Ottawa 2008

Ottawa International Animation Festival


Hi ! Je tente moi aussi l'exercice délicat du compte rendu avec beaucoup moins de précisions que Çuikisouri, mais ayant très grandement apprécié ce festival (plus convivial qu'Annecy car plus petit) et son atmosphère bon enfant, je vous en touche quelques mots. J'étais sélectionné dans la catégorie graduation short avec Quidam dégomme, mon film de fin de DMA, et ai atterri jeudi 18 à Ottawa. Juste à temps pour retirer mon badge à la boutique du festival au Arts Court et pour filer à l'Empire Theatre (l'un des deux cinémas du centre ville, situé au sommet d'un gros centre commercial) voir la demo-reel des studios Aardman. L'occasion de redécouvrir certaines perles des studios de Bristol, d'en découvrir d'autres (les spots de pub contre le changement climatique par exemple, magiques) et de découvrir également certaines choses beaucoup moins amusantes et en 3D. Puis j'allai au Bytowne, l'autre cinéma du centre d'Ottawa, une charmante et vieille salle où se jouaient la plupart des projections du festival.

L'entrée de La cour des Arts

L'entrée du Bytowne cinema

Dans le programme short competition 2, je retiens surtout Western Spaghetti, de PES, toujours très efficace et inventif, Berni's Doll de Yann Jouette, où le quotidien du répugnant et pathétique personnage est très bien servi par un montage fort bien rythmé jouant habillement sur toutes sortes de métaphores, et Chainsaw, de Dennis Tupicoff, dont les 210 centimètres ont parfaitement mérité le double prix qui lui ont été attribués. Les différents univers juxtaposés de la corrida, du star-système, et de la coupe des arbre (je crois pas qu'on dise bûcheronneritude) créent une atmosphère très particulière renforcée par l'utilisation de la roto et des aplats de couleur, le tout soulignée par une musique en apesanteur fort belle. Quant à mon film, je ne vois désormais plus qu'un amas de défauts, mais je crois que c'est bon signe...

Le lendemain, j'ai pu répondre aux (quelques) questions du public lors d'une conférence Meet the filmmakers (en anglais s'il vous plaît, modéré par deux demoiselles de l'ONF), avant d'aller rejoindre le Bytowne où deux bus rouges à étages nous attend..., nous firent attendre pour nous conduire au pic-nique Cartoon Network. Après le sacro-saint Hamburger servi par des texans venus pour l'occasion, plusieurs festivaliers se sont adonnés à la sculpture sur citrouille, qui a lieu chaque année. Voici quelques exemples :

Voici Chris Robinson, délégué artistique du festival (c'est lui qui choisit les films de la compétition), accompagnée de sa vraisemblable progéniture

le soir, Who Framed Roger Rabbit, en compagnie de Richard Williams. L'avantage de se rappeler de l'histoire et de ne presque rien comprendre à l'anglais américaniso-toonisé permet de se concentrer sur les images, et je constate que le résultat est toujours aussi épatant et jubilatoire. Ses vingt ans d'âge ne l'ont pas fait vieillir, ce sacré bon vieux film...

J'ai peu apprécié le short competition 3, si ce n'est Dialogos (Dialogos), d'Ülo Pikkov, trépidant court-métrage estonien où de très rapides sketches gravés sur la pellicule s'enchaînent sur une sorte de musique indescriptible. Assurément peu banal et ma foi très réussi. Le "I love you more than shit" restera chez bon nombre de spectateurs. Je retiens aussi Cattle Call, de Mike Maryniuk et Matt Rankin, où est tourné en dérision l'absurde et frénétique débit vocal des vendeurs de vaches des grandes plaines. L'argument est certes assez faible, mais le résultat est plaisant, sans être révolutionnaire. 1st date, de Nils Knoblich terminait cette séance assez peu hystérique de façon drôle et légère.

Le samedi, j'ai raté le début de Short competition 1 (ce toujours très efficace décalage horaire), mais j'ai pu tout de même ré-apprécier l'émouvant et très fort La maison en petits cubes, de Kunio Kato, et le splendide Skhizein, de Jérémy Clapin (hélas reparti bredouille de la cérémonie de clôture, et c'est assez incompréhensible) (mais on m'a dit d'arrêter d'essayer de comprendre les cérémonies de remise des prix). Je souligne aussi Muto, de Blu Blu, où l'animation en arrêt de mouvement (équivalent québécois de stop-motion animation) sur murs et plafonds est assez hypnotisante. Puis ce fut Short competition 4, où aucun film ne m'a véritablement transcendé. Je mets cependant en avant Woods, de Idan Vardi, graphiquement très travaillé, Kundan, de Taku Kimura, où l'animation 3D est utilisée de façon intéressante et plutôt novatrice dans cette histoire adaptée d'un mythe de la culture japonaise, et En agosto (in august), de Andrés Barrientos et Carlos Andres Reyes, où l'histoire peu évidente est en partie rattrapée par de belles images et une atmosphère générale de fin du monde très joliment mise en scène.

