion d'extra terrestres, mais comme le budget est réduit, tout est en carton et l'invasion tourne court. Même question que le précédent, que fait ce film en compétition courts métrages ?

Shaman de Luc PEREZ



2008 11 mn 00 s Danemark
Beau film en peinture animée mais pas sur verre, je pencherais plutôt pour de l'acrylique sur papier. C'est généreux et virtuose, ça raconte en image et sans parole l'initiation d'un chaman inuit. C'est un film puissant et beau. Pour vous faire une idée, imaginez Frère des ours repris par Schwitzgebel.

Operator de Matthew WALKER (encore !)



2007 01 mn 50 s Grande-Bretagne
Un homme dans un fauteuil demande les renseignements au téléphone. Il demande le numéro de Dieu, avec un D majuscule. Dieu lui répond.
Non-sense brillant, drôle et simple. Bien sur on ne saura pas ce que répond dieu à la question absurde du personnage.

Paradise de Jesse ROSENSWEET



2007 07 mn 49 s Canada
Des personnages en métal peint suivent le rythme régulier d'une vie normée et morne. Le mari, employé, rate la promotion qui lui était promise, sa femme le quitte. Mais le film est efficace, produit par l'ONF.

A-Z de Sally Ann ARTHUR



2007 03 mn 20 s Grande-Bretagne Petit film qui raconte la fabrication du premier plan de Londres par une certaine Madame P. qui a eu l'intelligence de classer les noms des rues par ordre alphabétique. Un joli film graphique et typographique, produit pour Channel4 en deux ans, fabriqué en 6 mois par 3 personnes.

Skhizein de Jérémy CLAPIN



2007 13 mn 40 s France
Enfin je vois le film dans les excellentes conditions de la grande salle du Bonlieu.
Et il respecte ses promesses et bien au delà. Un personnage, suite à la collision avec un corps céleste de plusieurs tonnes, se retrouve à 91 cm de lui-même. Décalé, sa vie devient difficile, surtout en dehors de son appartement où il a réussit, avec des dessins à la craie à organiser son quotidien. Absurde mais logique, le film est dans une technique hybride 2D-3D avec une colorisation de camaïeux de bruns. C'est subtil et sensible, drôle et dramatique, la fin n'étant pas fermée. Il y a un beau travail de son, d'image, on a entendu dire qu'il était "parfait", et même si jeremy se garde de ce qualificatif, il est effectivement difficile de trouver à redire à ce film visible par des publics variés. Bravo.

Annecy 2008

CMC3 Courts métrages en compétition, programme 3


Voila le grand soir est passé. Je me sens un peu plus détendu.

Donc le déroulement de la séance, je détaille encore pour vous, qui êtes loin d'ici et voulez connaître les détails...

Portraits ratés à Sainte Hélène
Une leçon d'histoire un peu longuette, au design et à la musique minimalistes.
Je reviendrai sur le film dans une prochaine note.



Chainsaw de Dennis Tupicoff, Australie (24mn)
Le film commence par une sorte de film d'entreprise pour favoriser le bon usage d'une tronçonneuse. On arrive à un couple, Franck Gardner et sa femme Eva, Franck part travailler, il est bûcheron.
On passe à la vie d'un taureau de rodéo nommé Chainsaw (tronçonneuse) que peu de cowboys peuvent se vanter d'avoir monté plus de 8 secondes. Un de ceux là séduit Eva et le couple adultère copule dans la maison. On passe aux amours d'un torero célèbre avec Ava Gardner, qui a cocufié Franck Sinatra. Le mari rentre... Le film est réalisé en animation rotoscopée à 80%, au design stylisé mais réaliste, je dirais que ça fait une esthétique "comics" pour que vous compreniez, même si je n'aime guère user de ce genre de rapprochement. C'est une belle et longue histoire, avec un esprit d'escalier assez interressant et une narration sophistiquée tout en étant assez classique. J'ai pensé aux frères Cohen pour l'univers des cowboys un peu roots, l'humour et le sordide. Une belle surprise.



John And Karen de Matthew Walker, UK (3mn)
Un ours pataud vient s'excuser paroles déplacées auprès d'un petit pingouin en venant s'inviter pour le thé. C'est subtil et drôle, notamment l'acting et les dialogues qui sont d'une grande sensibilité. Joli. A noter que l'auteur Matthew Walker fait le tour de force d'avoir deux films en compétition la même année avec Operator dont je parlerai plus en détail plus loin.



Le Manteau d'Orlanda Laforet, France (8mn)
Une femme retrouve la valise de son père décédé depuis longtemps. Ça déclenche en elle une folie hallucinatoire et elle revoie son père, incarné par son ancien manteau, le tout en marionnettes et stopmotion de facture assez classique.
Encore un premier film, d'une jeune femme venant du montage et du cinéma, c'est émouvant et bien fait mais un peu classique.



Because You're Gorgeous, de Brent DAWES 2007 05 mn 00 s, Afrique du Sud Un phacochère, fier de sa crinière (cf le titre parodie de l'Oreal) à qui il n'arrive que des crasses. C'est un peu le Roi Lion version gag catastrophe. Le réalisateur est zimbabwéen et avait notamment participé au long "The Legend of the Sky Kingdom", émigré en Afrique du Sud "parce qu'il y a moins de coupures de courant", ce film est un exemplaire d'une série animalière comique. Série ?



