Annecy 2011

J'ai failli pleurer aujourd'hui -_-


Cette deuxième journée a été légèrement déprimante. J'ai commencé par la séance de 10H30 dans la grande salle avec Colorful, je l'ai plutôt appréciée… même si je trouvais que c'était un film de fasciste à l'eau de rose. Mais ça m'a rendu quelque peu mélancolique. J'ai sans doute aimé parce que le personnage et ce qui lui arrive suscitent une empathie immédiate, une âme damnée se voit offrir une seconde chance, on lui demande de prendre la place d'un garçon qui vient de tenter de se suicider. J'ai bien aimé le film malgré ses "défauts" mais je dois quand même en parler : une phrase nominale de sept syllabes s'est imposée à mon esprit durant toute la durée du film : "retour à l'ordre moral". La mère doit faire à manger et ne pas tromper son mari, toute la famille doit pouvoir se réunir autour d'une table pour échanger des discours larmoyants, et les collégiens doivent absolument connaitre une amitié virile et dégoulinante de mièvrerie pour être heureux, ah et aussi : c'est pas bien de se suicider.


Colorful, de Keiichi HARA

Bref… Après avoir marché sous la pluie et ne pas avoir mangé, j'ai été voir la séance des courts-métrages, la deuxième. J'hésite même à en parler… ça n'avait aucun intérêt, il ne me reste de cette séance que le souvenir flou de quelques soupirs agacés et d'avoir fait grève d'applaudissement. En fait j'ai même pas tant soupiré que ça, j'étais trop désespéré pour m'énerver. Allez tant pis c'est pas la peine de perdre mont temps avec ça... Bon, juste une petite vacherie pour la forme : Meniscus… des gens à poil et tout emmêlés dans une espèce de chorégraphie, peut être un travail artistique plus ou moins intéressant sur le corps avec gros plans sur la peau et ce genre de choses, me suis-je dit… sauf qu'en vrai ce film a dû être réalisé par Kamel Ouali, c'est du toc. Si ça semble s'inspirer du spectacle vivant, eh bien disons que c 'est un spectacle retransmis sur TF1 plutôt que sur arte et qu'il est financé par PPR pour nous faire croire que les arbres c'est chouette, en résumé : une ignoble tartufferie.


Meniscus, de Maria-Elena DOYLE

J'ai vu le chat du rabbin et c'était mieux, à part que je suis un anti-clérical hargneux et que le mot tolérance ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je pense que j'étais trop déprimé pour réagir et j'ai donc pu apprécier le film, grâce en soit rendue aux réalisateurs de la séance précédente. D'ailleurs maintenant que j'y pense, c'était peut être un film sur la tolérance, j'ai pas vraiment fait attention sur le coup. Je me méfie de la tolérance, je préfère parler d'égalité. En tout cas ça parlait sûrement de rapport entre religions, de racisme, de colonialisme, d'intégrisme… oui bon allez on va dire qu'il y avait l'idée d'universalisme, d'égalité etc.


Kielitiettyni, de Elli VUORINEN

Il n'y a pas grand chose qui a retenu mon attention à la séance des films d'étudiant 1, Kielitiettyni était pas mal. On y voit des gens qui lèchent des trucs, c'est surréaliste et empreint de poésie.

Annecy 2011

Tataaa, et voici le compte-rendu de la cérémonie d'ouverture.


Comme promis, voici un bref compte-rendu de la cérémonie d'ouverture d'hier soir.
Placé sous le signe du court-métrage et du pays invité : les U.S.A, cette soirée, bien rythmée, fut donc ponctuée de nombreux films courts d'animation... américains :-).

La séance débuta avec une production des studios Donc Voilà : "Petite histoire du Cinéma d'animation", brève, efficace, drôle, on y retrouve tout ce qui fait le charme des réalisations de Joris Cleerté.
A noter un p'tit clin d'oeil fait à notre association et à notre ami Cé que je vous laisse découvrir (voir lien indiqué dans le topic correspondant sur notre forum)
La présentation de Serge Bromberg, maitre de cérémonie habituel, fut, somme toute, assez sobre cette année, et régulièrement entrecoupée de productions américaines. De quelques grands classiques connus : Flowers and Trees, premier film d'animation en couleur des Studios Disney des années 1930, jusqu'au Great Cognito de Will Vinton, film mythique réalisé entièrement en pâte à modeler, on passa très vite à la projection de quelques films en avant-première.
Tout d'abord, La Ballade de Nessie, des studios Disney, réalisation très classique et sage tant par le scénario (Le gentil monstre du Loch-Ness se voit délogé de son lac par un méchant promoteur écossais et essaie désespérèment de trouver un nouveau domicile) que la ligne graphique proposée (entièrement réalisée en animation traditionnelle, à l'ancienne, quoi!) . Bref, rien de bien nouveau de ce côté là.
Vinrent ensuite 3 épisodes d'une nouvelle série en préparation des studios Warner : Bip-Bip et le Coyote personnages phares conçus par Chuck Jones Nous étions un grand nombre a être assez inquiets de cette relecture entièrement réalisée en 3D et projetée ici en relief. A notre grand étonnement, le résultat prend, sur grand écran, toute son ampleur et se révèle finalement assez bluffant. On y retrouve le rythme, le sens du gag, de la série originale avec en plus une utilisation très intelligente de l'espace, du cadre et de la profondeur de champ. Un bien bel hommage à un des grands noms de l'animation américaine.



