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Vous avez probablement tous fait l'expérience d'imprimer votre visage, une main ou toute autre partie de votre anatomie sur ces petits écrans d'épingles, gadgets de l'époque des Lava-lamp et autres bouquets de fibres optiques aux couleurs changeantes. Ce principe étonnant et ludique de tiges metalliques enchassées dans une surface verticales qu'on peut tirer ou pousser pour y imprimer des formes a été développé à grande échelle par Alexandre Alexeieff et Claire Parker à partir de 1932. Mais ce ne sont pas les quelques centaines de petits clous des modèles grand public que contiennent ces modèles mais plusieurs centaines de milliers de fines épingles - cordes de piano metalliques sectionnées à tailles égales.
Appelée écran d'épingles c'était la grande technique d'Alexeieff, une technique étonnante et singulière dans laquelle l'animateur doit pousser la surface de petites épingles dans un sens ou dans l'autre. Eclairée ensuite par une lumière rasante, l'écran révèle des surfaces de noir et de blanc en passant par d'infinies subtilités de nuances. Un équivalent en terme de rendu des techniques de Manière noire de la gravure, aussi appelée Mezzo-tinto, un doux rendu un peu pointillé, tramé, évoquant la gravure monochrome.
La technique, célèbre dans le milieu du cinéma d'animation, est vraiment très spécifique et originale. Elle a ses contraintes, très fortes : chaque image chasse l'autre, pas de ctrl-z puisqu'on utilise toujours le même support en changeant simplement la configuration des épingles. Pas de couleurs non plus, juste du noir et blanc. Et une contrainte en terme d'outils, l'animateur devant trouver des formes spécifiques, arrondies, nettes, dures.. pour chasser les épingles selon l'effet voulu.

Aujourd'hui il reste deux écrans d'épingles de grande dimension encore en état de faire des films. Il y a évidemment celui de l'ONF, le plus actif. Mais le plus grand, appelé l'épinette, constitué de 270 000 épingles, inutilisé depuis 1980 a été acquis par le CNC en 2012. Remis en état aux Archives françaises du film à Bois d'Arcy, il sera confié à l'automne 2013 aux studios Folimage pour une durée indeterminée, le temps que des réalisateurs se l'approprient et fassent des films avec dans le site de La Cartoucherie à Bourg-lès-Valence.
Il faut dire qu'il est urgent de faire passer la technique à des jeunes générations. Sur les quatre personnes a avoir jamais travaillé avec l'outil, deux sont mortes, les créateurs de la technique : Alexandre Alexeieff et Claire Parker.
Reste Jacques Drouin et Michèle Lemieux. Cette dernière avait présenté l'an dernier à Annecy son dernier film réalisé avec la technique : Le grand Ailleurs et le petit ici, une véritable démonstration technique et une ode à l'outil. Un film d'une grande subtilité graphique passant du réalisme à l'abstraction et se finissant sur l'objet en lui même.
Michèle Lemieux sera cette année encore à Annecy et fera une conférence autour de la technique qu'elle maîtrise si bien avec un modèle de petite taille (Baby screen) pour la démonstration. Ce sera le samedi 15 juin à 15h, salle Pierre Lamy.
N'hésitez pas à aller l'écouter, elle est passionnante et passionnée.
Merci à Jean-Baptiste pour l'info. Crédit photo Wolfgang Noethlichs (2012), Le Dauphiné Libéré.
Réalisé par Eoin Duffy animateur canadien qui "fait des films", Encounter fait partie de ces petits films à la poésie évidente, simples et colorés, avec des designs d'une grande élégance et un rythme tout en douceur. Le film est également un ensemble d'astuces graphiques amusantes à voir en ligne sur vimeo.
Les copains de Citron Bien ont été chargés de faire un clip animé pour illustrer la chanson titre du troisième livre-disque des Ogres de Barback.
Réalisé par la talentueuse Hélène Ducrocq à partir des illustrations du livre, Varicelle est donc un extrait de Pitt Ocha et la tisane des couleurs, l'histoire d'un jeune bouton à la rencontre d'un grain de beauté animé avec une intégration dans des objets réels, à voir en ligne.
