Annecy 2011
J'ai failli pleurer aujourd'hui -_-
Par Tony, mardi 7 juin 2011 à 21:43
Cette deuxième journée a été légèrement déprimante. J'ai commencé par la séance de 10H30 dans la grande salle avec Colorful, je l'ai plutôt appréciée… même si je trouvais que c'était un film de fasciste à l'eau de rose. Mais ça m'a rendu quelque peu mélancolique. J'ai sans doute aimé parce que le personnage et ce qui lui arrive suscitent une empathie immédiate, une âme damnée se voit offrir une seconde chance, on lui demande de prendre la place d'un garçon qui vient de tenter de se suicider. J'ai bien aimé le film malgré ses "défauts" mais je dois quand même en parler : une phrase nominale de sept syllabes s'est imposée à mon esprit durant toute la durée du film : "retour à l'ordre moral". La mère doit faire à manger et ne pas tromper son mari, toute la famille doit pouvoir se réunir autour d'une table pour échanger des discours larmoyants, et les collégiens doivent absolument connaitre une amitié virile et dégoulinante de mièvrerie pour être heureux, ah et aussi : c'est pas bien de se suicider.

Colorful, de Keiichi HARA
Bref… Après avoir marché sous la pluie et ne pas avoir mangé, j'ai été voir la séance des courts-métrages, la deuxième. J'hésite même à en parler… ça n'avait aucun intérêt, il ne me reste de cette séance que le souvenir flou de quelques soupirs agacés et d'avoir fait grève d'applaudissement. En fait j'ai même pas tant soupiré que ça, j'étais trop désespéré pour m'énerver. Allez tant pis c'est pas la peine de perdre mont temps avec ça... Bon, juste une petite vacherie pour la forme : Meniscus… des gens à poil et tout emmêlés dans une espèce de chorégraphie, peut être un travail artistique plus ou moins intéressant sur le corps avec gros plans sur la peau et ce genre de choses, me suis-je dit… sauf qu'en vrai ce film a dû être réalisé par Kamel Ouali, c'est du toc. Si ça semble s'inspirer du spectacle vivant, eh bien disons que c 'est un spectacle retransmis sur TF1 plutôt que sur arte et qu'il est financé par PPR pour nous faire croire que les arbres c'est chouette, en résumé : une ignoble tartufferie.

Meniscus, de Maria-Elena DOYLE
J'ai vu le chat du rabbin et c'était mieux, à part que je suis un anti-clérical hargneux et que le mot tolérance ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je pense que j'étais trop déprimé pour réagir et j'ai donc pu apprécier le film, grâce en soit rendue aux réalisateurs de la séance précédente. D'ailleurs maintenant que j'y pense, c'était peut être un film sur la tolérance, j'ai pas vraiment fait attention sur le coup. Je me méfie de la tolérance, je préfère parler d'égalité. En tout cas ça parlait sûrement de rapport entre religions, de racisme, de colonialisme, d'intégrisme… oui bon allez on va dire qu'il y avait l'idée d'universalisme, d'égalité etc.

Kielitiettyni, de Elli VUORINEN
Il n'y a pas grand chose qui a retenu mon attention à la séance des films d'étudiant 1, Kielitiettyni était pas mal. On y voit des gens qui lèchent des trucs, c'est surréaliste et empreint de poésie.





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