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Tous les chemins mènent à BONLIEU

Nous voici déjà en milieu de semaine. Le générique sponsorisé nous a lobotomisé, incapable de résister à son appel, dès les débuts de séance nous chantons tous à tue-tête la longue liste des partenaires (essaye de ne plus se la chanter...). Pour la première fois du festival j'ai pris le vélo pour aller le MIFA. Le premier quart d'heure est gratuit, longer le lac en pédalant, les cheveux au vent, est un pur délice. Encore aujourd'hui le temps était patraque, il faisait beau puis il a plu puis re beau... Durant un des séance j'ai reçu un bateau en papier sur la tête, j'ai trouvé ça très poétique. Le lancé d'avion reste une valeur sûre, avec les blop et une nouvelle tendance qui consiste à taper dans ses mains de façon désynchronisé. Ce matin au MIFA j'ai croisé Richard Williams, une des hôtesse du stand nous a dis que les 16 dvds seront à 500 Livres (ce qui doit faire dans les 750 Euros je crois). Un investissement! J'ai également assisté à la mortelle représentation de CLUB DEAD, qui était très drôle et intéractive. Tout a été filmé et sera sur le net à notre retour. Cet aprem' ce fut MIA ET LE MIGOU... Bon bon bah moi je suis déçue, j'ai préféré la Prophétie... Les migous avec la voix de Dany Boon après les Chtis ça passe moyen, et puis cet arbre de vie, la nature contre les vilains promoteurs tout ça, ça fait très MIYAZAKI's like... M'enfin bof quoi... J'ai même plus accrochée à CHASSEUR DE DRAGONS que j'ai décidé d'aller voir après. Dans son préambule JR Girerd a parlé de la pétition pour les films ETAIX et a supplié le public de ne pas filmer le film, qui sortira dans 6 mois, et de le laisser vivre, qu'il ne fallait pas qu'il se retrouve sur internet... Après ces 2 longs les traditionnels séances de 21h court-métrage et 23h Films de fin d'études, bonnes séances, meilleures que celles d'hier. Ha mais j'oublie quelque chose, je fais toujours 5 séances par jour... Ha oui, à 14h, juste après le pic-nic des Fous, une séance hors compet' de court-métrage, inégale. Il faudrait faire un compte-rendu film par film mais Cé fait ça déjà très bien (mais c'est un surhomme, comment fait-il pour trouvé le temps?). Pour celle qu'il n'aura pas faite je pense que ce sera pour notre retour, avec le gros officiel sous les yeux. Faut que j'aille dormir, demain j'ai une invit' pour la soirée du Collectif des Producteurs de Court-métrage d'Animation au Bar de la Plage (la classe non?)

(post écrit hier soir, posté ce matin)

Mia et le Migou

Sortons tout de suite le tampon estampillé "fable écologique", celui qui nous a servi pour marquer les films de Miyazaki ou de Frédéric Back pour ranger le film de Jacques remy Girerd dans cette lignée que beaucoup considèrent envahissante, voir plagiaire car en moins de cinq minutes après la séance, pas moins de deux personnes avec qui j'ai discuté ont rapproché le film de Mononoke Hime.

Donc le réalisateur et l'équipe au quasi complet sont venus présenter le film Mia et le Migou en exclusivité internationale à Annecy, six mois avant sa sortie en salles. La foule du festival s'est mélangée à quelques petits enfants venus pour l'occasion. Après une interminable séance de remerciements qui a fait démarrer le film très en retard et déborder sur la séance suivante, on a enfin pu voir ce que beaucoup attendaient depuis longtemps.

Alors ?

Alors le film est beau, il est plein d'une grace enchanteresse, les couleurs, les mouvements, les décors, rien que sa partie artistique assure un spectacle sans pareille. Les personnages sont attachants sans être monoblocs, ni gentils, ni méchants. Le Migou est une créature étonnante, esprit de la forêt, gentil monstre qui protège l'Arbre de vie de la cupidité destructrice de l'homme (mouais). Il évoque tout de même les esprits des arbres de la foret de Mononoke, en plus fantasque, plus bavard. D'ailleurs c'est Dany Boon qui lui prête sa voix. Enregistré très avant son Bienvenue chez les Chtis, il avait cru bon (avec l'assentiment de l'auteur) de mettre dans son interprétation quelques bribes d'expressions ch'tis qui font assez cocasse dans le contexte. Mais l'interprétation est fantasque, drôle et convaincante.
La musique est lyrique, chorale, parfois envahissante, pas si mémorable.

Et sinon ?

Bin sinon l'histoire est décevante. Bancale, avec des longueurs au début et des tonnes de guimauve à la fin. Il y a des incohérences étranges (c'est vrai à la fin c'est quoi cette météorite au fait ? A quoi sert-elle ? pourquoi cette gamine sage va-t-elle tout à coup à la recherche de son père sans que personne ne l'en empêche ? Qu'est-ce que cette sorcière fait là ?)... C'est plein de bons sentiments écologiques, certains plans m'ont fait penser à la trilogie de jeux Myst (Riven entre autre), c'est un peu niais et pas toujours compréhensible. En plus, c'est assez typique des films de Folimage, certains dialogues sont simplement incompréhensibles, celui du grand noir du chantier, j'avais beau y mettre toute mon attention, je ne comprenais pas un mot sur quatre.