Adaptation de la série de bande dessinée du même nom, Lanfeust Quest est une série de 26 épisodes de 26 minutes réalisé par Gaumont Animation et animé en partie en Inde. Le trailer de la série a été mis en ligne il y a un mois et comme le service de presse nous invitait à en parler, bin.. parlons-en.
Déjà on peut rappeler que Lanfeust est une série de livres issus de l'imaginaire de Christophe Arleston et Didier Tarquin. Avec la série Trolls de Troy c'est ce qui a fait le fond de commerce et la renommée (sic) de la maison d'édition Soleil Productions. Le spin-of Lanfeust Quest est lui dessiné par Ludo Lullabi qui parvient à fusionner esthétique franco-belge et manga avec une certaine efficacité.
La série sera diffusée sur M6 à partir de septembre 2013. Le trailer est donc un échantillon pour faire saliver la piétaille fanatique. Mais je trouve le machin pas spécialement excitant, trop formaté aventure à la Wakfu tendance Monkey Island avec une pincée de Naruto et de Kid Icarus. Une grosse macédoine en boite sans réelle saveur qui ressemble plus à une cinématique de jeu vidéo qu'à un univers original et prometteur.
Gardons nous de juger la série sur pièce mais avouons que cette manie de faire des bandes annonces à tout bout de champ ne sert pas forcément tous les projets.
Vous l'avez vu ou en avez entendu parler, les chercheurs d'IBM ont démontré leur capacité à dompter l'ordre intime de la matière en faisant un petit film d'animation dont les constituantes animées ne sont rien de moins que des atomes agrandis cent millions de fois.
Au lieu de manipuler du sable ou des objets, ces savants ont créé l'histoire d'un garçon qui joue avec un atome via un microscope électronique et quelques manipulations infinitésimales. Enfin... il faut se persuader qu'il s'agit d'un garçon, tout comme il faut se persuader qu'il s'agit d'atomes d'ailleurs.
Mais enfoncé, le film Dot réalisé par Aardman pour une marque de téléphone portable et autoproclamé plus petit film en stopmotion du monde, la tête d'épingle qui faisait le décor du film est encore trop grosse pour rivaliser avec les savants fous d'IBM.
Soyons honnète, l'intérêt artistique de la chose est quasi nul, à part le design du personnage et la qualité de l'image qui évoquent les premières expérimentations d'interfaces graphiques des années 1960, voir les premières facéties d'Emile Cohl sur ardoise. Non, le truc est surtout un coup de pub pour faire parler des efforts faits par la marque pour le vrai fond de l'expérience : la miniaturisation des systèmes de stockage. Quoi qu'il en soit un documentaire illustre la chose, visible sur Youtube. Tout comme le film lui même qui, trois semaines après sa mise en ligne, cumule près de quatre millions de vues...
Réalisé par Timo Hateau et Gérald Fleury assistés de Vincent Lahens, le clip du groupe Calva illustre la chanson Rosemary extraite de l'album Sacrifice.
Le clip utilise la technique pas si fréquente que ça de la pixilation, animation d'acteurs et objets pris images par images. Un étrange huis-clos d'un personnage féminin incarné par Valérie Lons, dans un décor aux teintes grises, la technique permettant des interactions étonnantes avec les objets et les espaces. Une réalisation inégale mais qui vaut assurément le coup d'oeil de par son ambition, son ambiance oppressante et sa technique plutôt convaincante.
Un petit film réalisé par Ricky Renna, étudiant au Ringling College of Art and Design (Floride),
il s'agit de son film principal, la préproduction a commencée en 2012 puis le film est sorti en avril de cette année.
The Final Straw (La Paille Finale en francais), est l'histoire d'un corbeau qui s'invite dans un champ et se fait chasser par un épouvantail. Malheureusement, ce dernier n'arrive pas à faire fuir l'oiseau malgré de nombreuses méthodes mises en place.
En 3D, le film est bien réalisé et très drôle.
Kassi
Poétique et maîtrisé, le film de Marylou Mao, issue de la première promo du DMA de Cournon et actuellement étudiante à The Animation Workshop, est un petit plaisir des yeux. La musique est composée par Chapi chapo et les petites musiques de pluie, un groupe breton.

Né en Californie en 1920, Ray Harryhausen se passionne très tôt pour les dinosaures et les animaux préhistoriques. Los Angeles est l'endroit rêvé pour lui car il y a de nombreux musées. Dès son plus jeune âge, ses parents Fred et Martha l'emmènent régulièrement au cinéma.