Les studios Pixar nous offrirent également la primeur de leurs 2 nouvelles productions, réalisées en relief également :
- un épisode de Toy Story Toon : Hawaiian Vacation, réalisée par Gary Rydstrom où comment Buzz et Woody décident d'offrir à Ken et Barbie les vacances de leurs rêves, l'occasion pour nous de retrouver tout ce qui faisait le charme des longs-métrages : réalisation soignée, quelques notes d'humour, un Ken toujours aussi désopilant dans ses réactions et sa gestuelle... tout cela condensé sur 10 mns.
- leur nouveau court-métrage : La Luna d'Enrico Casarosa. Film d'animation sans dialogue autour d'une génération de pêcheur... d'étoiles. Ce nouveau film montre une fois de plus le savoir-faire des équipes de Jonh Lasseter pour mettre en place, sur un temps court, un univers (d'une belle poésie, ici), une connivence entre les personnages (3 générations de pêcheurs sur une même barque qui se perpétuent la tradition familiale), et une chute finale qui donne tout son sens au film.



La séance se clôtura par la projection d'une nouvelle aventure de Scrat personnage emblématique de L'Age de Glace, servant plus ou moins de teaser au numéro 4 de la série, prenant pour thème, cette fois-ci, la dérive des continents. Drôle, mais sans surprise.

J'ai pour ma part passé un bon moment durant cette cérémonie, trouvant la formule choisie beaucoup plus efficace et vivante que le traditionnel long-métrage projeté en avant-première.
Annecy 2011

Tour de chauffe.


Me voilà à mon tour pigiste pour un temps :-)

Le festival prend maintenant sa vitesse de croisière, le monde afflue, la météo reste pour l'instant clémente avec nous et je croise d'ores-et-déjà les doigts pour le "PicNic des Fous", prévu demain midi sur la Pelouse du Pâquier. Prévoyez vos paniers repas :-)

Pour ma part, j'ai eu l'opportunité de me glisser à la Cérémonie d'ouverture d'hier soir.

Je vous en ferai un compte-rendu plus précis durant l'aprés-midi, le temps pour moi de résoudre des mises à l'échelle d'images, les postes informatiques du "coin presse" d'où j'officie actuellement sont en effet très pauvres en applications :-(

Disons que je fais un petit tour d'essai.

Je serai plus prolixe durant la journée.

A tout à l'heure ;-)

Jipé

Annecy 2011

Premier jour de festival


J'ai démarré le festival d'Annecy 2011 avec la première séance des courts métrages en compétition. Du coup, j'ai trouvé que ça commençait plutôt bien, j'ai apprécié birdboy notamment.


Birdboy, de Pedro RIVERO et Alberto VÁZQUEZ

Au début du film, on voit des animaux, un univers graphique qui peut faire penser à certaines séries pour les enfants, mais on sent quand même que ce n'est pas tout à fait cela et en effet quelques minutes plus tard on sait plus sur quelle planète on est. C'est même assez violent sur le moment mais ça m'a plutôt emballé. C'est à la fois absurde et ça prend aux tripes, y'a une espèce de poésie désespérée aussi bien dans le destin des personnages que visuellement.

Je suis un peu plus partagé pour Switez, la cité perdue. Au début, j'ai pensé qu'il était trop dans l'effet de style, que ce soit au niveau du rendu ou de la mise en scène, il y avait la volonté de reproduire une certaine esthétique et il faut bien dire qu'à certains moments c'était très beau. Le film imite des peintures anciennes en image de synthèse mais il y a deux styles associés à deux époques, du coup j'ai un peu revu mon jugement sur l'effet de style. J'avais une préférence pour la partie dans la cité mais c'est surtout la matière ou les craquelures de la peinture qui m'impressionnaient, et puis toutes ces flèches enflammées, c'était un peu le feu d'artifice quoi, des images très composées, l'esthétique de la guerre, le romantisme des massacres et autres banalités…

don't tell sent you're a jewish raconte une anecdote amusante sur un ton légèrement sarcastique, et puis le dessin et les couleurs me plaisaient à peu près donc voilà. Schlaf est une expérience sensible intéressante à vivre, une évocation assez fidèle de certaine nuit que j'ai pu passer à attendre que la personne qui dormait dans la même pièce que moi cesse de ronfler.

J'ai pas le temps de parler de tous les films, globalement j'ai pas d'avis hyper négatif ni d'emballement total, je pourrais dire du mal et du bien de chacun. Je crois quand même que Birdboy m'a vraiment plu, il faudrait que je le revois pour en être sûr ^^

J'ai vu les films d'étudiants 3, il est tard et j'ai du travail alors je vais accélérer : j'ai surtout retenu Bach, qui montre un escargot sur un brin d'herbe pendant 5 minutes, minimaliste, poétique, drôle et métaphysique, très beau rendu. C'est presque un road movie en fait, en plus court et plus lent.


Bach, de Anton DYAKOV

J'ai fini la journée en regardant JIB, long métrage coréen. C'est pas le film du siècle mais je trouve qu'il méritait d'être vu, j'aimais bien les décors. A part ça, j'suis logé tout près du café des arts, j'ai internet, c'est la classe.

Annecy 2011

il fait beau!!!


Après un épisode pluvieux re-voilà le beau temps

Bon le paquier doit être bien détrempé mais après une nuit orageuse il fait beau pour le début du festival...