Donc tout le monde est sorti déçu, un peu triste même voir franchement en rogne contre ce que beaucoup considèrent comme un ratage.
Je reste plus mitigé, enchanté par les images, persuadé que le film a d'évidentes qualités, excepté peut-être celles de l'innovation et du rythme.

Tsuka me pardonnera j'espère de reprendre une de ses mosaiques pour illustrer ce billet...

Scoop2

Je sais, ça n'en est pas un non-plus, mais c'était la première image que je voyais...

CMC2 Courts métrages en compétition, programme 2

Programme plus homogène, avec de bons films mais sans rien qui ne sorte du lot, ni qui ne soit catastrophique d'ailleurs...

Vibrant Gujarat de Mihir Upadhyaya
Inde 2007, 57s
Une danse, des musiciens tapent sur des percussions. C'est censé être du dessin sur papier, c'est de couleur terre-sanguine, c'est court. Ouf...


Arrosez les biens de __Christelle Soutif __
France 2007, 7mn51
Joli court en pate à modeler et ordinateur sur les travers de l'agriculture OGM et les biotechnologies. Un inquiétant maïs intelligent est cédé à crédit à un fermier dans la dèche. C'est militant mais drôle. Un bien chouette film.


The Old, Old, very Old man
d'Elisabeth Hobbs (UK 2007, 6mn)
Une belle fable sur un roi alité. Pour l'encourager à se lever, un de ses serviteurs lui emmène l'homme le plus vieux du monde pour le persuader qu'il a encore de beaux jours à vivre. Le film est en encre bleue sur un blanc type plastique ou céramique. Il évoque des porcelaines ou des carreaux de faïence mais sans leurs finesses, cela dit sans méchanceté. J'ai bien aimé, c'est drôle, moral et j'adore ces voix de narrateurs anglais si doctes, so british.

Pollenating
de David Montgomery (US 3mn, 2007)
Montage syncopé sur une musique stridente et hypnotique d'organes de fleurs, pétales et pistils.
Il en faut.


Keith Reynolds can't make it tonight, de Felix Massie (UK, 2007, 6mn)
Un employé de bureau croit avoir une promotion et espére séduire une demoiselle avec ses nouvelles fonctions. C'est un concurrent qui obtient le poste et aussi la fille. Par un enchainement d'actions sordides et meurtrières il se retrouve entre la vie et la mort. Le film est réalisé dans un Flash assez sommaire, des personnages-batons, avec des couleurs pour les différencier, un immeuble en coupe, de profil. L'histoire est astucieuse et pas ennuyeuse, c'est bien monté mais bon, c'est pas bien joli.


Chepogi de Leon Estrin (Russie, 2007, 13mn)
Un conte coréen, illustré en papier découpé. C'est beau, bien animé, dynamique, ça m'a beaucoup plu mais ça ressemble a pas mal de productions télévisuelles du même tonneau.

Crossing de Li Xiang (Chine, 2007, 57s)
Une pube pour inciter les chinois à traverser au feu-pieton vert, un gros robot traverse au rouge, une voiture lui arrache une jambe et après il est tout cassé. Mais qu'est-ce que ça fout là ?!?


Styri de Ivana Sebestova
Slovaquie 2007, 15mn
Dans une station balnéaire, des femmes vaquent à leurs occupations, avec diverses relations amoureuses et accidents. La scène est vue selon quatre points de vue différents qui éclairent les relations inter-personnages. C'est du papier découpé avec un style gouache un peu vieillot qui n'est pas sans évoquer les baigneurs de Fernand Léger, en moins massif. Sympa.


The Hidden Life of the burrowing owl
de Mike Roush (US, 208, 5mn)
Un faux documentaire qui montre un oiseau particulièrement rancunier qui échafaude un plan pour venger la mort de sa compagne. Prises de vue réelles avec animation cartoon du plus pur style américain. Je ne sais trop quoi en penser.
Et vous ?


Glow, de Jo Lawrence (UK, 2007, 4mn)
Film engagé qui évoque l'intoxication au radium des ouvrières d'horlogerie qui peignaient avec cette matière phosphorescente et irradiée les aiguilles de montre dans les années 20. Le film est en poupées aux têtes de sucettes sur lesquelles sont incrustées des images vidéo ou photographique. C'est triste et efficace. Sans plus.

La Dama en El Umbra de Jorge Dayas
(Espagne 2007, 14 mn)
Adaptation d'une nouvelle de Gaston Leroux, sordide histoire de naufrage qui évoque Poe, Hitchcock et Romero réunis. L'histoire est belle et terrible, la réalisation efficace mais le design et le rendu de cette 3D minimaliste et molle ne sert pas trop le propos. Dommage.
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Bon je ne sais pas si j'aurai le courage de traiter les prochaines séances aussi complètement. La fatigue commence à se faire sentir. J'essaierai de ne plus revenir que sur les films significatifs des prochaines séances.

Sinon je retourne aux petits déjeuners, si les auteurs se dévoilent plus, je posterai le complément d'informations.

Ils ont des chapeaux bleus, vivent les fous d'anim

Voici quelques photos du pique nique des fous d'anim qui a eu lieu sous un soleil éclatant, presque brûlant. On a eu pas mal de monde sur la pelouse humide. Et j'ai eu droit à un chahut collectif organisé par Jane et ses complices : des grands chapeaux de napoléon bleus qui ont interpelé tous les passants... hi hi hi...