Puis en passant le pont, je pénétrai au Québec puis au museum of civilization pour assister à la conférence de Richard Williams, interviewé par son ami l'animateur et historien new-yorkais John Canemaker. Un grand moment où nous pûmes voir les premières animations publicitaires de Williams, des images inédites de The Thief and the Cobbler, et des extraits de son Animator's survival kit en DVD (pour un prix non modique). Voici Richard Williams nous expliquant la marche (Canemaker assis) :

La soirée suivant les projections se passait dans un ancien théâtre reconverti en boîte de nuit. Ce n'était pas un moment particulièrement inoubliable, mais j'ai pu la passer avec de très sympathiques étudiants en animation de l'University of Arts de Philadelphie.

Le dernier jour fut entamé avec la projection Canadian Showcase, où comme son nom le précise était projetée un sélection des meilleurs court-métrages canadiens récents. Je fus en admiration devant L'ondée, de David Coquard-Dassault, une splendide mise en image des petits riens se déroulant sous la pluie. Le côté minimaliste de certains plans évoque Father and Daughter de Michael Dudok Dewit, et l'atmosphère générale contemplative fait de ces sept minutes quarantes un petit bijou. Si l'on retrouve une certaine touche Folimage, c'est que David Coquard-Dassault l'a réalisé là bas, dans le cadre d'Artistes en résidence, en partenariat avec l'ONF. Je souligne aussi Labyrinth, de Patrick Jenkins, un film noir en peinture animée assez effrayant et joliment construit. Hungu est mon second coup de cœur de cette projection, avec une histoire africaine d'amour maternel au graphisme très fin, tout en ombres chinoises soupoudré de sable animé, magnifique ai-je trouvé. Triumphant Campaigns of Captain Cudney, de Kyle Marshall, n'était pas tout à fait du même niveau, mais dans la catégorie court-métrage humoristique, il se défend très bien avec un graphisme et une animation efficace, soutenus par un rythme fort bien orchestré.

Ayant ensuite jugé que de sitôt je ne reverrai pas Sita Sings the Blues au cinéma (en tout cas pas au pathé français le plus proche), je retournai le voir à L'Empire Theatre, l'autre cinéma du centre ville, situé au sommet d'un gros centre commercial. en sortant j'estime que Sita a parfaitement mérité son cristal à Annecy et je constate une nouvelle fois le talent de Nina Paley pour la narration et le rythme de celle-ci.

Puis je retraversai la rivière des Outaouais pour me rendre au museum of civilizations assister à la cérémonie de Cloture. Celle-ci tranchait véritablement avec le faste bollywoodien d'Annecy, et nous avons pu assister au talk show et acknowledgment show de Chris Robinson, délégué artistique du festival, très à l'aise derrière un micro devant une salle comble. Puis les enfants du jury junior défilèrent pour justifier leurs choix et remettre les prix avant que le jury adulte ne fasse de même (mais sans justifier de manière aussi exhaustive leurs préférences). Enfin furent projetés les films gagnant de cette édition. Je fus d'accord avec la majorité des choix des jurés, mais je reste perplexe devant l'attribution d'un prix à Último 'Spong Ice' (clip vidéo assez peu révolutionnaire) et Terra (long métrage que je n'ai pas vu mais dont les échos que j'ai eu furent bien peu positifs). Voici Chris Robinson remerciant les innombrables sponsors, tandis qu'attendent sur la table derrière lui les prix en forme d'espèces de scies circulaires (ou de phénakistoscope) que les malheureux gagnants vont avoir bien du mal à emmener avec eux en bagage à main sur les vols internationaux.

Pour Chainsaw, Dennis Tupicoff n'aurait pas pu avoir de prix plus adapté.

