Annecy 2011

Plato de leonard Cohen


J'ai vu hier soir la séléction de film de fin d'étude en compétition N°2 dans le theâtre à 23h. Un peu moins de monde dans le théâtre que la veille (faut dire qu'il ne pleuvait plus à cette heure-ci) De très bons films mais je voulais vous parlé d'un en particulier qui m'a beaucoup plu (comme la météo sur Annecy depuis quelque jours...)

Ca s'appelle PLATO et c'est de léonard cohen (non pas le chanteur qui à ecrit alleluya mais un homonyme)

c'est pour l'ENSAD

C'est un personnage en dessin tres simple qui dessine un carré, mais ca ne lui plait pas alors il recommence jusqu'a réussir un dessiner un cube en perspective. A ce moment le cube sort de son dessin et passe en volume et commence à la poursuivre. L'homme est bloqué en 2D dans un mur (comme une pallissade ) en ne peut lui echapper. Et là commence un jeu entre la 2D et la 3D. C'est vraiment bluffant et parfois on se perd entre ce qui est en volume ou a plat. Mais comme c'est difficile à expliquer tellement le film est visuel je vous laisse le regarder

Plato sur Arte creative

à Noter aussi un film en volume tout en mousse (non pas celle de la bière) très joli graphiquement.

The Eagleman Stag de mikey please pour la GB

et aussi un film en volume suisse sur le nationalisme et la peur de l'islamisme exacerbé par les média : Heimatland (en gros sur la peur de l'étranger) (comme quoi toute l'Europe est touchée)

bon j'avais appris qu'apres une crise il y a toujours une montée du nationalisme (crise de 29 ->Hitler au pouvoir en 33->guerre mondial) (crise de 2008 ->?->?) mais là on est un plein dedans entre Guéant et MArine Lepen...pfiou enfin ce film qui dénonce fait du bien

Annecy 2011

Je commençais à retrouver le moral jusqu'à ce qu'une boulangère le réduise en miette...


Il y a une chose qu'il faut savoir sur la ville d'Annecy, c'est qu'on y trouve de nombreux spécimens de ceux qui veulent "défendre l'environnement" en faisant une chose aussi débile que ne pas donner de sac plastique à leurs clients, même quand il pleut et que vous voulez ramener votre pain au chocolat en bon état...

J'ai réussi tant bien que mal à contenir mes pulsions meurtrières et me suis éloigné presque sans trembler.


Sojunghan nare kkum, de Jae-hoon AN et Hye-jin HAN

La journée n'avait pourtant pas si mal commencé, j'ai vu Sojunghan nare kkum, film corréen sur les états d'âme d'une adolescente. C'était amusant à certains moments, je me suis ennuyé à d'autres. C'est typiquement le genre de film avec une lycéenne qui se pose des questions sur son avenir ou ses sentiments qui a des amis rigolos, avec un coté nostalgique et une certaine fraicheur. Ca se laisse regarder.


Maska, de Timothy et Stephen QUAY

Après ça, je suis allé à la séance des courts métrage de 14h. C'était pas trop mal, et il y avait le film des frères Quay, Maska (que j'avais déjà vu). J'aimais bien les texte de les ciseaux pointus mais pas l'image... or le texte c'est les elles qui l'ont écrit, je trouve que le film n'est pas à la hauteur de sa bande son. Kapitain Hu, c'était un petit film naïf et sympathique en gravure sur pellicule et O sapateiro avait un rendu en dessin plutôt pas mal même si j'ai rien compris. Par contre j'ai détesté chroniques de la poisse et Junk, le premier parce que j'ai très peu d'humour et encore moins d'humour noir quand il est stupide, le second parce que c'est une parodie sans intérêt, comme la plupart des parodies. Ah oui, j'ai pas aimé a morning stroll non plus, humour débile pour adolescent attardé qui se vomit dessus. Pl.Ink était mignon et joli. Path of hate, un duel en avion prétexte à une débauche visuelle baroque et dantesque... On sent que le réalisateur veut en mettre plein la vue et la référence à métal hurlant, mais en fin de compte on s'ennuie un peu quand on n'est pas si facilement impressionné. J'ai trouvé quand même que c'était joli de voir les avions voler, avec les traces dans le ciel, tout ça...

Ensuite, j'ai voulu acheter un pain au chocolat... et j'irai voir des films d'étudiants ce soir.

Annecy 2011

Critique de "Den Kaempestore Bjorn", long-métrage en compétition


Rien ne vaut une bonne interdiction adressée à des enfants pour la faire transgresser aussi sec.

Den Kaempestore Bjorn(La Montagne Ours) est l’histoire classique de deux enfants qui s’en vont dans la forêt : l’un (ou plutôt l’une parce qu’il s’agit d’une petite sœur vraiment pénible) qui fuit le grand frère et l’autre le grand frère (à qui on ne peut franchement donner tort de punir la petite enquiquineuse) qui se dit que, bon, il ne faudrait pas en plus de la petite sœur avoir le grand-père sur le dos s’il ne revient pas vite fait avec la sœur en question.
Cela donne l’occasion d’un conte moderne où est chantée une nature absolument bonne en butte à la méchanceté des hommes représentés dignement par un bûcheron dont le village a subi une sorte de tremblement de terre à cause de l’ours.