A 5 ans, il découvre The Lost World dont les effets spéciaux sont de Willis "Obie" O'Brien, le pionnier du Stop-Motion aux Etats-Unis.

Vers 10 ans, le jeune Ray Harryhausen lit beaucoup : H.G. Wells (La guerre des mondes, L'île du Dr Moreau), Sir Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes) et en parallèle il dessine, s'inspirant d'illustrations de Gustave Doré.

En 1933, à 13 ans, il découvre King Kong de Cooper et Shoedsack, toujours animé par Willis O'Brien. Ce film est pour lui une révélation, il veut devenir animateur. Dès lors, aidé de son père, il confectionne des dinosaures articulés, qu'il filme avec une caméra empruntée à un ami ; c'est là qu'il apprend les rudiments de l'image par image.
Alors qu'il est au lycée, Ray Harryhausen frappe à la porte du fameux Obie, et lui montre ses premiers essais. Ses critiques bien qu'abruptes, sont constructives, et Ray s'améliore d'années en années.
A 18 ans il est engagé par George Pal, et anime sur les Puppetoons ; il rencontre cette même année Ray Bradburry (romancier et scénariste de fiction) avec qui il restera ami toute sa vie.
En 1942, en pleine seconde guerre mondiale, il incorpore le service de communication de l'armée en leur montrant un film de 5mn How to Bridge A Gorge. Il travaille ensuite sur Why we fight? et il sculpte aussi des modèles pour le magazine de l'armée Yank et pour la série Private Snafu di
rigée par le Major Ted Geisel, qui n'est autre que le Dr. Seuss. En parallèle, il fabrique son second court-métrage de 10 mn, Guadalcanal, techniquement beaucoup plus abouti que son précédent.
En 1946, il adapte "Les contes de ma mère l'Oye" de Charles Perrault, Mother Goose stories, une série de quatre épisodes. Il revoit peu de temps après Obie, qui le prend alors sous son aile.
En 1948, il travaille alors à la RKO comme animateur sur Mighty Joe Young, avec la même équipe que celle de King Kong. C'est alors le début de sa longue carrière. Il enchaînera courts et longs métrages en alternance, The Story of Rapunzel, The beast From 20,000 Fathoms, The Story of King Midas, pour ensuite se consacrer uniquement aux longs :
It Cames From Beneath the Sea, Earth vs Flying Saucers, 20 Millions Miles to Earth, The 7th Voyage of Sinbad (le premier d'une trilogie), Jason and the Argonauts, et enfin Clash of the Titans pour n'en citer que quelques uns.

Ray Harryhausen qui aura insufflé la vie à tant de personnages, est décédé ce mardi 7 mai à Londres, à l'âge de 92 ans. Sa disparition marque la fin d'une époque, celle du pré-numérique, celle qui aura influencé un grand nombre de réalisateurs contemporains. Sa famille souligne dans un communiqué : L'influence de Ray sur les réalisateurs d'aujourd'hui a été énorme : Steven Spielberg, James Cameron, Peter Jackson, George Lucas, John Landis et le Britannique Nick Park citent Harryhausen comme l'homme dont l'oeuvre a inspiré leurs propres créations.

Aussi, les clins d'oeil au maître des effets spéciaux sont nombreux dans les films d'animations :
le nom du restaurant dans Monstres et Cie de Pete Docter, la marque du piano dans Les noces funèbres de Tim Burton, Le Mystère du Lapin Garou de Nick Park et Steve Box.
Ses squelettes animés resteront dans la mémoire collective, puisse le sien reposer en paix, bon voyage monsieur Harryhausen !
Bibliographie (non exhaustive) :
- "Ray Harryhausen, an animated life" - Ray Harryhausen & Tony Dalton - Aurum Press
- "Ray Harryhausen, a life in pictures" - Ray Harryhausen & Tony Dalton - The Ray & Diana Harryhausen Foundation
- "The Stop-Motion filmography" - Neil Pettigrew - Mc Farland & Co
Documentaires :
- The Harryhausen Chronicles - Richard Schickel - 1998
- Ray Harryhausen - Le Titan des effets spéciaux (Ray Harryhausen - Special Effects Titan) - Gilles Penso et Alexandre Poncet - 2012
Crée par le studio californien Stoopid Buddy Studios, Micro Mayhem! est une course poursuite en stop motion utilisant un poids lourd et des voitures miniatures Micro Machines.