En définitive, je reviens on ne peut plus satisfait de ce festival, d'avoir pu voir ces films dans un pays aussi dépaysant et agréable (Je comprends que Çuikisouri s'y soit installé), qui plus est dans une ville où il fait bon respirer (si si, bien plus qu'à Paris), et où l'on manque à chaque pas de marcher sur la queue d'un écureuil, de botter un raton laveur où de trébucher sur une marmotte, comme ici en plein centre-ville :

Bon d'accord la photo a été légèrement recadrée. Anyway je conseille ce festival à tous les amateurs d'animation, de marmottes, de sculpture, de citrouilles et de sirop d'érable et de chateaux Disney.

Ottawa 2008

Ottawa 2008 - Compte rendu complet (Jour 5 et dernier jour)


Dimanche 21 septembre, Il fait toujours très beau, et je profite de ma matinée pour aller visiter le parc de la Gatineau (il faut une voiture). Très grand parc naturel très sympathique. Ensuite je reviens pour assister à la séance de Sita sings the blues que je n'ai pas eu l'occasion de voir à Annecy. Je dirais que j'ai été agréablement surpris, car le film m'a plu mais même s'il est fait par une seule personne, la qualité de l'animation est présente. Vraiment une belle découverte et je tire mon chapeau. Ma préférence des scènes va à celles de dialogues entre les sortes de statues indiennes qui sont assez décalée et se prenne pas au sérieux. Par contre le coup des scènes où ça chante, je suis moins fan.

En tout cas après ce film j'avais vu les 4 films en compétition et j'étais pas capable de voir qui allait gagner mais j'étais convaincu que Terra n'allait pas gagné... ce qu'il a fait...

Ensuite dernière petite pause avant de rejoindre le musée des civilisations pour la cérémonie de clôture. Ca commence par un speech, des remerciements. Les premiers prix, puis le jury des enfants qui annoncent leur prix de façon très sympathique, et provoque des rires dans la salle. Les premiers prix commencent à tomber. Les "trophée" sont des sorte de sculptures métalliques reprenant le logo du festival. Assez volumineux et difficile à passer dans l'avion... Je me demande si ça passe en cabine... En tout cas en moyenne 2 réal sur 3 sont présents pour venir chercher leur prix. Ensuite sont diffusés les courts des gagnants (pas les mentions spéciales j'imagine, mais je suis pas resté, donc je sais pas).

Ensuite retour à la boite de nuit du premier jour pour fêter ça. Un karaoké est organisé, prouvant qu'on peut animer et ne pas savoir du tout chanter :). Des petits trucs à manger très sympa, de l'alcool. Et puis dodo

Le lendemain, pour info, l'ONF organisait une porte ouverte dans ses locaux de Montréal. J'ai pas pu y aller mais peut être que Muiye peut nous faire un petit rapport là dessus, je pense qu'il y est allé.

Voici le palmarès

NELVANA GRAND PRIZE FOR BEST INDEPENDENT SHORT ANIMATION
Chainsaw, directed by Dennis Tupicoff, Australia

GRAND PRIZE FOR BEST ANIMATED FEATURE
Terra, directed by Aristomenis Tsirbas
Honourable Mention:
Sita Sings the Blues, directed by Nina Paley

MyToons GRAND PRIZE FOR BEST STUDENT ANIMATION
I Slept With Cookie Monster, directed by Kara Nasdor-Jones, USA

GRAND PRIZE FOR BEST-COMMISSIONED ANIMATION
Sony Bravia 'Play-Doh', directed by Frank Budgen & Darren Walsh, UK

CANADIAN FILM INSTITUTE AWARD FOR BEST CANADIAN ANIMATION
Drux Flux, directed by Theodore Ushev, Canada

NATIONAL FILM BOARD OF CANADA PUBLIC PRIZE
This Way Up, directed by Smith & Foulkes (UK)

BEST ANIMATION SCHOOL SHOWREEL
Rhode Island School of Design (USA)
Honourable Mention:
Supinfocom (France)

