Meknès 2009

FICAM 2009 : Palmarès


Le jury du FICAM 2009, constitué de Xavier Kawa-Topor, Alexis Hunot, Jayne Piling, Jimmy Murakami et Hicham Lasri a donc décerné le palmarès suivant :

Grand Prix Note de Marko Mestrovic (Croatie)


Mention Spéciale Malban de Elodie Bouedec (France) et Retouches de Georges Schwizgebel (Suisse)




Prix de la francophonie Skhizein de Jeremy Clapin (France)

Prix du meilleur film africain Voyage vers l'eternel de Saber Shouli et Aziz Oumoussa (Maroc)

Prix du Public This way up de Smith&Foulkes (Angleterre)



Meknès 2009

Compétition internationale et départ


Autre nouveauté de l'année, le FICAM a organisé une compétition internationale avec l'appui de son sponsor, les confitures Aïcha. Dotée de trois prix, la compétition réunit 50 films qui ont été sélectionnés parmi les quelques 200 qui lui ont été proposés.

Je précise que je ne dis pas ça parce que j'ai eu la chance d'y voir deux films sélectionnés mais je trouve que la sélection est riche et variée en techniques et en genre. Les séances sont équilibrées et on ne s'y ennuie pas, peu de films ayant été déjà vus par ailleurs.

La sélection a mixé films de fin d'étude, films courts de production classique et même films d'ateliers.

Nous publierons le palmarès dans ces colonnes quand il sera connu.

Bon voila, c'est le moment de repartir, je quitte le petit monde de l'animation plongé dans son agitation aux senteurs marocaines pour reprendre le cours de mes activités normales. Merci aux organisateurs pour leur accueil, amal, kamel, blandine, mohamed, ridda... et tous les autres. Merci pour ces moments passionnants et toutes ces belles et bonnes choses, pour les yeux et les papilles, spéciale dédicace aux cuisiniers sous la tente qui nous ont régalés de Hariras, Pastillas, Tajines, légumes aux épices, salades de fruits, viandes savoureuses, « dans un sandwich ou une assiette ».

Meknès 2009

Masaoka, Ofuji et Yamamura


Projection du matin dans le théâtre de l'institut : Ilan Nguyen et Koji Yamamura sont face à une salle bondée d'enfants de 5 à 8 ans de Meknès venus assister à une sélection de courts métrages du grand réalisateur japonais. La rencontre était assez étonnante et les enfants ont visiblement apprécié les films malgré quelques flottements. Il est assez réjouissant d'assister à cet enthousiasme juvénile qui leur fait taper dasn les mains à chaque petit bout musical, pousser de grands "hooo" et rire aux éclats dès qu'un personnage chutte ou se prend un coup.



Journée riche en découverte du cinéma d'animation japonais. Une conférence improvisée sur les débuts du cinéma d'animation japonais s'est tenue dans la médiathèque de l'institut. Très documentée et précise grâce aux références pointues d'Ilan Nguyen, spécialiste et chercheur en la matière, l'auditoire a pu découvrir certains films de MASAOKA Kenzo (1898-1988) et de OFUJI Neburo (1900-1961). Découvrir ce patrimoine incroyable de films datant de 1926 à 1956 avec l'éclairage d'un spécialiste sachant contextualiser et traduire en direct a été une grande chance pour ceux qui étaient présents. Pour ma part j'avoue avoir découvert Neburo OFUJI dont le travail d'animation en silhouette, notamment Le fil de l'araignée (1946) et le Vaisseau Fantôme (1956), est d'une grande beauté formelle et d'une incroyable force.

L'après midi s'est poursuivie avec le thé à la menthe avec Koji Yamamura, sans thé à la menthe (un coca pour moi merci) et dans la médiathèque pour cause de risque de pluie. Comme Benoit Chieux, Yamamura s'est prêté au jeu des questions générales sur la manière dont il a abordé le cinéma d'animation. Il a illustré son propos de quelques documentaires et making-of de ses films récents. Il s'est confirmé un dessinateur forcené, un auteur travaillant avec sa femme et qui, depuis Atama Yama, n'a plus réellement besoin de travail alimentaire et peut donc se concentrer sur sa pratique d'auteur. Une bonne nouvelle en somme...

Actuellement il travaille sur un film coproduit avec l'ONF, le cinéma d'animation canadien étant par ailleurs une de ses références, avec les films russes, quand il était étudiant d'art.

Meknès 2009

Meknès laboratoire interactif


Rencontrés par Mohamed Beyoud, le directeur artistique du FICAM, à l'occasion du festival de e-magiciens de Valenciennes, les jeunes chercheurs du LAB212 ont investit l'institut français d'ateliers videoludiques aussi farfelus qu'incroyables. Accueillant des grappes de scolaires et de curieux dans des zones expérimentales interactives, les six membres du collectif, anciens étudiants et enseignant de la section multimédia de l'école des Gobelins (salle 212, d'où leur nom), initient les jeunes marocains à des manipulations comme un escalier musical, un piano optique réagissant à des post-it colorés, une pluie de monstres ou une incroyable chorégraphie-pixillation collective à laquelle vous pouvez assister en direct depuis Meknès en vous rendant à cette adresse :

www.peopleonpop.org

Cherchez image par image, il y a probablement des personnes que vous reconnaîtrez :D



Les membres du collectif sont Juliette Champain, Cyril Diagne, Nicolas Guichard, Tobias Muthesius, Pierre Thirion et Antoine Visonneau.

Meknès 2009

Les ateliers du FICAM


Le travail pédagogique de l'institut et du FICAM s'est concrétisé dans la réalisation de différents films d'atelier avec des enfants ou des étudiants d'écoles d'art du Maroc et de France. Toujours rafraîchissants et spontanés, la séance de projection, en présence des enfants et de leurs familles a permi de voir ces jolis petits films.



On a donc vu Quand je serai plus grand, encadré par Chouaïb Chirour et Kenza Lakhder et Souris, encadré par Rachid Lansari et Bouchra Malek, tous formateurs marocains issus des ateliers de l'institut.

C'était également l'occasion d'assister à la projection d'Ecriture, le film réalisé par des étudiants marocains à Meknès en janvier, encadrés par Gabriel Jacquel en partenariat avec l'association Fous d'Anim. Voici le film en intégrale hébergé chez Vimeo.