Jubilatoire et frénétique, l'animation de 1mn 50s bénéficie de plans de caméra exceptionnels dignes de Duel, le film de 1971 de Steven Spielberg.
Qu'on soit pour ou contre, difficile d'avoir une vision synthétique sur la production d'énergie nucléaire et les dangers qu'elle représente tant le discours officiel pro se mèle au catastrophisme des anti. C'est pour ça qu'il est intéressant de regarder le dernier film didactique de thomas/wasaru qui propose de faire un petit point sur la chaîne de production du nucléaire en France. On pourra reprocher la tonalité militante du film, sans évoquer la dangerosité des transports des divers composés radioactifs on ne peut nier que le système énergétique de la France est basé sur le principe du crédit à très long terme : nous consommons actuellement une énergie dont nos très lointains descendants auront à gérer les déchets et les conséquences.
Réalisé pour l'association sortir du nucléaire, le film est surtout une habile réalisation colorée et visuellement astucieuse à voir sur vimeo ou sur YouTube.
Nous en avions parlé en mai dernier lors de sa levée de fonds, un an plus tard Astigmatismo, le dernier film de Nicolaï Troshinski est fini et en ligne intégralement. Produit de façon autonome et sans intermédiaire, le film est déjà notable par son principe de production et la ténacité dont a fait preuve le réalisateur pour monter son projet. Ensuite il est évidemment intéressant de voir le produit en ligne dès son achèvement, alors même qu'il est déjà sélectionné dans de prestigieux festivals. Enfin c'est pour son contenu que le film doit aussi ressortir : un voyage hors focale d'un jeune garçon à qui on pique les lunettes, balade poétique pleine d'images fugaces accompagnées par la mélodie mélancolique et obsédante de Shogun Kunitoki. Un joli film à découvrir en ligne.
96 adhérents à ce jour!!… Nombre jamais atteint depuis la création de notre association!!… Je tenais donc à vous remercier, tous et toutes, pour votre soutien spontané, suite à mon appel au secours d'il y a quelques mois.
Grâce à vos dons, nous pouvons aborder cette nouvelle année de fonctionnement de manière plus sereine. Vos petits mots d'encouragements, qui accompagnaient souvent votre adhésion, ne peuvent que nous inciter, à Cé et à moi, à continuer l'aventure "Fous d'anim" pour un moment que nous espèrons le plus long possible.
Encore un grand merci à tous, et allez, continuons à être un peu fous : on essaie de dépasser les 100 adhérents avant l'été?… (pour les retardataires, les modalités d'adhésion se situent en bas de page)
Qu'elle inquiète pour les emplois qu'elle aspire ou qu'elle fascine pour son marché en expansion, la Chine reste une immense inconnue pour beaucoup. L'objectif du forum des Courts métrages d'Animation Française (FCMAF) soutenu par le festival du cinéma Chinois de Paris et l'association Cultureve est de faire une jonction entre les milieux du cinéma d'animation chinois et français.
Développer le marché du film d’animation fait partie d'un projet national, celui-ci est soutenu par le ministre culturel chinois depuis 2006.
Aujourd’hui, 20 zones industrielles ont été établies spécialement pour développer toutes sortes de productions d’animation et leur fabrication ; 6000 entreprises de production d’animation et VFX y ont été créées dans toutes les villes importantes de Chine.
Selon la publication nationale en 2011, le marché de la consommation d'animation en Chine atteint une valeur d’une centaine de milliards de RMB, soit l'équivalent d'une dizaine de milliard d'euros. Les écoles ne peuvent pas fournir suffisamment d’étudiants (et donc de futurs salariés) pour remplir les besoins du marché chinois, surtout pour les postes supérieurs. Selon cette même publication, il manquerait environ 600 postes chaque année.
Initiative de David Ma, ancien étudiant chinois de l'école Mélies d'Orly, le forum encore en gestation vise à promouvoir les formations d'animation françaises et diffuser les productions sur le territoire chinois. A suivre.