INDEPENDENT SHORT ANIMATION COMPETITION
Best Narrative Short Animation: Chainsaw, directed by Dennis Tupicoff, Australia
Best Experimental / Abstract Animation: Muto, directed by Blu, Italy
Honourable Mentions: Dialogos, directed by Ülo Pikkov
Drux Flux, directed by Theodore Ushev, Canada
STUDENT ANIMATION COMPETITION
Adobe Prize for Best High School Animation: The Depose of Bolskivoi Hovhannes, directed by Will Inrig, Canada
Best Undergraduate Animation: I Slept With Cookie Monster, directed by Kara Nasdor-Jones, USA
Graduation Animation: Camera Obscura, directed by Matthieu Buchalski, Jean-Michel Drechsler & Thierry Onillon, France
COMMISSIONED ANIMATION COMPETITION
Promotional Animation: Sony Bravia 'Play-Doh', directed by Frank Budgen & Darren Walsh, UK
Music Video: Último 'Spong Ice', directed by Bolos Quentes Design, Duarte Amorim, Albino Tavares, Miguel Marinheiro & Sérgio Couto, Portugal
Television Animation for Adults: People from The Dark Years 'Bates', directed by John Halfpenny, Canada
ANIMATION MADE FOR CHILDREN
Best Short Animation: The Swimming Lesson, directed by Danny De Vent, Belgium, The Netherlands and France
Honourable Mention: Leon in Wintertime, directed by Pierre-Luc Granjon & Pascal le Nôtre, France and Canada
Television Animation for Children: The Upstate Four, directed by Fran Krouse, USA
Honourable Mention: The Bunjies, directed by Andreas Hykade & Ged Haney, Germany


Ceci termine mon compte rendu du festival d'ottawa 2008 que j'ai apprécié et j'espère être en sélection dans la version 2009 !!!!
Cuikisouri
Ottawa 2008

Ottawa 2008 - Compte rendu complet (Jour 4)


Samedi 20 septembre, j'ai surtout visité le musée d'histoire naturelle et suis allée voir la séance 4 des court métrage. Puis je suis allé retrouver un ami à Gatineau. Il parait que la soirée du samedi était pas terrible terrible... Pour ce qui est de la projection bloc 4, voici les courts projetés:

HolicDay de 4 lycéens (Corée du sud), 7 minutes, Ordi 2D, court lycéen
ouais, ca va. Mais un peu bof quand même. Disons que le fait d'avoir été 4 à du aider à faire de l'animation très correcte sur cette durée.

The ascent of man, de Luke Gustafon et Denny Silverthome (Canada), 3 minute, flash, court narratif. Ouais, pas vraiment bien, pas vraiment nul... normal...

Woods, de Idan Vardi (Israel), 6 minute, dessin sur papier, animatino de graduation
Bien, joli et poétique mais il manque qqchose.

Returning round de Malcolm Sutherland (Canada), 2 min, 3D, court abstrait. Ouais... principe qui reseemble a En attendant, mais moins bien...

Kudan, de Taku Kimura (Japon) 9 min, 3D, court narratif.
J'ai trouvé qu'il y avait qqchose. Ca m'a plu masi je sais pas trop pourquoi. Des idées un peu bizarre pour un scénario qui semble très conventionnel sur certains points.

Min Bestemor Beijing, de Mats Grorud (Norvege), 9 min, pâte à modeler,court étudiant.

Il y avait de l'idée, c'est pas mal , mais il manque quelquechose. Ca parle d'une grand mère ridée qui a du charme et qu'on refait avec de la chirurgie esthétique. Métaphore de la ville de Pékin.

LightSpeed champion 'Dry lips' de Stephen Irwin (UK), 4 minutes, divers techniques, clip musical
Ouais, banal.

Peaple from the dark years 'Bates', de John Halfpenny (Canada), 6min, ordi 2D, animation pour adulte.
Je comprends pas trop le pour adulte mais bon. C'était une histoire assez tragique, triste, expéditive... Ca marche bien.

Pecatum Parvum, de Asya Lukin (UK), 9 minutes, pâte à modeler, court étudiant.
Je crois que j'ai préféré l'oublier celui là... Doit pas être terrible.

The yellow bird, de Tom Schroeder(USa), 11 min, ordi 2D, court narratif.
J'ai bien aimé, même s'il se passe pas grand chose. Un homme se tire accidentellement dans la main et on l'amène à l'hôpital. Il souffre, délire. La fin indique j'ai l'impression que l'homme qui souffre ne s'empêchent pas de faire souffrir les autres inutilement par plaisir, pour se soulager. J'ai beaucoup apprécié.

En agosto, de Andrés Barrientos et Carlos Andres Reyes (colombie) 14 minute, technique diverse, court narratif.
Une très bonne surprise. C'est très Bédé, mais c'est surtout la musique que j'ai trouvé très très bien pour accompagné l'histoire. De belles séquences, de belles images, un bon son. Dommage que l'histoire soit un peu trop courte pour tout dire et trop longue pour ne finalement rien dire. Mais c'est un court qui m'a agréablement surpris. On aurait dit le pilote d'un film...
Voilà les blocs s'est fini !!! Et moi je vais dodo :)
Ottawa 2008

Ottawa 2008 - Compte rendu complet (Jour 3)


Vendredi 16 septembre.