Rybka, de Sergei RYABOV, 2007, 09 mn 35 s, Russie
Un joli film russe, en papier découpé, tout en finesse. Une jeune fille veut sauver un petit poisson péché par un vieil homme, elle finit par le recréer en carton... C'est joli et sensible, un peu daté.



My Little Angel, de Bryan LARSON, 2007 03 mn 15 s, États-Unis
Un jeune garçon joue avec son chien, une balle et une batte de base-ball. Il se rend compte qu'à chaque fois qu'il maltraite son chien (en le tapant avec sa batte), un ange tombe raide mort à coté. Et là on voit le miracle et la quintessence de l'humour américain contemporain s'accomplir ; parce qu'il trouve ça DRÔLE, le gamin s'acharne sur le chien pour le plaisir d'accumuler un charnier d'anges mourant dans le plus grand désespoir "comique"... Il y a quand même un petit gimmick rigolo à la fin mais bon, ça fout les jetons... Et c'est dans une 3D assez molle.
Le réalisateur est un jeune gars, son studio a produit ce film pour tester leurs jeunes moyens de production, habitués à réaliser plutôt des films pédagogiques religieux (sic).



Morana, de Simon BOGOJEVIC NARATH, 2008, 12 mn 40 s, Croatie
Etrange film, a l'image propre et léchée, dans un univers fantaisiste genre World of Warcraft moins les gros guerriers. Une sorte de chaman tatoué se balade dans un monde peuplé de chiens-kangourous. Je n'ai rien compris mais le film est assez fascinant par l'univers visuel et sonore qu'il propose. Pour le reste on n'en saura pas plus, le réalisateur étant absent.



Neko no shukai, de Makoto SHINKAI, 2007, 01 mn 00 s, Japon
Film très court (normal puisque formaté) et drôle montrant que la conspiration des chats pour supprimer l'humanité est toujours retardée parce qu'ils oublient tous leurs plans dès que résonne l'appel des croquettes. Programme spécial de la chaîne de TV japonaise NHK, comme le précise cette brève sur caTsuka... que fait ce film en compétition ?



Ona koja mjeri, de Veljko POPOVIC, 2008, 06 mn 50 s, Croatie
Une file de personnages décérébrés par l'écran qu'ils ont devant les yeux et qui leur passe de la publicité poussent des caddies pleins de produits de consommation qu'ils ramassent et qui sortent de l'arrière train d'un gros clown souriant qui mène la file. Brrr...
Parabole un peu lourde sur la société de consommation qui frappe de plein fouet la Croatie et a fortement marqué le réalisateur. Ce dernier a dit qu'il ne fallait pas le prendre trop au sérieux tout de même parce que ça n'est qu'un film d'animation, hein...

Annecy 2008

« Le bâteau tangue »


Les producteurs sont inquiets. Ils tremblent. En ouverture de la remise des prix CanalJ un de leur représentant a dit son inquiétude « le bateau tangue ».. Ce n'est pas encore « la maison brûle » mais à les entendre on n'en est pas loin.

De quoi s'agit-il ? Des financements bien sur, seule chose qui peut inquiéter les producteurs diront les plus médisants. Car l'audiovisuel subit deux crises... La première concerne le financement de l'audiovisuel public. On sait que notre président dans une de ses attitudes impulsives, qui font son charme taurin, a décidé de banir la publicité des chaines de télévision publiques. Outre que cela permet à ses amis du privé de récupérer par le jeu des vases communiquants les budgets orphelins, cela pose des problèmes pour le moment non résolus, peut-être même insurmontables de financement. Qui, comment, où va-t-on trouver les sous pour financer ce qui était financé en partie par les régies publicitaires ?

Mystère.

L'autre sujet d'inquiétude, plus délicat est le projet de loi Nutrition Santé du ministère du même nom visant à interdire dans les créneaux horaires destinés aux enfants la publicité pour les produits alimentaires que beaucoup d'études associent très clairement avec les tendances à l'obésité des enfants. Enlever les publicités pour les céréales, les biscuits ou les chips reviendrait à éliminer un certain nombre de juteux budgets qui financent en bonne partie la création de programmes d'animation français.
CQFD.

Le lobby des diffuseurs, producteurs et autres décisionnaires voudrait donc éviter que cette loi ne passe, ou tout au moins en minimiser les enjeux et les applications.
Le problème n'est pas strictement français d'ailleurs, les problèmes de santé sont assez récurents dans les civilisations occidentales.
En angleterre, il y a carément une campagne de publicité savechildrentv.org.uk qui fait du lobbying intensif et qui milite pour conserver aux programmes télé ses annonceurs vendeurs de junkfood.

Le débat est ouvert, certains producteurs disent que la solution de survie c'est de s'ouvrir aux nouveaux médias, aux nouvelles formes de diffusion, de se retourner vers les annonceurs non concernés (jouets, jeux, mode, etc) voir de trouver d'autres annonceurs (les voitures par exemple, les enfant entrant en jeu dans la prescription du véhicule familial).

Le milieu de l'animation industrielle, celle qui finance une partie de la recherche et de l'emploi dans ce domaine en France est donc confronté à ce problème moral : peut-on continuer à vendre des saloperies à des petits cerveaux disponibles en niant l'importance de la pube dans les habitudes de consommation. Et sinon où trouver les financements ?

Etrange coïncidence, un des spots de la campagne anglaise Save childrens tv est présent en compétition dans la catégorie films de TV... je vous donne le lien pour goûter un peu la manipulation.

Et voici le film en question...