Court métrage réalisé sur leur temps libre quelques années durant par Sam Taylor et Bjorn Aschim du studio d'animation anglais The Line, Everything I can see from here est une petite bizarrerie qui évoque les errances de zonards de banlieues industrielles remplissant leur ennui en jouant au ballon. Mais le film de près de 7 minutes bifurque rapidement du réalisme social vers le fantastique étonnant. En plus de ça son format vertical dénotte dans le flot des productions 16/9e, un film voulu par ses créateurs pour s'adapter aux supports de diffusion que sont les tablettes et smartphones. Ça va compliquer les projections en festivals.
Jeu vidéo du genre Point&Clic en gestation chez Double Fine, la société de Tim Schafer qui a produit tant de perles (et quelques caillasses, il faut quand même le dire), Broken Age a été financé par crowdfunding sur la simple renommée du studio. Le projet commence à se faire voir et la première bande annonce est suffisament séduisante pour que je vous la propose ici.
Le concept : un montage parallèle entre les aventures d'une jeune fille promise à être offerte en sacrifice à un terrible monstre et un jeune garçon lunaire explorant l'univers. C'est coloré et élégant, on doit pouvoir faire confiance aux artistes du studio pour nous concocter une aventure de qualité.
Disponible un jour sur PC, Mac et Linux.
Concept de série d'animation en gestation dans les laboratoires de Toon Factory et 2 minutes,Lucilette Je-sais-Pas ! est sortie de la cervelle et des doigts de Léonie De Rudder et Mélanie Duval.
Ça raconte les aventures terriblement crédibles d'une jeune fille dont l'indécision forme une part importante de la personnalité, tiraillée sans arrêt entre au moins deux choses à choisir : activités, tenues, décoration, amis, coiffure... Tant et si bien que Lucilette finit par devenir un patchwork schizophrénique torturé par une société de consommation qui lui impose toujours de choisir ce qui la plonge évidemment dans les affres de la perplexité dont la série exploite toute la cocasserie.
Le pilote bien rythmé et prometteur est visible sur la chaîne vimeo de Mélanie.
Le terme Blue, d'où le Blues, vient de l'expression anglaise blue devils, "idées noires", et de l'ancien français bluette, "berlue", "histoire personnelle", qui est, pour tous les joueurs de blues, la véritable signification du mot, une chanson à la première personne du singulier.
Rémi Vendenitte, auteur belge de Grise Mine, revient sur les écrans avec Betty's Blues, un film original de 12 mn, qui combine animation en stopmotion et 2D traditionnelle.
Dans les années 80, dans un vieux bar de blues de Louisiane, un guitariste monte sur scéne, et raconte au public la véritable histoire de Blind Boogie Jones : Dans la Nouvelle Orléans des années 20, un jeune musicien noir et sa douce se retrouvent nez à nez avec des sbires du Ku Klux Klan qui vont les pourchasser... Suite à cette aggression, son amie meurt, et lui se retrouve aveugle. En retour, Boogie Jones devenu Blind Boogie Jones, se "voit" développer un talent musical surnaturel qui fait irrémédiablement danser toutes les personnes qu'il croise.
Produit par les films du nord, lunanime, et les trois ours, le film est en compétition cette année au Festival d'Annecy, et il a déjà a reçu le prix de la RTBF au Festival Anima à Bruxelles, ainsi qu’une mention spéciale du jury.
Les votes pour les concours + de courts ! sont désormais ouverts pour une durée d'un mois.
Rappelez-vous, il s'agissait d'envoyer un court métrage d'animation de 5 minutes maximum illustrant le thème Les pieds dans l'eau, la tête dans les images, le tout organisé par le festival d'Annecy et Dailymotion. Trois films seront récompensés à l'issue du vote.
L'ensemble des participations est très varié si vous arrivez à passer outre les intrusives et incessantes publicités de Dailymotion. Certains films sont même de très bonne qualité, je vous conseille Pictureless d'Alexandar Dzoni-Spov ou encore Demain il pleut d'Anne-Cécile Phanphengdy et Mélanie Vialaneix.
Voici une bien chouette animation qui nous vient d'Iran, réalisée par Mehdi Alibeygi. Une bestiole marche en se transformant, avec une animation sautillante et un design stylisé d'une belle classe. Intérprétation darwinienne fascinante et brève réalisée en noir sur fond crème à visionner sur vimeo.