Le fameux jour du picnic cartoon network. Je me suis levé assez tôt pour assister à l'interview donnée par l'ONF avec les réalisateurs de la veille. Contrairement à annecy où chaque réalisateur est pris un par un, ici c'est une table complète avec tous les réalisateurs et une question posée à chacun, tout à tour. Les questions sont simples, pertinentes et ne se perdent pas trop. Chacun répond pusi ensuite le public peut poser ses propres questions. Les questions ont tourné beaucoup sur le court abstrait optical percussion, Chainsaw et Berni's doll. Le public se compose d'une cinquantaine de personne.

Une fois l'interview terminée, il s'agit de prendre le bus du cinéma Bytowne jusqu'à l'air de picnic, à 10/15 minutes de là. Voici une photo dans le bus :)


Arrivé sur place, on peut se prendre une et aller se chercher une citrouille tant qu'il en reste. J'hésite à en faire une et finalement je cède à la tentation. Muiye lui met encore moins de temps à faire son choix et s'embarque dans le "plan" de découpage. Mais c'est aussi le moment d'aller se servir un hamburger type barbecue ou un gros hotdog, avec de la salade, des boissons... Merci cartoon Network. Une fois que les gens ont terminé leur repas, c'est parti pour la sculpture. Voici certaines personnes en pleine action (après que j'ai fini la mienne).



De mon coté je cherche a faire quelquechose de classique. Je n'ai aucune idée de ceux que compte faire les autres mais vu que c'est la première de ma vie... J'y vais molo. Et surtout je l'ai fait seul alors qu'en fait la plupart semble avoir été fait en équipe. C'est drôle à faire mais attention à pas se couper (n'est pas Jeremy) et on en met un peu partout (de la citrouille). Une fois la mienne finie, je me met à regarder celles des autres et là je commence à comprendre le niveau :). Merde y'en a qui passe leur journée à ça non ? En tout cas d'autre personne comme Dennis Tupicoff, le réal de Chainsaw, n'est pas très motivé pour faire une citrouile.

Une fois la citrouille finie, tout le monde va la déposer derrière les autres afin que les juges (et les gens) puissent les observer. Muiye n'attendra pas longtemps avant de prendre une bière bien méritée :)


Donc voici la rangée finale (en partie)

Je ne vais pas vous dire lesquelle c'est celle de Jeremy (Muiye) et la mienne mais voici un ensemble des sculptures présentes










Une fois 16H venu, il est temps de retourner sur ottawa. Je veux essayer de voir le panorama international.
Le picnic ca fatigue un peu mais certains court métrage sympathique maintienne mon attention. El empleo de santiago 'Bou' Grasso, très bon, Refreny de Wiola Sowa que je trouve très poétique, Streetcar named Perspire (sur lequel a bosser le fous d'anim Pascal Campion), La Vita Nuova de Arnaud Demuyck et Christophe Gautry m'a un peu déçu, Ergo de Géza M toth est long mais un design super mignon, Syotti de Tomi Malkki est un peu gore, et ça finit par presto de Pixar, très bon, et glago's Guest de Disney, moins bon.

Ensuite de mon coté je veux voir Who framed Roger rabbit en présence de Richard Williams. J'adore ce film. En anglais c'est un peu chaud tout de même vu la rapidité des dialogues et les accents toons...

Déjà 21h et la séance court métrage 3, de mémoire la pire et la moins supportable. Race across the rainbow, de Jackson He (Canada), 3 minutes, Flash, 2D computer, film lycéen
Très bof.

blind Spot, des étudiants des gobelins (France), 3 min, 3D, Court étudiant
Sympathique. Drôle. Se laisse regarder.

Cattle Call, de Mike Maryniuk et Matt Rankin (Canada) 3 min, technique diverses (court abstrait) Faut s'accrocher... une sorte de remix techno sur l'annonce de vente de vache par une sorte de cowboy/ présentateur. Nul.

Ultimo Spong Ice, de 4 réal (Portugal), 3 min, Encre sur 16mm (music clip)
Le gagnant... euh...pour l'originalité de la technique ? Sinon je vois pas, car ca ressemble à rien...

Super Jail! combaticus, de Christy Karacas (USA), 11min, flash , série pour adulte
On se demande comment les gens trouve du financement pour ça... Et où c'est diffusé ? Moi j'ai trouvé qu'il y avait un petit air de metal hurlant. En gros c violent, c'est n'importe quoi et on voit pas trop où ça mène... 2 personnes ayant bossé dessus étaient des fans du court de Muiye...