Il y a quelques beaux paysages mais franchement tout le reste n’est pas terrible .
La représentation des êtres humains donne envie de se débarrasser définitivement de cette engeance si laide.

Ceci dit, l’ours… il a des yeux pleins de bonté mais un ours avec une forêt sur le dos….

Merci à notre amie Anne-Lise pour cet article à chaud ;-)



Annecy 2011

Conférences à la Chambre des métiers I


Bonjour les fous que la pluie m'a empêché de rencontrer...

Comme les séances de courts ont déjà été relayées, que j'ai loupé la compète 2 (qu'on m'a dit très bonne), je vais plutôt me concentrer sur les conférences. Elles ont lieu à la Chambre des Métiers et font salle comble. Ce sont généralement des producteurs qui parlent. Personnellement, je les trouve globalement très intéressantes, car elles me dévoilent des aspects qu'en tant que réal de courts je ne connais pas.

Mardi matin, la conférence traitait de la préproduction et de la postanimation.
Florent Heitz et Thomas Dorval, de HLC production, ont expliqué leur métier de prestataires pour la série, en insistant surtout sur le fait que, ayant commencé comme créatifs, ils savent comment parler aux créatifs et faciliter le dialogue avec les décideurs.

Andy Blazdell, de Celaction (la société qui a créé un logiciel de 2D-digitale pour la série de Mark Baker, "The Big Knights") a surtout parlé du gain de productivité généré par leur méthode de travail, à savoir découper les persos en centaines d'éléments, articulés comme des pantins (le rigging), ce qui permet beaucoup de "ré-ut" (même de réut d'animation). J'ai bien compris l'intérêt financier du système, moins l'intérêt artistique, malheureusement pas évoqué par Andy Blasdell, et les extraits de série montrés étaient loin de la qualité de "The Big Knights".

Arnaud Réguillet, de Toon Alliance, utilise lui aussi la 2D-digitale. Sa boîte a aussi créé un logiciel de gestion de prod appelé TTK

Bruno Gaumétou, de Néomis, était sans conteste l'orateur le plus drôle de la matinée. Il travaille principalement sur des longs-métrages et sa présentation power point impeccable et très dense démontrait sa passion de l'organisation, tempérée par un malicieux sens de l'humour (les shadoks ont été plusieurs fois évoqués). Le clou du spectacle pour moi a été la feuille de préparation d'une scène de "L'Illusionniste", scène de bravoure avec 23 personnages évoluant dans un bar (quand le patron allume la lumière, pour ceux qui ont vu le film): cette feuille de tableur était une merveille, puisque tout le plan avait été réfléchi pour qu'il y ait juste ce qu'il faut d'anim là où il faut, afin que le plan produise un maximum d'effet sans gaspiller d'énergie (et donc d'argent). Il a fallu six mois à six animateurs pour animer cette scène... mais vraiment elle vaut le coup, et on comprend l'importance de cette feuille austère pleine de rectangles colorés dans la réussite de ce plan.
J'ai aussi appris un nouveau terme, puisque Bruno Gaumétou use de l'expression "animation au crayon de bois" pour qualifier ce qu'on appelait autre fois tout bêtement "dessin animé" (mais c'est pour distinguer de la 2D digitale...)

Globalement, on a compris l'importance de l'organisation et des logiciels qui facilitent le checking et le partage de la masse de données représentées par une production de série ou de long-métrage. Les messieurs qui parlaient étaient très sérieux, bien que leur métier consiste à produire des nounours qui chantent ou d'autres trucs pour marmots! Un détail intéressant: la Grande-Bretagne a adopté un logiciel (Harding) qui détecte dans les séries pour enfants les plans qui pourraient provoquer des crises d'épilepsie!!! (à cause de contrastes colorés trop rapides) et alors c'est un GROS problème pour Arnaud Réguillet obligé d'intégrer cette contrainte dans les choix artistiques!

Dingue, alors... comme si c'était vraiment le contenu qui provoquait l'épilepsie, et pas le fait de laisser son gosse des heures durant devant l'écran. Mon cerveau de maman reste perplexe.

Annecy 2011

Sur le vif.


Quelques images du jour, histoire de montrer que Fous d'anim est bien présent durant tout le Festival, puisque chaque matin, je dépose sur les portants du Bonlieu, une multitude de flyers de notre association et des cartes postales des différents films de .
A noter que ces dernières partent comme des petits pains et que je dois passer régulièrement les réabonder.
Cé, si tu me lis, je te ferai parvenir la facture de mes différents déplacements, dès mon retour ;-)

En bonus, une vue du hall du Bonlieu, sobrement décoré cette année, avec, à la table des dédicaces, l'équipe de La Luna, dernier court-métrage des Studios Pixar, projeté la veille.



Ce soir, il pleut des grosses cordes :-(

On croise les doigts pour le Picnic des Fous prévu, demain, mercredi, à partir de 12h15.