Seemannstrue, de Anna kalus(Allemagne), 10 min, ordi 2D, court narratif
Illustration d'un poeme macabre de Joachim Ringelnatz. De belles illustration mais difficile de cerner l'histoire et pas assez dynamique, trop long.

Like Me, only Better, de Martin Pickles (UK) 5 minutes, crayon sur papier, Animation étudiante
Un dialogue autour d'une tasse de thé entre une sorte de parano ventant les mérite du prozac pour sauver le monde et une amie... Sympa.

Dialogos, de Ulo Pikkov (Estonie) 5 minutes, gravure sur film, court abstrait
J'ai pas de souvenir de ça... Surement l'esprit ailleurs...

The ambiguously Gay duo, de JJ SedelMaier (USA), 5 minute, Ordi 2D, animation pour adulte

Mais non !! pitié!!!! Le titre résume l'unique blague... un duo de super heros que l'on croit gay... et il faut essayer de les piéger pour prouver qu'il le sont...

Dino Orange de Lansing Bruce Robertson (Canada), 7 minute 30, objets animés, court narratif
Non arrêter la séance... Peut être le court qui avait le moins sa place à Ottawa... un ami du comité de sélection ? A éviter à tout prix, c'était la goutte de trop dans la séance... ce qui suivra aura beaucoup de mal à rattraper le maque de motivation que ce dernier aura créer.

The comic Strip that frenches your mind, de Bruce Bickford (UK), 5 minute, dessin sur papier, court abstrait.
C'est pas celui là qui va nous faire oublier le précédent... animation intéressante, pour 1 minutes, pas 5, en tout cas pas avec ce qu'il y avait avant...

Big Baby "Rookie", de Robert Marianetti et David Wachtenheim (USA), 2min, flash, court narratif
On s'enfonce on s'enfonce.... m'aidez m'aidez.... Là ça devient vraiment penible. Un bébé géant devient le partenaire d'un flic solitaire...

The mixy tape, de David Seitz & Mike Wray(Canada), 6 min, technique diverse, court narratif
A ce stade là, ca devient dur de se remettre dedans. En plus si c'est pas du grand public... donc je sais pas trop quoi penser de celui là, mieux que les précédent mais était il bien...

Drux flux, de Theodore Ushev(canada), 5 minute, Techniques diverses, court abstrait
Le gagnant de la catégorie abstrait, peut être qu'à ce niveau il a réussi à élever le niveau de la projection légèrement. Perso j'aurais pas choisi celui là. Des images d'usine si je me souviens bien qui s'enchaine très vite.

1st Date, de Nils Knoblich (Allemagne), 2 minutes, dessin sur papier, court narratif
Court, rapide, léger, permet de souffler un grand coup à la fin de la séance.

Bon c'était vraiment une séance difficile... pfiou... Et après il y avait une soirée des refusés (ceux pas sélectionné). Une discussion avec la charmante productrice de Bill Plympton, découverte des citrouilles la nuit avec les bougies (Et là tu comprends que celle qui fonctionne bien le jour, sont parfois bien inutile la nuit... la mienne fonctionnait très bien je trouvais...). Je suis pas resté trop longtemps et suis parti dans un vrai club à Ottawa. Mais pas assez de monde donc rentré assez tôt.
Ottawa 2008

Ottawa 2008 - Compte rendu complet (Jour 2)


Jeudi 18 septembre 2008 Nous voici arrivé au deuxième jour. Le beau temps est toujours là. Fatigué, je ne trouve pas le courage de me rendre à l'interview des réalisateurs dont le court à été diffusé la veille. Jeremy qui après avoir souffert du décalage horaire, d'une journée couché à 6 heures du mat avec une nuit de 4 heures de sommeil environ, parvient à s'y rendre :) le courageux. Il parait même que son intervention était intéressante :).

Moi c'était levé à midi, à 13 heure compétition 5 que je ne pouvais allé voir samedi soir (en fait le soir c'est des séances "GALA" qui requiert une réservation en priorité) puis petite balade sympathique dans Ottawa en attendant le programme de 19H. Mais revenons sur le bloc 5 de la compétition. Un bloc qui, de mémoire, était agréable et doté de touches humoristiques.

The depose of Bolskivoi Hovhannes, de Will Inrig (Canada), 5 minutes, Objets animés, court métrage lycéen.
C'est le gagnant du meilleur high school animation. Perso je comprends pas pourquoi, faudrait que je check la liste des autres dans cette catégorie mais j'avais pas du tout trouvé ce film intéressant car beaucoup de texte écrit (à la muet) et l'animation était limite. Le rendu noir et blanc était sympa par contre et la musique d'ambiance adapté. Bon je viens de vérifier la liste des films dans cette catégorie, j'aurais voté pour jugglers du bloc 1 perso mais bon, c'est vrai que le reste n'était pas terrible. Mais c'est aussi la compétition la plus "jeune".

The control master, de Run Wrake (UK), 7 minutes, papier découpé et ordi 2D. court narratif
Un court plaisant au style comic américain année 60, un peu disjoncté mais pas trop. Scénario un peu maigre et sans grand intérêt. C'est juste légèrement drôle.

En attendant, de Richard Negre (France), 3 minutes, Encre sur papier, court abstrait
Un court que j'aurais aimé faire dans le sens ou j'aime bien l'idée originale du concept. Vous prenez N points et vous les rejoignez de façons différentes puis vous animez, ajouter un point, déplacer un point.... Intéressant de voir que ça marche très bien visuellement.

Keith Reynolds can't make it tonight, de Felix Massie (UK), 6 min, flash, court étudiant
Vu dans plusieurs festivals, simple, drôle et narrativement très bien construit. Une animation en stickman qui trouve facilement son public et marche parfaitement.

A child metaphysic's, de Koji Yamamura ( Japon) , 5 min, crayon sur papier, court abstrait
Un très bon court, peut être pas assez abstrait pour gagner dans cette catégorie :). C'est très mignon, très joli, très bien animé et plein de bonne idée. De l'abstrait qui fait rire, c'est rare.

Sapmi, de Jan Lachauer et Max Lang (Allemagne), 5 min, flash, court d'étudiant
Une histoire de dieu, 2 enfants, fils de la lumière, ensemble jusqu'à ce que l'un deux obtienne une ombre et se place dans le coté obscur de la force. C'est mignon, une fable un peu facile par contre.

The idiot stinks, de Helder K Sun (USA), 1 min 33, Gravure sur film, court abstrait
Aucun souvenir de ce court... mais alors rien de rien...surement trop court pour m'avoir marqué.

Camera Obscura, d'étudiant de Supinfocom (France), 7 minute, 3D, court étudiant
Prix du meilleur film étudiant. Moi j'adore car ils ont réussi à intégré magnifiquement image réelle et 3D. Un film sensible, hors du temps, plein de bonne idée et très bien filmé. Une tuerie et leurs multiples sélections en festival est justifiées. Ca va etre chaud de faire mieux la prochaine fois les petits jeunes !!!

Mika, lollipop de Bonzom Bonzom (France), 3min, Ordi 2D, clip music
Dans l'univers de Mika, ça fonctionne bien mais c'est pas trop trop original. très enfantin. Ceci dit je trouvais que c'était l'un des meilleurs.

This Way Up, de Smith & Foulkes (UK), 8 minutes, 3D, court narratif
Le prix du public, et il correspond exactement à ça. une animation grand public, de la 3D avec de l'humour, très nettoyé, bon enfant, politiquement correct. De gros moyens. Dans la veine de "Même les pigeons vont au paradis". Le genre de court pour des chaines hertziennes classiques.

Maraka, de David Wachtenheim et glen Steinmacher (USA), 5 minutes, dessin sur papier, animation pour adulte
Surement celui qui a fait le plus rire la salle. Une grosse parodie de Dora l'exploratrice très drôle même si mal dessiné mais c'est un peu fait exprès j'imagine.

I'm so proud of you, de Don Hertzfeld (USA), 20 minutes, pinceau sur papier, Objet animé. Court narratif.
Trop long. Intéressant tout de même malgrès une histoire fouillie et difficilement compréhensible.

Fin du bloc 5. Il y a une chose aussi à dire à propos du festival, c'est le grand nombre de difficultés techniques rencontrés. Mauvais son, son sans images, images dégradées...

Ensuite petite balade jusqu'à 19H dans ottawa. Retour au cinéma Bytowne pour la projection du film "Terra", en compétition. en regardant l'image ça ressemble à de la 3D bidon, un peu comme Delgo qui était à annecy. Je regarde. Histoire banale, design mignon mais pas original, jeu d'acteur moyen... Franchement je me dis que ce truc pourra jamais gagner le prix, par contre sur les autres je savais pas. La réalité est que ce film a gagné le prix... allez comprendre... politique a priori à cause de la non réussite de ce film canadien à trouver un ditributeur à ce que j'ai compris. Il aurait remplacé "peur du noir" au dernier moment... rumeurs, réalité... c'est sur que c'est incompréhensible.

21h, Court métrage en compétition bloc 2.

Après des excuses qui ne sont pas des excuses de Chris Robinson, on commence le bloc 2 où se trouvais les courts de pas mal de personnes que l'on avait déjà rencontré la veille.

Stomach Boy de Leo Lillrank (Suède), 8 min, peinture, encre sur papier, ordi 2D, court métrage lycéen
Vision d'un estomac et des effets de la bonne bouffe ou de la junk food. Assez tranché comme point de vue, animation bof, graphisme bof... assez long... Le réal disait vouloir montrer une chose "dégoutante" de façon "sympa et non dégoutante". Pas terrible.Mais encore jeune.

Western Spaghetti, de PES (USA), 2 minutes, objet animé, Court narratif
Marche très bien. sorte de recette grâce à des objets type tissu, pelote de laine... Une bonne idée, rapide et bien réalisé.

Baerenbraut, de Derek Roczen (allemagne), 8 min, ordi 2D, animation étudiante
Une narration simple, poétique, un style simplifié et très fluide. Agréable à regarder sans plus.

Lost Utopia, De Mirai Mizue (Japon), 5 min, dessin sur papier, animation abstraite
animation racontant l'histoire de adam, eve, la pomme... avec des formes "cellulaire". Un peu original. Se laisse regarder mais peu ne pas plaire, surtout à cause de certaines utilisation abusive de calque 2D sur PC à priori.

Berni's doll de Yann jouette (France), 11 minutes, 3D court narratif
Un court métrage qui fait beaucoup parlé. Yann parle avec humour d'un hommage à Deep Throat. Il provoque et montre une vision de la condition féminine intéressante :). Un bon court.

Retouches, de Georges Schwizgebel (Suisse et Canada), 6 minutes, peinture, Animation abstraite.
Peut être l'animation abstraite que je préfère mais certainement pas la meilleur de l'artiste suisse. Tout à fait dans son style, des scènes qui s'enchaîne. Moins ambitieux que Jeu.

A letter to colleen, de Andy et Carolyn London (USA), 8min36, rotoscopie, court narratif
Une court métrage en rotoscopie qui marche très bien. Très rock n roll, une bonne bande son, et une réalisation dynamique.

Quidam Dégomme, de Rémy Schaepman (france), 6 min 45, Flash, ordi 2D, papier découpé, animation étudiant
Un petit de sainte Geneviève. Court sympathique, avec quelques faiblesses que l'auteur concède. J'ai trouvé ça mignon, le face à face entre la routine sombre parisienne et le monde imaginaire et loufoque qu'on peut créer dans sa tête pour s'en échapper. Un réal sympa :)

Optical Percussion, de Gerd Cockwell (Allemagne et Suisse), 4 minutes, dessin papier, animation abstraite
Un exercice pour tenter de refaire un travail qui n'avait jamais été fait dans le passé à cause d'un incendie(1937, à l'origine entre Oskar Fishinger et John Cage). Des formes rectangulaires s'affiche pour fitter avec la musique. Mal de tête pour certain spectateur qui ne supporte pas ce genre là.

Chainsaw de Dennis Tupicoff (australie), 25 minutes, ordi 2D/3D rotoscopie, court narratif

Le double prix court métrage du festival. Il faut bien se rendre compte que ce court est sélectionné dans de nombreux festivals malgré sa durée de 25 minutes. Ce qui vous invite à imaginer sa qualité. C'est original, très bien écrit, très bien pensé. Je crois que je ne l'avais jamais vu recevoir un prix ce qui m'étonnait. alors que le film est vraiment bien. Erreur réparé avec cette double récompense (même si je trouve du de même 2 prix au même film vu le faible nombre de prix pour des courts métrages... même pas de mention spéciale). En tout cas le réal est fort sympa, grand :) genre plus de 2m10 je pense, et le prix est mérité.

Voilà, fin du bloc 2 et direction vers la 2ème soirée, dans la cour d'une ancienne prison devenu auberge de jeunesse. Un groupe de musique sympa avec des break dancer. De la bière. Un peu froid et je ne m'éternise guère car je veut être en forme pour le lendemain et assister à l'interview des réal qui est assez tôt.